Confessions d’une blogueuse en burn out

Les plus assidu/es d’entre vous l’auront peut-être remarqué: depuis quelques temps, mes posts se font un peu plus rares ici comme sur les réseaux sociaux.

La raison de ce ralentissement, que j’ai pourtant essayé de minimiser autant que possible, n’est pas une baisse de passion, ou une remise en question: j’aime toujours autant ce que je fais, les valeurs que je porte, et j’ai plusieurs projets très excitants (comme le podcast ou les ebooks dont je vous avais parlé, par exemple) que je me réjouis sincèrement de voir naître au grand jour.

Simplement, moi qui me croyais un peu Superwoman, j’ai craqué. À force de tirer sur la corde, je l’ai brisée, et je n’arrive plus à faire face à toutes les activités, les responsabilités et les exigences que je portais sur mon dos depuis des années.

On appellera ce phénomène burn out, surmenage ou épuisement professionnel, peu importe. Ma dégringolade s’est manifestée il y a déjà plusieurs semaines, et jusqu’ici, je n’avais pas osé vous en parler — peut-être par honte, un peu, et par culpabilité: il m’a été très difficile d’assumer qu’une personne aussi chanceuse et privilégiée puisse perdre pied de cette façon, comme si cela faisait de moi une petite chose fragile et ridicule. (Ce n’était pas très charitable, je vous l’accorde !)

Aujourd’hui, j’ai eu envie de vous parler de ce que je vis, non seulement pour vous expliquer la raison de ces changements dans ma routine de publication, mais aussi parce que je crois mon expérience assez représentative d’un vrai problème de société, qu’il est intéressant de souligner — notamment dans notre rapport au travail, à la performance, mais aussi aux réseaux sociaux, surtout quand on est blogueur/se ou freelance.

Avec ce témoignage, j’espère aussi et surtout tendre une main aux personnes qui vivent la même chose que moi (pour les raisons qui leur sont propres), et peut-être aider celles qui ne le réalisent pas encore à repérer et accepter leur problème. Contrairement à ce que j’ai pu bêtement ressentir, il n’y a aucune honte à vivre ce genre de choses (c’est une conséquence physiologique normale quand on a trop forcé, comme un muscle qui claque quand on l’a brutalisé) et je crois qu’il est toujours bénéfique de pouvoir en parler.

Précisons enfin qu’il ne faut considérer cet article ni comme un processus de référence (je ne fais que partager mon vécu tout personnel), ni comme une demande de conseils ou un appel à la pitié — tout est sous contrôle, je fais déjà de mon mieux pour me rétablir et je suis bien entourée. Merci d’avance pour votre bienveillance !confessions-blogueuse-burn-out

LE CONSTAT DU SURMENAGE: MES SYMPTÔMES

Comme pour la plupart des gens sans doute, le burn out n’est pas arrivé soudainement dans ma vie. Cela fait des mois, voire des années, que je me sens de plus en plus envahie, et j’ai déjà frôlé plusieurs fois la crise — notamment lors de la rédaction de mon livre en 2016, dont j’ai mis des mois à me remettre. Pourtant, même si j’en tenais compte sur le moment et adaptais mon hygiène de vie avec succès, je finissais toujours par retomber un jour ou l’autre dans le même type engrenage.

Cette fois-ci, c’est sans doute la puissance et l’accumulation des symptômes qui m’ont mis la puce à l’oreille. En décrivant mon expérience à mes proches, j’ai réalisé que j’avais atteint un niveau qui n’était plus acceptable, et que tout mon corps tirait la sonnette d’alarme. Il existe différents signes possibles de burn out (n’hésitez pas à en parler avec votre médecin), mais voici ceux que j’ai personnellement remarqués:

  • Oubliant toutes mes bonnes résolutions d’organisation, je laissais mon caractère « bosseur » prendre le dessus sur toutes les autres sphères de ma vie, avec un véritable acharnement au travail — d’autant plus intense au fur et à mesure que la fatigue me ralentissait. J’accumulais les semaines de 60 ou 70 heures, à rester sur mon ordinateur jusque tard le soir pour avancer ou terminer mes tâches en cours, qui me semblaient des montagnes. En parallèle, tout ce temps consacré à mon activité professionnelle me privait bien sûr de temps dans ma vie personnelle, ou pour le reste de mes activités — j’ai notamment réduit mes sorties et arrêté le yoga car je préférais pouvoir travailler afin d’avoir l’esprit tranquille (ce qui était tout à fait contreproductif, évidemment).
  • Moi qui avais toujours été très performante et efficace en travaillant, une vraie bonne élève de toujours, je me suis retrouvée dans une situation d’épuisement mental complet. Je n’avais jamais rien vécu de la sorte: mon cerveau est devenu comme « ralenti ». Je peinais soudainement à réfléchir et à trouver des solutions, j’oubliais des choses pourtant très simples, j’avais perdu ma capacité de concentration et mon rythme, au point parfois d’être littéralement incapable d’écrire un seul mot ou d’avoir une seule idée pendant plusieurs jours (ce qui est assez horrifiant !). Quand j’arrivais tout de même à me concentrer un peu, l’équivalent d’une journée de travail habituelle m’en prenait au moins deux ou trois — ce qui me poussait malheureusement à m’acharner encore plus.
  • Étant d’un naturel anxieux, le surmenage a décuplé toutes ces émotions négatives en moi: je me réveillais tous les matins avec la boule au ventre et un noeud dans la gorge tant j’étais angoissée à l’idée d’affronter mes tâches du jour. Mes peurs habituelles aussi prenaient de l’ampleur et me consumaient encore plus que d’habitude — par exemple la peur qu’il arrive quelque chose à mes proches, les questionnements sur mon avenir, etc… Quand je me réveillais au milieu de la nuit, il était difficile de me rendormir tant je m’inquiétais.
  • Toujours d’un point de vue émotionnel, j’ai aussi été alarmée par l’omniprésence en moi d’une sorte de déprime latente, qui explosait dès que j’étais confrontée à une situation stressante dans le cadre de mon activité professionnelle. Je pleurais presque tous les jours, par exemple en pensant à tout ce que je devais faire, ou lorsque je réalisais que je « devais » encore travailler tel soir ou tel week-end alors que j’avais juste envie de me détendre.
  • Ces émotions négatives me fragilisaient: elles ont entraîné un repli, un isolement volontaire. Je ne me sentais plus capable d’entretenir comme il se doit les relations avec mes ami/es faute d’espace mental pour les gérer — je n’avais pas la force de regarder tous mes messages ni d’y répondre, et encore moins de donner des nouvelles. Mon anxiété me rendait aussi difficile toute présence en public, surtout s’il fallait parler à quelqu’un (même juste un peu, par exemple pour commander au restaurant). Je préférais donc rester tranquillement à la maison… à portée de mon ordinateur, malheureusement !
  • Enfin, de manière générale, j’ai perdu tout recul émotionnel. J’avais l’impression d’avoir déjà tant de responsabilités et de problèmes à porter que chaque petit imprévu, chaque petite difficulté supplémentaire, aussi facile à résoudre soit-elle, était la goutte qui faisait déborder le vase. Et bien sûr, mes réactions étaient souvent complètement disproportionnées par rapport aux problèmes en question.

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LES CAUSES DE MON SURMENAGE

Après avoir compris et accepté que j’étais en plein burn out, j’ai bien sûr beaucoup réfléchi à ma situation, et essayé d’en analyser les raisons: pourquoi en étais-je arrivée là ? Qu’est-ce qui, dans mon hygiène de vie ou dans ma personnalité, m’avait épuisée à ce point ?

Les réponses n’ont pas été très difficiles à trouver, puisque dans le fond, malgré mes excès, j’ai toujours été très consciente de mes faiblesses et des défauts de ma situation. Toutefois, le fait de les formuler clairement et d’en parler ensuite avec mes proches m’a permis de les creuser et les intérioriser davantage. Voici à mon sens les trois facteurs qui m’ont poussée à bout:

☞ LA PRESSION QUE JE M’IMPOSE

Je suis une « personnalité à risque » pour le burn out professionnel, notamment parce que j’ai naturellement tendance à me mettre moi-même une forte pression — pour la qualité et la quantité de mes articles, pour la qualité de mes rendus clients, pour ma disponibilité vis à vis de ma communauté…

Je suis très « bosseuse » car j’aime beaucoup travailler, toujours prête pour de nouveaux projets, mais aussi très indépendante, à prendre tout sur mes épaules et vouloir tout contrôler, très exigeante envers moi-même, peu encline à m’exprimer quand ça va mal, et très sensible pour couronner le tout (je prends tout très à coeur, surtout dans les domaines où je m’investis beaucoup). Je suis aussi profondément connectée à mes valeurs, et être « quelqu’un de bien » dans mon activité professionnelle — une blogueuse présente et accessible, qui essaie de répondre à un maximum de personnes, par exemple — est important à mes yeux.

Enfin, mes insécurités peuvent aussi contribuer à me pousser à bout — par exemple mon impression constante de ne pas mériter, de devoir toujours prouver ce que je vaux, ou mon très tenace syndrome de l’imposteur.

☞ UNE DÉCONNEXION DIFFICILE

M’étant largement éloignée depuis quelques années de toutes les tendances et les diktats de la blogosphère, je ne ressens heureusement plus nombre des émotions négatives que l’on associe à ce milieu, comme le fait de se comparer de façon dévalorisante. Je reste aussi relativement détachée vis à vis de la pression des chiffres (jusqu’à un certain point, disons), surtout grâce à votre engagement sans faille: j’ai beaucoup de chance d’avoir une communauté aussi présente !

En revanche, le point typique qui me pèse beaucoup après tant d’années est celui de la connexion constante. Même sans être directement devant mon écran (ce qui n’est pas si courant), chaque aspect du reste de mon quotidien est une source potentielle de contenu pour mes réseaux ou mon blog; ainsi, mon cerveau n’a jamais plus de quelques heures consécutives pour déconnecter. Même le week-end, même en vacances, la pression du contenu est latente: il faut que je prenne des photos, que celles-ci soient assez réussies pour être potentiellement publiables, il faut que je note les noms et les adresses pour pouvoir les partager… (Notez le « il faut », injonction en réalité purement subjective — mais quand on aime partager et créer du bon contenu, quand on veut attirer son lectorat, perdre une opportunité est un crève-coeur !).

Même si je suis passionnée par ce que je fais, garder constamment ma casquette de blogueuse est épuisant mentalement. Tout être humain a besoin de pouvoir couper de temps en temps et se changer les idées, sans quoi le cerveau sature; mais lorsque la vie personnelle et la vie professionnelle sont intrinsèquement liées, cette déconnexion est beaucoup plus difficile à obtenir. Plus la situation dure, en outre, plus le besoin de coupure s’approfondit, et ce qui nous aurait d’habitude ressourcé (par exemple, un week-end de digital detox) ne suffit bientôt plus à le combler.

☞ UNE SURCHARGE DE TRAVAIL

Au-delà de ces aspects plus psychologiques, mon activité telle que je la conçois à l’heure actuelle (3-4 articles par semaine, relation clients, animation de ma communauté, travaux administratifs, projets parallèles à développer…) suppose réellement une charge de travail trop importante pour une seule personne. La production de contenu, ma priorité et ma passion, étant particulièrement chronophage, je n’arrive plus à être à jour dans tout le reste de mes tâches depuis des années. La gestion des mails, notamment, est devenue catastrophique — je n’ai absolument plus le temps de m’en occuper, et ne réponds qu’en cas d’urgence, si cela tombe au bon moment, ou si l’on me propose un projet que je ne veux vraiment pas rater.

J’apprends à accepter mon impossibilité de tout faire, mais dans les périodes où tout s’accumule, j’ai vraiment l’impression de perdre pied. Cela reste un facteur stressant, frustrant et culpabilisant, qui contribue à ma sensation de ne jamais pouvoir souffler.

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LES SOLUTIONS QUE JE METS EN PLACE

Depuis quelques semaines, j’ai commencé à mettre en place des changements dans mon rythme de travail et de vie afin de sortir de cette spirale négative, et donner à mon organisme le temps de se rétablir. Rien qu’avec ces petites solutions immédiates, je me sens aujourd’hui plus légère, plus détachée, et plus positive — même si bien sûr, mon état reste fragile, et demandera encore des précautions pendant un certain temps. Au-delà de ces améliorations, il me semble aussi indispensable de réfléchir à plus long terme pour essayer de ne pas retomber dans le même schéma d’ici quelques mois.

☞ DANS L’IMMÉDIAT

Travailler moins et réduire (temporairement) mes ambitions. Je n’avais plus d’autre choix: j’ai décidé de lâcher du leste quant à toutes mes activités liées au blog jusqu’à nouvel ordre. Mes projets sont en pause jusqu’à ce que j’aille un peu mieux, j’ai baissé le rythme de mes publications, et je fais globalement ce que je peux sans dépasser les horaires ouvrables raisonnables. Surtout, je fais attention à ne pas me forcer ou me mettre la pression pour quoi que ce soit: je préfère prendre un peu plus de temps quand c’est nécessaire et rester toujours dans un esprit bienveillant, passionné et positif.

Prévoir des week-ends et des vacances. Il est assez clair que de vraies pauses s’imposent pour m’aider à récupérer et à reposer mon esprit. Cela tombe bien, la période de l’année y est propice ! Outre deux week-ends d’EVJF qui m’ont bien détendue en avril, je reçois de la visite ce week-end, puis j’ai un mariage, puis ma marraine m’a invitée à un petit séjour thalasso, et ensuite je pars pour un séjour nature d’une semaine en Écosse ! Enfin, ce sera l’été, avec quelques chouettes petites escapades au programme, et l’occasion, là encore, de ralentir le rythme… Je vais essayer d’en profiter sans culpabiliser, sans stresser, et je suis certaine que cela me fera du bien.

Mon programme santé & bien-être. Pour me relaxer davantage au quotidien, j’ai aussi repris quelques bons réflexes: faire une cure de magnésium & B6, marcher plus longtemps et plus souvent (promenades du chien, balades entre copines…), commencer la méditation, me reconnecter au yoga, passer du temps sur ma terrasse à jardiner, prendre une pause dès que j’en ressens le besoin, retrouver mon rythme de lecture (qui comme par hasard, revient aisément depuis que j’ai l’esprit plus clair)…

☞ À MOYEN TERME

Des tâches de réorganisation importantes m’attendent dans les mois à venir: je dois réussir à mieux cloisonner à nouveau ma vie personnelle et ma vie professionnelle, améliorer mon modèle économique pour mieux gagner ma vie et pouvoir m’offrir un peu d’aide (comptable, ou assistante / secrétaire ?)… Tous ces points essentiels sont en cours de réflexion et d’installation, mais je les laisse pour l’instant mûrir dans un coin de ma tête: je n’ai pas encore la force de mettre en place tout le plan d’action, donc je prends mon temps, et je m’y attellerai plus concrètement lorsque cela ira mieux.

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Voilà où j’en suis aujourd’hui: sur la bonne voie, déjà un peu soulagée, mais encore fragile face à la moindre sensation de trop plein. Le fait de réaliser et d’accepter mon problème a au moins eu le mérite de me faire retrouver un certain recul, tellement précieux pour ne pas me laisser envahir inutilement. J’ai encore quelques noeuds à débloquer et des liens à renouer, mais je me sens globalement moins angoissée. J’essaie de faire face à toutes ces choses petit à petit, en douceur, et je sais que tout ira bien. Il faudra du temps, mais je suis désormais prête à le prendre, et c’est là l’essentiel !

Avez-vous déjà vécu un burn out ?

EDIT: Un immense merci pour votre soutien, cette centaine de mots et témoignages adorables. J’ai beaucoup de chance d’avoir une communauté aussi présente et bienveillante ! Et ne vous inquiétez surtout pas pour moi: si j’ai pu écrire cet article et partager mon expérience, c’est parce que j’ai déjà réussi à prendre un peu de recul et retrouvé une certaine paix. Je suis en bonne voie ! MERCI encore.

168 commentaires

  1. Bonjour,
    cet article court pourrait t’intéresser pour peut-être mettre en perspective les raisons du burn-outen proposant une approche systémique. Il s’agit d’une étude de psychologie dont la conclusion est que “recent generations of young people perceive that others are more demanding of them, are more demanding of others, and are more demanding of themselves.”
    https://www.jacobinmag.com/2018/01/under-neoliberalism-you-can-be-your-own-tyrannical-boss

    (ça fait maintenant plusieurs années que je lis ton blog vibrant et je ne rate jamais un article!)
    Bonne journée et bon rétablissement !

  2. Merci beaucoup de partager cela avec nous, ça n’a pas dû être facile, vraiment… j’ai tendance être comme toi, très bosseuse et tirer sur la corde, faire un boulot, un stage, des projets et des partiels en même temps… Mais nous avons tous besoin de nous poser. J,’espère que tu a pu prendre plus de temps pour toi depuis.
    http://maevasmapamundi.com

  3. Bravo pour avoir le courage de ton témoignage et pour laisser parler ta vulnérabilité. Le corps et l’esprit ont leurs limites et il faut les accepter. La fin de ton article m’interpelle car il ne faudrait pas que tu tombes dans les mêmes angoisses de « réussir à sortir de ton burn out ». Avec une liste de tâches que tu dois faire pour aller mieux, des nouveaux impératifs à se fixer (je DOIS aller me promener) ou de nouveaux objectifs ambitieux (commencer la méditation)… je suis persuadée que ce qui peut vraiment contrer le burn out, c’est le « lâcher prise ». Let’s go with the flow !! Tu peux essayer de laisser la vie t’apporter ce dont tu as besoin… simplement en étant disponible pour ça. Tu as déjà tout ce qu’il faut en toi, fais toi confiance ;)

  4. Hello Victoria! Ayant moi-même souffert d’un burn-out il y a quelques années, sache que je suis de tout coeur avec toi. C’est la blogging qui m’a permis de remonter la pente personnellement et de faire un changement complet de carrière. Aujourd’hui, je ne regrette rien et je suis même heureuse que ça me soit arrivé. Ca peut paraitre étrange mais depuis cet événement ma vie a littéralement changé et j’ai appris à mieux me connaitre. J’ai rédigé un article sur mon burn-out, une fois guérie car je voulais donner un message positif et plein d’espoir. Si tu souhaites le lire, le voici: http://www.madebyf.com/2017/09/11/how-blogging-cured-my-burnout/

    Tu es une réelle inspiration pour moi et une des raisons qui m’ont donné envie d’avoir mon blog! Tu es talentueuse, pleinE de ressources et capable de surmonter ces difficultés. C’est un mauvais moment à passer mais c’est aussi un moment qui nous permet de mieux nous connaitre. Comme tu le dis toi-même, prends ton temps, ne te mets aucune pression. Et comme j’aime toujours le rappeler: la gloire ce n’est pas de ne jamais tomber mais de se relever chaque fois que l’on tombe.
    Je t’embrasse et je suis à ta dispo si tu souhaites en parler <3
    P.S. Personnellement la pratique de la méditation m'a beaucoup apporté dans le gestion de mon stress et la prise de distance :) J'utilise l'application Headspace.

  5. J’aime ton témoignage parcequ’il est sincère et complet, intéressant. Et puis je comprends bien toutes tes émotions car mon mode de fonctionnement est similaire au tien. Beaucoup de pression, angoisse de ne pas y arriver ou que les résultats ne soient pas aussi parfaits qu’on le souhaite, inquiétude face aux nombreuses échéances etc etc …
    Je trouve ton blog (que je découvre totalement par hasard :) très bien fait, et ton savoir faire m’épate, le design est agréable, les photos jolies, tout donne envie, c’est pro. J’aimerais avoir dans mon entourage d’avantage de personne comme toi. Je te souhaite bon courage.

  6. Ravie que tu sois consciente des choses et que tu aies établi un plan d’action pour une vie plus slow. Corrige-moi si je me trompe mais il me semble que tu as Hashimoto (comme moi), il est donc primordial et je sais que tu le sais ;) de te libérer du stress (du gros stress en tout cas). J’écris un blog sur la slow life depuis 2 ans car c’est une manière pour moi d’accepter Hashimoto et de vivre avec en ralentissant complètement. La simplicité volontaire est une bonne voie, je pense pour contrer le burn-out! Je te souhaite plein de belles choses pour l’avenir. Ton blog est top et très positif! Bravo pour tout cela :)

  7. Hey! It’s the first time I m here. So sorry to hear your story at this time of your life. Whatever doesn’t kill you makes you stronger! You are wiser now, get advantage of it. This hudge bilingual article alone could have made me exhausted! You are too young and too smart to feel this way. Hopefully, wiser now you’ll take care of you better.
    Congrats on your blog ! You made me stick around 😀

  8. Bonjour Victoria,
    Simplement un petit message de bonnes ondes et de soutien en ces temps difficiles. L’écriture et la confidence (via cet article) sont déjà un très bon pas. Prends le temps qu’il te faut, je (on) est derrière toi :)
    Elise

  9. Nadia GUTHARDT Répondre

    Bonjour Victoria,

    Un grand bravo pour ton courage et ton honnêteté !
    Par ma part, je te comprends tellement car je vis exactement la même chose que toi en ce moment même. je suis sous pression depuis des mois, mais le trop plein s’est déclaré au moment où je m’y attendais le moins, à savoir en vacances.. Je suis en burn out et/ou dépression depuis trois semaines pour un ensemble d’événements professionnels et surtout privés qui ne me satisfont pas. J’ai eu beaucoup de difficulté à l’admettre par honte et par aveux de faiblesse dans ce monde où il convient de se présenter sous son meilleur jour dans la sphère privée et publique. J’ai eu ma première séance chez un psychotérapeute cette semaine, qui m’a bien chamboulée d’ailleurs ! Tu me redonnes espoir au moment le plus opportun.
    Je te souhaite de tout coeur un très bon rétablissement,

    Nadia

  10. Qu’est-ce que je peux me reconnaître dans cet article… Enseignante, je suis en plein craquage professionnel (diagnostiqué, pour le moment, état anxio-dépressif). Je ne l’ai pas vu venir, pourtant j’ai déjà frôlé le burn-out l’année dernière durant mon année de stage : plus envie de faire quoi que ce soit après avoir travaillé pendant des heures, sorties réduites au minimum vital, pas envie de faire du sport ni de me lever, déprime… Cette année, c’est bien pire : crises d’angoisses, impossibilité de travailler ou d’imaginer retourner au travail pour le moment… C’est compliqué, je trouve, car même en tentant de relativiser (ce qui me semble impossible, quand l’angoisse est trop forte), on culpabilise de ne pas travailler… J’espère tout de même que tu vas mieux, depuis la publication de cet article, et que tu arrives à retrouver un équilibre.

  11. Bonjour Victoria,

    Aujourd’hui, journée au calme en pyjama pour me remettre d’une semaine de travail très intense, WE compris. Du coup je me dis que je vais en profiter pour passer faire un tour sur ton blog. Ca faisait quelques temps que je voyais moins de publications dans mon feed instagram, et effectivement j’étais complètement passé à côté de plusieurs articles, celui-là compris. J’ai été très touchée par ton témoignage, « heureuse » de lire que tu es sur la bonne voie, et je te souhaite beaucoup de courage. Quand j’a vu les déjà 161 commentaires je me suis dit que le miens n’étais pas indispensable, mais finalement je l’écris quand même, ça ne te fera pas de mal d’avoir un mot bienveillant de plus !

    Je lis chacun de tes articles avec plaisir, même ceux qui à priori ne me concernent pas, car je sais que je me suis souvent laissée agréablement surprise par des découvertes suite à tes publications. Surtout, c’est bien écrit, et j’ai toujours ce sentiment très agréable d’avoir derrière tout ça une personne authentique, sérieuse, agréable et dévouée. Ces qualités s’accompagnent malheureusement parfois d’un burn out, à force de vouloir trop bien faire, mais elles font également de toi quelqu’un de formidable.

    Je te souhaite de belles vacances en Ecosse, bien méritées !

  12. J’arrive après la bataille (comme d’habitude ^^) !!
    C’est bien d’en parler et il n’y a rien de honteux finalement… souvent en parler permet d’accepter la réalité mais surtout d’avancer : on remonte la pente ainsi, doucement mais surement…
    Je ne t’ai découverte que cette année mais j’aime beaucoup la douceur et la simplicité de ton univers, c’est éthique, intéressant et on est loin des paillettes ce que j’aime vraiment beaucoup !
    Aujourd’hui, on a tous un rapport au digital qui est terrible, le pire c’est que c’est vérifiable à tout endroit, tout âge et toute profession… Blogueuse, j’imagine bien l’envers du décor et ce besoin de partage « maladif » qui finalement enlève le spontané, le présent au figé pur avoir des likes…. et en freelance c’est parfois encore plus compliqué parce qu’on a tendance à en faire 10 fois plus que sin on était salariée classique, ce qui n’est pas forcément l’idéal !
    Le plus important c’est d’arriver à son propre équilibre et à lâcher prise : la méditation m’apporte énormément je le conseille à tout le monde !
    Je te souhaite bon rétablissement et merci d’être sincère ça fait du bien sur la blogosphère ^^

  13. Merci pour ton honnêteté et ton sens du partage depuis toutes ces années. Je me sens particulièrement déprimée en ce moment et me suis naturellement dirigée vers ton blog car je m’y sens toujours bien, comme dans un cocon doux et bienveillant. Voilà, juste un petit mot humble pour te dire que tu touches des gens que tu ne connais pas, et apporte un peu de douceur dans ce monde parfois un peu chaotique. Prends soin de toi et repose toi bien <3

  14. Merci Victoria de partager ces moments difficiles à vivre, qui nous permettent de mieux comprendre et peut être reconnaître plus facilement cet engrenage.
    Je te suis depuis des années, comme beaucoup. Je pense sincèrement que tu es la belle personne que reflète ton blog. Tu as toujours été honnête avec nous et je préfère avoir moins de publication mais savoir que tu prends toujours du plaisir à écrire ici, tout en prenant soin de toi.

    Je suis la personne angoissée que tu décris, en ayant toujours ce sentiment d’être un imposteur dans mon travail. Surtout quand on m’a récemment proposé une évolution de poste, j’avais envie de demander: « vous êtes sûre que c’est bien à moi que vous le proposez?! ». Mais, avec le temps, j’apprends à mieux me connaître, à anticiper mes réactions, être positive pour essayer de rester à la surface, ne pas me noyer dans mes émotions, qui m’entraîne inévitablement vers le négatif que je redoute.

    Bon séjour écossais, que je suis via Instagram, où là encore, j’apprecie toutes tes publications !

  15. Pingback: Mes Favoris Lifestyle - Mai 2018 - Mango and Salt

  16. Ohlala Victoria, bravo encore une fois pour cet article. Déjà pour le courage de l’avoir écrit (reconnaître son burn out, sa dépression, c’est hyper dur) et plus largement pour la jolie personne que tu es.

    J’avais bien senti lors de quelques tweets ces derniers mois que tu étais « sur le fil », nous avions un peu échangé à ce propos. J’ai eu un gros burn out il y a quelques années, et je reste fragilisée par rapport à cela.

    Je me reconnais en chacun de tes mots: angoisse, isolement volontaire, dépression. A l’époque ça avait été très difficile pour mes proches, dont mon compagnon. J’espère que tu es bien entourée.

    Je me reconnais également parfaitement lorsque tu dis à quel point il est important pour toi d’être connecté à tes valeurs, d’ être « quelqu’un de bien » et une blogueuse accessible et présente ( c’est transposable pour plein de boulots). Je crois qu’au bout d’un moment il faut savoir lever le pied, personne ne t’en voudra de ne pas avoir sa petite réponse personnelle à chaque fois (rien que sous cet article, 166 commentaires, faisons le calcul si tu devais répondre à tout le monde ! Et pourtant je sais que tu en auras l’envie. Je crois qu’il faudrait comme un système de like comme sur instagram ou facebook histoire de montrer que « je t’ai lu et ai apprécié ton message » en une seconde, afin de ne pas avoir l’impression de délaisser totalement les personnes qui postent des commentaires.

    En tout cas: remets-toi bien,take care, et passe un bel été (et ce message n’attend pas de réponse ;-) )

  17. Pingback: Ma Pile à Lire - Été 2018 - Mango and Salt

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