Moi en mieux: comment la trentaine m’a changée

Il y a encore quelques années, alors que j’approchais doucement de la trentaine, le passage fatidique me faisait peur. J’avais l’impression qu’il marquerait la fin de ma jeunesse et le début de choses sérieuses pour lesquelles je n’étais absolument pas préparée. Je n’avais pas envie de vieillir. Surtout, je crois que j’étais un peu perdue; et si je freinais des quatre fers pour ne pas avancer, c’était parce que le poids de mes problèmes irrésolus était devenu trop lourd à porter.

Aujourd’hui, pourtant, à 31 ans, je souris en repensant à toutes ces personnes qui m’avaient assuré, aux dernières heures de ma vingtaine, que j’entrais dans l’un des meilleurs âges de la vie – une période bien plus sereine, bien plus enrichissante que la jeunesse fougueuse à laquelle je m’accrochais. En moins de deux ans, leur prédiction, à laquelle j’avais tant de mal à croire ce jour-là, s’est déjà réalisée: je suis trentenaire, et je me sens mieux que jamais – plus confiante, plus femme, plus inspirée.

À quoi le miracle de la trentaine tient-il donc ? Si bien sûr l’expérience de chaque personne est différente, je crois que cet âge apporte souvent avec lui une introspection féconde, ainsi qu’une maturité qui se recentre sur l’essentiel – un papillon qui se libère de sa chrysalide, assez fort pour se propulser seul.

Aujourd’hui, parce que mon expérience de ce passage a été si profondément transformatrice (au point que vous remarquiez vous-même mon épanouissement, je crois, au vu des adorables messages que je reçois dernièrement !), presque symbolique, j’ai eu envie de partager avec vous mon témoignage – autant pour que vous sachiez où j’en suis, après tout votre soutien durant ma période compliquée il y a deux ans, que pour, je l’espère, apporter à mon tour un peu de confiance aux personnes parmi vous qui approchent de ce cap.
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JE M’ACCEPTE BEAUCOUP MIEUX

Tout doucement, la maturité de la trentaine m’a apporté une paix nouvelle avec moi-même, une forme de confiance sereine, délestée de la souffrance vaine de vouloir être autrement.

Si bien sûr l’idéal serait de ne pas avoir de défauts (surtout les « défauts » physiques, qui m’ont toujours ennuyée plus que tout), j’accepte de plus en plus les miens avec une résignation apaisée: outre la légère marge de manoeuvre liée à l’hygiène de vie, je ne peux rien changer à ma morphologie (la forme de ma poitrine, de mes hanches, de mes fesses, de mes épaules, de mon visage…) alors à quoi bon y perdre de l’énergie ?

Au-delà de ce lâcher prise, j’ai réellement acquis un regard plus positif, plus bienveillant envers moi-même – oserais-je dire, même, peut-être, une sorte de tendresse que je ne ressentais pas auparavant. J’ai appris à bien m’aimer telle que je suis, et à me juger beaucoup moins durement: les défauts que j’avais toujours détestés deviennent progressivement à mes yeux des particularités qui me rendent unique. Ces particularités ne sont pas forcément belles, je ne les aurais pas choisies si je le pouvais, mais elles font partie de moi, alors j’ai envie de les arborer sans honte. J’essaie au contraire de les montrer sous leur meilleur jour, pour me sentir bien comme je suis.

Ce côté plus assumé se nourrit enfin, je le crois, d’une redéfinition intérieure de ce qui à mon sens me rend digne d’être aimée: j’ai cessé de mesurer ma valeur presque exclusivement à mon apparence physique, donc de m’en préoccuper plus qu’il n’est raisonnable, et pris conscience de mes qualités plus générales (ma force, ma résilience, ma créativité, mon esprit…), ce qui m’aide beaucoup à m’apprécier davantage.

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J’AI ALLÉGÉ MON BAGAGE ÉMOTIONNEL

J’étais pourtant consciente depuis longtemps d’avoir besoin d’aide pour gérer les noeuds émotionnels qui s’exprimaient de façon de plus en plus étouffante dans mon quotidien (angoisses, anxiété, colère, irritabilité…), mais c’est réellement l’approche de la trentaine qui a créé pour moi le sursaut nécessaire – et je suis désormais persuadée qu’il s’agit d’un moment très propice à ce genre d’introspection.

À 29 ans, un burn out puis une grosse crise d’anxiété sociale, additionnés d’une véritable angoisse de passer le cap des 30 ans, ont été autant de signes que je ne pouvais plus faire l’autruche: il me fallait faire face à mes problèmes, me délester de ces poids avant de continuer mon chemin. Ce timing n’a pas été un hasard: moi qui étais très secrète (à la fois par pudeur et par orgueil), je n’avais pas atteint jusque là une maturité, un recul nécessaire pour accepter de baisser la garde, ouvrir les yeux, et me plonger dans l’exercice inconfortable de sonder mes émotions.

Le suivi psychologique que j’ai alors entamé a duré neuf mois, à cheval sur mes 29 et 30 ans, et peut-être parce que j’étais parfaitement mûre pour le réaliser, il m’a profondément transformée. Grâce à de simples discussions avec ma thérapeute, j’ai pu réaliser un nombre incroyable de choses sur moi, sur ce qui m’a construite et ce qui m’a restreinte, comprendre mes réactions, valider (et donc apaiser, d’une certaine manière) mes ressentis, et globalement, en les rationalisant par des mots, me libérer de bagages émotionnels devenus beaucoup trop lourds à porter.

Aujourd’hui, un an après ma dernière séance, je remarque encore quotidiennement les bénéfices de ce travail: je me sens plus légère, je suis plus honnête avec moi-même, j’ai un comportement beaucoup plus mature, et même si mes traumatismes et blessures m’accompagneront toujours (ils font partie de mon vécu, c’est la vie), ils n’ont plus le même pouvoir tout-puissant sur moi.

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JE SUIS PLUS OUVERTE AUX AUTRES

Vous le savez, je suis introvertie, et peu amatrice de mondanités. Mon cercle d’amis a donc toujours été relativement limité – mais durant les dernières années de la vingtaine, cet aspect s’est creusé encore davantage, non sans lien avec la montée de mon anxiété sociale. Longtemps, j’ai eu tendance à me reposer sur mes lauriers, me contentant de mes amitiés de longue date en France (loin des yeux, mais pas loin du coeur !) et d’une ou deux très bonnes copines dans mes pays d’adoption.

L’introspection propre à mon passage à la trentaine, pourtant, m’a fait réaliser à la fois la solitude dans laquelle je m’étais enfermée, et l’importance cruciale des relations humaines pour partager ensemble l’expérience de la vie. Ce fut un constat doux amer, mais important: dans ce monde où tant de malheurs peuvent arriver, l’amour (sous toutes ses formes) m’est soudain apparu comme la seule chose qui vaille vraiment la peine – un appui réciproque essentiel pour nourrir l’âme, le coeur, et affronter toutes les aventures. Peut-être qu’en m’aimant un peu mieux, aussi, j’ai eu envie d’aimer davantage les autres.

Moi qui allais peu vers autrui et me rendais peu disponible à eux/elles, j’ai ainsi commencé à m’ouvrir davantage aux rencontres et aux amitiés. J’ai dédié plus de temps à voir mes copains/ines et entretenir nos relations, j’ai créé plus de contacts, et je me surprends même désormais à proposer des rendez-vous à de nouvelles personnes pour pouvoir mieux les connaître !

C’est un grand changement pour moi, et il faut le dire, je ne suis pas encore très douée pour tout mener de front (avoir une vie sociale bien remplie est excitant mais aussi épuisant quand on a un immense besoin de calme !) – mais une chose est sûre: je sais que je ne veux plus d’une vie isolée où je laisse mes peurs me confiner. Le nouveau panorama qui s’offre à moi est incroyablement enrichissant, et je ne pense pas revenir en arrière !

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JE NE M’EMBOURBE PLUS DANS LE NÉGATIF

Avec l’âge, je n’ai plus envie de perdre mon temps et mon énergie dans des émotions négatives quand cela n’en vaut pas la peine: la vie est déjà fondamentalement source de difficultés et de souffrances, alors autant ne pas en rajouter si l’on peut faire autrement !

Moi qui tendais à toujours garder mes colères ou mes déceptions pour moi, quitte à ce qu’elles me parasitent pendant des heures ou des jours, j’ai désormais appris à éviter de m’embourber dans ce genre de situation, et le cas échéant, à m’en libérer aussi vite que possible. Plutôt que de me renfermer dès que je me sens mal, ma nouvelle stratégie est au contraire de m’ouvrir pour « décompresser », ou pour désamorcer le conflit en communicant – en parler, écrire ce que je ressens… peu importe. Cela demande souvent de ravaler mon orgueil, mais c’est infiniment bénéfique pour la paix de mon esprit !

Depuis un ou deux ans, j’ai aussi pu me délester de réactions négatives irrationnelles qui dévoraient mon énergie inutilement, en modifiant mon schéma mental. C’est particulièrement le cas de l’envie et de la jalousie envers d’autres femmes (plus belles, plus à l’aise, recevant plus d’attention…), qui m’affectaient dans les moments où mon estime de moi était basse. Motivée par les valeurs de la sororité, j’ai volontairement décidé de corriger à chaque fois mes pensées pour les transformer en une réjouissance sincère et altruiste pour l’autre – et cela marche !

Dès que je sens poindre mon aigreur, je rationalise mon ressenti (« cela te renvoie à tes propres insécurités, mais cette personne n’a rien à voir avec toi ») et je décide plutôt de célébrer positivement l’individu en question (« sa créativité est impressionnante » ou « elle est magnifique, c’est fou comme les femmes sont belles ») sans inclure mon ego dans l’équation – puisque ses points forts à elle n’entachent nullement les miens. Et qu’est-ce que ça fait du bien, tout ce love !

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JE ME SUIS RECONNECTÉE À MOI-MÊME

Jusqu’il y a encore un an ou deux, j’étais inconsciemment guidée dans mes relations les plus fraîches par le principe de ne pas déplaire, de ne pas créer de conflit et ne pas déranger. J’essayais toujours de m’adapter aux autres en taisant mes propres besoins, quitte à bouillonner intérieurement ou épuiser mon énergie, sans doute par peur de ne pas être appréciée.

Avec la maturité, néanmoins, et grâce aux enseignements que j’ai tiré de mes sessions avec une psychologue, j’ai compris qu’il n’y avait aucune raison que je sacrifie ma « voix » (ce que je veux, ce que je ressens, ce dont j’ai besoin…) alors que celle-ci a tout autant d’importance qu’une autre. Ce constat m’a ainsi permis de me reconnecter à mes envies: j’ai appris non seulement à m’écouter davantage, mais aussi et surtout à fonder mes décisions sur cette écoute. J’ai (non sans difficulté…!) commencé à dire non, ou à annoncer directement mes préférences, par exemple, plutôt que de toujours me plier aux attentes d’autrui – et bien que cela puisse parfois créer des petites complications ou déceptions, la plupart du temps, cela amène tout simplement à trouver un juste milieu pour tout le monde, ce qui me semble finalement assez normal.

Cette « voix » retrouvée dans les échanges avec les autres, de façon incroyable, a ensuite eu des conséquences positives sur toute mon expression personnelle, qui s’est largement enrichie ces deux dernières années. Le fait de redonner de l’importance à ce que je pense et ressens m’a permis de renouer avec ce que je suis vraiment: j’ai retrouvé avec plaisir certaines de mes passions d’antan (comme la photo argentique par exemple, le dessin ou la guitare !), j’ai eu la force de voyager en solo… J’ai aussi eu envie de montrer davantage ce que je suis au monde extérieur: j’ai ainsi reconstruit un style vestimentaire qui me correspond vraiment, commencé à partager davantage mes activités artistiques, etc…

Enfin, depuis cette évolution, j’ai osé investir en moi – dédier de l’argent à des choses dont j’avais besoin depuis longtemps mais que je n’arrivais pas à justifier jusque là, parce que je ne m’accordais pas assez d’importance. C’est fini: maintenant, quand c’est possible, je sais que je mérite tout ce qui me permet d’être la meilleure version de moi-même. Ainsi, dans le domaine professionnel, j’ai enfin engagé une assistante digitale cette année. Manon rend mes semaines infiniment plus gérables, m’apporte un soutien précieux et me simplifie beaucoup la vie; c’était absolument indispensable pour que je puisse avancer. Du côté personnel, j’ai par exemple décidé de me payer à nouveau un abonnement au yoga en juillet dernier, puis commencé un processus d’épilation laser il y a quelques mois – des investissements importants, en temps et en argent, mais qui, je le savais, allaient drastiquement améliorer mon rapport à mon corps. Cela n’a pas manqué, et ils m’ont déjà changée à l’intérieur autant qu’à l’extérieur !

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Vous l’aurez compris, mon arrivée dans la trentaine a transformé de façon assez impressionnante mon expérience de la vie. Bien sûr, tout n’est pas miraculeusement parfait: l’existence apporte son lot de peines et d’échecs, et il me reste encore nombre d’aspects sur lesquels travailler (heureusement, sinon je ferais du sur-place pour les 50 prochaines années !) – mais je sais que j’ai acquis les capacités nécessaires pour continuer au mieux ce chemin, comme si ma boussole intérieure était enfin bien réglée. 

Si beaucoup de choses me font peur dans ce que l’avenir nous réserve, la force tranquille que je ressens en moi, cette confiance intérieure, crée désormais un ancrage solide sur lequel je peux m’appuyer – et grâce auquel tout me semble un peu moins difficile. 

Et vous, avez-vous ressenti cette fameuse sérénité de la trentaine ?
Vos 30 ans vous ont-ils changé.es ?

Si vous êtes encore dans la vingtaine, vous font-ils peur ?

77 commentaires

  1. Bonjour Victoria !
    Merci pour ce chouette article, j’ai trouvé sa lecture très douce, à l’image de cette douceur gagnée dans ton rapport à toi. Ton parcours est inspirant et je pense que je vais essayer de garder quelques unes des clés que tu partages. Investir en soi, ne pas utiliser son introversion contre soi-même mais chercher l’équilibre, ne pas prendre les succès des autres comme des preuves de son manque de valeur personnel. Ces points font profondément écho à nos histoires, à l’incertitude d’être assez ou adéquate. C’est drôlement chouette de lire le parcours d’une femme qui est parvenue à cheminer par delà ces filtres, cela donne l’espoir d’y parvenir un jour aussi ! Merci Victoria!

    • Bonjour Victoria,
      Très bel article et très touchant. Ayant moi-même passé le cap des 31 ans en février je me reconnais un peu dans ce que tu dis et ça montre qu’on doit s’accepter et prouve qu’on peut rester jeune tout en étant mature, de continuer à rêver.

  2. Bonjour Victoria,

    Je commente peu (même si je lis tous tes articles avec grand intérêt, honte à moi) mais celui ci m’a beaucoup touché.
    Je me retrouve dans ce que tu dis, et même si je n’ai pas encore 30 ans, j’espère réussir comme toi à mieux m’accepter, sous toutes mes formes :)

  3. J’ai les larmes aux yeux à te lire car je me reconnais beaucoup dans ce que tu as vécu et vis. C’est un magnifique chemin que tu as fait là et tu peux être fière de toi.
    Un jour, il faudra aussi que je m’occupe de moi. Je remets toujours tout au lendemain quand ça me concerne personnellement. Je n’ai consulté qu’une seule fois une thérapeute mais sans aller au bout de la démarche parce que oui, c’est un investissement et je ne me sentais pas de le faire. La trentaine approche pour moi, cette nouvelle décennie j’y plonge pleinement cette année. Étonnamment elle ne m’inquiète pas, je ne l’appréhende pas, je n’apprécie d’ailleurs pas particulièrement quand on me dit que je ne fais pas mon âge (y’a comme une flatterie dans le propos et elle ne me flatte pas).
    J’ai également un gros problème avec mes émotions : je ne sais pas exprimer et surtout le négatif. J’en suis venue à me causer de lourdes douleurs physiques dont je vois normalement enfin le bout à force d’ostéo qui m’a fait un peu de psy également. Mais au prochain traumatisme, est-ce que j’arriverai à gérer ?
    J’espère un jour réussir à atteindre ce niveau de maturité et de conscience que tu as car c’est un bel accomplissement. Bravo !

  4. Bravo pour cette honnêteté, ce courage de l introspection et du bilan, mais aussi le courage de vraiment changer les choses pour soi, prendre du temps pour soi… Il est temps que je m engagé dans ce chemin… Merci pour cette inspiration, pour ton blog et tout ce que tu nous proposes

  5. Ton article m’a fait beaucoup de bien, je viens tout juste d’avoir 30 ans ce mois et je ne suis pas aussi apaisée que tu l’es. J’ai fait pourtant beaucoup de chemin pour mieux gérer mes émotions, mais ma situation actuelle (rupture amoureuse, sans travail, hébergée chez une amie) me fait beaucoup douter et ça me déprime de commencer mes 30 ans ainsi, je suis quand même optimiste car je pense que j’ai acquis la maturité émotionnelle nécessaire pour affronter ces difficultés, j’espère que j’arriverai à être aussi sereine que toi

  6. Coucou Victoria :)

    J’ai beaucoup aimé te lire, cet article personnel est très riche et intéressant. Merci pour ce beau partage.

    Tu abordes un moment le poids des émotions. Je ne sais pas si tu connais L’EFT (emotional freedom technique) qui est un outil super pour apprendre à libérer ses émotions quand on a tendance à les refouler ou au contraire à les alimenter. C’est très facile à faire seule chez soi. Tu peux trouver des vidéos sur internet si ça t’intéresse :).

    De mon côté, j’ai 28 ans et pour le moment, je n’ai pas particulièrement d’appréhension à l’idée de passer le cap des 30 ans. Par contre, je me retrouve dans beaucoup de choses que tu partages et c’est très encourageant de voir la sérénité qui s’est installée chez toi :).
    Je travaille sur moi depuis l’âge de 20 ans à peu près (coach de vie, psy, hypnose,…) et c’est vrai que c’est très aidant :). D’ailleurs ça m’a inspirée à passer de l’autre côté et d’aider à mon tour les autres à travers le coaching :)

    Ça fait plaisir de voir comme tu t’es épanouie ces dernières années et c’est toujours chouette de te lire (même si je suis un peu moins rigoureuse qu’avant).

    Je te souhaite une agréable semaine Victoria,
    Bises,

    Kelly

  7. Bonjour Victoria,

    Quel bel article ! Je vais fêter mes 29 ans cette année et j’ai commencé à angoisser à les 28 ans, comme si cet âge était une date butoir où je devais avoir accompli un certain nombre de chose.. Et il faut dire que j’en étais bien loin. J’ai décidé de commencer une reconversion professionnelle et quel bonheur! Ça m’a fait peur, mais c’était nécessaire. Je suis hyper épanouie dans mon nouveau métier et ça se ressent dans mes relations avec les autres. Je suis plus ouverte et je ne me cache plus derrière des silences pour ne pas déranger. Je n’ai plus peur de dire des choses bêtes ou autre. J’ai l’impression de commencer ma vie comme elle aurait dû l’être depuis tant d’année. Je me retrouve vraiment beaucoup dans cet article et ça fait du bien de ne pas se sentir seule :)

    Passe une belle journée :)

    • Bonjour :)
      Je suis aussi en train de chercher à me reconvertir !
      30 ans, dont 7 dans l’industrie lourde , je sens que je ne pourrais pas m’épanouir indéfiniment dans ce monde là, pourtant j’ai encore un peu peur de me lancer. Accepterais-tu de partager avec moi ton ressenti, ton expérience sur la reconversion?

      • Bonjour Mathilde,

        Biensur! Tu peux me contacter sur insta @ayaliss_b

  8. Superbe article et superbe travail engagé pour se recentrer sur soi! A l’aube de mes 29 ans, je commence aussi enfin à bien me connaître, à être plus indulgente avec moi-même et j’avoue que malgré tout, je reste inquiète de ce passage à la trentaine qui semble toujours signer dans ma tête une obligation à se sentir adulte ! Donc hyper rassurant à lire pour moi =)

  9. Merci pour ce beau témoignage Victoria ! J’ai eu 30 ans cette année et clairement, il y a eu un changement de cap pour moi aussi ! Comme toi, mes proches me trouvent plus épanouie, et surtout je me sens plus apaisée. L’âge y fait beaucoup (de mon côté, je n’avais pas peur de passer les 30 ans et je n’ai pas peur de vieillir dans l’absolu car je sens que je me sens mieux au fil du temps) et c’est aussi le résultat de mon (gros) travail sur moi-même. Je travaille avec une psychologue et cela a changé ma vie ! Je lis aussi beaucoup, assiste à des conférences sur la méditation, la confiance en soi etc. Je crois que tu n’es pas fan du « développement personnel » mais de mon côté, cela m’a tout de même bien aidé dans les moments les plus difficiles. J’ai déménagé cette année et je me lance en tant qu’indépendante comme professeure de yoga . Je n’aurai jamais eu la maturité de faire ces choix il y a quelques années. Et surtout, j’apprends à poser mes limites et prendre soin de moi. ça change tout !

  10. Bonjour Victoria !
    Je pourrais prendre des heures pour te répondre et te dire combien je partage ton ressenti. J’en ai les larmes aux yeux en te lisant tant je me reconnais dans ce que tu écris.
    Mes 30 ans approchent à grands pas (le 16 juillet !) et je suis en pleine observation de tout ce qui se joue en ce moment en moi.
    La thérapie a de mon côté été une aide depuis de nombreuses années, et je n’ai aujourd’hui qu’un besoin ponctuel de « faire le point » avec ma merveilleuse psy (j’appelle ça mes « séances d’osthéo du cerveau »!), mais cela m’a indéniablement donné beaucoup de clés pour avancer et me sentir en accord avec moi même (et le monde qui m’entoure, forcément).

    Ce cap des 30 ans m’angoissait beaucoup (le temps qui passe, les années 90 de l’enfance qui semble d’un coup tellement loin, les questions « d’adulte » qui semblent se poser inévitablement, etc etc…) et puis, plus la date apparoche, plus mon ressenti évolue. Je sens que beaucoup de choses bougent en moi, et étonnamment, je n’ai jamais été aussi sereine !!!
    Pour rien au monde je ne voudrais retrouver mes 20 ans.
    Je partage tellement ton ressenti sur cette tendresse, cet apaisement que je découvre à l’égard de mon corps, de mes sentiments, de mes traits de caractère.

    Il y a encore un peu de travail (je ne suis pas encore devenue une maître Yogi parfaitement zen et détachée de tout ça !), mais mon dieu que ça fait du bien…

    J’ai l’impression, enfin, de prendre la place qui est là mienne, d’être moi même et D’AIMER ÇA. Et de savoir que ce n’est que le début de cette nouvelle vie me remplie d’excitation et de joie !!!

    Je ne pensais pas que la trentaine serait un tel cadeau, et je profite de toutes ces transformations que j’observe en moi, avec un œil bienveillant, car j’ai l’intime conviction que je me souviendrai de ces moments toute ma vie.

    Merci infiniment d’avoir lancé ce sujet, ça faisait quelques jours que je souhaitais justement poser des mots sur ce que je ressentais et tu m’en a donné une belle occasion.

  11. Je pleure en lisant ton article.
    Parce que je me reconnais beaucoup dans certains points.
    J’ai 29 ans, j’ai fais un burn-out doublé d’une dépression en janvier. J’ai un bagage émotionnel tellement conséquent, tellement étouffant.. (je suis hypersensible).
    Je suis une psychothérapie également, je sais que le chemin va être long. J’ai envie d’y croire, mais les vieux démons sont puissants, et parfois je me demande si je vais réussir à reprendre le dessus tellement c’est ancré en moi. J’ai beaucoup d’incertitudes, d’insécurités, et je lutte (luttais) contre moi même en permanence. Aujourd’hui je dois apprendre à me connaître, à me comprendre, à m’accepter. Que c’est difficile ! Ton article est comme un petit point lumineux que je pourrai entr’apercevoir au bout de mon tunnel. Bravo pour tout le chemin parcouru, pour ton courage de te livrer, bravo d’être devenu simplement toi même et de t’aimer ainsi. Tu es un exemple pour beaucoup de chose, mais encore davantage pour ça.

    • Courage ma belle, je suis passée par là aussi ! C’est long, et puis un jour on se rend compte du chemin parcouru. Je suis certaine que tu vas y arriver !

    • Bonsoir Julie, je vis un peu la même chose, on peut en parler en privé si tu veux 😊

  12. Quel chouette article et quel beau parcours. Je n’ai jamais eu peur de prendre de l’âge, au contraire : je me sens plus apaisée d’année en année, je débloque un certain nombre de choses. Je vais avoir 26 ans et j’ai l’impression que ce chiffre représente déjà une sorte de « cap » pour moi, de passage symbolique juste après les 25 ans. Je ne redoute pas la trentaine, peut-être parce que mes parents m’ont aussi toujours dit que c’était le plus bel âge de la vie.
    Il me reste encore une source importante d’inquiétude, de doute et d’égarement en ce qui concerne ma vie professionnelle. Je n’ai toujours pas trouvé quelque chose qui me plairait et m’épanouirait, bien que j’aie essayé plusieurs choses que je croyais pouvoir me convenir… Et je n’ai, aujourd’hui, absolument aucune idée de ce que je veux faire. Cette sorte de gouffre ou de page totalement blanche est parfois paralysante, parfois lassante. Parfois excitante aussi. Mais je crois que je me sentirais mieux si je savais un peu mieux quoi viser, sur quoi fonder mes efforts… J’espère qu’à 30 ans, j’aurai trouvé la réponse à cette éternelle question, qui me taraude depuis mon plus jeune âge.

    • J’aurai pu écrire ce message de A à Z, exactement tout comme toi ! Rechercher sa voie pro, le combat de ma vie😅. Force et soutien 💪🙂

      Sinon article très intéressant, dans un peu plus de 4 ans je passe le cap des 30 ans, et moi qui en ai peut, ça me rassure. Je me reconnais beaucoup dans ton article sur nos anxiétés, l’introversion etc. Merci beaucoup ❤️

      • Ah tu me rassures, parce que je ne connais personne qui soit dans ce cas-là autour de moi… Du moins pas de cette manière, avec un tel blocage. C’est tellement déstabilisant de ne pas du tout savoir où aller, et d’en arriver inlassablement à la conclusion que rien n’est fait pour nous (mais qu’il va quand même bien falloir faire quelque chose…). Force et soutien à toi aussi !

  13. Ça fait plaisir de lire tout ce qui a changé en bien dans ta vie et le rôle que tu as joué dans ces changements.
    Par contre, je ne me reconnais pas du tout dans ton parcours. Avec un petit peu de recul sur la trentaine (j’ai 37 ans), j’ai l’impression que c’est la décennie de la différenciation. Je veux dire par là que la vingtaine, c’est l’entrée dans l’âge adulte, les projets, les rêves, le sentiment l’immortalité aussi. Tout le monde le ressent plus ou moins. Arrivé à 30 ans, nous avons fait des choix qui ont déterminé nos vies actuelles et il faut les assumer. C’est plutôt une décennie où on se rend compte que tout n’est pas possible, on trie et on avance. Certains s’en sentent plus légers ou sont contents du chemin accompli : ce sont ceux qui sentent qu’ils avancent dans la bonne direction. Pour les autres, c’est autre chose. C’est beaucoup plus douloureux.

  14. Oh il est beau cet article Victoria !
    Je vais avoir 30 ans dans une semaine (!!!) et je suis dans un même état d’esprit. Je suis apaisée, plus bienveillante envers moi-même, j’ai aussi fait un travail avec un psy qui m’a beaucoup aidé. Je me sens plus “entière”, plus heureuse aussi.
    Bref, vieillir ça ne devrait pas faire si peur, c’est plutôt chouette comme aventure 😊

  15. Tellement agréable à lire cet article ! On y ressent de la sérénité, de l’apaisement et une douceur de vivre beaucoup plus présente en effet sur ton blog ces derniers temps. Je te trouve rayonnante.
    Je me retrouve tout à fait dans ce que tu dis. Je vais bientôt avoir 33 ans. J’appréhendais le passage à la trentaine et tout ce que selon moi, cela impliquait (relation amoureuse, travail, enfant…). Finalement il y a quelque chose de très libérateur dans ce passage à la trentaine, faire le bilan m’a délesté de nombreuses angoisses. Comme toi, je n’ai plus envie d’être rongée par des pensées négatives. J’ai accepté d’aller voir quelqu’un pour parler, ça n’a pas toujours été facile, mais mettre les mots sur ses pensées, ses émotions c’est réaliser à quel point elles sont insignifiantes par rapport au bonheur de vivre pleinement sa vie entourée des gens comme aime.
    Finalement c’est peut-être ça devenir femme, accepter de ne pas être la fille parfaite, et savoir ce qui nous rend heureuse. C’est d’ailleurs ce que j’admire le plus chez les autres femmes, leur détermination, leur joie de vivre, bien plus que leur apparence physique.
    Tu es resplendissante. Alors vive la trentaine ! :)

  16. Bonjour Victoria, merci pour ce très beau témoignage dans lequel je me retrouve tellement !!! Mon angoisse de la trentaine a commencé à mes 26 ans, dans ma tête je me suis dit « ça y est je bascule, je suis plus près des 30 ans que de mes 20… »
    Et finalement la trentaine a été aussi une révélation tant en sérénité qu’en acceptation de moi ! Je me suis libérée du regard des autres et de celui de la société et de ses diktats. Je me suis autorisée à être moi telle que je suis et fais la paix moi aussi avec mon corps, mes défauts etc.
    Il y a 2 semaines je soufflais ma 39ème bougie… l’approche de la quarantaine me stresse un peu mais malgré tout je veux croire qu’elle est synonyme d’une ascension vers un stade supérieur à tout ce travail positif effectué durant ma trentaine !!!

  17. Coucou Victoria !
    Quel joli témoignage. Je t’avoue que le passage de la trentaine me terrifie.

    Je vais avoir 29 ans (meme si j’en parait 10 de moins…) et je redoute la trentaine car pour moi cela représente pas mal de choses « accomplies » : les enfants (je ne suis carrément pas prête pour cela et je me demande si je le serai un jour), un métier épanouissant (je ne pense qu’à une chose : changer de métier).

    Nous avons toutes nos angoisses et peurs. Tu as raison de dire non à la negativité car c’est cela qui nous ronge.

    Ps : très bonne initiative d’avoir passer le cap de l’epilation laser, tu ne vas pas le regretter j’y suis passée il y a plusieurs années 😉

  18. Quel bel article ! Je te rejoins sur le fait que vieillir a du bon, on perd moins de temps et on va à l’essentiel. Comme tu le dis justement, il y a un tas de choses sur lesquelles on n’a pas prise, donc autant les accepter et aller de l’avant. Je te souhaite le meilleur Victoria, tu es une belle personne :)

  19. Bonjour Victoria !

    Merci pour ce beau partage sincère et bienveillant.
    Ta générosité et ton authenticité se ressentent dans tes articles et ça fait plaisir.
    Heureuse que tu chemines vers la paix et une meilleure version de toi même. Ce sont de belles qualités.
    Merci d’être une source d’inspiration pour tes lecteur.trices.

    Bel été à toi.

  20. Hello Victoria, pour moi aussi la trentaine aura été un cap important, période où je définis vraiment qui je suis. J’ai par exemple fortement désencombré ma maison et changé d’emploi. Je sais à présent avec beaucoup plus de certitude ce que je souhaite, ce qui me fait du bien et ce sur quoi je dois travailler.
    Belle journée!

  21. Merci Victoria. Je me reconnais dans ton récit. J’ai 33 ans et à 30 ans j’ai décidé que c’était l’année de la prise en main, que certaines choses ne pouvait juste pas continuer comme cela. J’ai fait une thérapie pour gère une grosse phobie. Ca m’a libéré et permise de prendre des initiatives pour changer d’autre chose.
    Maintenant je fais en sorte de dire oui que si c’est réellement utile, je ne me justifie plus.
    Bref c’est top

  22. Même si je suis bien loin de passer le cap de la trentaine (je suis plutôt au tout début de la vingtaine ahah, ça apporte aussi son propre lot de rebondissements intérieurs) j’ai trouvé cet article super inspirant et écrit avec beaucoup d’honnêteté et d’humilité. Je suis heureuse de te lire et te savoir apaisée (et heureuse de savoir qu’après la trentaine arrive un certain apaisement qui me manque un peu..). Cela fait du bien de lire des témoignages comme le tien et de parler de tous ces sujets.
    Plein de bisous ♡

  23. Bonjour Victoria,

    Je plussoie à peu près l’intégralité de ta réflexion.

    J’ai eu 35 ans cette année, une sorte de cap car je me dis que je suis désormais plus proche des 40 ans que des 30 ans hahaha!

    La trentaine m’a apporté beaucoup d’apaisement. Je me connais mieux, j’ai identifié mes plus gros « défauts » et apprends à vivre avec, et j’essaie aussi de reconnaître mes qualités (ça me demande d’ailleurs bien plus de travail!).
    J’ai encore du chemin à faire, tout n’est pas parfait (ce serait dommage d’avoir déjà tout accompli si tôt, non?), mais j’assume bien mieux aujourd’hui ce que je suis, mes valeurs, mon corps (bon, pareil, pas encore à 100% mais j’y travaille), mes goûts vestimentaires, mon introversion, mes hobbies de mamie, etc…

    Je suis en paix avec mes choix de vie et leur apparente non-conformité : je suis célibataire, je n’ai pas d’enfants, pas de bien immobilier… Mais je suis bien entourée par un cercle d’amis incroyables, j’ai l’énorme privilège d’avoir un travail qui m’intéresse toujours, qui me permet de varier ma pratique si je le souhaite et également de me faire plaisir sans trop me poser de questions.
    Mon célibat m’a amenée à beaucoup réfléchir et me remettre en question, mais j’aime l’idée que les moments difficiles sont aussi source d’enseignement. J’ai appris à être patiente, à être plus bienveillante envers moi-même lorsque ça ne va pas, et à me laisser le temps de remonter la pente.

    J’ai eu l’impression en fêtant mon anniversaire début juin de me retrouver devant une porte ouverte, avec un incroyable champ de possibles.
    C’est un peu terrifiant, mais tellement réjouissant aussi, et je suis clairement bien mieux armée pour me lancer dans cette aventure qu’à mes 20 ans :)

    Très belle journée!

  24. Bonjour.

    Déjà avant toutes choses ton article respirez sérénité. On sent que tu as posé ces mots de façon très vite sûre et en accord avec toi même.
    Je suis un peu pareil, la 30n ne m’a pas fait particulièrement peur mais elle m’a permis de me conforter dans certaines choses dans lesquelles je me suis lancée et qui me semblait bon pour moi.
    J’essai de m’accepter de plus en plus, réussir à sortir sans maquillage était impensable il y a encore quelques années. Du coup le maquillage je le met vraiment pour moi et ça me satisfait comme ça.
    Beaucoup de sérénité avec cette nouvelle 10n.
    Pleins de bonnes choses a toi. Et de poursuivre vers ce bonheur et cette accord avec toi meme qui te tends heureuse.
    Bonne journée

  25. Bonjour Victoria,

    C’est vrai que la trentaine est un cap. Je n’ai pas trop aimé dire au-revoir à mes 29 ans, j’aimais bien cet âge, encore dans la vingtaine (haute) et pas encore dans la trentaine. :) J’ai beaucoup aimé ton article en tout cas, je pense qu’on sera nombreux.ses à s’y retrouver.

    Bonne journée,
    Nolwenn

  26. Bonjour Victoria,

    Merci de partager avec nous ton expérience personnelle et ton cheminement.
    Comme beaucoup d’entre nous, je me suis retrouvée sur plusieurs points dans ton article. J’ai toujours idéalisé la trentaine qui me semblait pour moi être la période de l’épanouissement personnel et professionnel, de l’affirmation de soi.

    A aujourd’hui 32 ans, je peux dire que je ne me suis pas complètement trompée car cette décennie me correspond plutôt bien, même si elle apporte aussi son lot de difficultés.
    La période de confinement que nous venons de vivre m’a permis de prendre un peu de recul et de me questionner sur ce qui me faisait du bien et ce que je voulais vraiment, de me focaliser sur l’essentiel en somme, sans penser au jugement des autres (c’est encore à travailler !) et surtout d’être davantage bienveillante envers moi-même.

    Je te souhaite le meilleur pour la suite !
    Amélie

  27. J’aurai pu écrire cet article tant il me parle… à 32 ans, je n’ai jamais été aussi sereine, aussi contente d’être moi et à ma place.
    Et ce sentiment a été d’autant plus renforcé par l’achèvement de ma thèse de doctorat (l’accouchement long d’un long travail et d’un travail sur soi aussi… l’équivalent de ta propre thérapie j’ai l’impression car je mettrai les mêmes mots dessus que ceux lu plus haut, ahah !) et l’arrivée il y a 2 ans de mon bébé (qui chamboule tout x puissance 10.000 🙃, véritable raz-de-marée émotionnel, humain, social, amoureux… mais grâce auquel on apprend aussi beaucoup sur soi et sur les autres et sa relation avec les autres)… et du coup, vive la trentaine ! ☺️
    (*Bon, et ceci aussi parce qu’on n’est pas à plaindre, on a un tout pour vivre, de quoi manger, un amoureux avec qui partager ses problèmes, une santé qui n’est pas la pire imaginable non plus, de la famille, un pays qui nous permet d’avoir plus ou moins des libertés/un système de soin/une éducation/un accès à beaucoup de choses… et que tout ceci, mine de rien, on le SAIT, mais personnellement je me rends VRAIMENT compte de ce que cela implique depuis ces dernières années… donc merci à la vie aussi, vu de notre (bon) côté ✨ !)

  28. Bonjour Victoria,

    Merci pour ce partage qui met en lumière beaucoup de choses. Je me suis souvent reconnue dans tes combats contre l’anxiété mais aussi ton mode de vie et tout pleins d’autre choses. Je ne suis pas encore dans la trentaine ( 26 ans) et je suis à un point où je commence à y penser. Non seulement à cause de la « pression sociale » qui te dis que tu devrais avoir quelqu’un dans ta vie, avoir ton propre appartement, un boulot stable… bref j’essaye de me détacher de ça, et je sens que touche le bon bout.
    La relation au corps est encore une fois une notion bien particulière. Quand je repense à mes 20 ans je me dis que j’ai fait un long chemin, mais que je ne suis pas encore détaché du regard des autres. Il y a encore un peu de travail, mais ton billet d’humeur va aider j’en suis sur!

    Et pour ce qui est des angoisses, j’attend personnellement le déclic pour aller voir quelqu’un, je sais que ça va aider mais faire face à ses problèmes requière une bonne dose de courage.

    Merci encore pour ton partage très touchant

  29. Merci pour cet article qui m’évoque tellement de choses. La trentaine m’a changée, je ne suis plus la jeune femme que j’étais. Je me sens bien et je travaille à aller toujours dans ce sens. Je suis plus en accord avec moi-même, j’ai plus d’assurance et je me détache des choses négatives pour m’attacher aux belles choses. Les difficultés sont toujours là mais la façon de les appréhender n’est plus la même.

  30. Quel magnifique partage !!! Je me reconnais beaucoup. Je n’ai pas la trentaine mais j’attaque la quarantaine donc je ne pense pas que ce soit une question d’âge mais plutôt de parcours. Le chemin est long pour se sentir soi, libre et confiant. Pour ma part c’est un travail de chaque jour… Alors quel courage de partager ton expérience et quel plaisir de le recevoir. Merci à toi pour tout ce que tu partages et pour ta sincérité.

  31. Coucou. Très joli article. Merci pour ce partage. Moi c’est drôle, je pourrais dire plein de choses similaires, mais c’est au passage de la quarantaine que ça s’est passé 😉. Mieux vaut tard que jamais 🤣

  32. Merci Victoria pour ce bel article. J’ai 41 ans. Pendant ma vingtaine, j’étais aussi très inquiète de ce que les autres pouvaient penser de moi, au point d’effacer mes envies et une partie de ma personnalité pour plaire. Je ne parle pas du physique. Les compliments me rassuraient et donc j’étais entrée dans un cercle vicieux toujours à vérifier que je plaisais toujours… À l’entrée dans la trentaine, tout cela s’est calmé, progressivement… d’abord par rapport au physique. A cet époque aussi j’ai commencé à m’intéresser au développement personnel, à la spiritualité, la meditation etc. Ce n’est vraiment que vers 35 ans où j’ai le sentiment d’avoir vraiment été moi même vis à vis des autres, d’assumer mes goûts et montrer totalement ma personnalité. Et c’est à la même période que j’ai rencontré mon amoureux (le vrai, le bon!). Je pense que quand on est soi même, naturelle, on attire les bonnes personnes autour de soi. Aujourd’hui je suis maman et c’est d’autres challenges qui s’offrent à moi :-D

  33. Merci beaucoup pour cet article!
    J’ai longtemps angoissé à l’idée d’avoir 30 ans. Il y a malgré tout beaucoup de pressions sociales sur ce que les femmes devraient avoir accomplies à cet âge et je me sentais vraiment mal car je n’ai coché aucune de ces cases.
    « Alors le grand amour c’est pour quand? Et les enfants, tu commences à vieillir c’est maintenant qu’il faut y penser. Et ton job?  »

    Et puis j’ai eu 30 ans et un gros déclic.
    C’est comme si toute la pression que je me mettais et celles des autres/de la société s’était envolée.
    Me voilà donc à 30 ans, toujours pas en couple, sans enfant, une vie pro en vrac mais plein d’envies et de projets.
    Je n’ai plus envie de me forcer à faire des choses juste pour faire plaisir à mes proches. Et je n’ai pas à avoir honte d’être qui je suis/là où j’en suis parce que je ne rentre pas dans le moule de ce que devrait être une femme passée 30 ans.
    Il n’y a pas de règle en fait, on peut faire et être qui l’on veut.
    Je m’autorise enfin à être moi, sans me comparer et sans faire attention à l’opinion des autres. C’est libérateur.
    Alors le chemin est encore long mais j’avoue que la trentaine sonne comme une nouveau souffle.
    Bref à toutes celles qui n’ont pas encore 30 ans, ne soyez pas effrayées, le trentaine c’est que du bonheur et l’âge c’est juste un chiffre.

  34. J’aime beaucoup cet article plein de bienveillance.
    C’est très courageux (et sûrement difficile) de poser les mots sur des ressentis aussi intimes. Merci de l’avoir fait: je m’y reconnaît et je vois dans les commentaires que nous sommes nombreuses à nous lire entre tes lignes. Tu nous rappelle de nous exercer un peu chaque jour à lâcher prise et ressentir de l’empathie pour nous même.
    A bientôt

  35. moi j’approche les 40 ans, enfin il me reste encore 4 ans. Je n’ai pas vu de changements particuliers à mes 30 ans, j’étais enceinte, sereine, je le suis toujours plus ou moins mais j’accepte moins le fait de vieillir par contre. je vois bien que mon corps et mon visage changent bien trop vite à mon goût. dans ma tête c’est un peu plus équilibré qu’à la 20aine, c’est différent ! Je ne pourrai pas dire si je me sens plus épanouie ou pas ! je te souhaite de rester comme ça, bien dans ta peau et dans ta tête :)

  36. Bonjour Victoria,

    Je viens de découvrir ton blog via un plant tour (oui…) et j’ai adoré l’atmosphère douce et cosy qui règne ici ainsi que ton écriture. Plus le fait que tu vives à Amsterdam, ville chère à mon coeur.

    Cet article a fortement résonné en moi car nous devons avoir le même âge, et j’ai senti la même transformation. L’année de mes 29 à mes 30 ans a été marquée par la perte de ma grand-mère qui m’avait quasiment élevée, ce qui d’une certaine manière m’a poussée aussi à faire le tri autour de moi et à entamer une psychanalyse. Dans la foulée j’ai rencontré celui qui partage aujourd’hui ma vie et l’a rendue bien plus douce. Mais cela a surtout été un tournant car j’ai également appris à dire « non » (parce que je suis trop sociable, donc si je ne m’écoutais pas je me tuerais en dîners au restau jusqu’à minuit toute la semaine) et à écouter mon corps, à avoir un rapport plus sain à ce dernier et à me sentir enfin, ENFIN, en confiance dans le cadre professionnel.

    Ces années dures sont nécessaires, même si terribles à passer… mais la trentaine semble être une décennie bien plus confortable que la vingtaine !

    Prends soin de toi !

  37. Je pense que tout le monde devrait aller en thérapie pour se défaire régulièrement des nœuds qu’on se fait dans le corps et au cerveau. Prendre soin de soi de l’intérieur, c’est juste nécessaire (et je ne dis pas ça parce que je suis thérapeute).
    Ravie de voir ta transformation joli papillon !

  38. J’ai pu voir à quel point tu pouvais te mettre en lumière de manière naturelle ces derniers temps. ça va bien et ça se voit !

    J’ai 27 ans (j’ai dû réfléchir quelques secondes pour faire le calcul, j’ai arrêté de compter à 25…). Je suis diplômée en psychologie du développement et je suis psychologue. Mais « je me cherche ». Je trouve que la période post études dans l’enseignement supérieur est très difficile. J’aimais beaucoup être à l’université. Le changement, l’après, n’est jamais simple. On doit abandonner ce qu’on était pour le début d’autre chose.

    Concernant les autres, effectivement je comprends que l’on puisse avoir peur, que l’autre nous renvoie des choses auxquelles nous ne sommes pas vraiment préparé.e. Cependant, je crois que l’autre peut se révéler être un miroir sans pareil. C’est important. Et d’ailleurs, le premier autre, c’est soi-même. On ne se connait jamais vraiment. Et on se surprend de jour en jour !

  39. C’est fou comme je me reconnais dans tes mots, on se ressemble beaucoup.

    J’ai dépassé la 40aine (ça fait bizarre de le dire car je ne me sens pas du tout comme une quarantenaire « classique »), je n’ai bizarrement pas eu peur de la trentaine mais c’était les 25 ans les plus difficiles à passer.

    Moi aussi d’un caractère très introverti, j’ai néanmoins appris à m’affirmer au fil des années, à dire « non », à ne plus me forcer et à m’écouter.

    Egalement très « secrète », j’ai appris à davantage communiquer sur mes angoisses, à m’ouvrir un peu.
    Et puis je ne ressens plus trop ce truc de « je ne suis pas comme les autres ». Merci internet, ça ouvre les esprits, je me rends compte que je suis un type de personne qui en effet n’est pas à l’aise en société: et alors ? Je chéris désormais mes qualités car ce sont celles que j’apprécie chez les autres au final.

    Bravo à toi de t’être ainsi ouverte et montré tes failles.

  40. Le passage de la trentaine m’a vraiment fait peur, parce que j’avais l’impression de n’avoir rien construit (pourtant j’avais beaucoup voyagé et étudié et j’avais un travail), mais je voulais fonder une famille. Ce qui m’a aidée un jour, c’est lorsqu’on m’a dit « Tu es une jeune trentenaire, tu es loin de 40 ans! La vie est devant toi! ». J’étais bien sûr moins tourmentée qu’à 20 ans avec un avenir incertain.
    A 40 ans, j’étais maman et embourbée dans les mêmes problèmes que toi et je n’ai pris conscience que vers 45 ans de tout ce que tu racontes et qui me touche énormément. C’est très intime et je te remercie de l’avoir partagé, j’ai trouvé cet article très beau et très émouvant.
    Tu es bien partie pour avoir une belle vie si tu es bien dans tes baskets :)
    Après, je crois qu’on est sur Terre pour apprendre et que l’on doit évoluer toute notre vie. J’ai 47 ans et des fois je flippe en me disant que je suis proche de 50 ans, mais je pense que l’âge c’est dans la tête. La maturité s’acquiert avec le temps et tu en es une belle preuve, bravo!

  41. J’avoue qu’à 23 ans je me sens toujours assez angoissée de vieillir, comme beaucoup d’hommes et surtout de femmes. Néanmoins j’aime à regarder en arrière, et ça me permet de me rendre compte de tout le chemin parcouru, et ça me rend très enthousiaste à l’idée de la personne que je pourrais être à 30 ans, très curieuse aussi ! Même si j’ai aussi peur de me décevoir, de ne pas accomplir autant que je voudrais.
    Te lire est une source d’inspiration. Ça nous permet aussi de prendre en compte certaines choses avant d’arriver à la trentaine. Alors merci pour ce partage, merci de nous faire grandir un peu avec toi !

  42. Merci Victoria pour cet article assez intime. C’est troublant de te lire car j’ai le même âge que toi et je te lis depuis plusieurs années. C’est intéressant pour moi de constater les points communs et les différences de mon parcours avec le tien.

    Comme toi, la trentaine m’a permis de prendre confiance en moi et, désormais, je n’ai plus peur de m’opposer frontalement à certains points de vue qui me choquent plutôt que de ronger mon frein en silence. J’assume parfaitement mes opinions et je n’ai plus peur de les défendre notamment face à certains hommes que je n’osais pas affronter verbalement auparavant. Et comme toi, je cultive la sororité plutôt que la rivalité féminine. Pour ça, je remercie les autrices féministes que j’ai pu lire !

    En revanche, on dit souvent que l’on « s’assagit » avec le temps. Or, chez moi, j’ai l’impression que c’est tout l’inverse. Je suis de plus en plus en colère contre les injustices de ce monde et j’ai l’impression que mes convictions sont de moins en moins en phase avec le discours mainstream. ^^

    Par ailleurs, la trentaine est tout de même une source d’angoisse. J’ai vraiment l’impression d’être arrivée à un tiers de ma vie et j’ai tellement de projets (art, musique, militantisme, écriture, avoir un deuxième enfant…) que je me dis que la vie est vraiment très courte et que je n’aurais jamais le temps d’accomplir tout cela.

    Enfin, je pensais que le cap de la trentaine me permettrait d’apprivoiser ma féminité et je pensais que devenir mère m’y aiderait mais force est de constater que je me sens toujours plus « fille » que « femme » même à 31 ans. Je ne sais toujours pas trop me situer dans tout ça mais je n’y pense pas trop non plus. C’est un terrain un peu « en friche » pour le moment. ^^

    Je te souhaite de continuer ainsi. Même si ta ligne éditoriale s’est éloignée de mes goûts (ainsi va la vie…), ta sincérité est précieuse.

  43. Hello Victoria,
    un peu l’impression de lire une page de ton journal intime, un (auto)portrait tout en délicatesse et belle vulnérabilité. Merci de te livrer ainsi. Je te suis depuis quelques années, j’avais été ravie de te croiser à la Highlanders de 2018 (une vraie fan) et j’ai plaisir à te voir évoluer, épanouir. Pour moi, tu es l’exemple même d’une belle fleur qui parvient à s’ouvrir petit à petit et prend conscience de ce qu’elle apporte au monde.
    Je n’ai même pas encore un quart de siècle pourtant je t’envie ton introspection et ton chemin parcouru. Je te félicite pour ce que tu as accompli et j’ai hâte de continuer à te lire dans les décennies qui viennent…
    A bientôt,
    Maëva

  44. Je fais un peu le même constat que toi ; la trentaine, c’est top ! Je me sens apaisée, j’ai plein de projets mais j’essaie de ne pas me mettre trop la pression, et j’exprime mes besoins et mes envies, et en fait c’est vachement bien !

  45. J’ai l’impression de marcher sur tes pas, de suivre le même parcours que toi mais quelques mois plus tard (j’ai le même âge que toi et j’ai énormément souffert du passage à la trentaine). Je me suis énormément reconnue dans tes mots et cet article, c’est celui que j’espère pouvoir écrire moi aussi dans un futur proche. Je tenais à t’en remercier parce que tu m’as vraiment touchée. Cet article me fait beaucoup de bien et je sens que je le relirai régulièrement. Merci <3

  46. Merci BEAUCOUP pour cet article Victoria, je vais continuer à m’y référer dans le futur je pense! Je vois que nous avons vécu pas mal de choses similaires!
    Je crois que là où je bloque pas mal, c’est pour les relations sociales… Je m’enferme aussi pas mal, peut être un peu trop, comptant surtout sur mes amitiés en France… Comment as-tu fais pour rencontrer des gens aux Pays-Bas? Cela fait un an que nous avons déménagé à Tilbourg (Nord-Brabant), en soi j’habite aux Pays-Bas depuis 5 ans mais je ne sais pas trop comment rencontrer des nouvelles personnes dans ma ville ou proche…
    Je te souhaite tout le meilleur, merci encore,
    Anne

  47. C’est marrant car j’ai eu 30 ans le 21 mai et je me suis dit exactement la même chose, le cap de la 30aine me faisait un peu peur alors qu’il a ancré plein de belles choses en moi. Ça faisait environ 2 ans que j étais en pleine remise en question sur ma vie et surtout sur la partie pro, et finalement la 30 aîné m’a donné bcp de courage. Par exemple, J’ai décidé de me lancer en tant que graphiste freelance cette année, j ai enfin compris que l’importance du sport n était pas simplement d’opérer à un changement physique, je me sens plus confiante en l’avenir… J’ai compris tellement de choses que ça m’a vraiment transformé intérieurement sur ma façon d’aborder la vie de manière générale.
    Merci de nous avoir partagé ton point de vue si personnel dans lequel je me retrouve beaucoup !

  48. Mille mercis pour ton message positif qui m’incite vraiment à plus prendre soin de moi que ce soit mentalement ou physiquement… et il n’y a pas d’âge pour ça. Bravo pour tout ton parcours et toi travail sur toi. Tu sembles vraiment plus épanouie aujourd’hui et cela fait plaisir à voir. L’approche de la 30 aine nous faisait peur a mes copines et moi comme s’il fallait avoir validé un contrat social à cette date: boulot, appart, copain… on se mettait une pression folle…On avait l’impression de rater notre vie si on remplissait pas toutes les cases. Puis finalement les 30 ans sont arrivés sans forcément remplir toutes les cases et on se rend compte que c’est pas si grave… la trentaine m’a permis de m’assumer plus, de moins m’attacher au regard des autres. J’aurais juste voulu savoir tout ça dans ma 20 aine… si j’en avais eu conscience avant j’aurais pu en profiter vraiment …

  49. Salut Victoria ! Ton témoignage est très rafraîchissant. Je vais vers mes 31 ans et je dois dire que je suis loin d’avoir trouvé une telle sérénité dans l’existence. Je prends note de certaines choses que tu as mises en place, et qui me seront d’une aide précieuse… Reste comme tu es…

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