Orchidées – Conseils d’entretien pour débutants

Lorsque j’ai commencé ma collection d’orchidées il y a presque un an et demi, j’étais assez inquiète de ne pas réussir à les cultiver. Moi qui maîtrisais pourtant la plupart des plantes vertes courantes (j’en ai 80 à la maison !), la réputation difficile de ces beautés tropicales m’impressionnait. J’avais l’image d’un tout autre monde, réservé aux passionné.es les plus méticuleux.ses – loin de mon approche relax habituelle.

Les mois ont passé. De plus en plus intéressée, j’ai adopté toutes sortes de spécimens, de différents genres et espèces, jusqu’à atteindre une quinzaine aujourd’hui. Et finalement, les difficultés que j’appréhendais se sont avérées… inexistantes, ou presque.

Bien sûr, il existe des orchidées plus exigeantes, souvent des espèces (non hybridées, non manipulées par l’être humain) qui s’adaptent difficilement aux conditions bien peu naturelles de nos intérieurs. Certaines qui s’y plaisent mais n’y fleurissent guère facilement, aussi.

Toutefois, il faut le dire, la grande majorité des orchidées populaires ne demandent rien de très particulier en termes de soins pour s’épanouir chez nous (si ce n’est de connaître leurs besoins basiques), en plus de s’avérer très résiliantes en cas de petites erreurs de parcours.

Aujourd’hui, afin de démystifier l’entretien des orchidées, j’ai eu l’idée de partager avec vous quelques conseils de base à connaître pour un succès presque assuré avec les phalaenopsis, oncidiums, dendrobiums, cattleyas, vandas etc… les plus courants. Ces recommandations sont un mélange de ce que l’on trouve habituellement dans les publications sur le sujet (je vous recommande par exemple le livre Orchid Addict, qui est très visuel !) et de ma propre expérience.

J’espère que mon article sera éclairant et utile pour vous !

ARROSAGE

Arrosez abondamment vos orchidées une fois tous les 7-10 jours environ, ou lorsque le substrat et les racines semblent secs, en plaçant bien l’arrivée d’eau au niveau de la base de la plante (et surtout pas au coeur des feuilles, sous risque de les faire pourrir). Il est préférable d’utiliser une eau filtrée ou très peu calcaire.

Les signes de sécheresse sont la légèreté du pot, et la teinte blanchâtre ou grise des racines chez certaines espèces (phalaenopsis, cattleya…). Vous pouvez également glisser un bâtonnet en bois délicatement dans le coeur du pot, attendre une dizaine de minutes, et le ressortir: si le bois est humide, l’arrosage peut encore attendre un peu.

Une fertilisation régulière est également indispensable pour toutes les espèces, puisque leur substrat ne leur apporte aucun nutriment. Utilisez un engrais liquide spécial orchidées, ou un engrais en granulés à diffusion lente que l’on ajoute au substrat au moment du rempotage, comme l’Osmocote. Pour le dosage, suivez les instructions indiquées sur l’emballage.

EMPLACEMENT

Offrez-leur une luminosité importante mais sans soleil brûlant.

Les orientations Est ou plein Ouest sont idéales; en été, ou en cas d’orientation Sud, utilisez des voilages pour filtrer les rayons du soleil qui pourraient surchauffer les feuilles.

TEMPÉRATURE ET HYGROMÉTRIE

La plupart des orchidées communes s’accommodent bien des températures habituelles de nos intérieurs, entre 18 et 25ºC. Certaines d’entre elles apprécient une légère fraîcheur en hiver pour mieux fleurir, mais d’expérience, cette différence se crée naturellement, d’autant plus si la plante est située loin d’un radiateur et juste à côté d’une fenêtre.

Les orchidées hybrides réputées faciles sont en général assez résistantes à l’air un peu sec de nos intérieurs, mais il est toujours bénéfique de soigner l’hygrométrie dans leur environnement: brumisez quelques fois entre les arrosages, évitez les radiateurs, et/ou laissez des coupelles d’eau autour de vos pots pour une évaporation naturelle.

REMPOTAGE

La plupart des substrats doivent être renouvelés après deux ans maximum. Prévoyez un pot plus grand si votre orchidée est à l’étroit dans son format actuel.

Effectuez votre rempotage juste après l’arrosage, pour que les racines soient bien souples et hydratées: cela réduit les risques de casse, et facilite le détachement des petits morceaux d’écorces collés à leur surface. Coupez nettement celles qui sont complètement desséchées ou pourries.

Utilisez uniquement des substrats adaptés à base d’écorces de pin, éventuellement additionnées de perlite, mousse synthétique, etc… On peut également cultiver la plupart des orchidées dans de la sphaigne. Vous trouverez tous ces éléments auprès d’horticulteurs spécialisés, et en jardineries. En revanche, évitez les mélanges pour orchidées bon marché contenant de la terre: ils conviennent aux orchidées terrestres comme les orchidées bijoux ou les paphiopedilums, mais pas aux espèces épiphytes !

Préférez les pots de culture bien aérés (trous de drainage au dessous, voire trous d’aération sur les côtés), transparents si possible pour pouvoir observer les racines sans perturber la plante. Choisissez autant que possible des caches-pots d’un diamètre supérieur au pot de culture pour que l’air ambiant puisse passer entre les parois.

FLORAISON

Le rythme des floraisons diffère selon l’espèce, entre une et plusieurs fois par an.

Pour fleurir, les orchidées ont en général besoin d’une luminosité suffisamment vive, et d’une différence nette entre le jour et la nuit. En automne-hiver (période de floraison typique de nombreux phalaenopsis et oncidium, par exemple), coupez ou baissez bien le chauffage la nuit dans leur pièce pour créer une variation de température. N’y laissez pas de lumière ou de lampe de culture allumée toute la nuit.

Une fois que les pétales ont fané, coupez la tige florale à la base à l’aide d’un sécateur propre. Certains phalaenopsis peuvent refleurir sur la même branche si on la laisse en place (à condition qu’elle soit restée verte); néanmoins, cette re-floraison est en général plus chétive que lorsqu’on laisse la plante créer une toute nouvelle hampe florale.

NUISIBLES

En cas de parasites, essayez de passer une lingette imbibée d’alcool ou de vinaigre blanc (légèrement dilués s’il s’agit de feuilles fines et fragiles) sur le feuillage touché, tous les 2-3 jours, jusqu’à disparition. Soignez également l’hygrométrie pendant ce temps, puisque les araignées rouges et les cochenilles, notamment, profitent des plantes fragilisées par la sécheresse ambiante.

Si vous constatez un développement d’algues ou de mousse au niveau des racines, versez de l’eau oxygénée à 3% dans le pot après l’arrosage.

***

Cultivez-vous des orchidées ?
Si vous avez des conseils à partager, n’hésitez pas !

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6 commentaires

  1. Bonjour !
    Merci pour ce récapitulatif!

    J’ai des orchidées phalaenopsis depuis des années, et comme toi, je ne fais rien de particulier (j’avoue même être très irrégulière pour les arrosages) et ca marche très bien! je n’ai que très peu de pause entre 2 floraisons.

    Pour l’arrosage, ma technique est de baigner les racines: je remplis les cache-pots de chaque orchidée pour que les racines prennent l’eau et les laisse barboter pendant un moment. Puis j’enlève l’eau (que je récupère pour arroser d’autres plantes).

    De mon coté je ne coupe de la hampe que ce que la plante laisse sécher elle-même. Je n’ai pas particulièrement remarqué de grosse différence quant à la floraison (peut-être un peu, mais vraiment pas flagrant)

    Le côté le plus compliqué je trouve est de rempoter correctement pour que la plante tienne avec son pot. Je n’ai pas de technique particulière, et même en regardant des tutos sur internet, j’ai très souvent dû m’y reprendre après l’arrosage suivant car toute la plante sortait de son pot.
    Voilà un point encore à améliorer :)

    Merci encore pour tes partages, c’est très intéressant, et ca me donne envie de découvrir d’autres sortes ;)

    • Un tout grand merci Audrey pour le partage de tes astuces !! En effet la technique du bain pour l’arrosage est très répandue et tout aussi efficace (peut-être même davantage pour être sûre que la plante a bien bu tout ce dont elle avait besoin).

      J’ai lu qu’il vaut mieux éviter de baigner plusieurs plantes avec la même eau pour ne pas transmettre de parasites ou maladies entre elles, mais cela me paraît alors demander une quantité d’eau un peu excessive…! Peut-être qu’un petit ajout d’eau oxygénée limite les risques au cas où.

  2. Bonjour Victoria ♡

    Merci pour ce bel article.
    Je fais mourir ma dernière orchidée en date (offerte par ma meilleure amie en août dernier) il y a quelques semaines… 🙈
    Je suis une Serial Killeuse d’orchidées (c’est drôle mais ça me rend triste un peu, surtout quand elles m’ont été offertes !).

    C’est d’ailleurs à « cause » d’elles que j’ai longtemps cru ne pas avoir la main verte.
    Pourtant, je vis désormais depuis près de 2 ans avec une trentaine (ou quarantaine) de plantes (Philo, Alocasia, Monstera, Hoya, Anthurium), et tout le monde vit sa meilleure vie 🌿✨

    Je les évite désormais (moi-même), et lorsqu’on m’en offre, je fais de mon mieux.
    Je replongerai dans ton article si cela m’arrive dans les prochains mois : this time may be the charm 💫

    Merci 😇

  3. Coucou Victoria ! Hors sujet par rapport au post, excuse-moi. Mais je me demandais si tu étais toujours aussi satisfaite de ton Vitamix !
    Ça pourrait être le sujet d’un prochain billet ?
    Merci à toi, beau week-end !

  4. Merci pour cet article très complet ! A la base, je n’étais pas très fan des orchidées mais on m’en offre régulièrement et dernièrement, j’ai réussi à en maintenir une en vie. Elle en est même à sa troisième floraison. Cela m’encourage à acquérir de nouveaux spécimens. Cet article va m’aider à améliorer leur entretien. 😉

  5. Pingback: 5 orchidées faciles et originales à cultiver chez soi - Mango and Salt

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