Introvertie et Heureuse

Je m’appelle Victoria, j’ai 26 ans, et je suis introvertie. Les grandes fêtes, l’expansion de sentiments, les mondanités, les travaux en groupe, ce n’est pas trop mon truc. Je préfère lire à côté de mon amoureux, boire un thé en regardant une série en famille, dîner avec mes meilleures amies, me promener au soleil en rêvassant, observer le monde et le retranscrire dans mes mots ou mes dessins.

Si vous vous reconnaissez un peu dans cette description, alors vous avez sûrement, comme moi, ressenti à un moment ou un autre que votre façon d’être était un peu nulle, pas très funky, presque source de honte, comparée aux standards valorisés par la société. Vous avez sans doute admiré les personnes si ouvertes et expressives qu’elles attirent les gens comme des aimants, et se sentent comme un poisson dans l’eau une fois immergées dans un grand groupe. Vous avez enragé face à votre incapacité à vous mettre en avant lorsque vous en aviez besoin pour votre carrière, vos relations, ou dans de simples situations du quotidien. Vous vous êtes senti(e)s rabat-joie à chaque fois que vous vous êtes ennuyé(e)s en boîte ou à un événement où vos amis semblaient pourtant rayonner. On vous a sûrement déjà dit de vous amuser davantage, de vous lâcher, de sortir un peu plus, alors que vous étiez ravi(e)s de passer une soirée dans votre canapé.

J’ai connu toutes ces choses, et comme la plupart des introvertis, j’ai longtemps considéré ma personnalité réservée comme un défaut de perdante, à cacher à tout prix pour pouvoir être intégrée dans les cercles sociaux de mon âge.

Pourtant, aujourd’hui, malgré une introversion presque encore plus forte qu’auparavant (je suis une vraie mamie), je ne me suis jamais sentie aussi épanouie. J’oserais même dire que je suis fière de ma façon d’être, qu’elle me plaît et que je suis en paix avec elle. Et parce que je continue à voir tous les jours des exemples de jeunes personnes (ou moins jeunes!) mal à l’aise avec leur personnalité, qu’elles voudraient plus expansive, déconnectées de leurs propres envies et de ce qui leur fait du bien simplement parce qu’elles ne se sentent pas appréciées autrement, j’avais envie aujourd’hui de vous parler de mon point de vue, et de mon parcours vers l’acceptation de soi.

J’espère apporter un peu d’inspiration, peut-être, à tous ceux parmi vous qui ont besoin d’estime, mais aussi expliquer aux extravertis ce que leurs opposés ont en tête; et de tout coeur, que cet article tout personnel vous sera utile d’une quelconque façon.

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L’introversion dans notre société

L’introversion, dans nos sociétés occidentales, est non seulement très peu valorisée, mais aussi mal définie dans les esprits, ou confondue avec la timidité. La manière la plus simple de définir la personnalité d’un introverti, à mon sens, est de remarquer que celui-ci se ressource dans l’intimité et les activités calmes, pendant lesquels il peut laisser libre cours à ses réflexions; au contraire, les environnements très excitants et le contact des autres lors d’activités sociales, particulièrement lorsque celles-ci incluent des personnes qu’il ne connaît pas bien, sont difficiles à gérer pour lui, et peuvent même le vider de son énergie – qu’il retrouvera en s’octroyant à nouveau un moment de calme.

Il ne s’agit donc pas, comme la timidité, d’une crainte du jugement social ou des situations nouvelles, que l’on évite par peur, mais bien du fait de se sentir submergé et par conséquent, de choisir volontairement plus de tranquilité, par confort. Tous les introvertis ne sont donc pas forcément des timides, et ils peuvent même apprécier les nouvelles rencontres s’il se sentent d’humeur positive et pleins d’énergie; en revanche il est bien sûr possible d’être les deux à la fois.

Parce qu’ils ont cette particularité d’avoir un grand besoin de calme et de temps pour soi afin d’être épanouis, les introvertis sont dévalorisés dans notre type de société, qui ne rend visibles et admirables que les personnes qui s’affichent, s’expriment, se vendent et sont très sociables. La grande majorité des traits de l’introversion sont vus comme des défauts ou malinterprétés, particulièrement dans le cadre des relations et du travail: la discrétion de ces personnes (qui n’aiment pas se mettre en avant, s’imposer, ni trop s’exposer aux autres), leur calme, leur besoin d’intimité et le fait qu’ils ne pensent pas à voix haute contribuent à les faire passer pour des misanthropes, peu proactifs, voire froids et un peu asociaux.

Les introvertis donnent en réalité beaucoup d’importance à la réflexion, à la profondeur, au fait de trouver les mots justes, ce qui les positionne parfois en décalage dans une société qui valorise plutôt l’action et les échanges superficiels purement sociaux ou mondains, qu’ils n’apprécient pas pour leur manque d’authenticité. Contrairement aux apparences, ils aiment la présence des autres, mais peut-être avec certaines limites, et surtout sur une base de qualité plutôt que de quantité; c’est tout simplement un autre type d’échange qui est recherché.

Pour en savoir plus, je vous conseille le site et l’ouvrage de Susan Cain, ainsi que son excellent discours sur TED Talks, « Le pouvoir des introvertis« . Et pour une illustration plus rigolote, cette petite bande dessinée de Luchie, dans laquelle je me reconnais beaucoup.

Mon introversion, d’abord mal vécue

Je suis personnellement devenue introvertie pendant l’adolescence, après avoir été une petite fille qui recherchait toujours l’attention et n’hésitait pas à s’imposer, mais à la fois déjà portée sur les activités calmes. Comme la majorité des gens sans doute, je n’ai d’abord pas très bien vécu ce trait de ma personnalité, qui me donnait vraiment l’impression d’être différente de ce que l’on attendait de moi en tant que jeune fille; à mes yeux, ne pas vraiment m’amuser dans les grosses fêtes, ne pas aimer devoir m’intégrer coûte que coûte, ou encore ne pas être expressive et rebelle représentait une sorte d’échec.

Pendant mes études supérieures (prépa littéraire, fac puis école de design), le temps que je dédiais à préparer mes exposés, mon self control et mon amour des mots justes m’ont permis, heureusement, de toujours bien me défendre individuellement; je suppose aussi que j’avais toujours suffisamment confiance en mon travail que pour m’exprimer avec aplomb si besoin. En revanche, les travaux de groupe, encensés dans tous les systèmes scolaires et tous les milieux professionnels, ont toujours été particulièrement durs pour moi. Élaborer des solutions à plusieurs était épuisant et assez handicapant, parce que je réfléchis bien mieux toute seule; j’ai donc dû m’adapter et souvent préparer mon argumentaire à l’avance.

Je me suis également très vite sentie inadaptée dans un tout autre domaine: le monde des blogs. Le côté concurrentiel de la blogosphère, où pour être visible il faut savoir se vendre et réseauter, m’a toujours repoussée en tant qu’introvertie. Je déteste devoir user de mille stratégies de référencement, multiplier les sujets tendance et les concours pour faire monter mes visites alors que j’aime les contenus profonds, ou participer à des échanges intéressés, dont le manque d’authenticité me hérisse. Mes valeurs personnelles, mes propres envies, ou encore la qualité de mes articles sont les seules choses qui comptent à mes yeux, et je suis incapable de me trahir, ce qui est un défaut dans un milieu de plus en plus « business ». Cerise sur le gâteau, j’ai une profonde horreur des événements mondains, et de tout type d’interactions purement sociales, dans lesquels je ne me sens pas du tout à ma place. Heureusement, le fait de quitter Paris et de développer mon blog depuis l’étranger m’a permis de suivre mon chemin sans devoir interagir avec ce milieu, qui aurait eu vite fait de me décourager dans le cas contraire, et qui m’a parfois un peu déprimée.

Un tournant positif

Grâce, paradoxalement, à mon blog, qui m’a offert un recul salutaire et une manière de construire mes opinions, mais aussi sans doute à la simple maturité qui arrive avec l’âge (j’ai bientôt 27 ans), mon point de vue sur l’introversion s’est vu changé ces deux dernières années. En apprenant à me connaître, j’ai aussi appris à reconnaître cette introversion, que je n’avais pas vraiment détectée comme telle jusque là. C’est très bête, mais trouver des mots qui correspondent exactement à sa façon d’être, et lire des choses à ce sujet, c’est se sentir moins seul, moins bizarre. J’ai compris pourquoi je me sentais mal à l’aise en tant qu’introvertie dans la société, mais aussi qu’il y avait tout un tas d’autres personnes comme moi, même s’ils n’étaient pas très visibles, et qu’il n’y avait donc pas de honte à avoir, tout étant une simple question de goûts.

La deuxième étape pour moi a été de finalement assumer complètement mon introversion, au point d’en faire presque une revendication, tant cette découverte m’avait apaisée: pourquoi continuer à m’épuiser à faire semblant, alors que je pouvais simplement me cantonner aux choses qui me faisaient du bien? Au lieu de chercher à être plus sociable, plus ouverte, j’ai décidé de ne plus porter de jugement sur ma personnalité, et de la faire accepter par les autres également. Même si évidemment, ne plus cacher son côté réservé peut d’abord être source de doute concernant notre capacité à être aimé malgré tout, ce revirement s’est avéré très salutaire pour moi, un apaisement total qui s’est étendu à toutes les autres sphères de ma vie.

Au lieu de me dire « je suis transparente et pas amusante », j’ai décidé de prendre en compte les points positifs de ma façon d’être. Certes, je n’attire peut-être pas trop l’attention au départ, et je peux décourager ceux qui ne pensent qu’au « fun » (du moins ce que la société considère comme tel); mais si l’on est vrai et que l’on s’intéresse à moi, je suis une bonne amie, à l’écoute, avec plein de choses à partager, des valeurs fortes, et avec laquelle on n’a pas besoin non plus de faire semblant. Et sous ma carapace un peu distante, je peux même être très rigolote! Toutes ces choses sont des atouts que j’ai décidé de porter en drapeau, et dont je veux désormais être fière.

Aujourd’hui, mon introversion en toute sérénité

Après des années à porter des masques, je vis donc aujourd’hui en introvertie sereine. Je sais comment doser parfaitement mes activités plus sociales, pour qu’elles restent un plaisir et me laissent suffisamment de temps pour moi: je vois une ou deux copines par semaine, je rencontre de temps en temps des nouvelles personnes lorsque je m’y sens d’humeur, et quelques fois par an, je participe à une fête qui me fait envie, avec joie. Toutes ces interactions se passent très bien, puisque je suis prête à leur dédier mon énergie, et qu’être introvertie ne m’empêche pas d’adorer découvrir des personnes géniales.

À côté de ces interactions, je suis toujours rapidement ressourcée grâce à mon style de vie de « mamie » qui me correspond parfaitement: travail en solitaire, soirées et weekends en couple, lecture, tisane, séries, écriture, cuisine, projets, sorties restaurant et balades. Pas de bières, pas de nuits blanches, pas de folies, et pourtant le bonheur…!

J’ai arrêté de faire des fêtes pour mon anniversaire, que je préfère célébrer en tout petit comité, et de chercher des soirées pour le Nouvel An, qui honnêtement ne m’intéressent absolument pas. Je n’ai plus honte d’avoir une vie sociale assez calme, ou d’avoir l’air d’un loup solitaire: les personnes qui en valent la peine, et ceux qui m’aiment vraiment, m’acceptent telle que je suis, quitte à ce que je leur explique mon point de vue s’ils ont une personnalité opposée.

Globalement, je crois avoir réussi à passer au delà des conventions sociales, ce qui n’était pas une mince affaire. C’est le plus beau cadeau que je me sois fait, puisque je ne m’étais jamais sentie aussi en paix avec moi même.

Je ne peux que souhaiter la même chose à tous les introvertis qui se sentent encore mal car différents: vous n’êtes pas la majorité visible, mais en vous offrant le droit de vivre selon vos propres envies, je vous promets que vous rayonnerez au moins autant qu’eux ♥︎

***

Vous considérez-vous comme introverti(e)s?
Comment vivez-vous ce trait de votre personnalité?

191 commentaires

  1. Merci pour cet article dans lequel je me retrouve vraiment beaucoup. Je suis ravie que tu aies réussi à t’accepter, ce qui n’est pas (complètement) mon cas, je vais lire sur le sujet :)
    Dans mon cas, j’aime les interactions socials (j’ai beaucoup d’amis, j’aime sortir de temps en temps,…) mais j’ai un réel besoin de me ressourcer dans mon monde à moi (lecture, dessin peinture,…) pour me sentir bien et en équilibre. Je viens de changer de boulot et ce n’est vraiment pas évident pour moi d’arriver à m’intégrer dans une nouvelle équipe.

    Encore merci pour ton article, bonne journée

  2. Il y a des petits moments comme ça dans la vie ou en lisant quelque chose, en écoutant une musique, en regardant un film, la lumière se fait sur soi et on comprend. Je ne saurai dire combien je me retrouve dans ton texte. Pendant et depuis des années, je me sens en décalage par rapport à mes amies, toujours prêtes à sortir et à aller en soirée/en évent/ dans un bar, alors que moi je me suis plus souvent réjouie de rester à la maison avec un livre ou une série. Je me rend compte que ce que je viens d’écrire est un raccourci, mais tout ce que tu dis me touche énormément et je me reconnais tellement. Une véritable épiphanie à la veille de mes 27 ans, et dans une période où je cherche véritablement à être moi le plus possible. Je ne saurai comment te remercier d’avoir partagé ton histoire avec nous, et en tout cas de m’avoir permis de comprendre cette facette de ma personnalité. Grand grand merci ! :)

  3. Je comprends tellement ton article !! Je m’y retrouve beaucoup. Le soucis chez moi est qu’à plus de 26 ans j’ai toujours envie d’être « comme les autres ». A l’aise dans la vie, très sociable, très « commercial ». J’ai du mal à m’accepter et je me demande encore souvent si je dois accepter ne pas être très sociable (bien qu’en petit groupe je n’ai aucun soucis !!) et essayer de sortir de ma zone de confort. Bref je me cherche ! Merci pour ton article. C’est enrichissant de ne pas se savoir seule !!

  4. Merci pour cet article si vrai! Je me reconnais parfaitement dans ce que tu décris. Et, c’est drôle mais j’ai 27 ans aussi et depuis quelques temps je n’ai plus honte d’être comme je suis. 27 ans l’âge de raison? ^^
    J’ai compris comme toi que ma personnalité était ainsi faite et je me sens épanouie dans ce que je fais car c’est en accord avec moi-même!Je n’ai plus envie de me forcer pour correspondre aux normes que la société nous impose. Résultat: j’ai mon cercle d’amis restreint et très proches, je vis à la campagne, je ne me force à rien et je suis heureuse comme ça :)

  5. Un très grand MERCI Victoria pour cet article. J’ai été une enfant et une adolescente on ne peut plus timide et réservée sans être malheureuse pour autant mais longtemps j’aurai aimé être comme mes copines qui n’avaient pas peur de parler, de rire en public. Et puis j’ai commencé à travailler et là je n’ai pas eu trop le choix il a fallu que je me fasse violence, ça m’a beaucoup aidé, je reste toujours mal à l’aise lorsque je suis entourée de trop de personnes que je ne connais pas, j’ai toujours autant de mal à parler devant du monde (l’horreur quand on me demande mon avis en réunion ;-)) mais je ne considère plus mon tempérament comme un handicap, mes amis et plusieurs de mes collègues m’ont dit que ça faisait aussi du bien d’avoir quelqu’un comme ça dans une équipe, d’être « celle qui apaise » me fait très plaisir :-)
    Bonne fin de journée à toi <3
    Delphine

  6. Que dire Victoria ? En rajouter dans mon commentaire serait te paraphraser. Tu as tellement bien expliqué les choses que j’ai eu l’impression d’avoir rédigé l’article.
    Je suis une introvertie (à tendance timide, donc un combo pas forcément idéal) et je l’ai également très mal vécu des années durant. J’ai 28 ans et il n’y a que l’année dernière que cette révélation positive s’est offerte à moi. Comme quoi, avoir 27 ans serait un cap non négligeable pour se découvrir ! Je dois encore beaucoup batailler aux yeux de certaines personnes, notamment ma mère qui regrette que « je ne sorte pas assez », mais j’accepte de plus en plus qui je suis, je pose volontiers des mots sur ce qui me caractérise en bien, et si ça ne plaît pas toujours, c’est ainsi. C’est fatiguant d’essayer de revêtir les habits d’une autre personne pour plaire à une majorité. Je sais que de base je suis une personne « à part », qui a du mal à faire comprendre ses choix, ses envies, ses goûts, quels qu’ils soient (sauf à mes amies très proches), donc l’introversion n’est qu’un « détail » de plus.
    Et je vais m’arrêter là car je sens que mes doigts ont une envie folle de pianoter sur le clavier mais je vais finir par écrire un roman !
    Pour terminer, je dirai que tes mots sont toujours touchants et justes, et que même si je ne commente jamais, je te suis tous les jours. Tu as une très belle personnalité et je suis ravie que tu t’exprimes sur des sujets personnels qui permettent aux autres de mieux se comprendre.
    Take care <3

  7. Un très bel article !
    Je m’y suis partiellement reconnue (les événements mondains…), j’ai une personnalité plutôt ouverte et bavarde, les gens ont du mal à croire que je suis pourtant assez timide et introvertie : je suis mal à l’aise en société à la fois par peur, et à la fois par ennui (les boîtes, mon plus grand cauchemar, ce que personne ne comprend !). J’aime mes activités de mamie comme tu dis :D et les petits comités, même si je suis d’un naturel plutôt bavard et forte tête, et que je ne me force pas à l’être, l’autre facette de ma personnalité est bien la timidité et le calme. J’ai aussi appris à aimer cette partie de moi, même si je me voudrais plus à l’aise avec les gens que je ne connais pas (je ne sais pas de quoi parler, je me sens bête, bref, timide). Je compense avec mon dynamisme et ma bonne humeur (ou mes coups de chaud, hem hem) lorsque je connais un peu les gens ! :)

  8. Oh que cet article me fait plaisir!! C’est vrai que ça fait du bien de savoir qu’on n’est pas seule et qu’il n’y a aucun mal à aimer la tranquilité! Merci merci ❤️❤️

  9. Que j’aime cet article ! je me reconnais de plus en plus en toi et c’est rassurant de ne pas être seule à avoir un intestin capricieux et une personnalité introvertie, à aimer la lecture, l’écriture et rester chez moi plutôt que de faire des soirées et être au centre de l’attention.
    C’est en entrant dans le monde du travail que j’ai commencé à m’accepter telle que je suis : je travaille dans la vente et les rapports sont rapides et directs, ce qui m’évite d’avoir à me dévoiler. J’ai encore du mal à penser que je peux apporter quelque chose aux autres, que mon avis compte ou que je puisse être intéressante. Mais j’imagine que c’est une question de confiance en soi et j’espère y arriver un jour !
    Merci pour cet article, pour tes mots si justes.

  10. Une amie vient de m’envoyer un petit passage de ton texte en me disant qu’il lui avait fait pensé à moi. En le lisant, je me suis en effet dit que c’était totalement ma personnalité et me voilà passée par ici pour lire l’entièreté de ton joli article et je ne peux qu’être d’accord avec tout ce que tu dis. Je suis ravie que tu réussisses à vivre pleinement avec ce trait de ta personnalité :) J’espère pouvoir en faire autant un jour! Belle soirée.

  11. Merci pour cet article Victoria. Tu ne peux pas savoir à quel point ça fait du bien de lire ces lignes.. J’ai 27 ans et me retrouve tellement dans tout ce que tu décris. Je n’ai pas encore accepté totalement ce trait de caractère mais c’est quand même beaucoup mieux qu’avant. Je sais maintenant dire et imposer le fait que je souhaite rester seule à certains moments. Mon copain me dit toujours que je n’ai pas peur de vieillir car je serai trop heureuse quand je serai une petite mamie et que je pourrai passer mes journées à boire du thé avec mes copines ^^ ! Parce que oui c’est ce qui me plait :)
    En fait ce qui est le plus difficile c’est le regard des autres ou leurs interrogations lorsque je n’accompagne pas mon copain (qui aime beaucoup faire la fête) lors de telle ou telle sortie. Alors avant je me forçais à l’accompagner même si je n’en avais pas envie et puis pendant la soirée, je me sentais tellement mal à l’aise sans savoir vraiment comment me comporter, quoi dire (surtout que je ne bois quasiment pas d’alcool donc souvent le décalage se fait rapidement entre les sobres et les autres..!). Mais désormais je ne m’impose plus ça. Je choisis vraiment les sorties ou j’accompagne mon chéri et je le vis beaucoup mieux :)

    C’est un exemple parmi tant d’autres mais tout ça pour dire que ça m’a vraiment fait du bien de lire ton article. On se sent moins seule et comme tu le dis, ça remonte un peu l’estime qu’on a de soi alors encore merci Victoria :)

  12. Je garde cet article sur Feedly depuis bien longtemps pour prendre vraiment le temps de le lire !
    Je ne pourrai pas être plus d’accord et m’identifier davantage. Je mettrais plein de gros coeurs en bas du post d’ailleurs :p Comme toi, je suis devenue introvertie. Plus jeune, je ne l’étais pas du tout. Je me demande encore aujourd’hui comment je faisais pour me porter volontaire pour faire des exposés en primaire ! En grandissant, j’usais de toutes les stratégies pour me faire oublier au maximum ! J’ai surtout mal vécu cette introversion quand je voyais que mes amis sortaient sans m’en parler et ce fut encore pire avec les débuts de Facebook. Tout le monde allait en soirée et moi je passais mes weekend cachée sur le net pour ne pas qu’on devine que restais à la maison. Et puis finalement, c’est passé. Apprendre que j’étais introvertie m’a fait du bien je crois. C’est comme quand on pose un diagnostique. Ca devient rationnel ou normal. Je crois que c’est en lisant mon profil MBTI que j’ai compris que j’étais ainsi et que non, ce n’était pas un défaut et qu’il y avait plein de choses à faire avec ça !
    C’est tellement mieux de sentir que l’on peut être telle que l’on est sans avoir à se forcer ou à culpabiliser. Ce n’est pas toujours compris mais, tant pis ! <3

  13. Coucou,

    Je viens de tomber sur ton blog tout à fait par hasard, en cherchant des produits naturels pour mes cheveux :)
    Et je te remercie infiniment pour toutes ces petites notes que tu apportes (avis sur produits, bougies, cocooning…). Je suis effectivement introvertie mais je n’en avais pas réellement conscience. Il est vrai qu’on se sent « en marge » et que lorsqu’on raconte son « week-end » à la fac/travail, ça étonne toujours d’avoir eu un programme de mamie pendant deux jours. Je suis heureuse d’apprendre qu’il existe des personnes comme moi quelque part et ça me booster pour la suite.
    Merci encore

    Emilie

    Ps : j’ai pu remarquer que tes lectures sont assez centrées sur les romans, aurais tu des ouvrages à me conseiller pour avoir une « bright mood », une petite joie intérieure (sans passer par les histoires teintées par les guerres, contextes difficiles, etc) ?

  14. Je suis très contente d’être tombée sur ton blog et particulièrement sur cet article. Le fait de voir qu’il a beaucoup été commenté est aussi « rassurant ».
    Bien sûr parce que ce que tu dis me parles, et ayant 21 ans je pense être vraiment dans la période où la « normalité admise » est de sortir et de « profiter de sa jeunesse ». Mais comme je le dis, chacun profite à sa façon. Il y a des fois où c’est plus difficile que d’autres, mais j’arrive de plus en plus à me sentir apaisée de mes choix parfois difficilement compréhensibles par les autres, et j’en profite encore plus quand je décide de sortir (lorsque les conditions des plus favorables sont réunies si je puis dire..:)).

    Tant qu’on éprouve du plaisir à rester seul(e) et que c’est notre moyen de nous ressourcer, c’est le principal. Pour moi, ça apporte tellement de choses, et la capacité à pouvoir s’isoler en dit beaucoup sur comment on se voit et comment l’on s’accepte. Il y a beaucoup de personnalités cachées sous une facette « sociable ».
    Et surtout, il ne faut pas se conformer aux autres, ou à une certaine mode.
    Ce qui m’attriste un peu parfois c’est de voir des personnes qui ont l’air de se forcer, de se donner une image pour faire comme tout le monde et faire partie d’un groupe un peu « monotone » d’une certaine manière.
    C’est la diversité qui fait la vie, alors surtout continuez à écouter vos sensations et soyez vous-mêmes <3

  15. Je suis tombée sur votre article après avoir passer des jours à me sentir comme une extraterrestre au travail… je m’accepte en tant qu’introvertie; j’adore passer des moments seule ou en tête-à-tête avec un/e ami/e. Dans ces moments-là, je me sens intéressante et j’aime qui je suis. Cependant, c’est lorsque je suis en groupe (surtout en groupe avec des personnes que je connais plus-ou-moins) que je me sens le moins à l’aise; je me sens maladroite et silencieuse et j’ai toujours l’impression d’être jugée à cause de ce tempérament calme qui semble être mal perçue lorsqu’on est en société. Bref, j’ai encore du mal à m’accepter comme je suis en groupe, je souhaite encore secrètement être celle que tout le monde aime, celle qui met de l’ambiance et qui n’a pas peur de prendre parole…je sais bien que je ne dois surtout pas essayer d’être une autre pour être acceptée, mais c’est tellement plus facile d’être extravertie en société!

    Votre article m’aide un peu à assumer la personne que je suis :)

  16. Hello Victoria,

    Ton article m’a fait chaud au cœur car je n’avais jamais abordé ce trait de ma personnalité de cette façon : Et ça m’a fait du bien !
    Je me retrouve à 100% dans ce que tu as écrit et je t’avoue qu’en vieillissant j’ai appris à vivre en paix avec moi même à ce niveau-là.
    Merci milles fois !
    Julie

  17. alors je commencerais par Merci puisque je me retrouve dans tes mots!
    Moi qui pensais etre timide et solitaire, je découvre petit à petit par lectures ici et là que je suis en fait introvertie, je ne suis pas asociale puisque j’aime le contact des gens mais j’ai besoin de me retrouver seule beaucoup plus souvent que la plupart des gens je pense. Et cet été d’esprit est souvent mal perçu par l’entourage en effet, ma mère ne comprend pas que je préfère rester seule chez moi un weekend entier plutôt que de faire quelques activités avec elle. Les gens ne comprennent pas qu’on peut avoir passé un super weekend même si on est restée chez nous et qu’on a rien fait de spécial, rien d’autre que de profiter de la vie, lire , créer de ses petites mains, cuisiner, ou juste réfléchir…
    Et j’avoue que la découverte de ce « type de personnalité » me soulage tellement, je peux maintenant expliquer plus facilement aux autres ce que je ressens en mettant des mots dessus. Alors oui j’aime mon entourage mais j’aime aussi beaucoup passer du temps seule et non je ne m’ennuie pas!
    Et je pense que c’est pour cela que je n’appréhende pas ma période de chômage qui arrive, je n’ai pas peur de manquer d’interactions sociales! Ma seule crainte est de trouver un jour un boulot qui me corresponde, mais pour ça j’ai le temps , et même si j’ai bientôt 28 ans et même sans amoureux je suis très heureuse dans ma vie et je n’ai besoin de personne pour la combler!
    alors Merci d’avoir parlé ici de ce « nouveau monde  » que je viens de découvrir!

  18. Bonjour,
    {je sais que cet article date un peu}.
    Je viens de découvrir ton blog il y a à peine une demi-heure et je suis tombé sur cet article très intéressant.
    J’ai 17 ans et en lisant cet article, je me suis totalement reconnue. Moi aussi je me force à aimer les grandes fêtes, moi aussi on me fait quelques réflexions sur le fait que je ne suis pas portée fêtes, sorties à gogo. Non, je suis plutôt la tête dans les bouquins, j’aime la mode, prendre soins de moi et ma famille. Oui, il y a un peu de timidité là dedans mais ton article m’a vachement ouvert les yeux, je suis surtout introvertie.

    Bon, j’arrête de raconter ma vie qui n’intéresse personne. Juste merci pour ton article très intéressant.

  19. Merci :-). Plus je découvre ton blog plus je l’apprécie, ça fait du bien, justement, de lire de vrais textes, qui ne parlent pas seulement des sujets à la mode. Tu as raison, acceptons nos traits de caractère pour en faire une vraie force. Moi il m’a fallu attendre 39 ans pour en arriver à cette conclusion tellement évidente :-).

  20. C’est réellement un plaisir que de te lire. Je suis quelqu’un d’introvertie également. A bientôt 20 ans je ne m’étais jamais rendue compte que j’étais introvertie et que ce n’était pas un problème. En effet, on a sans doute trop tendance à se comparer aux gens qui nous entourent et la majorité (pour ma part) est plutôt fêtarde. Moi non, et dorénavant je ne le percevrai plus comme un soucis. Merci de t’ouvrir comme tu le fais c’est rassurant et très agréable de lire ton article :)

  21. Pingback: Les petits béguins de la semaine #4 | Somewhere Else

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  23. « Les grandes fêtes, l’expansion de sentiments, les mondanités, les travaux en groupe, ce n’est pas trop mon truc. »

    « …à mes yeux, ne pas vraiment m’amuser dans les grosses fêtes, ne pas aimer devoir m’intégrer coûte que coûte, ou encore ne pas être expressive et rebelle représentait une sorte d’échec. »

    « Vous vous êtes senti(e)s rabat-joie à chaque fois que vous vous êtes ennuyé(e)s en boîte ou à un événement où vos amis semblaient pourtant rayonner. On vous a sûrement déjà dit de vous amuser davantage, de vous lâcher, de sortir un peu plus, alors que vous étiez ravi(e)s de passer une soirée dans votre canapé. »

    Voilà les 3 passages qui résonnent particulièrement en moi (en plus du passage sur la mamie lol).
    Même si tout le texte est « vrai », bien sûr.
    A ta différence, j’ai toujours été introvertie et j’ai tendance à vouloir de plus en plus rencontrer de gens (peut-être parce qu’avec les années qui passent – j’ai 36 ans mais n’ai pris conscience de mon introversion qu’il y a peu [ce que ça fait du bien, d’ailleurs, de savoir qu’on est ni anormale, ni seule!] – la confiance en moi se renforce tout simplement de plus en plus).

    J’ai vu que tu avais aussi fait un post sur le stress chronique que tu subis, n’as-tu jamais pensé être peut-être hypersensible?
    Etant sur-stimulée par moment par le bruit, certaines lumières, mais surtout le vent fort et le froid insistant (voir mon commentaire sur ton article-anecdotes), ça me stresse énormément, je suis plus ou moins toujours à fleur de peau.
    Introvertie, hypersensible (et accessoirement souffrant d’un SPM prononcé depuis un an et 1/2 maintenant)… que de qualités…
    Mais que ça fait du bien d’en prendre conscience afin de vivre sereinement avec!!!

  24. Très bel article sur l’introversion !
    C’est un trait de caractère que je trouve difficile à accepter mais comme toi, à presque 27 ans, je commence à m’y faire et à identifier (et donc essayer d’éviter) les situations sociales qui me mettent mal à l’aise. En revanche, l’entrée dans la vie active est pour moi très difficile du fait de mon introversion et aussi de ma peur du jugement des autres.

  25. Victoria, merci.
    Je découvre ton blog conseillé par une amie après une discussion sur nos trouvailles en cosmétique naturel et bio, et voilà que je tombe sur cet article qui me touche profondément.
    Un grand, grand merci pour cette transparence, pour cette mise à nue qui fait tant de bien, tant je me reconnais à travers chaque paragraphe (tout comme ton article sur le stress !).
    Tu es très agréable à lire, tes mots sont pleins de douceur et de bienveillance.
    Je me reconnais en toi, ton blog devrait beaucoup me plaire… :-)

    Pleins de bonnes choses pour toi !

  26. Je ne sais pas par quoi commencer à vrai dire.
    Je n’ai pas lu tous les commentaires, ça fait environ deux heures que je lis tes articles, il va vraiment falloir que je décolle !
    J’ai été celle qui était au centre de l’attention. Parler devant un amphithéâtre ? Sans problème, donnez moi le sujet, je bosse une bonne semaine et je suis à vous ! (On m’a applaudit ce jour-là !) Parler en espagnol devant un jury ? Allez hop ! HOLA, estudiante erasmus en Granada, puedo hacerlo sin ningun problema. Faire rire une vingtaine de filles (dont quinze inconnues) pendant une soirée ? Rien de plus facile !
    Mais ça… ce n’est plus moi… Je l’ai été, et j’étais très heureuse de le faire, je me sentais bien dans le feu de l’action sans forcément m’assimiler à l’héroïne d’une série télé, ni même me sentir très très bien dans mes baskets mais je me sentais cool. Assurément. Et j’aimais qu’on me parle, de tout de rien, avec des personnes que je connaissais ou non d’ailleurs. Je me sentais importante. Pour répondre à une vision de la société ? Possible. La dernière d’une fratrie de cinq enfants, je ne trouvais pas vraiment ma place parmi mes frères et soeurs, mais dehors oui.
    Aujourd’hui, je suis introvertie, est-ce le recul de ma vie d’avant ? Le fait de m’être trop exposée qui m’a vaccinée ? La responsabilité d’une maman et de l’image que je m’en fais ? Simple certes mais funky quand il le faut ? Je souffre d’autant plus de mon introversion que ceux qui n’ont jamais été extraverti-e-s; parce qu’on me REGARDE aujourd’hui, attendant une boutade, une anecdote ou une histoire extravagante pour rire aux éclats… comme avant… mais non aujourd’hui je me sens étouffée, lasse et stressée d’avoir du monde à mes côtés, je ne me sens pas (plus) à ma place.
    J’ai toujours aimé lire (j’ai lu plusieurs de tes articles sur tes lectures, j’aime les livres « bonbons », la saga HP également, et nombre de livres « historiques », qu’ils soient fictions/romancés ou non The Helps, mon préféré, bref) mais aujourd’hui oui, je choisis un livre plutôt qu’une sortie à plus de trois (je voulais dire deux, mais c’est vraiment abusé non ?).
    J’aime faire des crêpes et les manger encore tiède avec ma petite famille.
    Je me suis bien sentie idiote, à penser en plus que c’était peut être ma fille qui me privait de tout ça, mais en vrai non, JE choisissais de NE PAS le faire, et oui je n’assume pas encore complètement, je me défile faussement mais je le dis de plus en plus « j’aime plus, pas comme avant, ça me stresse », les gens ne sont pas forcément contents, mais et après ? Pour qui je vis à vrai dire ? Et être contrainte d’être extravertie, c’est un non-sens absolu ! Sur ce, je vais vivre mon introversion en lisant un bouquin (Ce que je peux te dire d’elles… Icart)

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