Mes Dernières Lectures #20

Je vous ai peu parlé de romans ces derniers temps, ce que je trouve bien dommage. Il était donc temps d’y remédier sérieusement ! Voici, pour aujourd’hui, mon avis sur trois des derniers titres que j’ai découverts. Il y aura aussi un autre article à la fin de la semaine sur mes livres « bonbons », des petits plaisirs coupables mais qui font un bien fou !

Au programme cette fois-ci: une nouvelle jolie et touchante sur le passage à la vie de femme, le premier tome d’une série fantastique acclamée qui m’a beaucoup déçue, et un témoignage très inspirant de vie dans les bois sibériens.

Je viens également de terminer La Scène des Souvenirs de Kate Morton, et continue mon avancée dans Meurtres pour rédemption de Karine Giébel. Vous aurez mon avis sur ces deux très bons romans dans le prochain bilan lecture, ou, d’ici là, sur mon profil Goodreads !

lectures-mars-avril2016

Pas assez pour faire une femme, de Jeanne Benameur, éd. Babel Poche

Résumé: Judith, tout juste arrivée à l’université, tombe amoureuse d’Alain, étudiant en philosophie et membre très engagé de la lutte étudiante. Avec lui, elle découvre l’amour, l’union des corps, mais aussi la politique, et l’importance de se battre pour ses droits dans la société encore pétrie d’oppressions des années 1970.

Mon avis: Pas assez pour faire une femme est un texte frais, nerveux et sensible qui raconte la difficulté pour les femmes de se réaliser.

C’est l’histoire d’une libération, celle d’un corps qui découvre l’autre, d’une jeune étudiante qui défend ses droits, d’une fille qui, en étudiant, s’affranchit du joug paternel qui opprime toute sa famille. C’est la naissance d’une femme, qui, grâce à l’amour, déroule son histoire en parallèle des évolutions sociales post-mai 68.

J’ai aimé la délicatesse et la poésie de la plume de Jeanne Benameur, qui retranscrit avec une grande finesse les émotions adolescentes, les doutes, les révoltes, les aspirations d’un âge où l’on se construit soi-même. C’était très beau, une parenthèse de douceur et d’émotion !

Cette petite nouvelle étant un peu onéreuse par rapport à sa longueur, je vous la conseille, mais peut-être plutôt en emprunt de bibliothèque (sauf si, comme moi, vous craquez pour sa belle couverture !).

Ma note: 4/5

Les Chroniques de MacKayla Lane T.1 – Fièvre Noire, de K. M. Moning, éd. J’ai Lu
Également disponible en VO anglais

Résumé: MacKayla Lane n’est pas ambitieuse. Sa vie, quand elle n’est pas de service dans un bar de sa petite ville du Sud des Etats-Unis, se résume grosso modo à bronzer au bord de la piscine, tout en choisissant la couleur de son prochain vernis. Cette vie tranquille, pourtant, est à jamais bouleversée quand MacKayla apprend la mort de sa soeur, Alina, sauvagement assassinée à Dublin, où elle était en échange universitaire. Désarmée face à l’inefficacité de la police et la stupeur impuissante de ses parents, elle décide de se rendre elle-même en Irlande pour faire pression sur l’enquête. Mais sur place, les choses se compliquent: la jeune fille découvre un monde effrayant et menaçant qu’elle ne connaissait pas. Ses certitudes s’ébranlent, et ses dons se révèlent face aux monstres qui peuplent la ville. Se peut-il qu’Alina soit morte à cause de tout cela ?

Mon avis: Cuisante déception que ce roman, dont j’avais pourtant entendu tellement de bien, et qui fédère une grande communauté de fans ! La situation de départ me plaisait beaucoup: le meurtre, la volonté de l’héroïne de faire la lumière sur cette affaire, le folklore irlandais… Finalement, il n’y a vraiment pas grand chose qui m’ait plu dans ce livre.

D’abord, et c’est certainement le point le plus problématique, je n’ai ressenti aucune espèce d’affinité envers aucun des personnages, qui sont des clichés ambulants. MacKayla: blonde, belle, sexy, globalement assez creuse, sans aucune passion. Le personnage masculin principal: brun, ténébreux, musclé, sexy, secret, autoritaire, sans aucune profondeur. Avec cette base, leur relation était évidemment tout aussi stéréotypée: l’homme donne des ordres, protège et détient le savoir, la jeune femme obéit en râlant et se met à son service.

Deuxièmement, je n’ai pas du tout été immergée dans le monde d’urban fantasy créé par l’auteur. Je n’y ai pas cru une seule seconde. L’idée originelle était pourtant bonne (exploiter les légendes irlandaises, le monde des faës etc…), mais les choses sont présentées si rapidement, de façon si grossière, que je n’ai pas pu les prendre au sérieux. Le coup des dangereux apollons qui irradiaient leur fabuleux pouvoir érotique a été la goutte de trop… Quel intérêt ? Je crois que globalement, les contextes d’urban fantasy ne sont pas faits pour moi.

Enfin, l’intrigue m’a également déçue. La seule question qui m’intéressait concernait les raisons du meurtre d’Alina, mais l’histoire dérive sur une autre quête qui, si elle est plutôt intrigante en soi, a mené à différents événements qui m’ont profondément ennuyée.

Bref, un échec total. On m’a dit que les tomes suivants étaient beaucoup mieux, et c’est certainement le cas, mais le destin de ces personnages ne m’intéresse malheureusement plus du tout.

Ma note: 2/5

Dans les forêts de Sibérie, de Sylvain Tesson, éditions Folio
#clublectureMS Avril 2016 (voir ici)

Résumé: De février à juillet 2010, l’écrivain Sylvain Tesson s’est isolé dans une cabane en bois située au bord du lac Baïkal, dans une région reculée de la Sibérie, à 120 km du premier village. Pendant cette expérience, qu’il raconte au jour le jour dans son carnet, il se laisse aller à la simplicité originelle de la vie exclue du monde.

Mon avis: Alors qu’il ne s’agissait pas du livre pour lequel j’avais voté, Dans les forêts de Sibérie a été une sorte de choc pour moi, un coup de coeur inattendu qui a touché mes aspirations profondes. Il ne s’y passe pas grand chose (forcément !), mais tout son intérêt réside dans l’exploration intérieure qu’il permet d’effectuer à travers l’auteur, le point de vue particulier qu’il permet d’explorer avec lui. J’en suis ressortie assez émue.

Les réactions ont pourtant été très mitigées sur ce livre au sein du club, mettant en cause notamment la personnalité agaçante de l’auteur (je comprends, bien qu’elle ne m’ait personnellement pas dérangée), et son alcoolisme. Sur ce dernier point, j’ai un tout autre avis: pour moi, outre le fait qu’il s’agisse d’un aspect culturel fort en Sibérie, conter les apparitions de la vodka faisait sens par rapport à l’esprit général de l’expérience. L’alcool créait l’ambiance cotonneuse tout comme la neige, tout comme les parois de la cabane qui en faisaient une sorte d’oeuf. À mon sens, elle portait un sens métaphorique tout à fait justifié d’un point de vue littéraire et philosophique; elle était un reflet de la situation de l’auteur.

Je crois que d’autres personnes ont été déçues de ne pas voir plus développée la dimension des paysages, de l’évasion, etc… C’est peut-être un défaut de communication de ma part, puisque je l’avais au contraire inclus dans la sélection du mois justement pour cette expérience de la vie en solitaire dans la nature, et la façon dont cela pouvait nous ramener à l’essentiel – pas du tout comme un carnet de voyage. Ceci dit, je me suis personnellement sentie transportée en Sibérie malgré la présence restreinte des descriptions de paysages.

Mais surtout, je valorise tout le reste du contenu: Tesson m’a apporté sur un plateau une ribambelles de réflexions déposées ça et là, que j’ai trouvées souvent très percutantes. Ces remarques sur notre rapport au temps, aux gestes insignifiants, à la solitude, à notre environnement, sur notre besoin de toujours faire palpiter nos coeurs, de toujours marquer la nature de notre présence, etc… ont fait écho à mes propres ressentis. C’était exactement ce que je recherchais, ce dont j’avais besoin, cette fraîcheur du regard de l’ermite face à un monde complètement englué dans ses hystéries. Comme j’avais envie d’en faire l’expérience, moi aussi ! Ce livre m’a permis de m’imaginer dans cette situation, pour adopter ce même recul.

En exemple, l’un des aphorismes que j’ai trouvé particulièrement efficace: « L’homme est un enfant capricieux qui croit que la Terre est sa chambre, les bêtes ses jouets, les arbres ses hochets. » Pour la première fois de ma vie, j’en ai souligné des dizaines d’autres dans le texte, afin de pouvoir y retourner facilement. J’étais vraiment très inspirée par ma lecture.

Je ne peux donc que vous conseiller ce récit si vous aimez les voyages intérieurs, si la vie dans un pays glacial vous intrigue, et si l’expérience d’un isolement dans la nature vous parle. En revanche, passez votre chemin si vous recherchez un récit d’exploration et de voyage: celui-ci ne vous emmènera que dans les petits gestes du quotidien des bois enneigés.

Ma note: 5/5

***

Qu’avez-vous lu dernièrement ?
Avez-vous lu l’un de ces trois titres ?

PS: Si vous souhaitez commander l’un de ces livres auprès d’un vrai libraire et le faire livrer chez vous, c’est possible sur ce site ! Merci à Léa pour la découverte :)

25 commentaires

  1. Je note le premier roman, il pourrait bien m’intéresser!

    Je fais partie de celles qui n’ont pas du tout aimé le Tesson. Pour moi, l’alcool en fait était le seul moteur de sa libération et pas sa retraite en Sibérie en fait. Quant à ses réflexions intellectuelles, je les ai trouvées plaquées, presque artificielles… J’ai eu la sensation que ses doutes, ses questionnements étaient certes fondés mais très intelllo, ne venaient pas du tout des tripes.
    J’ai préféré les réflexions d’autres auteurs que l’ont sent plus proches de cette nature encore sauvage et vierge par endroit…

    • Oui en effet, c’était intellectuel car tiré de ses lectures. Il lisait et réfléchissait, retrouvant dans les mots d’intellectuels et érudits un écho à sa propre expérience. J’ai trouvé ça intéressant au contraire ! C’est peut-être parce que je suis moi-même quelqu’un de réservée et très « cérébrale », dans le sens où je réagis plus avec mes pensées qu’avec mes tripes justement. Pour moi ici on est dans une expérience philosophique, dans un cocon qui devient une base pour réfléchir à tous ces sujets – pas dans un livre d’exploration de la nature. Donc c’est vrai qu’il n’est pas à prendre comme tel, sous peine de trouver tout trop intellectualisé.

      • Justement, c’est ce voyage intérieur qui m’intéressait, pas tant des descriptions de l’extérieur, mais j’attends toujours de voyager dans son cocon… Il n’a fait, selon mon ressenti, que l’effleurer !!! Il a surtout emprunté des pensées à d’autres (ce qu’on fait tous, ça, en soi, ça ne me dérange pas) mais sans totalement se les approprier…

  2. Je prends note des références ! Pour ma part j’ai adoré Paranoia de notre belle blogueuse Melissa, je recommande à 200% ! Là j’ai entamé un Michel Bussi, Maman a tort, mais je ne rentre pas trop dedans pour le coup alors que d’habitude j’adore cet auteur …

    Bisous ma belle,
    Victoria
    http://godsaveourdressing.blogspot.fr

  3. Dans les forêts de Sibérie me tente beaucoup.
    Dernièrement, j’ai lu Le pays du nuage blanc de Sarah Lark. J’ai beaucoup aimé! C’est une saga familiale qui se passe dans le 19ème siècle en Australie. J’ai aussi lu l’homme qui a oublié sa femme de John O’Farrell, j’ai adoré aussi! C’est plein d’humour!
    Belle journée,

    Julie, Petite and So What?

  4. Isthatabluerabbit Répondre

    Salut Victoria! J’ai lu « Dans les forêts de Sibérie » il y a quelques mois. Je me mettais un bruit de blizzard en fond pour me mettre dans l’ambiance ^^ haha. Ce livre est une pépite, j’ai adoré les réflexions très poétiques sur la mésange et du coup l’importance qui est donné à toute forme de vie dans un cadre de solitude totale. Dans le domaine « réflexions qui changent notre façon de voir le monde », je te conseille un livre de Jiddu Krishnamurti « Le sens du Bonheur », beaucoup moins facile à lire mais percutant (en tout cas en ce qui me concerne). Peut-être que tu le connais déjà? As-tu déjà lu les livres de Laurent Gounelle?

  5. Bonjour Victoria !
    Je lis toujours tes articles avec intérêt et plaisir, même si je commente rarement. Grâce à toi, quelques lectures passionnantes sont venues enrichir ma bibliothèque virtuelle, comme « A walk in the woods » de Bill Bryson…
    Si tu as envie de te réconcilier avec l’urban fantasy, donne sa chance à « Nerverwhere », de Neil Gaiman : il y a, je pense, fort peu de chances que tu sois déçue ! ;-)

  6. je n’ai pas lu ce livre de Sylvain Tesson, mais beaucoup d’autres de lui, et ceux qu’il a écrit avec Alexandre Poussin, On a roulé sur la Terre, La Marche dans le ciel, un vie à coucher dehors, ….autant de récits de voyages et de réflexion que j’affectionnent particulièrement.
    flo

  7. Le Tesson me tente beaucoup, une sorte de « Walden » de Thoreau en version plus contemporaine.
    Dernièrement, j’ai lu un livre sublime qui se rapproche un peu de l’expérience de ces auteurs.
    Il s’agit du livre « Le garçon sauvage’, de Paolo Cognetti. Le narrateur, un jeune écrivain milanais, part s’isoler dans les montagnes du Val d’Aoste et raconte ses 6 mois en solitaire, ses promenades, ses rencontres avec la nature et les animaux, mais aussi avec le vacher bourru du coin, ses lectures, de la poésie, ses pensées. C’est absolument magnifique, pendant 120 pages, on est dans la montagne avec lui, une très belle évasion.
    Toujours dans cette nature sauvage, j’ai dévoré un roman très puissant, l’océan cette fois. Il s’agit du « Grand marin », de Catherine Poulain. Lili, partie pêcher, au bout du monde, en Alaska. C’est un livre ébouriffant, très fort, très beau. Je viens de faire un petit article sur mon blog, si quelqu’un souhaite en savoir un peu plus. :)

    Belle journée,
    Célestine

  8. C’est drôle comme je ne m’attendais pas à ce que les avis divergent autant sur le livre de Sylvain Tesson… L’idée que ce qu’il écrit ne vienne pas des tripes me semble improbable. Même si c’est vrai que le personnage médiatique peut être agaçant, dans ce qu’il a d’assez sûr de lui voire un peu présomptueux, j’ai toujours trouvé que Tesson était d’une grande sincérité malgré tout, dans ce qu’il partage de sa vision du monde. L’introspection Dans les forêts de Sibérie est pour moi absorbante et d’une grande profondeur… Certains passages m’ont bouleversée – en particulier la dernière page, que je ne peux pas relire sans fondre en larmes tant elle m’est puissante.
    Et même si pour une fois Tesson n’y parle effectivement pas de mouvement mais d’ancrage, tant géographique que culturel, personnel voire temporel, j’ai le souvenir de descriptions somptueuses du lac gelé, de la crête des montagnes et des forêts sibériennes. La prouesse est qu’il nous fait ressentir la beauté des variations infimes de ce même paysage, et combien la contemplation n’est jamais lasse – c’est la meilleure école… Moi aussi ce livre m’a donné envie de vivre une expérience similaire.

      • Et je suis d’accord aussi sur ce que tu dis : le fait que c’est une expérience philosophique, c’est très réflexif… Ses questionnements peuvent peut-être sembler un peu trop intellectuels/ »intellos », et c’est vrai qu’il est plus dans l’idée de prendre recul que de se laisser absorber complètement dans son expérience concrète. Mais le retour qu’il tente de faire sur celle-ci, appuyé par ses lectures, rend son livre plus riche à mon sens… Justement j’apprécie le fait qu’on ne soit pas que dans la sensation, mais aussi dans l’intellectualisation. C’est ce qui rend le livre très littéraire finalement, et plus nourrissant, sans l’empêcher d’être poétique. Du coup c’est un livre qui continue de m’habiter même longtemps après l’avoir refermé…

  9. Sans avoir ressenti autant d’émotion que toi (cf commentaire plus haut) je te rejoins sur Tesson et ses réflexions – à défaut d’avoir un crayon, j’ai corné un nombre fou de pages tant j’étais subjuguée et/ou d’accord avec ses idées et réflexions. Tout ne m’a pas plu dans le livre, mais ça reste une bonne lecture, rien que pour cette « inspiration philosophique » :)

  10. Je parviens à la fin du livre de Sylvain Tesson et c’est aussi un véritable coup de cœur ! J’étais partie sans a priori et en pensant bien, qu’étant donné le choix de la destination, le voyage serait surtout intérieur. Et je n’ai pas été déçue : c’est effectivement très philosophique et intellectuel. Néanmoins, j’ai ri à certains passage, pleuré à d’autres. Je l’ai envié pour cette merveilleuse expérience. Sa réflexion est nourrie de ses lectures (et cela donne d’ailleurs d’autres idées à ajouter dans la PAL !) Oui, l’alcool est très présent mais, comme tu le dis, j’y ai plus vu un lien avec la culture dans laquelle il s’immerge (un peu comme le poisson et les blinis ;) ) et le côté hors du temps de l’expérience… Je retiens surtout qu’il en faut peu pour être heureux (comme dirait l’autre !) et je crois bien qu’il va me falloir un peu de temps pour « digérer ma lecture » et passer à une autre…

    Sinon, Pas assez pour faire une femme me tente beaucoup beaucoup beaucoup !!! Babel est une très belle collection (pour les textes comme pour les couvertures ;) )

    Merci pour cette belle revue ! <3

  11. J’ai noté « Pas assez pour faire une femme » dans ma liste de livres à lire, le sujet m’intéresse et j’ai été déçu de ma dernière lecture Bonjour Tristesse qui pourtant me promettait un beau roman sur la condition de la femme, la libération des mœurs. J’espère être autant enthousiaste que toi à sa lecture.

    http://jqqudb.canalblog.com/

  12. Je suis bien tenté par « dans les forêts de Sibérie » dont j’ai entendu beaucoup de bien… Par contre, je suis assez d’accord avec toi quant au livre de Karen Marie Moning… Je n’ai pas lu le même tome j’ai lu « la malédiction de l’elfe noir » une sorte de suite aux chronique de ML et j’ai été assez déçue!!
    Pour le petit conseil lecture, je te conseille « l’île sous la mer » d’Isabel Allende une histoire sur la vie d’une esclave de Saint Domingue en quête de liberté… C’est un gros coup de coeur que je conseille vivement!!

  13. I just finished Queen of the Night by Alexander Chee. I highly recommend it, best I’ve read in a while. My other « hot » recommendation is A Tale for the Time Being by Ruth Ozeki. Their both great!

  14. bonjour,

    SI tu as bien aimé l’aventure de Tesson, je te conseille les livres du finlandais Arto Paasilinna (peut être que tu connais déjà…)
    Satire mordante de la société et humour grinçant et loufoque sont au rendez-vous, sans oublié les paysages.
    Mais surtout, on s’attache beaucoup aux personnages.

    Les meilleurs sont pour ma part : » Le lièvre de Vatanen » et « Le potager des malfaiteurs ayant échappés à la pendaison. »

    Tu m’en diras des nouvelles !
    Bien à toi

  15. Merci pour cet avis ! Je te rejoins complètement sur « Dans les forêts de Sibérie », un vrai coup de coeur pour moi quand je l’ai lu il y a deux ans et comme toi, ça m’a beaucoup parlé.
    J’ai vu que ce texte allait être adapté en film : j’avoue avoir du mal à l’imaginer et à le comprendre, pour moi c’est vraiment la description d’une expérience qui relève de l’écriture et non de l’image mais en même temps ça m’intrigue, je pense que je me laisserai tenter par curiosité…
    Belle journée Victoria :)

  16. Je viens de terminer « Dans les forêts de Sibérie » et malheureusement j’en ai été plutôt déçue. Le principe de s’isoler loin de tout et de ne s’entourer que du minimum me plaisait beaucoup; mais tout était trop rapidement évoqué, aussi bien les gestes du quotidien que les réflexions philosophiques, pour que je puisse rentrer dans l’ambiance. Je n’ai ressenti que peu d’émotion, à part vers la fin quand il reçoit un message sur son téléphone (je n’en dis pas plus pour ceux/celles qui n’ont pas encore lu).

    Pendant ma lecture, j’ai eu l’occasion de voir « Out of Africa », qui m’a donné très envie de lire le livre original. Mais d’abord, il faut que je m’attaque au « Dévouement du suspect X ». « Une année à la ferme » m’intéresse aussi…bref, ma PAL n’est pas près de se réduire!

    Merci d’avoir crée ce club et de nous proposer des livres qui sortent des sentiers battus; j’attends toujours avec impatience la sélection du mois et je trépigne comme une gamine la veille du résultat du vote :)

    Bon weekend,

    Aelle

  17. Bonjour,
    Je découvre pour la première fois ton blog et je crois bien (je suis même sûre!) que je vais revenir souvent. J’accroche particulèrement quand il y a une rubrique « lecture » (c’est rare sur les jolis blogs), un design soigné, de belles photos, et des petits billets sur le bien-être en général. Je sens que je vais être (bien) servie :)
    J’ai adoré aussi le livre de Tesson, il fait partie du petit nombre de livres qui m’ont bouleversée, dans le sens où ça m’a amenée à m’interroger sur le sens de la vie, de ma vie!
    La vie dans une cabane, et en auto-suffisance m’a toujours fascinée, mon fantasme absolu! Il me manque « juste » une grosse dose de courage… Bonne soirée

  18. Je ne connais pas tous les livres dont tu parles (le livre d’urban fantasy ne me tente pas beaucoup), la nouvelle est assez intrigante !
    J’ai lu Dans les forêts de Sibérie il y a quelques années, j’avais beaucoup aimé. Tesson sème des réflexions très intéressantes, et j’ai aussi aimé l’ambiance du livre, la Sibérie n’est pas tellement décrite mais elle imprègne tout le livre je trouve, elle est présente dans chaque réflexion, chaque geste… Ca m’a beaucoup plu. Certes c’est un peu intello, mais non dénué de sincérité !

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