Galgos & Podencos – Tout savoir sur les lévriers d’Espagne

Vous suivez leurs aventures tous les jours sur Instagram: Lenka la podenca (9 ans) et Luna la galga (5 ans) nous ont rejoints en 2022 pour une nouvelle vie, après une première existence de chien de chasse en Espagne – Grande Canarie pour Lenka, Andalousie pour Luna.

Moi qui ne connaissais pas, ou très mal, ces races avant mes recherches de toutous à adopter, leur arrivée dans ma vie a créé un véritable déclic: la force de mon amour pour elles n’a eu d’égale que mon sentiment de révolte face au destin cruel qui touche des centaines de milliers de chiens moins chanceux dans la péninsule ibérique chaque année.

Animée d’un besoin urgent de faire quelque chose, de sensibiliser la population aux galgos et podencos à mon échelle, j’ai commencé à partager régulièrement le quotidien de mes deux chiennes, mais aussi des informations sur leurs caractéristiques, et, régulièrement, des annonces de chiens à adopter.

Au fil des échanges, j’ai réalisé deux choses: ma communauté était très curieuse sur le sujet et avide d’en savoir plus sur ces chiens que l’on voit peu; mais partout, prévalaient encore beaucoup d’idées fausses, de confusions, et un manque de connaissances général qui à mon sens nuisent à leur cause.

Aujourd’hui, je vous propose donc un guide contenant toutes les informations importantes à connaître sur les galgos et podencos, à l’intention des personnes qui envisageraient peut-être une adoption… mais aussi des simples curieux.ses. J’espère que vous y trouverez un maximum de réponses à vos questions !

LE SORT DE CES CHIENS EN ESPAGNE

En Espagne, les galgos et les podencos ne sont globalement pas perçus comme des chiens de compagnie, mais comme des chiens de chasse: l’immense majorité d’entre eux sont utilisés uniquement pour cette activité (chasse au lièvre en particulier, mais aussi gros gibier pour certains podencos), et ne connaissent pas la vie de maison. Ils vivent en général dans des cages en extérieur, en meute, ou attachés à une courte longe, dans des conditions météorologiques parfois difficiles.

Parce que leur période de haute performance ne dure que quelques années (3-4 ans au grand maximum), ils font l’objet d’un élevage constant pour renouveler le stock des galgueros (chasseurs à galgo). Ceux qui ne sont plus utiles (trop vieux, pas assez performants, pas bons pour la reproduction…) sont alors tués plus ou moins humainement (les pendaisons et autres tortures de vengeance sont monnaie courante encore aujourd’hui), ou abandonnés à leur sort dans la nature, souvent avec la puce arrachée à même la chair pour éviter toute identification. Parmi chaque portée, les chiots qui ne sont pas assez doués pour la chasse sont également éliminés. Les associations spécialisées estiment ainsi que plus de 50 000 galgos et podencos sont sacrifiés à la fin de la saison de la chasse, en février, chaque année.

En plus de ce système cruel, qui les destine à une courte vie même lorsqu’ils sont encore en pleine santé, les associations dénoncent sans cesse les maltraitances qu’ils subissent (coups, manque de soins…), mais aussi les grands risques de leur vie d’errance s’ils sont abandonnés (accidents, manque de nourriture, froid, parasites, maladies, reproduction anarchique…).

S’ils ne trouvent pas la mort, beaucoup de chiens errants sont récupérés par les fourrières publiques où ils vivent dans des conditions souvent déplorables, sans soins vétérinaires. Dans la plupart des provinces concernées par une grande présence de ces chiens, comme l’Andalousie ou la Communauté de Valence, ils peuvent être euthanasiés après 10 jours si personne ne vient les réclamer.

Plus chanceux, quelques 2000 galgos et podencos sont récupérés chaque année par les associations spécialisées, qui se chargent d’en prendre soin et de les proposer à l’adoption. La grande majorité de ces adoptions ont lieu hors d’Espagne.

Quelques ressources pour en savoir plus:

Galgos – de la pierre au diamant
Pas de printemps pour les galgos
Yo galgo (sous-titres FR disponibles)
CHUU Podcast avec Natacha Birds

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CARACTÉRISTIQUES DES GALGOS & PODENCOS

MORPHOLOGIE

☞ GALGOS

Le galgo ou lévrier espagnol, dont l’origine remonte au canis gallicus (lévrier qui accompagnait les Celtes installés à l’Ouest de l’Espagne), est un lévrier plutôt grand, avec une hauteur de 60-70cm au garrot et un poids de 20-30kg, les femelles étant en général plus petites.

Très élancé, sec et haut sur pattes, il possède une cage thoracique puissante, un cou altier et épais avec une tête fine au long museau, des oreilles triangulaires souples, et une très longue queue. Il a le plus souvent un poil ras serré et fin en couche unique (pas de sous-poil), mais il existe aussi une variante « barbudo » avec un poil dur mi-long. Toutes les couleurs existent (noir, bringé, fauve, blanc, tacheté…). Sa puissance musculaire et respiratoire en font l’un des chiens les plus rapides au monde sur courte distance.

☞ PODENCOS

Le podenco est l’une des plus anciennes races au monde. Si son physique vous évoque Anubis, ce n’est pas pour rien: il est un descendant direct des lévriers de l’Egypte Antique, utilisés pour la chasse et représentés sur les tombes des pharaons.

Il existe toutefois différents types de podencos à l’heure actuelle, développés au fil des générations par les chasseurs de différentes régions d’Espagne et du Portugal.

Le plus connu est le podenco ibicenco ou podenco d’Ibiza (60-70cm au garrot, 20-25kg), originaire des îles Baléares. C’est le seul type de podenco reconnu par la Fédération Cynologique Internationale, le plus grand en taille et le plus proche du type lévrier en termes de morphologie; en effet, l’aspect insulaire de sa région d’origine lui a permis de rester peu « transformé » au fil des siècles. En général il présente un coloris blanc à taches fauve (ou plus rarement, entièrement fauve) avec un museau allongé et de grandes oreilles pointues dressées.

Le podenco canario ou chien des Canaries (50-60cm au garrot, 15-25kg) est un autre type qui lui ressemble beaucoup, avec une silhouette néanmoins un peu moins imposante, et un coloris majoritairement fauve avec quelques taches blanches, souvent sur la tête, les pattes et/ou le poitrail.

Plusieurs podencos de petit gabarit existent également, comme le podenco andalou (5-12kg, 30-45cm au garrot), souvent doté d’un museau moins allongé et d’oreilles proportionnellement un peu plus petites, le podenco orito, très similaire mais doté d’un pelage chocolat et feu semblable au pinscher, et le podenco maneto (8-12kg, environ 35cm au garrot) qui est l’équivalent espagnol du teckel, avec des pattes très courtes.

Enfin, on trouve également des versions à poil long ou poil dur, comme le podenco campanero, le podenco xarnego, ou encore le podengo portugais.

CARACTÈRE ET BESOINS

☞ PERSONNALITÉ GÉNÉRALE

Il est bien sûr délicat de décrire avec certitude le caractère d’une race, celui-ci variant beaucoup selon la sensibilité de chaque individu, son vécu, sans oublier l’influence de l’âge. Les descriptions qui suivent seront donc à prendre plutôt comme une tendance générale.

  • Le podenco étant un chien de race primitive (surtout le podenco d’Ibiza, très ancien, peu modifié par l’Homme), on dit qu’il reste proche de ses instincts naturels: beaucoup d’entre eux présentent en effet une certaine indépendance de caractère, et un intérêt marqué pour leurs comportements innés (notamment la prédation et le pistage olfactif). Il est néanmoins de nature sensible, très affectueux, et enclin à tisser un lien fusionnel avec son humain.e lorsqu’une relation de confiance s’est établie. Joyeux, intelligent, c’est un chien très drôle malgré lui, car très expressif et enthousiaste. Il n’a pas du tout tendance à l’agressivité: il cultive en général une bonne entente avec ses congénères. Énergique en balade, il s’avère en revanche très calme en intérieur, appréciant confort et tranquilité s’il est bien dépensé.
  • Le galgo offre en général un caractère doux et délicat, sensible, souvent un peu réservé avec les inconnus. Très calme à l’âge adulte, il reste toute sa vie un gros dormeur avec 15 à 18 heures de sommeil par jour en moyenne – ponctuées d’accès de joie et d’excitation 2-3 fois par jour, où il aime courir et jouer. Docile et doté d’une excellente capacité d’adaptation, il marche souvent très bien en laisse, sans tirer. Très proche de son humain.e, il apprécie rester en sa présence, et adore les caresses. C’est un chien qui est en général à l’aise avec ses congénères et apprécie leur contact, surtout les autres lévriers.

☞ BESOINS PHYSIQUES ET MENTAUX

Malgré leurs capacités de sprinteurs, ni les galgos ni les podencos n’ont besoin de courir tout le temps: rappelons que ce sont des chiens bâtis pour les distances courtes et non pour l’endurance.

Leurs besoins en dépense physique restent moyens, avec des variations selon le sujet et l’âge: une belle balade stimulante d’une heure par jour (en plus d’un accès au jardin ou d’autres promenades plus courtes pour les besoins) peut suffire aux sujets adultes. Il est toujours bénéfique néanmoins de leur offrir des opportunités régulières de courir librement sur un terrain sécurisé, puisque la plupart d’entre eux adorent ça, ou de leur proposer des explorations plus longues le week-end par exemple.

En termes de stimulation, comme tous les chiens, des jeux et exercices réguliers, voire des activités d’enrichissement (puzzles, mastication, fouille, etc…) sont importants pour un bon équilibre émotionnel. En ce qui concerne les podencos en particulier, dotés d’instincts naturels forts, soulignons l’importance de stimulations qui répondent à leurs besoins de détection olfactive, afin de leur permettre d’évacuer ces envies sainement.

☞ INSTINCT DE CHASSE

Les galgos et les podencos sont des races élevées pour la chasse depuis des centaines d’années; en outre, la grande majorité de ceux qui atterrissent dans les refuges espagnols sont des rebuts de chasseurs. Beaucoup ont donc un instinct de prédation développé qui peut prendre le dessus sur tout ordre donné par leur humain.e, même dans le cadre d’une relation de qualité. Les animaux qui peuvent déclencher un pistage sont nombreux: souvent les lapins ou autres rongeurs, mais parfois aussi les canards, voire les chevreuils… et parfois les chats ! L’excellent odorat du podenco et la vue exceptionnelle (jusqu’à 800m de distance) du galgo n’aident pas à les préserver des distractions.

Il est essentiel de prendre cet aspect en considération et de mesurer sa compatibilité avec notre style de vie. Il entraîne par exemple des risques de fugue plus importants qu’avec d’autres chiens, autant en balade que depuis le jardin (d’où l’importance d’un terrain clôturé).

À l’arrivée du chien dans sa nouvelle famille, le risque de prédation couplé avec la peur et l’environnement inconnu demandent d’instaurer des mesures strictes durant quelques semaines ou mois, le temps de l’adaptation, afin d’éviter les accidents – comme l’utilisation d’un harnais à trois points (le seul type dont ils ne peuvent pas sortir en tirant vers l’arrière) et d’une double laisse. On évite complètement pendant cette période de détacher le chien, sauf dans un environnement fermé, cloisonné jusqu’à deux mètres de hauteur.

Une fois établie une relation de confiance, il est recommandé de:

  • ne détacher le chien que dans des endroits sécurisés (de préférence clôturés, ou loin du trafic, sans faune sauvage etc…) pour travailler le rappel sans risque car certains individus ne l’acquièrent jamais entièrement.
  • utiliser un système de balise GPS traçable (via une application mobile, comme Tractive) accrochée au collier ou au harnais du chien lorsqu’on le détache, afin de pouvoir le retrouver plus facilement en cas de surprise.

Notez néanmoins qu’une diversité de cas existe, et que certains chiens n’ont pas développé cet instinct naturellement, ou très peu – c’est parfois la raison de leur abandon, en particulier s’ils sont encore très jeunes: ils n’ont pas été jugés bons pour la chasse.

Ils ne sont pas non plus tous incompatibles avec les chats, surtout en intérieur, où une entente est parfois possible: vous pouvez demander un « test chats » à l’association, ou choisir un chien qui vit déjà en famille d’accueil avec des félins – tout en conservant à l’esprit qu’une présentation en douceur sera nécessaire.

SANTÉ
Section rédigée sous avis vétérinaire

Les deux races étant très anciennes, podencos et galgos sont des chiens globalement robustes et résistants, dotés d’une bonne santé générale, sans aucune prédisposition génétique connue à une maladie en particulier. Leur espérance de vie tourne en général autour de 12-15 ans.

Parmi leurs petites particularités naturelles, citons simplement leur sensibilité au froid et à l’humidité, due à leur morphologie et à leur faible quantité de graisse corporelle (il faut prévoir des bodies ou manteaux en hiver, surtout pour les individus au poil très ras et fin) ou encore leur tendance aux entorses de doigts pendant la course. Comme tous les museaux longs, ils sont également plus sujets que la moyenne à la plaque dentaire (d’où l’importance d’une bonne hygiène).

Il est intéressant de noter que les lévriers et grands podencos très athlétiques ont un métabolisme unique, différent de toutes les autres races de chiens: un coeur plus lent, des taux de T4 plus bas, des taux de globules rouges plus élevés, et une température corporelle plus haute – à prendre en compte lors d’éventuelles analyses. En cas d’anesthésie, les chiens de type lévriers requièrent enfin une attention particulière aux risques d’hypothermie per-opératoire; en raison de leur faible taux de graisse, ils se réveillent aussi plus vite. N’hésitez pas à en parler à votre vétérinaire !

☞ LES MALADIES MÉDITERRANÉENNES

Le risque majeur à connaître en termes de santé pour les galgos et podencos tient à leur région d’origine plutôt qu’à leur race: ce sont les maladies dites « maladies méditerranéennes », car présentes uniquement dans les régions du bassin méditerranéen, où le climat est favorable aux insectes (moustiques et tiques) qui transmettent les parasites incriminés. Leur prévalence chez les chiens errants et les chiens utilisés pour la chasse est particulièrement importante puisqu’ils ne sont en général pas correctement déparasités, et vivent en permanence à l’extérieur.

Les trois maladies méditerranéennes les plus courantes sont la leishmaniose, l’ehrlichiose et la dirofilariose. Toutes trois se détectent par des analyses sanguines ou tests PCR, qui sont normalement effectués par les associations ou refuges proposant les chiens à l’adoption.

L’ehrlichiose (parasite des globules blancs) et la filariose (petits vers qui atteignent la circulation sanguine et le coeur) peuvent devenir très graves; si le stade n’est pas trop avancé néanmoins, on peut les soigner avec un traitement adéquat, parfois un peu long mais en général sans séquelles.

En cas de leishmaniose en revanche, un traitement à vie peu coûteux (environ 10€ par mois) doit être administré pour contrôler la maladie, voire la rendre indétectable – ce qui permet à la plupart des chiens atteints d’avoir une qualité de vie tout à fait normale. Ce traitement, qui présente une toxicité pour les reins, doit toutefois être accompagné d’analyses sanguines régulières afin de suivre l’évolution de la pathologie et adapter le dosage si besoin. Il est également indispensable de protéger le chien des phlébotomes (moustiques transmetteurs de la maladie) tout au long de sa vie afin de ne pas contaminer d’autres chiens par leur intermédiaire.

À noter finalement: le temps d’incubation de la leishmaniose est très variable et souvent assez long. Il faut attendre jusqu’à 12 mois après la dernière exposition possible aux parasites pour la détecter dans le sang de l’animal. Pour ne rien gâcher, elle peut être asymptomatique durant des années ! Il est donc fortement conseillé de demander à votre vétérinaire une analyse sanguine de détection environ un an après l’arrivée de votre chien chez vous, puis de temps en temps.

ÉDUCATION

Les galgos et podencos sont souvent assez propres à l’âge adulte, par nature. Ils apprennent très vite à faire leurs besoins dehors, même sans avoir jamais vécu en maison avant l’adoption – bien que le stress lié à leur nouvel environnement puisse générer des accidents les premiers jours.

En ce qui concerne l’obéissance, le podenco a parfois tendance à n’écouter que d’une oreille en raison de son caractère indépendant,  mais avec une relation solide basée sur la confiance et le respect, et de bonnes motivations (prévoir de délicieuses friandises !), il est tout à fait possible de lui apprendre le nécessaire. Le galgo, lui, est naturellement plutôt docile et à l’écoute.

Il est important de noter que ces chiens présentent une très forte sensibilité aux manifestations de colère et d’autorité dominante: ils ne supportent pas les haussements de voix, les menaces etc… qui peuvent créer l’effet inverse et, plus grave encore, briser la confiance établie.

On ne soulignera jamais assez l’importance d’une éducation patiente et positive, basée sur un guidage bienveillant des comportements (montrer ce qu’on veut plutôt que punir ce qu’on ne veut pas, récompenser généreusement, essayer de comprendre la source du comportement et de répondre au besoin exprimé…) plutôt que sur les punitions ou les remontrances.

Dans le cas d’un chien au passé difficile, brimé par les maltraitances physiques ou morales, ce point est bien sûr d’autant plus essentiel.

MAISON OU APPARTEMENT ?

Les galgos et les podencos sont deux races qui, correctement dépensées, s’avèrent en général très calmes à la maison. Ils apprécient beaucoup les moments en intérieur avec la famille, surtout s’ils ont accès au confort du canapé ou d’un panier bien douillet, et peuvent dormir pendant des heures.

La question du type de logement revient donc à interroger notre capacité à satisfaire les besoins de dépense physique et mentale d’un chien en particulier. L’absence de jardin engendre un engagement essentiel à lui offrir de belles balades stimulantes chaque jour dans un cadre qui lui convienne, ainsi que des possibilités de dépense physique et mentale régulières (activités, sport, jeux d’occupation…), surtout pour les individus jeunes ou de nature très active. Avec un jardin, les balades restent importantes également bien sûr, mais les besoins de dépense sont en partie couverts par le jeu et l’exploration dans ce cadre.

S’ajoute aussi la question de la peur et des traumatismes: pour les chiens craintifs, il est parfois indispensable d’avoir un jardin où se dépenser et faire leurs besoins, car les promenades et les rencontres peuvent être difficiles, surtout les premiers mois. La vie en centre ville leur est aussi déconseillée, bien sûr, alors qu’elle ne pose pas nécessairement problème pour un chien très sociable et non peureux.

La compatibilité du logement dépend ainsi beaucoup des cas individuels. Dans l’absolu, il n’existe aucune contre-indication à l’appartement – sauf dans le cas où les besoins particuliers du chien requièrent absolument un accès à un extérieur privé.

Si vous souhaitez adopter en appartement ou en ville, le plus simple est de faire confiance aux associations, qui connaissent leurs protégés et sauront conseiller un individu adapté à cet environnement. Notez néanmoins que certaines structures limitent drastiquement les dossiers en exigeant un jardin pour tous leurs chiens; ce n’est heureusement pas le cas de toutes !

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LES ASSOCIATIONS FRANCOPHONES SPÉCIALISÉES

Si certaines associations sont actives sur Instagram, la plupart d’entre elles partagent surtout leurs chiens à l’adoption via Facebook. C’est le réseau social à privilégier pour suivre leurs actualités ! Certaines ne communiquent en revanche que via leur site, alors n’hésitez pas à les visiter.

Lévriers sans Frontières
SOS Podenco Rescue
Lévriers du Sud
La Voix des Lévriers
Le Cercle des Podencos
Galgos France
Galgos Sans Famille
Galgos Angel
L’Ambassade des Lévriers Andalous
Les Patounes Célestes
Une Histoire de Galgos
Les Toutous de Baeza
Arche de Phoenix
Le Clan des Lévriers
Scooby France
Lévriers 74
ACE Charity
Galgos Rescue

N’hésitez pas à compléter cette liste en commentaires si vous en connaissez d’autres !

COMMENT LES AIDER

☞ ADOPTION

Adopter un chien, c’est en sauver deux: son départ libère une place au refuge ou dans sa famille d’accueil, ce qui permet de prendre en charge un nouvel animal abandonné ou errant.

On trouve tous les âges de galgos et podencos dans les refuges espagnols (des jeunes chiots nés au refuge, jusqu’aux individus âgés qui ont juste besoin d’un peu d’amour pour finir leurs vieux jours en douceur), de pure race ou croisés. Il y a évidemment aussi toutes sortes d’autres races, notamment beaucoup de chiens de chasse ou de garde, qui méritent tout autant d’attention !

Les frais d’adoption tournent en général autour de 300€. Cette somme aide à faire fonctionner les associations et les refuges, mais ne couvre en général pas les frais réels des soins du chien (coût de la pension, alimentation, tests, vaccinations, stérilisation…).

Comme avec tout animal, l’adoption est un véritable engagement sur plusieurs années (jusqu’à 15 ans dans le cas d’un chiot), avec toute l’organisation et les frais annuels que cela engendre (alimentation, visites vétérinaires, vermifuges et anti-parasitaires, accessoires, vacances…). Notez néanmoins que les galgos et podencos ne sont pas plus chers à entretenir que d’autres races de taille équivalente, surtout qu’ils n’ont pas besoin de toilettage: comptez 1000€ par an environ, hors accidents et urgences.

L’adoption demande enfin une certaine présence à la maison (un lévrier seul toute la journée n’est pas heureux), une volonté solide de dédier du temps et de l’attention à l’animal, et de modeler son style de vie à ses besoins. Le chien est un membre de la famille à part entière, dont on ne se débarrasse pas au moindre changement: tout abandon est une véritable blessure psychologique pour lui.

☞ FAMILLE D’ACCUEIL

Si un engagement sur de longues années n’est pas envisageable, ou si les frais liés à l’entretien d’un chien posent problème, une alternative existe: devenir famille d’accueil. Les familles d’accueil sont une aide précieuse pour le fonctionnement des associations: elles permettent de favoriser l’adoption d’un chien en l’accueillant chez elles, dans un environnement familial, pour qu’il s’habitue à ce nouveau type de vie et puisse évoluer positivement en attendant sa famille définitive – tout en libérant une place au refuge. En général, tous les frais (nourriture, vétérinaire…) ou la majorité sont pris en charge par l’association.

Cette expérience bénévole demande néanmoins autant de temps et de présence qu’une véritable adoption, ainsi que quelques connaissances sur le comportement canin. Il s’agit donc d’un engagement non négligeable, bien que limité à une durée plus courte. Elle demande bien sûr un esprit très altruiste, puisque l’on s’occupe d’un chien qui ne sera pas le nôtre – mais peut s’avérer particulièrement gratifiante.

☞ AUTRES SOUTIENS POSSIBLES

  • Dons d’1€ par mois via Teaming. Ce système de micro-don très malin permet de soutenir tout au long de l’année les associations qui vous tiennent à coeur à partir d’un euro par mois. Vous l’aurez compris, sa force réside dans le nombre de donateurs – plus il y en a, plus les chiffres montent et peuvent faire une vraie différence pour les refuges, sans grande conséquence financière cependant pour les donateurs. Cherchez « galgos » et/ou « podencos » dans la barre de recherche Teaming, ou vérifiez auprès des organismes que vous suivez s’ils ont une page sur la plateforme.
  • Dons ponctuels ou réguliers. Sous forme de parrainage d’un chien qui va demander un investissement plus important, à l’occasion d’appels aux dons SOS, ou juste pour un soutien global, les dons sont toujours bienvenus car ni les refuges, ni les associations ne reçoivent de subventions de la part de l’État. Vous trouverez toutes les informations sur comment leur envoyer de l’argent sur leurs sites internet. Vous obtiendrez normalement un reçu qui vous donnera droit à une réduction d’impôts.
  • Achats solidaires. Certaines associations proposent une boutique en ligne d’accessoires et objets liés à l’univers du chien: les bénéfices réalisés sur chaque achat leur reviennent alors, pour financer leurs activités. Si vous avez l’habitude de passer commande sur Zooplus pour vos petits compagnons, pensez aussi à vérifier si l’association de votre choix dispose d’un lien affilié, qui leur permettra de percevoir un petit pourcentage de votre dépense.
  • Adhésion. En échange d’une somme donnée, vous pouvez devenir membre de l’une ou plusieurs des associations de votre choix. En plus du soutien financier que cela représente, le nombre de membres leur donne aussi davantage de poids politique.
  • Collectes. Les associations ont toujours besoin d’aide en nature pour alléger leurs frais et améliorer les conditions de vie des chiens. Il est souvent possible de leur faire des dons directs de croquettes, conserves, jouets, couvertures, paniers… ou de participer aux collectes organisées ponctuellement à leur profit. N’hésitez pas à suivre leurs actualités, et à les contacter en cas de demande !
  • Volontariat. Nombre de refuges en Espagne acceptent les séjours de bénévoles dans leurs installations, afin de participer au soin quotidien des chiens (nettoyage des cages, promenades, jeux, transport…). Dans nos contrées, les associations francophones peuvent également avoir besoin d’aide, par exemple pour les relations avec les refuges espagnols, pour la diffusion des annonces, pour les pré-visites à domicile, les animations en région, le transport de leurs protégés en voiture…
  • Partages. C’est l’option la plus simple et la moins engageante, pourtant, elle est absolument essentielle ! Partager les annonces de chiens à l’adoption dans vos groupes Facebook locaux, sur vos propres réseaux sociaux, ou tout simplement parler des chiens d’Espagne à vos proches susceptibles d’adopter un animal permet d’augmenter leur chance de trouver une famille.

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Connaissiez-vous les galgos et podencos ?
Qu’avez-vous pensé de ce guide ?

Si vous avez des demandes particulières pour mon prochain article canin, n’hésitez pas à me les partager en commentaires !

Crédit dernière photo: Greyhounds in Nood
Merci au Dr. V. A. pour son aide précieuse sur la rédaction de cet article.

45 commentaires

  1. Merci beaucoup pour cet article très complet et super intéressant ! Merci aussi de sensibiliser aux traitements ignobles que subissent ces toutous en Espagne. Inimaginable !
    Mon prochain toutou sera un galgo !

      • Laplante bobin

        Bonjour Victoria
        J ai moi même une femelle lévrier depuis 7 ans adoptée en association .
        A la retraite j aimerais aller en Espagne et aider durant un mois et ce de façon régulière un refuge en Andalousie ou une autre région.
        Comment dois je faire ??? Pouvez vous me donner des contacts en espagne. Je parle un peu espagnol
        .en attendant votre réponse je vous souhaite une bonne journée
        Cordialement
        Marie Pierre

  2. Bravo Victoria pour cet article passionnant et très enrichissant !
    On lit à quel point il est rédigé avec le cœur et c’est extrêmement agréable à lire.
    Bravo pour eux ✨????????

  3. Un grand merci pour les infos ! La suite de l’article pourrait être un guide pet-friendly pour venir visiter Amsterdam ou les Pays-Bas ? Je pose ça là ;)…

  4. Bonjour Victoria,

    ça valait bien la peine d’attendre presque 2 mois pour un nouvel article, vu la qualité de celui-ci.
    Je ne te cache pas qu’à la base, je n’aimais (physiquement) pas ce type de chiens.
    Mais tes adoptions et tes partages sur Instagram de votre vie commune me fait les apprécier un peu plus chaque jour. J’en ai même parlé à mon conjoint, qui n’est pas contre l’idée d’y songer quand nous chercherons à adopter un autre chien.

    Merci pour les détails ainsi que l’investissement et l’affection, voire l’amour, profonds qu’on ressent à la lecture.

    Bon WE!

    • Merci Anne-France, ton commentaire m’a beaucoup touchée ! Et je comprends complètement ton a priori, puisque moi non plus je n’aimais pas du tout le physique des lévriers. Parfois il faut apprendre à connaître pour apprécier, c’est valable pour tout :)

      Promis, le rythme des publications reprend un peu dans les prochains jours / semaines !

  5. Cazejust Suzanne Répondre

    Bravo pour votre article, le plus complet et le plus clair de tous ceux que j’ai pu lire jusque là. Mon âge ne me permet pas d’adopter mais je répends la bonne parole dés que je le peux. Merci.

    • MUNOZ Cyrielle et Eric Répondre

      Bonjour et merci pour ces informations très complètes. Notre galga adorée nous a quitté à l’âge de 16 ans. Nous venons d’adopter une galga de 2 ans via l’association lévrier 74 (haute Savoie). Encore merci!

      • Merci beaucoup pour le partage de l’association Lévriers 74, je l’ajoute à la liste ! Et douces pensées pour votre galga disparue ♡

  6. Archen Michele Répondre

    Très bon article j’a bien retrouve les caractéristiques de mon podenco adopté depuis 2 ans c’est un merveilleux chien qui ne pose aucun problème hormis une faim insassiable. C’est vrai que pas assez sorti il peut s’énerver mais rien de grave. Je recommande l’adoption de cette race pleine de qualités et adorable.

    • Merci Michèle ! Je suis tout à fait d’accord ! Il est vrai que ma podenca est une sacrée gourmande aussi, je dois faire attention à sa ligne ! :)

  7. Laplante bobin Répondre

    Bonjour Victoria
    J ai moi même une femelle lévrier depuis 7 ans adoptée en association .
    A la retraite j aimerais aller en Espagne et aider durant un mois et ce de façon régulière un refuge en Andalousie ou une autre région.
    Comment dois je faire ??? Pouvez vous me donner des contacts en espagne. Je parle un peu espagnol
    .en attendant votre réponse je vous souhaite une bonne journée
    Cordialement
    Marie Pierre

  8. Coucou Victoria,
    Nous avons adopté Alma à travers l’association ARESP que je ne peux que recommander ! ????

    • Coucou Nina !!

      Est-il normal que je ne trouve que des pages ARESP dédiées aux chats ? Sais-tu quel lien je pourrais proposer ? Merci mille fois d’avance :)

  9. Richert Agnès Répondre

    Bonjour,
    Vous pourriez ajouter à la liste l’association Les Amis Des Lévriers, basée à Épinal, présidée par M. Patrick Labbe.
    Merci d’avance !

  10. This is an excellent piece of writing. This is without a doubt one of the most impressive entries I’ve ever seen. Your work is remarkable, and it inspires me to do better. I admire you.

  11. Superbe article qui confirme mon amour de jour en jour pour ces races. J’ai malheureusement eu un refus d’adoption.. la cause était que je vis en appart, en milieu urbain… je suis si déçue car je vois pas mal de levriers vivre en ville (peut-être est-ce moins facile pour le levrier galgo. Je fais confiance à l’asso et préfère ne pas persévérer et patienter). Je ne perds pas espoir si un jour je déménage en maison avec jardin ! En tout cas les tiennes ont l’air si heureuses ! Combien de sorties par jour pour tes louloutes fais-tu ?A bientôt pour un nouvel article!

    • Bonsoir,

      Je viens d adopter une galga et je vis égakelent dans un appartement;
      Regarde sur Instagram ou sur les réseaux ke refuge « Adopta y se feliz Torrijos »

  12. This is certainly in the process of a particularly outstanding advertisement that people take very seriously when browsing. In fact, it’s almost not every day that you find the risk involved when accessing something small.

  13. The article also shares the author’s personal experience adopting a Galgos named Léo, and helpful tips and resources for those who want to do the same.

  14. Bonjour, merci pour cet article complet ! je te suis depuis de nombreuses années et je suis tes nouvelles aventures avec tes deux adoptées. « Grâce » à toi, je souhaiterais énormément devenir famille d’accueil pour un chien d’Espagne ! J’ai commencé à explorer les associations que tu partages pour mûrir cette réflexion et un jour franchir le cap.
    Bonne journée :)

  15. Ma galga a 7 ans et je l’ai adoptée depuis 1 mois. D’après vous, en dessous de quel degrés est il préférable d’habiller l’animal ?
    J’ai bien noté vos recommandations d’anesthésie pour un détartrage car dans mon secteur (Manche 50) il n’y a pas beaucoup voire pas du tout de galgos.
    J’ai remarqué que cette dame n’aime pas marcher dans la boue. C’est idem pour la votre ?
    Merci d’avance pour votre réponse.

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