Gérer son végétarisme hors de chez soi

Outre les questions de goût, dont on se déshabitue heureusement très vite, les apprentis-végétariens sont souvent effrayés, voire rebutés, par l’impact de ce mode d’alimentation sur leur vie en société.

Si ce choix éthique ne pose aucun problème lorsque l’on est à la maison et que l’on cuisine soi-même, il peut en effet s’avérer plus délicat lorsqu’il s’agit d’aller au restaurant, de dîner chez des amis, ou de passer un week-end dans un endroit inconnu ! La peur de déranger, d’être mal perçu ou tout simplement de ne pas avoir de quoi manger amène d’ailleurs certaines personnes à faire une exception et consommer du poisson lorsqu’ils sont hors de chez eux (je l’ai moi-même fait deux fois, au début).

Aujourd’hui, suite à la chouette suggestion de Mathilde et Anaïs sur Twitter, j’ai trouvé intéressant de vous donner mon point de vue à ce sujet après 2 ans et demi sans viande dans mon assiette.

Mon expérience est pour ma part assez positive, puisque j’ai la chance d’avoir vécu dans deux villes étrangères où le végétarisme est plutôt facile à vivre, Barcelone et Amsterdam, et d’avoir des proches assez ouverts; notez aussi que je mange encore quelques fruits de mer de temps en temps (coquillages ou crevettes), ce qui me facilite un peu la tâche, même si je pense que cela ne durera plus très longtemps.

Néanmoins, j’ai tout de même une bonne idée de ce que peut vivre un végétarien à la campagne ou en France – car c’est bien là que la tâche est la moins aisée, malheureusement – et de la façon dont ce choix pèse sur la vie sociale.

J’espère que mon éclairage à ce sujet, que j’ai voulu tout à fait franc et sincère, répondra à vos éventuelles questions, à vos doutes et curiosités !gerer-vegetarisme

Le végétarisme marque
nos sorties et notre vie sociale

Le fait de ne pas vouloir manger de chair animale est un choix de vie qui nous engage beaucoup dans la vie en société, puisque celle-ci est souvent liée au partage d’un repas. Cela peut donc, il est vrai, rendre les sorties et les invitations un peu moins faciles à vivre. Je dirais que notre engagement implique trois efforts principaux lorsque nous sommes hors de chez nous:

  • Assumer sa différence. On sort souvent un peu du lot lorsque l’on précise qu’on ne mange pas de viande ni de poisson, surtout si nos proches, amis, collègues, etc… ne sont pas du tout dans la même mouvance. Qu’il s’agisse d’informer le restaurateur ou un hôte, poser nos restrictions alimentaires attire l’attention, nous marque d’une étiquette, et nous demande donc d’assumer nos convictions publiquement – au risque de nous voir questionner ou critiquer.
  • Oser demander des ajustements. Le végétarisme n’étant pas toujours très ancré dans la culture, surtout en France, il arrive parfois de devoir demander à nos amis ou à un restaurant de préparer un plat spécial, ou de l’ajuster à notre régime. Quand on a été éduqué à ne pas faire de chichis, ou qu’on n’aime pas déranger, cela peut être gênant, surtout si on ne se sent pas très proche de la personne – on a l’impression (sans doute vraie) de compliquer son travail.
  • S’adapter. Notre choix alimentaire se confronte parfois à un grand désarroi du côté des cuisiniers, professionnels ou non. Beaucoup de plats sont construits autour de la chair animale, si bien que certaines personnes ne connaissent pas vraiment d’alternatives. Dans ce cas, il faut aussi être prêt à nous adapter, à notre tour. Si notre hôte ou le restaurant n’a pas la possibilité de préparer un repas sans viande (même si c’est très rare) il faut savoir à notre tour s’adapter, en acceptant cette fois-là de ne manger que des accompagnements par exemple.

Surtout au début de l’aventure, lorsque nous ne sommes pas encore habitués à agir ainsi, ces efforts peuvent ne pas être très agréables. Ils peuvent même nous gêner, selon notre caractère (par exemple, si l’on déteste attirer l’attention ou déranger), les personnes avec lesquelles nous nous trouvons (un oncle très viandard et pas très tolérant), ou la situation (un repas professionnel où vous ne voulez pas avoir l’air capricieuse).

En outre, la France n’est pas un pays facile de ce côté, la culture culinaire étant presque sacrée, et très centrée autour des produits d’origine animale. C’est le seul pays où je me suis fait enguirlander par le responsable parce que je voulais remplacer le saumon par un oeuf dur sans ma salade (il n’y avait aucune option végétarienne au menu) !

Avec l’habitude, la réalité
n’est pas toujours si problématique

À ce stade, vous vous dîtes peut-être: « Devoir faire des histoires, être critiqué et embêter tout le monde tout le temps, quelle horreur ! ». Heureusement, derrière ce cauchemar théorique, la réalité est rarement aussi compliquée.

Le début de la vie de végétarien, toutes les premières fois, sont les moments les plus délicats (à moins que ayez une personnalité très positive, sûre de soi et imperméable aux critiques, ce qui est top !) mais le temps qui passe nivèle une bonne partie des problèmes. Avec l’habitude, et grâce à la prise de conscience de plus en plus forte de la société aujourd’hui, on gagne en confiance, et les gens autour de nous nous acceptent de plus en plus:

  • Plus nos convictions s’affirment, plus il nous devient aisé de demander gentiment les ajustements dont nous avons besoin. On trouve une manière de s’exprimer, on apprend même à faire des suggestions si nécessaire, à proposer des alternatives… Après tout, tout bon hôte ou restaurateur s’adapte volontiers, par politesse ou par professionnalisme, aux goûts et aux allergies d’un invité. Ils le feraient si vous étiez intolérants au gluten ou allergique aux oeufs, il n’y a donc pas de raison particulière d’avoir honte quand il s’agit de la viande et du poisson !
  • Plus l’on assume son végétarisme avec naturel, plus les gens qui nous côtoient s’y adaptent – pas toujours de bon coeur, mais le temps fait son oeuvre. C’est comme pour tout: les personnes qui en valent le coup sauront vous accepter petit à petit tel que vous êtes, et en retour, vous pourrez essayer de vous adapter au maximum à eux en les aidant, et en vous ouvrant aux solutions qu’ils trouveront. Patience, bienveillance et communication sont les maîtres mots – vous pourriez même être agréablement surpris(e)s, comme je l’ai été souvent par des personnes très ouvertes et tolérantes.
  • Avec l’expérience, on apprend à trouver des options qui puissent unir et satisfaire tout le monde. Les villes moyennes et grandes sont privilégiées de ce côté, mais on peut trouver ou demander des plats simples sans viande ni poisson dans la plupart des bourgades: pizza margherita, salade de chèvre chaud, galette oeuf-fromage, pâtes au pesto ou au fromage, quiche épinards-chèvre, sandwich tomate-mozzarella…
    Lorsque le choix de cuisine internationale est un peu plus étoffé, on peut aussi se diriger vers la cuisine indienne (curry aux lentilles, aux oeufs ou au paneer par exemple), marocaine (taboulé aux légumes, tajine de légumes), japonaise (sushis à l’avocat, au concombre, edamame…), libanaise, grecque… Et si vraiment le restaurant préféré de votre famille ou de votre patron n’a aucune option végétarienne, il apprendra à s’adapter au fil de vos visites – n’hésitez pas à lui en parler !
  • Nous sommes les premiers acteurs de notre mieux-vivre en société. En nous expliquant avec tolérance et bienveillance auprès de nos proches, en communiquant de façon positive sur le sujet lorsque l’occasion s’y prête, dans la vie ou sur les réseaux sociaux, nous participons à inscrire davantage l’idée du végétarisme dans notre culture. Cette vulgarisation, lorsqu’elle n’est pas chargée de colère et d’accusation (il faut être d’humeur adéquate !) nous permet petit à petit, ainsi qu’à tous les autres végéta*iens, d’être mieux acceptés. Les restaurants proposant des options bien pensées pour nous sont encore trop peu nombreux, mais la situation s’améliore de plus en plus grâce à la médiatisation du végétarisme: continuons sur cette voie !

Quelques conseils concrets

Si j’ai la chance d’être bien acceptée parmi mes proches et de vivre dans une ville idéale pour le végétarisme, il m’arrive bien sûr encore d’être invitée à dîner chez des personnes que je ne connais pas beaucoup, ou de visiter une nouvelle destination pendant quelques jours.

Voici les astuces que j’applique dans ces cas-là – toutes sont une simple question d’organisation et de communication, ou presque !

☞ Vos copines, votre famille ou vos collègues vous proposent un dîner au restaurant ?

  • Si possible, proposez de participer à l’organisation, et cherchez des restaurants / bars qui proposent des options végétariennes (c’est souvent le cas dans d’autres cuisines du monde, cf plus haut), ou qui soient facilement adaptables, comme c’est le cas la plupart du temps (salades, crêpes, pâtes, pizzas, croque-monsieur, et autres plats composés qui se font à la minute). Vous pouvez demander autour de vous, ou regarder sur internet. Les sites qui référencent les restaurants, comme Yelp ou La Fourchette, pourront vous être utiles, ainsi que le précieux annuaire des végéta*iens, Happy Cow, qui recense les établissements veggie ou vegan friendly.
  • S’il y a peu d’options aux alentours, ou si le restaurant a déjà été choisi par les autres participants, n’hésitez pas à appeler à l’avance pour en discuter avec le personnel, les prévenir de vos souhaits, et demander s’il est possible d’avoir un plat adapté: cela maximisera vos chances de profiter d’un bon repas complet malgré tout !

☞ Vous voyagez, vous visitez une nouvelle ville ?

  • Là aussi, cherchez également en amont des adresses veggie-friendly sur votre lieu de destination s’il y en a: Yelp ou Happy Cow sont utiles en France comme ailleurs car complètement internationaux, mais vous pouvez aussi faire appel à d’autres voyageurs sur des forums par exemple, ou demander conseil à l’établissement touristique qui vous accueillera sur place le cas échéant.
  • Si vous vous rendez dans un nouveau pays, renseignez-vous auparavant sur la place du végétarisme dans la culture locale: certaines cuisines sont très carnivores (par exemple en Argentine, Mongolie…), d’autres ont au contraire complètement intégré cette alimentation dans leur culture (pays anglo-saxons, Inde…), mais la plupart sont un entre-deux, avec des plats que l’on peut demander sans viande, voire des spécialités naturellement végétariennes (à base de légumineuses, ou avec des oeufs…).
  • En voyage, selon le type de destination, une autre solution peut être de choisir une formule d’hôtel en pension ou demi-pension avec buffet (à volonté), où vous serez sûr d’avoir quelque chose à manger (légumes, pâtes, riz, salade…), ou d’opter pour une location avec kitchenette, afin de cuisiner vos propres repas.
  • Si besoin, en cas d’extrême doute ou de destination très isolée, pensez à amener des snacks avec vous (barres protéinées, etc…) au cas où pour compléter vos apports.

☞ Des amis vous invitent et ne savent vraiment pas quoi faire à manger ?

  • Suggérez à vos hôtes des idées d’options végétariennes simples, qu’ils pourront servir pour tout le monde, ou en plus des préparations classiques, pour vous. Par exemple du houmous, du caviar d’aubergine, des chips et crudités pour l’apéritif, une pizza sans viande en plus des pizzas classiques, une quiche aux légumes, un risotto aux champignons, une omelette, une lasagne aux légumes, un curry…
  • Si votre hôte ne peut pas cuisiner plusieurs plats ou si vous n’osez pas lui demander du travail en plus, proposez une idée repas dont on puisse facilement exclure la viande, ou la servir à part (galettes de sarrasin garnies sans viande pour vous, raclette, pâtes, salade…).
  • Si ce sont des personnes proches de vous, pourquoi ne pas venir préparer le repas avec eux pour leur montrer une recette que vous aimez, et leur donner un coup de main ?
  • Pour une soirée conviviale entre amis ou en famille, et plus simple pour tout le monde, soumettez l’idée d’un buffet, où chacun apporte une préparation de son choix: vous pourrez ainsi vous assurer d’avoir un plat végétarien, et le faire découvrir aux autres s’ils en sont curieux.

Dans tous les cas, même si vous n’avez pas pu prévenir ou vous organiser, ne vous inquiétez pas outre mesure: vous trouverez presque toujours quelque chose à vous mettre sous la dent, ce n’est pas difficile. Au pire, vous pourrez toujours manger des accompagnements (légumes, riz, pommes de terre, etc…) même si ce n’est pas ce qu’il y a de plus palpitant !

***

Comment percevez-vous le végétarisme par rapport à la vie sociale ?
Avez-vous une expérience différente ou similaire à la mienne ?

Si vous souhaitez échanger ou me demander des précisions sur un point en particulier, n’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire !

54 commentaires

  1. Personnellement, mon végétarisme ne m’a jamais posé de problèmes en voyage, au restaurant ou chez des amis. J’ai toujours trouvé une solution. Récemment, je suis partie au Maroc, et c’est un voyage que j’appréhendai à cause de mon végétarisme, mais finalement ça s’est super bien passé, j’ai même écrit un article spécial végétarien à Marrakech ahah
    Passe une belle année si je ne te l’ai pas encore souhaité!

    • J’arrive à être comprise ! Je m’en sors bien au final.
      Merci pour cet article rempli de bon sens !
      Végétarienne, plutôt végétalienne, depuis trois décennies et quelque !

  2. Merci d’avoir répondu à notre question avec Mathilde!
    C’était très intéressant de voir ton point de vu. J’ai commencé à diminuer ma consommation de viande depuis quelques mois mais vivant encore avec ma maman ce n’est pas toujours évident à chaque repas donc je tâtonne encore.
    Et comme toujours ton article était très bien écrit et développé. :)

  3. Coucou Victoria,
    Ton article est plein de bons conseils, particulièrement pour les débutants. Personnellement, après 10 ans de végétarisme, je trouve vraiment que le monde s’ouvre de plus en plus à la question. Les végétariens d’aujourd’hui se font moins regarder de travers. De mon côté, je n’ai pas rencontré de difficultés particulières pour manger à l’extérieur. Cela s’est toujours bien passé avec les restaurateurs. J’ai même effectué un voyage d’un mois en Argentine (notamment dans les villages en campagne) et j’ai pu conserver mon régime alimentaire sans trop de soucis !

  4. Personnellement (étant végétarienne depuis 12 ans, j’en ai 28 aujourd’hui), je n’ai jamais eu aucun problème pour manger à l’extérieur, surtout depuis quelques années, on voit que la société évolue. Un végétarien qui trouve compliqué en 2017 de manger à l’extérieur ne deviendra sans doute jamais végane ^^ Il n’y a pas de problème, que des solutions.

  5. Pratiquement un an que j’ai arrêté la viande (le poisson, ce sera pour plus tard) et effectivement, ça n’était pas évident au départ. Certains de mes proches refusaient d’essayer de comprendre ma démarche et j’ai parfois même été blessée par certaines de leurs remarques. Notamment mes grands-parents pour qui la viande est vraiment ancrée dans leur alimentation quotidienne. Mais j’ai toujours essayé de répondre à leurs interrogations d’une manière très simple et sans leur faire la morale (ce qui n’était pas leur cas!). Et petit à petit, je crois qu’ils ont fini par accepter. Mon grand-père a par exemple été ravi de mon repas de Noël sans aucune viande et ne m’a fait que des compliments. Chose qui était inconcevable il y a quelques années et je dois avouer que j’en suis assez fière! ;)
    En tout cas, merci pour cet article très complet et pour tes excellents conseils! Je vais bientôt écrire un billet « Aimé sur le net » sur mon blog et je partagerai ton article dedans. Si tu es d’accord bien sûr :)
    Passe une belle journée!

  6. Bonjour! Merci pour ces conseils, en effet ce n’est pas tjs facile à l’extérieur. Quand même, je trouve dingue que les gens veuillent manger de la viande à chaque repas!!
    Une petite anecdote qui illustre l’incompréhension des gens : je ne mange plus de viande ( mais encore des produits de la mer) et je devais aller manger chez mon père, menu :barbeuk. Il m’envoie un message et me dit : « ne t’inquiète pas, pour toi qui ne mange pas de viande, je te prendrai des brochettes de poulets » 😂😂😂😂😂😂 euuuuuh papa, le poulet ça reste relativement de la viande quand même! !
    Enfin bon, juste pour dire merci à Victoria, et bon courage à toutes et tous !

  7. Je suis végétarienne depuis 20 ans (!!!) et franchement, qu’est-ce que les choses ont évolué depuis, c’est incroyable!!! Que ça soit à la campagne ou en ville, je trouve qu’il est vraiment très facile de manger végétarien maintenant, en appelant le resto avant pour être sure que ça soit possible si on connait pas, mais franchement, c’est vraiment plus simple qu’avant! Et souvent, je me retrouve avec des assiettes vachement plus appétissantes que celles de mes voisins, tout le monde veut toujours gouter ^^
    Quand à manger chez des amis, ça n’a jamais posé de problèmes, parce qu’ils m’ont toujours connu végé en fait! Au pire, je dis que j’amène quelque chose!
    Là où pour moi les choses se corsent, c’est que depuis quelques années je tends vers le végétalisme, et je me retrouve vraiment dans la situation que tu décris au début de ton article : la peur de déranger, que ça soit trop compliqué, et que ça soit pas très bon aussi… Ce que j’ai pu faire très très facilement pour le végétarisme, j’ai encore du mal à le faire pour le végétalisme. J’essaye de en pas trop me flageller, et d’aller à mon rythme, mais j’aimerais réussir à m’affirmer d’avantage sur ce point!
    Merci pour cet article!

  8. Bonjour !
    Je suis en France et je suis le genre de personne décrite dans ton article, qui n’aime pas déranger ou se faire remarquer à ce sujet. Je suis donc dans une situation très particulière où, à l’extérieur, je mange souvent de tout et où, chez moi, j’ai un régime qui est de plus en plus proche du veganisme.
    Mais ça viendra ! Je vais essayer de mettre tes précieux conseils progressivement en pratique.
    Marie

  9. Merci pour cet article, très juste et plein de bons conseils. Je mange végétarien à la maison, mais en effet dès que je mange chez des amis, de la famille ou au resto… me revoilà avec du poisson ou de la viande. En te lisant, je réalise que je ne fais les 3 efforts que tu cites. Je pense avoir un peu « peur » de devenir vraiment végétarienne, pourtant je sais bien que ça serait bien mieux pour de multiples raisons!

  10. Coucou Victoria,
    Merci pour ton article, c’est réconfortant de se dire que d’autres personnes sont comme nous ! Cela fait environ 1 an que je suis végétarienne, je n’impose mes choix à personne de mon entourage, mais je viens de passer le premier Noël en famille depuis mon changement de mode de vie et je me suis sentie exclue, incomprise et seule au monde quand j’ai refusé le saumon fumé et les coquilles Saint Jacques que ma mère avait acheté « exprès pour moi » car elle n’avait pas compris que je ne mangeais pas de poisson non plus ! En effet, il est de + en + facile de trouver un plat sans protéines animales au restaurant, mais mon compagnon a quand même l’air de croire que ma vie est compliquée et que je ne prends pas de plaisir à manger alors que si : j’adore les épices, les graines, les herbes aromatiques, les légumes en tous genres !
    Enfin voilà, merci à toi car j’aimerais tellement avoir une personne proche qui ait la même vision de l’alimentation et du bien-être !
    En tous cas, c’est toujours un plaisir de lire ton blog, ne change rien !
    Belle journée & à bientôt !
    Cindy

  11. Bonjour, et belle année à toi !
    Pour moi aussi, c’est toujours compliquée, après 1 an 1/2 de végétarisme. Il faut dire que j’ai commencé tard, pour mon 46ème anniversaire. Cela fait sourire mon père. Ma mère est très ouverte, et m’achète régulièrement des galettes végétariennes, quand je viens la voir. Mais elle oublie systématiquement que je ne mange pas de poisson. Ma meilleure amie a été immédiatement compréhensive, même son mari (qui pourtant est chasseur !). Avec mes collègues, j’ai eu droit à : « ah, mais tu ne penses pas au cri de la carotte quand on l’arrache ». Ah ! Ah ! Ah !
    Quand je suis en vacances et que je cherche un resto, ce n’est pas facile non plus. Dans les menus, il n’y en général pas d’option veggie. Alors, on se rabat souvent sur des pizzérias. Mais ça me gêne pour mon mari, qui n’est pas végétarien (mais qui ne critique pas du tout mon changement).
    Moi non plus, je ne suis pas du genre à demander aux autres à faire un effort pour moi. Pour le réveillon, on été chez des copains. Ils étaient au courant, mais n’avaient pas prévu pour moi. A l’apéro, il y avait des roulés au foie gras, puis saumon avec risotto au chorizo….. J’ai quand même mangé un peu de risotto (en enlevant le chorizo). Je me suis rattrapée avec le fromage et le gâteau.
    Reste qu’effectivement, pour les végétariens débutants, c’est surement + facile qu’il y a quelques années, car on trouve de + en + de préparations veggie en supermarché (pratique, quand on débute et qu’on ne connait pas encore de recettes).
    Merci pour tes articles. Je m’y retrouve vraiment !

  12. Coucou Victoria, merci pour ton article très intéressant. Je suis végétarienne depuis plus d’un an et demi maintenant et au final je trouve que c’est beaucoup plus facile que ce que j’avais imaginé. Je m’en sors toujours dans tous les restaurants pour avoir un plat sympa ou dans le pire des cas comme tu dis je m’adapte. Chez les amis c’est simple puisque tout le monde sait maintenant que je suis vege, j’ai eu juste un souci récemment avec un collaborateur de mon copain qui nous a un invités a un repas de Noël chez lui, il avait fait appel à un traiteur et tout était à base de viande ou poisson. Je me suis rendue compte le jour j que mon copain avait oublié de préciser mon végétarisme mais il a envoyé un petit texto juste avant et ils ont eu l’amabilité de me commander de l’indien alors que j’étais prête à moi même amener qqc du coup. Un petit souci vite réglé donc. Ma famille s’habitue de plus en plus aussi à mon végétarisme et pensent toujours à moi pour me faire des bons petits plats sans viande :)

  13. Merci pour cet article et tes bons conseils !

    Concernant la personne « trés viandarde et pas trés tolerante » de mon entourage, ben c’est … mon chéri !!!!!! Ce qui pose parfois quelque soucis au moment de passer à table !! J’essaye de m’adapter discrétement, de l’appeler au dernier moment quand le repas est prêt, etc …

    Bref, merci pour ton article. Cela me donne encore un peu plus le courage d’assumer mon « arrêt » de la viande !!

  14. J’ai beaucoup aimé ton article qui me réconforte énormément quant à mon état d’esprit vis à vis de mon régime alimentaire. Il est un peu différent car je ne mange plus d’oeufs et produits laitiers (je suis pas 100% vegetalienne car ce n’est pas que par éthique mais pour l’écologie et la santé, alors un petit écart est tolérable) Ca reste délicat, et j’angoisse toujours lorsque je dois manger à l’extérieur… Je fais en effet souvent l’impasse sur le fromage du coup ou le poisson mais le plus pénible reste les blagues de mauvais goûts et l’attention portée sur soi comme tu dis. Merci pour ce bel article rassurant en tout cas :)

  15. Bonjour Victoria,
    Merci pour cet article qui est une mine de petits conseils!
    Je suis végétarienne depuis bientôt 1 an, mais j’ai la chance d’avoir des proches très ouvert d’esprit, ce qui fait que j’ai eu peu de commentaires négatifs sur mon changement d’alimentation. Lorsqu’il s’agit de manger à l’extérieur, ils font toujours attention à ce que j’ai une alternative à mon goût, et lorsque je suis invitée à manger ils ont toujours la bienveillance de me préparer un petit quelque chose à part si besoin.
    Je viens de passer mon premier Noël végétarien, et j’appréhendais un peu malgré tout. J’ai proposé de cuisiner des choses végétariennes en plus du traditionnel foie gras/chapon, pour avoir quelque chose d’appétissant pour moi mais également pour faire goûter aux omni « curieux ». Une bonne partie de la tablée a goûté et s’est régalé!
    Finalement c’est la technique que j’utilise le plus: proposer de faire des petits plats sans cruauté pour sensibiliser les gens. J’ai récemment proposé un Dahl de lentilles corail accompagné de ta recette de Naans d’épeautre à une dizaine de personnes et on m’en réclame encore !

    Alors ce long message pour te dire merci de partager ta vision du végétarisme pleine de tolérance envers soi et les autres.
    Belle journée, à bientôt.
    Lucie

  16. Coucou Victoria,
    ton article est très complet et à su répondre à tous les questionnement que j’avais dans la démarche que j’aimerais entreprendre à terme. Parce que au delà de mes habitudes de carnivore j’ai un peu « peur » de me retrouver face aux personnes qui m’auraient invitées auparavant de leur dire « j’ai changé’ de régime alimentaire ». Mais pour avoir eu ce genre de discussion avec certains de mes amis récemment c’est vrai qu’ils étaient ouverts.
    Encore merci d’avoir répondu à nos questions à Anaïs et moi.
    A très vite 🙂

  17. Vraiment bien ton article. mais j’avoue que mon année de végétarisme a été facile, mes amis ont assez bien compris en revanche pour les fêtes, j’ai eu plus de mal. J’ai même fini par dire à un couple d’amis de me préparer de la viande (que je n’ai pas réussi à manger) mais maintenant je pense que dans leur tête je ne suis plus végétarienne…
    après je ne me suis jamais posé de limite dans mon régime alimentaire. je n’ai pas eu de mal à supprimer la viande mon alimentation, j’ai aussi mangé un peu de poisson pendant un long moment, le temps de trouver un vrai équilibre à ma nouvelle alimentation..
    mais quand je me retrouve en famille, avec des amis ou au restaurant, je suis toujours gênée… j’ai toujours cette sensation comme tu le décris bien de déranger. je m’en veux un peu au fond, je me dis que je n’assume pas vraiment mes convictions, que faire des entorses à mon régime en incluant parfois du poisson (parce que les gens pensent que j’en mange et du coup on fait un plat à part exprès) c’est pas logique… mais bon, j’apprends aussi à vivre en tant que végétarienne après 26 ans de nourriture omni donc je comprends que pour les autres ce soit compliqués …

  18. Cela fait 2 ans et demi que je suis végétarienne (presque végétalienne à la maison) et je trouve que tout devient plus facile avec le temps. La première année a été éprouvante quand on a pas l’habitude de se retrouver au centre des conversations et des jugements. Mais je n’ai pas fait de compromis et mes proches (compréhensifs ou pas) se sont adaptés. Moi qui était assez effacée avant me surprend à proposer des restos ou sorties ou je sais pouvoir manger correctement. Au final, je trouve cela enrichissant, je me découvre 😄

  19. Coucou Victoria ! Et très bonne année 2017 à toi !
    Ton article est intéressant pour tous les vege débutant, ou ceux qui songent à s’y mettre. De mon côté après plus de 3 ans de végétarisme, je n’ai jamais eu de problème au restaurant, et pourtant je vis à la campagne. En plus, je n’aime pas le fromage…et c’est souvent l’alternative proposée aux vegetariens à la carte. Il y a toujours une solution pas trop embêtante (enlever le jambon d’un plat, les lardons d’une salade). C’est vrai que c’est plus pénible chez les gens, surtout chez mes beaux parents, où on passe souvent des w-ends, voir nos semaines de vacances. Mais bon, tant pis, j’assume ce petit côté pénible, d’autant qu’aujourd’hui, il me serait physiquement impossible je crois d’avaler un morceau de viande ou de poisson.

  20. Oui, les restaurateurs s’adaptent, proposent des alternatives.
    Après, soyons honnêtes, les légumes ce ne sont pas ce que cuisinent le mieux les restaurants, et parfois l’assemblage d’accompagnements c’est moyennement bon (et je trouve toujours que ça reste cher).
    Pour moi manger quelque chose de bon est vraiment important, et j’avoue que je peux perdre de mon enthousiasme à manger au restaurant quand je sais que je risque fortement d’être déçue.

    • Je comprends tout à fait ! C’est pour ça que je recommande plutôt de chercher à l’avance pour trouver un restaurant qui ait de vraies options végétariennes, ou d’appeler le restaurant avant pour qu’ils soient au courant, plutôt que risquer de se retrouver avec de simples accompagnements parfois mal cuisinés. En tous cas c’est ce que je moi je fais toujours, du moins quand une organisation à l’avance est possible.

      Mais disons que sinon, la solution des accompagnements reste une bouée de secours qui permet ponctuellement d’accompagner des proches même s’ils ne veulent / peuvent pas se rendre dans un restaurant adapté à notre alimentation.

      • Oui, le mieux c’est d’appeler c’est sûr :) enfin j’ai déjà eu le coup de j’appelle, et sur place, avant de m’apporter l’assiette, on vient me demander si je mange du poisson … et ils ont enlevé le poisson qu’ils avaient mis dans la salade (sachant qu’ils avaient un poisson à la carte donc si j’en mangeais je n’aurais pas demandé une alternative !)….

  21. Lors d’un diner pour les 30 ans d’une amie à Limoges, dans un resto chic réservé à l’avance pour 30 personnes dont 4 végétariens, ils ont eu l’audace de servir simplement le plat principal sans viande. Nos amis végé étant majoritairement étrangers ils n’en revenaient pas et la birthday girl était vraiment confuse. Le menu coûtait évidemment le même prix…

  22. Coucou !
    Pour ma part je ne suis pas végé’, j’essaye le moins possible de consommer de la viande qui plus est doit être hallal pour suivre mes convictions, donc quand je sort en France dans les restaurants la plupart du temps je ne mange jamais de viande et c’est vrai que parfois je me prend des remarques dans la tronche de la part de mes amies qui me disent que je peut ,pour une fois, laisser de côté mes convictions car on ne sort pas souvent ensemble.. blessant et en plus c’est facile à dire pour celui qui ne se prive de rien !
    En tout cas je comprend votre démarche à toutes, j’ai d’autres amies qui sont végétariennes et jamais je n’ai dis de choses vexante à leur égard, et quand on sort ensemble on essayes de trouvés une place ou dîner qui conviennent à chacun, tout le monde a une façon de penser et d’agir différente, et on se doit de respecter ça.
    Des bisous
    Blue Althea

  23. Merci pour cette article Victoria, je suis pile là-dedans. Végétarienne, depuis 1 an et demi, j’ai commencé en Finlande. Là-bas aucun problème, une option végétarienne est toujours proposé. Le retour en France a vraiment été compliqué par contre. J’ai beaucoup de mal à ne pas faire d’exception à l’extérieur, sinon j’ai l’impression de ne rien manger. En Finlande, et dans d’autre pays que j’ai visité comme la Pologne dernièrement, les options végétariennes sont vraiment élaborés ils savent cuisiner pour les végétariens. ça se remarque à certains ingrédients utilisés, oeufs, tofu, lentilles, noix, … Ce qui n’est pas le cas en France. Les plats végétariens sont souvent maigres et font plus régimes détox qu’autre chose ! :( Mais, comme tu le dis il faut laisser faire le temps, que se soit pour moi, ou pour les autres !

  24. Ton article est super, complet, original et militant.
    Je suis végétarienne depuis l’enfance et mon enfance, c’était dans les années 80, époque très peu favorable à ce type d’alimentation. J’ai eu droit à tout : punitions à la maison, à la cantine, en colonie ; ma grand-mère qui hache finement le jambon dans la sauce tomate pour que je ne puisse pas l’enlever ; ma mère qui fait tuer un poulet pour fêter mon retour à la maison… Je trouve incroyable l’évolution de la société sur ce point et j’espère qu’elle se poursuivra.
    S’il est vrai qu’on peut toujours s’arranger pour manger végétarien en extérieur, personnellement je trouve que cela reste peu intéressant : payer cher pour manger une omelette ou un croque-monsieur, si faciles à faire, ça ne me dit rien.
    Par contre, je suis allée cet été à Rotterdam, où j’ai découvert Spirit, un restaurant végéta*ien : je crois que je n’ai jamais aussi bien mangé dans un restaurant ! Il y a peut-être des formules équivalentes à Paris, mais en province, on en est loin !
    Bonne continuation à toutes et à tous.

  25. Très bon article, et c’est vrai que je m’y retrouve puisque ça ne fait que 6 mois que je suis végétalienne, et je dirais que c’est encore plus difficile que le végétarisme quand on sort ! J’ai la chance qu’un salon de thé vegan-friendly ait ouvert dans ma ville, mais sinon les options sont vraiment limitées. Mais le pire je crois c’est d’être invité chez des gens qui n’ont pas du tout la même façon de manger et qui ne font pas trop d’effort (je me suis retrouvée à un repas avec seulement des chips et des carottes râpées…). Comme pour tout, c’est une question de temps, j’assume mes convictions et même si je veux bien être souple, pas question de faire un écart pour plaire à quelqu’un ! Avec le temps, tout le monde s’habitue et ça devient plus facile, les personnes qui tiennent à nous s’adaptent, et si certaines s’éloignent de notre cercle d’amis je me dis qu’elles n’en valaient pas la peine.

  26. Végétarien ce n’est pas toujours facile, ou comme ça a été dit, ou quand il y a une assiette végétarienne c’est souvent une jardinière de légumes ou salade pas vraiment géniale… Ma dernière déception en date : un très bon restaurant, qui proposait un camembert au four avec de la charcuterie. J’ai demandé si c’était possible d’enlever cette dernière (qui prenait la moitié de l’assiette), ce qu’ils ont fait, mais, sans rien d’autre en remplacement, et pour le même prix…. Le pire étant pour les végétaliens/véganes… Un resto indien, libanais ou asiatique est souvent une bonne alternative, mais ce n’est pas forcément dans les goûts ou envies de tout le monde. Enfin à voir d’avoir ces « chiants » de végés dans leurs restos, il faut espérer que la mentalité des restaurateurs (une viande OU un poisson) évoluera ! ;)

  27. Merci pour ton article! c’est vrai que c’est dommage de ne pas avoir systématiquement de plats végétariens! ne pas manger de viande, ça peut être par conviction, mais aussi pour des questions de religion ou par goût! je suis dans le dernier cas, sans être végétarienne stricte, je n’aime tout simplement pas la viande. Et comme tu le mentionnes, je fais partie des personnes qui ne veulent absolument pas déranger donc parfois ce n’est pas évident! Après je pense qu’il est plus facile de dire « je n’aime pas cette viande » que « je suis végétarienne », car cela suscite parfois des débats/critiques (j’ai vu une vidéo très intéressante sur la chaine youtube de georgia secret, sur le fait d’être vegan et les remarques que l’on peut avoir!)

  28. Et rien que pour le fast food, je ne comprends pas pourquoi en France des chaînes comme Burger King proposent un burger végé dans le monde entier, mais PAS en France (!!), ou Mcdo, ce qui pourrait pourtant être un marché rentable… A croire que le lobby de la viande a encore plus de poids chez nous, je ne sais pas….

    • Effectivement, je ne comprends pas non plus ! Ici à Amsterdam le McDo propose un burger veggie aux légumes depuis des lustres…

    • En revanche il y a une nouvelle chaîne de restaurant en train de se développer, <> qui propose une formule plutôt intéressante où tu choisis le sandiwch que tu veux et il y remplace la viande par une galette de légume. Alors ce n’est certes pas très recherché, mais c’est agréable d’avoir du choix et de ne pas se sentir « limité » au seul plat végé de la carte.

  29. Le sujet est tellement vaste et important quand on hésite à se lancer que j’en avais aussi parler. je crois que le constat est unanime : contrairement aux idées reçues c’est beaucoup plus facile qu’il n’y paraît et plus le temps passera plus il est facile de savoir comment répondre aux interrogations ou débats, qu’ils soient positifs ou négatifs, tout en restant zen :) j’avais longtemps hésite et un jour je me suis rendue compte que ce que je voulais mettre dans mon assiette ne regardait que moi, et étonnamment ça passe bien !

  30. Coucou,

    Je suis végétarienne à forte tendance végétalienne depuis 1 an seulement et je n’ai jamais vraiment eu de gros soucis pour manger à l’extérieur. J’habite à Nantes qui est donc plutôt une grande ville et la plupart des restaurants proposent au moins 1 plat végé. Comme tu le dis aussi, je privilégie la cuisine asiatique, qui permet d’avoir un plus grand choix (et que j’adore, ça tombe bien !)
    Mes parents l’ont plutôt bien acceptés, bien qu’ils se sentent perdus, ne sachant pas quoi préparer. Du coup, quand je suis chez eux je cuisine moi-même pour leur faire découvrir :)
    Par contre, j’ai vraiment l’impression qu’être végétalien est plus compliqué en société !

    En tout cas, ton article est super intéressant :)
    Bisous <3

    • Je suis de Nantes aussi :) C’est sûr qu’on a plein de restos végé friendly, ça se complique un peu quand on va dans des « restos tradi » ^^ A part les sushis je n’ai pas trop testé de resto asiatique, si par hasard tu repasses par là je veux bien des conseils :)

      • J’ai trouvé le burger végé du restaurant By Sainbioz délicieux, je le conseille vivement au Nantaises ;) ils proposent aussi un burger vegan!

  31. Bonjour, je suis contente de lire cet article et me sens moins seule. Pour ma part, presque deux ans sans viande mais je consomme des œufs et du poisson. Si je ne mange pas de viande, c’est parce que je n’ai jamais aimé ça et que comme je suis en capacité de ne plus devoir me forcer j’ai arrêté. Pour certaines personnes de mon entourage on me regarde comme ci c’était un caprice. J’ai entendu : ah ca lui passera, c’est normal c’est une mode, elle est difficile… non non, rien de tout ça « je n’aime pas et n’ai pas envie de me forcer pour vous faire plaisir ». Je ne demande jamais à ce qu’on me fasse quelque chose à part et je m’adapte toujours. J’ai du mal à comprendre pourquoi ça dérange. En tout cas, une chose est sûre dans les restos français ça avance tout doucement dans le bon sens. Régulièrement on voit des petits pictogrammes adapté aux végétariens et ça fait plaisir😁 Merci pour cet article !

  32. Je ne sais pas si c’est parce que j’ai grandi en France ET à la campagne, mais autour de moi, l’alimentation, c’est toute une affaire, quel que soit le régime, d’ailleurs. J’ai longtemps souffert de troubles du comportement alimentaire, et je ne m’en suis sortie qu’en changeant drastiquement mon alimentation (et j’ai effectivement fini par passer à une alimentation « plus ou moins » végétarienne), et le fait de manger différemment des autres m’a toujours été reproché comme étant de l’impolitesse… Résultat, je finis souvent par dire que je suis malade pour excuser le fait que je mange peu, et je me fais un bon repas en rentrant. Je n’arrive pas à comprendre ces personnes qui préfèrent que l’on se force à manger quelque chose dont on ne veut pas « par politesse » plutôt que l’on dise honnêtement (et poliment) « désolée, je n’en mange pas » ou un simple « non, merci », sans forcément devoir se justifier.

  33. meryl burnichon Répondre

    Merci Victoria pour ce super article.
    Je suis intolérante aux produits laitiers et ne consomme que très rarement de la viande/poisson. A l’exception des oeufs et du miel, mon alimentation est très peu axée sur les produits d’origine animale. J’ai fait le choix de ne pas me coller d’étiquette, pour ne pas culpabiliser quand je fais une entorse à mon régime alimentaire.
    Avec un grand père ancien boucher, et ancien chasseur, pas toujours évident de faire passer le message. Au resto, il m’arrive de commander des salade avec de la viande ou du poisson quand je n’ai pas envie de me faire « remarquer », et je les mets de coté discretement.

  34. Bonjour Victoria,
    Merci pour cet article qui m’aidera un peu… en effet, pour l’instant j’ai beaucoup de mal à me définir comme végétarienne. Pourtant, c’est vraiment ce que je suis et ce que je souhaite être. Mais comme tu l’as dit avec de bons mots, accepter de se collée une étiquette n’est pas toujours aisé…
    Les fêtes de fin d’année ont mis à mal mes convictions, et ma famille ne semble pas comprendre pour l’instant les raisons qui me poussent à ne plus vouloir de viande. C’est particulièrement difficile pour mon mari – il n’est pas spécialement viandard, mais c’est surtout mon changement de régime qu’il perçoit comme un changement profond dans ce que je suis…
    Et pourtant… je me sens tellement mieux depuis que j’ai petit à petit supprimé les produits carnés !
    Je tiendrai bon 😉
    Merci encore pour cet article comme toujours pesé et bien écrit !

  35. Merci beaucoup Victoria pour cet article qui tombe à pic pour moi. Je suis dans une période de transition vers le végétarisme : je mange végétarien chez moi, chez mes proches à qui j’ose demander des ajustements mais pas encore à l’extérieur parce que j’ai toujours peur de déranger en demandant une option végétarienne.

    Finalement je me fais peut-être une montagne de pas grand chose.

  36. Cela fait environ 1 an que je suis végétarienne et c’est vrai que ça n’a pas forcément été facile à l’extérieur au départ. J’ai plutôt un caractère réservé et comme tu le dis, imposer quelque chose aux autres est une chose que je déteste faire mais là il a bien fallu que je me force et finalement je pense que ça me fait gagner de la confiance en moi :)

    Il y a encore quelques petits loupés de temps en temps. Par exemple, au repas de noël de mon entreprise (qui était plutôt un cocktail déjeunatoire), je n’avais pas parlé de mon végétarisme à ma responsable car je me disais qu’il y aurait bien au moins une ou deux mignardises que je pourrais manger et en fait j’ai eu tort car ce jour-là tout contenait au moins de la viande, du poisson ou des fruits de mer..! Résultat, je me suis rendu dans une boulangerie en sortant du cocktail pour acheter.. une baguette! Car il n’y avait aucun sandwich, ni salade, ni tarte végé! Au moins cette petite expérience m’aura servi de leçon et j’oserai désormais demander dans n’importe quelle circonstance!

    En fait, j’habite dans une ville plutôt rurale qui a une très forte population d’agriculteurs donc tu penses bien que je suis un peu un ovni quand je dis que je suis végétarienne mais malgré tout je ne renoncerais pour rien au monde à ce choix :)

  37. Hello Victoria, merci pour cet article ! Je ne mange pratiquement plus de viande et je dois dire qu’il n’est pas vraiment facile d’arrêter complètement… Dans les restaurants, tout se passe bien : je choisis effectivement les pizzas sans jambon, saucisse ou viande, je trouve toujours des solutions. Mais c’est l’entourage proche qui pose problème, qui fait presque exprès de ne pas vouloir comprendre. Comme si mon choix de vouloir devenir végétarienne n’était pas crédible, n’était qu’une passage ou un effet de mode. Récemment, une amie à qui j’expliquais ma volonté de ne plus manger de viande n’a rien trouvé de mieux à me dire : « tu sais, je connais une végétarienne qui a décidé de manger à nouveau de la viande ! ». Je vais donc dorénavant essayer de me montrer plus persuasive et d’imposer mes choix ! Mais quand on arrive à un dîner et que le plat est déjà cuisiné et à base de viande… Pas facile facile !
    Au plaisir de te lire encore et encore sur ce sujet :-)

  38. Hello, voici un article intéressant!

    J’ai passé quelques week-ends en province ces derniers mois et je dois dire que c’était, le plus souvent, un calvaire pour manger. Je ne suis pas végétarienne mais végétalienne. Le petit L qui fait la différence et vous ferme à toutes les alternatives qui sont souvent, comme tu l’as dit, au œufs et au fromage.

    Je trouve que cela soulève aussi le problème d’un mauvais sens du rapport humain et du commerce; impossible de trouver une table après 20h30 dans une ville touristique côtière même dans notre propre hôtel, impossible de manger un dimanche midi près d’un célèbre château du Centre. Quel intérêt de partir en week-end si on nous traite de bobo parce qu’on ose chercher un endroit où manger un dimanche midi! Nous avons du fini dans une auberge étoilée qui, la seule à accepté de nous recevoir et qui nous a fait un succulent plat sur mesure, mais à quel prix… Heureusement tous les restaurateurs ne sont pas comme ça!
    En attendant, il faut souvent fermer les yeux sur de la crème ou du fromage pour pouvoir manger en voyage. Nous devons repartir en week-end et à cause de ces expériences nous irons dans une grande/moyenne agglomération pour être sûrs de pouvoir manger convenablement.

    Désolée pour ce pavé mais ces expériences sont toutes chaudes et dures à digérer si vous me le permettez. ;)

  39. Hello! Personnellement mon végétarisme ne m’a jamais posé de souci en Belgique ( où j’habite) car quasiment tous les restaurants proposent maintenant une voire plusieurs alternatives végétariennes à leur carte ( ca devient super courant maintenant alors qu’il y a 5 ans je galerais beaucoup plus); s’il n’y a vraiment rien de végétarien au menu, je demande alors gentiment s’il est possible d’avoir des pâtes aux légumes et des plats simples comme ça et les gens sont compréhensifs. En revanche, j’ai remarqué un enoorme décalage avec la France où j’ai l’impression qu’être végétarien est une hérésie. Lorsque j’annonce dans un resto que je suis végétarienne, on me regarde comme une extraterrestres et les serveurs sont perdus… (véridique: j’ai déjà dû, un jour, limite donner une recette de pâtes au serveur!). Je ne comprends pas un tel décalage entre des pays limitrophes et culturellement semblables! Je pense que les français sont tellement attachés à leur cuisine qu’ils ne savent pas s’ouvrir aux « nouveautés ». Quel dommage! Je suis pourtant certaine que s’ils faisaient preuve de plus d’ouverture d’esprit, les plats végétariens proposés sétaient délicieux! Bonne soirée :) estelle

  40. Hello Victoria,
    J’ai beaucoup aimé ton article, merci.
    Personnellement j’ai voulu devenir végétarienne mais j’ai craqué assez rapidement, en grande partie parce que j’aime la viande et le poisson! C’est ma difficulté principale: aimer ses produits alors que je déteste l’impact que cela a sur les conditions animales et l’environnement.
    A la maison, je ne mange pas ses produits mais je me l’autorise à l’extérieur par plaisir mais aussi par crainte de demander un plat adapté (très bon point souligné dans ton post).
    Bonne journée,
    Solène

  41. Pingback: Mes coups de coeur de la semaine // #1 - Le So Girly Blog

  42. Super article. Je m’y retrouve un peu je ne suis pas végétarienne. J’essaye juste de diminuer petit à petit ma consommation de viande. Mais depuis toujours je ne mange pas de poissons, ni crustacés, coquillages ou quoi que ce soit qui viennent de la mer. Et ici à Marseille mon dieu que cest dur dans certains restos il y a du poisson style saumon partout partout. J’ai l’impression d’être vu comme un monstre ou une étrangeres quand je leur en parle. Une fois je me suis forcer à en manger de peur de faire revenir l’assiette en cuisine et qu’on me critique… jail failli vomir… Depuis plus aucun scrupule pour le dire. Je paye ce que je mange après tous jai encore le droit de choisir. Pour la viande c’est pareille je regarde de plus en plus les plats végétariens et n’achetes plus de viande chez moi… mais à l’extérieur c’est vrai que c’est dur si on n’ose pas parler de peur d’être critiquer. Mais je trouve que ça commence tous doucement à ce populariser dans les grands restaurant. Même les burgers.

  43. Pingback: Un invincible été » Ailleurs sur le web #46

  44. Super article, bravo!
    Après 1 an et demi de végétarisme (végétalisme chez moi…oui je fais à ma sauce!) le plus dur pour moi a été d’annoncer à ma famille que je ne mangerai plus de chair animale. La cuisine est une réelle institution dans ma famille et je suis la « petite dernière ». Après quelques moqueries, ils se sont tous adapté et me font des repas pour moi et parfois c’est carrément un menu végétarien pour tout le monde « c’est vrai qu’on en a pas besoin tous les jours ». Très belle preuve d’amour de mes frère et soeurs!
    J’était SUPER mal à l’aise de déranger mais j’ai remarqué que si on demande avec gêne, les gens refusent. Si on demande avec un air « bien dans ses basket et c’est normal » hé ben les gens n’osent même pas refuser ou critiquer. Donc je me mets dans la peau de la fille sur d’elle et ça passe toujours! :)

    • Tu as tout à fait raison ! C’est pour ça qu’il me semble que dans tous les cas, le temps fait son oeuvre: on apprend à avoir confiance en soi, et à demander les choses de façon normale, sans gêne, ce qui permet d’avoir de meilleures réactions en retour :)

  45. Hello !

    Je ne suis pas végétarienne (enfin, pas encore), mais cela fait quelques mois que j’ai décidé de réduire ma consommation de viande (surtout pour des considérations écologiques : la viande demande trop d’énergie pour être produite et au final, nous n’en avons pas besoin d’en manger tous les jours pour survivre, loin de là !). Et je commence donc à en parler petit à petit autour de moi.
    Je n’ai pas encore rencontré de difficulté à trouver un plat qui me plait (puisque quand il n’y a rien, je mange tout de même de la viande) mais en revanche, ce que je n’apprécie pas du tout, c’est l’étiquette de « bobo-hippie » que l’on me colle. De plus, comme cela ne fait pas très longtemps, je sens aussi que les gens se disent « encore une lubie passagère ! Ca lui passera ! ».
    Ton article est très inspirant et me donne envie de simplement croire en mes convictions et continuer à faire comme je l’entend :)

  46. Alors typiquement je vis à la campagne, et ma famille ne comprend pas ce mode de vie, pour vous dresser le tableau, le loisir de mon beau-père c’est la chasse, et un repas sans viande pour lui n’est pas un repas!
    De façon générale : je suis très gênée de déranger tout le monde pour mes choix!
    Pour l’instant je suis entièrement végétarienne à la maison mais pas en dehors, j’évite dans la mesure du possible mais si la viande est intégrée au plat je fais l’effort de manger!

Répondre

Naviguer