Productivité et créativité: ce que mon burn out m’a appris

Je vous en touchais quelques mots dans mon best of 2018: si l’année passée m’a un peu mise à l’épreuve, les crises qui m’ont affectée ont aussi constitué d’incroyables sources d’apprentissage et de reconstruction. Mon burn out du printemps dernier en fait partie: une période frustrante, déstabilisante, mais que je vois aujourd’hui comme un coup de pouce du destin – une opportunité de me retrouver.

Depuis le mois d’avril, mon ralentissement forcé m’a poussée à beaucoup réfléchir aux raisons qui m’avaient menée à l’épuisement – notamment pour les questionner, voire les déconstruire, et m’en libérer. Il m’a offert une précieuse leçon de vie, un changement essentiel dans ma vision du travail et de la productivité, tant ancré en moi aujourd’hui que j’avais envie de partager mon expérience avec vous.

J’ai peiné à mettre en forme mes idées, à construire mon témoignage de façon à peu près rationnelle, et à l’heure où j’écris ces lignes, il me semble encore un peu brouillon – mais avec un peu de chance, peut-être résonnera-t-il chez certain.es d’entre vous.

Il est très clair que mon vécu n’est pas un modèle universel – ne serait-ce que par ma situation professionnelle très particulière, avec un métier passion que j’exerce à mon compte, de manière tout à fait indépendante, en organisant ma vie comme je le souhaite. Il est aussi complètement lié à ma personnalité – celle d’une jeune femme bosseuse, exigeante, sensible aux injonctions – et ne parlera donc pas du tout, a priori, aux personnes qui ont au contraire une tendance naturelle à la paresse et à la détente (ou alors, seulement pour réaliser que votre légèreté innée est plutôt une chance !).

Toutefois, dans l’esprit, je crois que mon cheminement reflète quelque chose de la façon dont nous percevons le travail en tant que société, et notre valeur en tant qu’individu – ainsi qu’une manière alternative de les envisager. C’est une évidence, et à la fois, un message bon à rappeler.

Si vous vous reconnaissez dans ma situation initiale, j’espère de tout coeur que la bienveillance que j’ai acquise dans ce processus vous incitera à appliquer, autant que faire se peut, la même douceur envers vous-mêmes ♥︎creativite-productivite-burnout

Il suffit de lire les interviews d’entrepreneurs célèbres aux journées marathon, ou même de se promener quelques minutes sur Hellocoton pour s’en rendre compte: notre société glorifie l’idée d’une productivité maximale, d’un temps toujours mieux rentabilisé. Il faut se lever plus tôt, être plus efficace, ajouter plus de cordes à son arc.

Nous avons aussi été imprégnés de la culture américaine du mérite – le fameux mythe du self made man – qui valorise le travail obstiné et la persévérance comme instruments de réussite.

Ces pensées, je les ai moi-même intériorisées de manière particulièrement appuyée depuis toute jeune. Elle m’ont été transmises via mon éducation (mon père est justement américain, avec une fibre entrepreneur) et par mon parcours scolaire dans des établissements de très bon niveau, où l’exigence du corps professoral m’incitait toujours à l’effort. J’ai ainsi eu l’immense chance d’acquérir une excellente éducation, un vrai sérieux et de bonnes méthodes de travail, qui ont fait de moi une bonne élève jusqu’à la fin de mon cursus – mais qui m’ont aussi dotée d’une certaine dureté envers moi-même.

Lorsque je me suis lancée à mon compte pour vivre de mon blog, cette pression auto-infligée s’est vue décuplée – nourrie par mes nouvelles responsabilités, bien sûr, par la question financière, mais aussi par un syndrome de l’imposteur lié à mon choix professionnel (me dédier à une passion perçue comme peu sérieuse dans mon entourage), que j’essayais inconsciemment de « justifier » en travaillant de façon acharnée.

Bien sûr, malgré la passion, cette auto-exigence tyrannique était intenable sur le long terme. Étrangement, pourtant, j’étais incapable de m’en rendre compte – pas au point d’ébranler mes priorités. Tant pis si je me fatiguais, si ma santé mentale déclinait; je ralentissais un peu, puis je repartais de plus belle pour compenser. Ma plus grande motivation était la satisfaction d’avoir produit quelque chose – la valeur acquise par cette manifestation tangible de mon travail, et votre feedback. Je ne me sentais valorisée, légitime, qu’en produisant autant et du mieux que possible.

Puis, inévitablement, il y a eu le burn out au printemps dernier: à force de tirer, la corde a lâché, et je me suis retrouvée dans un état d’épuisement émotionnel et mental complètement inédit pour moi.

Neuf ou dix mois ont passé depuis, et je n’ai plus été capable de travailler comme avant. Ma productivité et mon rythme sont longtemps restés à environ 50% de ce qu’ils étaient autrefois; aujourd’hui, alors que je commence à aller mieux, il m’est encore impossible d’enchaîner plus de trois journées intenses de travail, par exemple, sous peine de retomber dans une panne totale de cerveau durant un ou deux jours. Je suppose que je retrouverai bientôt la totalité de mes capacités; toutefois, je ne serais pas surprise de conserver une petite fragilité, une légère craquelure qui marquera mes limites. Est-ce vraiment une mauvaise chose ?

Ce genre de période est aussi déstabilisant que frustrant. Néanmoins, je suis très reconnaissante de la prise de conscience qu’elle m’a imposé: je crois qu’elle a ancré dans mon esprit et dans mon corps une sagesse de vie que j’avais besoin de vraiment comprendre.

Mon burn out a complètement changé mon modèle de pensée: il m’a permis de dépasser la glorification d’une hyper-productivité aveugle, pour chercher plutôt un système adapté à ma situation, donc plus durable.

Moi qui n’avais jamais osé l’envisager ainsi à cause d’une humilité mal placée, j’ai d’abord réalisé que j’exerçais une activité très créative: le coeur de mon travail consiste à alimenter à moi toute seule une ligne éditoriale variée, à trouver de nouvelles idées au quotidien, mais aussi à écrire et créer des images. Je ne pouvais pas ignorer plus longtemps cette composante essentielle, d’où découlait un rapport très particulier à la productivité: la culture du rendement maximum faisait-elle vraiment sens dans un tel cas de figure ?

Non, bien sûr: la créativité peut être apprivoisée, stimulée lorsque l’on en a besoin, mais la logique de l’hyper-productivité l’étouffe. Elle a besoin d’espace, de déconnexion et de divagations pour faire surgir ses meilleures étincelles (bonjour les révélations sous la douche ou en faisant la vaisselle !), mais aussi d’apports extérieurs réguliers pour la nourrir (culture, art, sorties, discussions…).

Le même questionnement se présentait quant à mon statut d’indépendante: l’idée de produire intensément était-elle compatible avec le niveau de responsabilité et de charge mentale que je portais sur mes épaules ? Pas vraiment: si je ne préservais pas ma santé, personne d’autre ne pouvait faire tourner la machine (qui est aussi ma source de revenus) à ma place.

C’est ainsi que j’ai compris: ma productivité, paradoxalement, ne fonctionnerait jamais sans temps morts et autres moments à buller. Les deux sont même intrinsèquement liés. Bien qu’elles ne ressemblent pas aux plages de travail normées dans nos sociétés (c’est-à-dire un temps productif, et/ou un temps passé dans un lieu de travail), les périodes de détente font partie intégrante de mon activité – seule leur occurrence régulière peut créer l’espace mental nécessaire aux nouvelles idées et à la force créative. Si je ne prends pas ces temps, je me coupe l’herbe sous le pied; ils sont à ce point essentiels, autant pour ma performance à court terme que sur la durée.

Alors voilà: depuis quelques mois, j’ai officiellement instauré le farniente comme activité tout à fait valide dans mon emploi du temps. Je n’hésite pas à prendre une ou deux demi-journées chaque semaine pour buller. Je reste au lit plus longtemps, je lis, je regarde des vidéos ou des séries, je vais boire un thé chez une copine, je sors faire un tour, je m’occupe des tâches ménagères en écoutant un podcast, je brode…

Mieux encore, moi qui étais pratiquement incapable de vraies pauses, je fais tout cela sans une once de culpabilité: j’y vois des moments d’enrichissement, de brainstorming indirect et inconscient, ou tout bêtement des soupapes de décompression qui m’évitent de m’épuiser. Je pense un peu moins à l’immédiat, et un peu plus à l’endurance. Ma nouvelle vision de la productivité englobe aussi ce qui la nourrit: ce n’est pas parce que l’on se repose ou que l’on prend du temps pour soi que ce temps est perdu – au contraire, il peut être source d’une meilleure efficacité globale s’il libère de l’espace mental et rafraîchit l’esprit. Certaines entreprises ne mettent-elles pas à disposition des salles de repos pour leurs employés dans ce but précis ?

En incluant ces temps de détente dans ma routine hebdomadaire, j’arrive toujours à produire 3 articles par semaine, tout en redevenant à peu près régulière sur Instagram (en stories ou dans ma galerie) – mon rythme n’en pâtit donc pas. Surtout, j’ai retrouvé un nouvel élan de créativité: j’ai plein d’idées, je relance des projets, je brûle de découvrir de nouvelles choses, je m’essaie à de nouveaux styles et nouvelles techniques… Je suis aussi moins angoissée dans mon travail, et j’aime beaucoup ce que je produis. Bref: je retrouve le meilleur de moi-même.

Il y aura encore un peu d’organisation à prévoir pour intégrer l’activité parallèle que je veux développer cette année (de la rédaction web pour des sites tiers) et recalibrer mes possibilités de rémunération, mais au point où j’en suis aujourd’hui, ce changement d’état d’esprit est déjà une énorme victoire.

Depuis quelques mois, vous pouvez me trouver en pyjama un jeudi à 11h30 en train de faire un masque visage, dans le canapé devant un série détente à 17h30 le mardi, ou au café avec une amie en train de papoter le mercredi après-midi. D’aucuns penseront que je suis l’une de ces blogueuses qui gagne sa vie à ne rien faire (haha, si seulement !), ou que je ne suis pas sérieuse, mais ils auront tout faux – si on le peut, il n’y a pas de mal à s’adapter autant que possible à ses besoins, écouter son corps, protéger et nourrir sa créativité.

Parce que mon exemple est loin d’être un cas isolé (pour les freelance comme pour les salariés, également sous pression), il est d’ailleurs grand temps que les mentalités changent à ce sujet – que l’on envisage le travail dans sa globalité, au-delà d’un nombre d’heures; que l’on voie les choses sur le long terme au lieu d’être obsédés par le rendement immédiat. Face à l’augmentation des burn outs, j’espère que ma génération, qui se questionne beaucoup sur le système établi, saura y insuffler un vent de renouveau plus sain et plus durable !

***

Ressentez-vous la pression de la productivité dans votre vie de tous les jours ?
Est-ce une motivation pour vous, ou une source de mal-être mental ?
Arrivez-vous à vous écouter et prendre en compte vos besoins ?

71 commentaires

  1. Tellement vrai ! Les mêmes causes m’ont mené aux mêmes conclusions (et je suis salariée mais avec 2 enfants petits pour compliquer le tout)

    • Dans la même veine, je conseille la lecture de l’apprentissage de l’imperfection de tal ben Shahar qui traite des mêmes problématiques

  2. Prof et donc assez seule dans mon boulot je me reconnais assez. As-tu d autres activités professionnelles à part la rédaction de ton blog? Pour ma part J’essaie de lâcher prise mais je ne sais pas encore très bien comment faire…

    • Je suis prof aussi et je partage! Ce qui m’exaspère le plus c’est le “tu as eu la chance” de mes amis qui ne voient que l’avantage Des vacances scolaires. Mais être prof, c’est aussi être tout le temps en train de penser à ses cours, quels projets mettre en place, comment s’amélioret, comment gérer les difficultés des élèves… et je ne parle même pas des profs qui enseignent en établissements difficiles!

      • STÉPHANIE GUY

        PE et je me reconnais tellement là ! Pas un jour sans que je ne pense à ma classe, même en congé !) Quand je n’en rêve pas la nuit !).

  3. Coucou Victoria,
    Tu ne t’imagines même pas à quel point je reconnais ce que tu décris… et pourtant, on a des métiers bien différents. Je travaille dans la recherche et j’ai réalisé il y a peu l’importance de la créativité dans ce domaine. Après seulement 1,5 ans de travail, je me sens déjà épuisée, au bout. Mon SII me fait plus souffrir que jamais. Alors pour souffler un peu je me suis dit par exemple que je ne travaillerai plus de 7h30 à 8h10 dans le train. Rien que ça, ça aide. Je me suis aussi mise à une activité artistique. Heureusement que j’ai la chance d’avoir un environement de travail où ce n’est pas mal vu de partir à 16h l’après-midi (vive la culture du temps-partiel néerlandaise!!) sinon j’aurais disjoncté depuis longtemps.

  4. Un grand merci pour ton article ! Je me retrouve sur de nombreux points dans ta description. J’ai l’impression parfois d’être un peu borderline et de ne pas être loin de la chute. Malheureusement, mon métier (infirmière remplacante de nuit en 12h dans un service de cardiologie) ne me permet pas de faire des pauses quand mon corps et mon esprit en ressentent le besoin. J’espère pouvoir trouver quelque chose un jour qui me permet de prendre aussi soin de moi.

  5. Dans la même veine, je conseille la lecture de l’apprentissage de l’imperfection de tal ben Shahar qui traite des mêmes problématiques

  6. Bonjour Victoria,
    Merci pour cet article qui s’applique dans tous les milieux professionnels, je peux le confirmer… J’aime beaucoup l’idée que tu développes à la fin concernant le fait de prendre le travail dans sa globalité et non selon un nombre d’heures, c’est très intéressant! Et je te rassure, contrairement à ce que tu dis au début, cet article n’est pas brouillon mais il vient juste du cœur je crois! Continue de prendre soin de toi, on ne vit qu’une fois!

  7. Merci pour ton partage Victoria ! Je me retrouve complètement dans ton nouveau fonctionnement ; il m’a fallu également du temps pour y parvenir et je continue d’évoluer… mais depuis quelles satisfactions. Je suis convaincue qu’ il est important de se donner du temps et de l’espace pour être créatif …belle journée!

  8. Coucou Victoria,

    Merci pour cet article ♥ Ce n’est pas la première fois que je te le dis, mais la franchise avec laquelle tu partages sur ce sujet est vraiment bénéfique pour ma petite tête souvent remplie des mêmes questionnements. Tu as bien raison d’aménager ton rythme de travail ainsi, et de favoriser ton mental, ton physique et ta sérénité : comme tu le dis très bien, finalement, cette productivité pour laquelle on s’angoisse tant n’en vient que plus naturellement.
    Je ne comprends que trop bien ton parcours. J’ai aussi baigné dans la culture de la réussite scolaire/sociale qui m’a appris à me mettre une pression dingue et très malsaine. Je viens d’un milieu un peu différent, je pense, mes parents n’avaient pas eu la chance de pouvoir faire des études (ils n’ont ou évoluer professionnellement que plus tard, ma mère faisant des nuits à l’usine pour se payer une formation de comptable), et du coup, il leur a paru toujours inconcevable que je ne fasse pas un « beau métier ». J’ai éliminé pas mal de métiers qui me plaisaient dans mon orientation, trop imprégnée par cette culture de la performance, de la réussite sociale, de la sécurité de l’emploi et des fameux « débouchés »… J’ai fait un gros burn-out il y a trois ans, qui s’est malheureusement couplé quelques mois plus tard à l’arrivée fracassante d’une maladie chronique, donc autant dire que la notion de performance a été mise à mal ! Ca a longtemps été un regret tout ça, car j’ai un métier avec lequel ma situation médicale est vraiment dure à concilier, et qui me renvoie donc toujours dans ce cercle vicieux du manque de performance… Du coup, je prépare depuis plusieurs mois un grand changement dans tout ça, avec une philosophie de vie toute différente : la performance et la culpabilisation, j’ai assez donné, maintenant, on va laisser la place à autre chose, et à cette créativité que je n’ai plus du tout envie de laisser de côté, aussi ;)

  9. Et la reconnaissance familiale de ton travail est enfin arrivée? Parfois il faut faire sans et se valider soi-même comme légitime.

  10. Bonjour Victoria,
    Free-lance moi aussi (je suis illustratrice et autrice de bd, métier mal payé et exigeant mais que j’aime vraiment), et je me retrouve pas mal dans ce que tu décris.
    J’essaye aussi de ne pas m’en vouloir quand je prends du temps pour moi, quand j’ai besoin de ralentir, notamment parce que la qualité de mon travail s’en ressent directement.
    Cela dit, pendant les vacances de Noel (les premières volontairement sans boulot depuis dix ans !) j’ai lu un livre qui m’a fait relativiser cette vision productiviste du repos dont on parle de plus en plus au profit d’une vision plus centrée sur… le repos inscrit dans le fait de vivre tout simplement :)
    Il s’agit de « Chez soi » de Mona Chollet (mon préféré des trois que j’ai pu lire d’elle).
    Elle déconstruit la vision qu’on a du travail, centrée sur le temps et dont le sens s’amenuise (en 150 ans on est passés de tâches à accomplir à temps à meubler) qui dévore notre vie « de loisirs » (notre vie tout court?). Les free-lances justement peuvent y échapper puisque l’on travaille plus « à la tâche », mais pas évident quand même de sortir de cette logique dominante.
    Bref, je te conseille fortement ce livre qui aide beaucoup à penser son mode de vie :)
    Et bravo pour ton cheminement !
    Toujours un plaisir de te lire !
    Kim.

  11. Trés bel article :) , rempli d’honnêteté et d’humilité sur ton mode de vie, ta passion et ton travail. Bravo pour ton blog que je continu de suivre avec toujours autant d’interêt.

  12. Je comprends tellement ce que vous écrivez ici. J’ai travaillé dans la recherche scientifique, durant 8 mois environ après l’obtention de mon Master en psychologie. Il fallait toujours faire plus vite, mieux, etc.. C’était épuisant et j’en venais à me dire que j’avais un problème ! Mais NON ! Le problème c’est ces systèmes instaurés à plus ou moins grande échelle. J’ai démissionné, j’ai fait des stages, j’ai obtenu mon titre de psychologue et j’ai fait une pause nécessaire.
    Actuellement je fais un bilan de compétences car j’ai envie de me connaître mieux, de faire quelque chose qui me plait vraiment de MA vie. Ce n’est ni à la société, ni aux personnes de mon entourage, ni à mon ancien supérieur, etc… de décider. C’est à moi.
    Le but est de savoir quelles sont mes valeurs & mes priorités.
    J’aime beaucoup cette image : imaginons un tabouret à 3 pieds. Il est stable si chacun des pieds est en place. Le 1er pied est pour moi la sphère famille/amis (que certains séparent, mais pour moi c’est la même chose). Le 2nd pied est la sphère loisirs : sorties ciné ou musée, randonnée, escalade, équitation, promener le chien, … Le 3ème pied est le travail. Si chacun des pieds est à sa place, je vais bien. Il y a aussi les sphères « bénévolat » ou bien « évolution de carrière » dans les bilans de compétences classiques. Mais pour moi elles ne sont pas dans le TOP 3 des priorités.
    Mes rendez vous pour ce bilan de compétences me font réaliser beaucoup de choses. notamment que je délaisse depuis bien longtemps mon côté créatif qui ne demande qu’à s’exprimer. J’ai rénové une caravane l’été dernier, c’était très gratifiant ! Alors j’espère trouver un métier qui saura conjuguer chacune de mes « particularités ».
    Bonne continuation à vous ! Prenez soin de vous !

  13. Coucou Victoria,

    Merci pour tes réflexions qui, je te rassure, ne sont pas du tout brouillon ! Je trouve formidable le travail que tu as fait ces derniers mois, et le cheminement dont tu as partagé un petit bout avec cet article.

    Pour ma part c’est le temps loin des écrans, les mains dans la terre avec les plantes ou l’argile, qui m’aide depuis des années à me détacher de la pression très forte vécue au travail. Avec la céramique je suis une débutante éternelle (et le résultat n’est jamais garanti, une belle leçon de détachement, mais pas facile !). Avec les plantes, il n’y a pas de résultat à attendre, on n’a pas à etre productif, et cette liberté est un véritable cadeau.

    Oui, la créativité a besoin d’espace, de temps morts et de vide. Elle a besoin des quatre saisons.
    Cela ne doit pas etre facile pour toi de « dépendre » autant de ta créativité dans ton travail, mais avoir identifié ces pistes est certainement un beau pas en avant pour construire un équilibre qui te convient.

    Je te souhaite le meilleurs, prends bien soin de toi

    Aurélie

  14. Je pense que l’on est tous baignés par cette idée de la productivité intensive, surtout si l’on a déjà travaillé dans une entreprise avant d’être à son compte (ce qui est presque toujours le cas).
    Je suis moi-même un mix de ce qu’on pourrait appeler une paresseuse innée avec une pincée de sentiment d’illégitimité.
    Du coup je me prévois des journées de création de contenu énormes avec parfois 4 recettes d’un coup, et je suis découragée, ou alors je n’en fais que deux et je me sens coupable de ne pas avoir mené à bien mon projet. Alors que j’ai déjà objectivement « assez » travaillé et que bien souvent j’ai une dizaine de recettes d’avance, mais rien à faire.
    C’est surtout difficile car pour le moment je n’ai pas beaucoup de clients pour valider la valeur de mon effort … Même si je suis très soutenue par mes proches qui voient clairement le travail que je produis et m’encouragent, et mes copines qui tiennent des blogs food, parfois la pression prend le dessus.
    J’ai également remarqué quelque chose : en fonction de mon cycle menstruel j’ai des hausses/baisses de créativité. Je suis mes cycles avec la symptothermie (j’ai écrit un article dessus sur le blog si tu ne sais pas du tout à quoi je fais allusion :-) ), et du coup j’ai très nettement détaché des sentiments correspondant à mes différentes phases (pré ovulation parfaite pour réfléchir et mettre au tapis le travail administratif, ovulation et son pic de créativité et d’énergie, et post ovulation parfaite pour la réalisation des idées trouvées pendant la période précédente). Je me laisse aussi du temps dans les journées pour souffler : j’ai découvert la puissance de la pause dans le travail à l’époque de la fac, depuis c’est un vrai crédo :p .
    En tout état de cause c’est très difficile de relativiser les productions de la créativité, surtout en ayant fait un boulot très manuel où on voit directement l’accomplissement (pâtissière).
    Du coup je comprends tout à fait les sentiments qui t’ont menée à l’épuisement et à te perdre.
    C’est très long de trouver un équilibre, et surtout je pense que ça évolue constamment. Je te souhaite donc de réussir à te trouver à l’infini :-) !
    Bonne journée à toi Victoria.

  15. Bonjour et merci Victoria,

    Bravo également d’avoir eu le courage de t’écouter et de modifier ta vie autant que possible suite à cette épreuve.

    J’ai vécu une dépression suivi qq mois plus tard d’une grande déception professionnelle. Je galère encore un peu à me stabiliser mais une chose est ancrée en moi : je suis plus importante que ce travail et je refuse la pression qui n’a pas lieu d’être.
    Mais salariée, c’est difficile face à certains supérieurs encore trop attachés au présentéisme. Et donc j’ai l’image de celle qui ne reste pas et se met en arrêt. Mais je culpabilise de moins en mois car je sais que je le fais pour moi, car je me suis écoutée et que je connais les limites que je ne souhaite pas dépasser.
    Je suis convaincue que je finirai par trouver ma place dans une entreprise ou que le freelance s’imposera à moi, quelques soient les épreuves.

    Belle journée à toi :)

    Emilie

  16. Bonjour Victoria,

    Quel bel article !
    D’abord c’est un plaisir de retrouver tes articles qui reviennent petit à petit. Personnellement j’ai vraiment l’impression que ce ralentissement t’as fait le plus grand bien.
    Et puis merci pour ces mots plein de bon sens qui résonnent aussi énormément en moi. Nous n’avons pas du tout la même situation professionnelle, je suis intermittente du spectacle et j’ai donc un rythme de travail très décousu. Des périodes intenses, d’autres complètement vides. Et pendant longtemps dès que j’avais une période libre il fallait que je la remplisse avec 1001 activités jusqu’à devenir très anxieuse dès que je me levais après 8h ou qu’une de mes activités programmées ne se faisait finalement pas. Parce qu’au fond j’avais cette petite voix qui me répétait que si je ne faisait rien, je donnerai raison à ceux qui crient haut et fort que les intermittents se la coulent douce, que travailler dans le spectacle ce n’est pas sérieux, ect…
    J’ai beaucoup creusé ces notions de travail, de temps libre et petit à petit j’arrive à déconstruire tout ça et à me laisser du temps pour moi. Pour dormir, prendre un bain en pleine après midi, lire une bande-dessinée… en culpabilisant de moins en moins. Parce que je n’ai qu’une vie et j’ai vraiment vraiment besoin qu’elle soit douce et de la remplir avec ce qui fait sens. C’est quand même fou ce que ces injonctions peuvent s’imprimer en nous et nous faire du mal !

    C’est un sujet qui me passionne de plus en plus.
    D’ailleurs je laisse ici quelques références qui m’ont aussi beaucoup parlées :
    – le livre « chez soi » de Mona Chollet
    – le podcast « mental FM » et « Mon travail ne sert à rien » d’Arte Radio (dispo sur leur site)

    Merci encore pour cette article, et ton travail si précieux.

    Très bonne journée !

  17. Merci pour cet article.
    Il raisonne avec une lecture que je suis en train de faire, Deep Work de Cal Newport.
    Cet universitaire y défend l’intérêt du travail de manière concentrée, en donnant tout son cerveau à un objectif précis, pendant un temps limité. Et ainsi réaliser ce que l’on veut/doit, bien mais sans y passer plus que le temps nécessaire. Hors en entreprise (et apparemment seul depuis chez soi aussi) on porte tous l’idée que le travail c’est faire des heures. Les heures pour lesquelles on est payé.
    Mais dans les métiers où l’on produit du savoir (moi j’accompagne des personnes et rédige des documents), mis à part des RDV à honorer on attend de nous de la qualité dans notre production. Hors faire beaucoup d’heures ne veut pas dire faire de la qualité, ce que tu expliques très bien.

    Pour ma part réduire les sollicitations intellectuelles depuis quelques mois me fait un bien fou et je sens mon réservoir d’énergie remonter petit à petit. Je n’occupe plus nécessairement mon esprit tout le temps, ce qui se traduit par je marche ou prend les transports sans discussion dans les oreilles, je fais une chose à la fois, je choisis avec soin ce que je veux lire ou écouter comme je choisis de la nourriture qui fait du bien à mon corps. Et comme pour la junk food, quand je me mets face à de la junk culture (réseaux sociaux, vidéo de basses qualités) je le fais en conscience et parce que parfois ça fait aussi du bien. Mais ce temps ce réduit de plus en plus tant je vois les bienfaits de mon nouveau régime intellectuel :p
    Et bien que je sois tenue à des jours de présence à mon travail, je fais tout pour penser en effet mon rôle de travailleuse dans mon contexte global de vie. Ma grande règle est maintenant de compartimenté mes temps en journée, et de m’imposer de bien faire pendant que je suis assise à mon bureau pour être présente à ma vie de famille/amis et mes loisirs une fois loin de lui.
    C’est moi qui suis brouillonne, pardon!

  18. Merci beaucoup pour cet article, Victoria.

    Je travaille moi-même à la maison, mais je suis dans une situation particulière : en doctorat à mi-temps, non rémunérée, je suis censée trouver un job à mi-temps également pour compenser. Et je n’y arrive pas. Déjà parce que je ne trouve pas d’emploi qui me convienne, mais aussi parce que j’ai déjà du mal à gérer le travail qu’implique ma thèse.

    J’ai passé les mois de novembre-décembre dans une phase de productivité assez élevée, et depuis c’est le vide. Je passe continuellement par ces hauts et ces bas, et cela complique la recherche d’emploi en plus de me démotiver. Il me faudrait quelque chose de souple, ce qui semble impossible dans le marché du travail aujourd’hui.

    Face au travail « intellectuel » du doctorat (entre guillemets, parce que je ne me sens absolument pas intellectuelle, mon sujet de recherche est tout à fait abordable et je suis intimidée par mes collègues dont je ne comprends même pas les intitulés de thèse), je vois les temps de farniente comme étant essentiels à mon équilibre. Qu’il s’agisse de consulter Instagram, de broder, tricoter, coudre, faire la cuisine, je n’envisage pas ma vie sans ces moments qui reposent mon cerveau bien vite fatigué.
    Pourtant, je sens la culpabilité m’assaillir au quotidien : je devrais travailler à ma thèse, qui me passionne, alors pourquoi certains jours je n’y arrive pas? Une partie de la réponse vient de la solitude de mon travail, à domicile ou en bibliothèque. Une autre de l’absence de rémunération, qui me fait penser que mon travail ne sert à rien (alors que je rencontre régulièrement des personnes intéressées par ce que je fais).

    Ma situation est différente de la tienne, mais je me retrouve dans ce que tu expliques et je te remercie de partager tes pensées à ce sujet.

    Marie

  19. Wow déjà bravo !
    C’est la première fois que je lis un article dans lequel je me projette réellement !
    J’ai aussi fait un burn-out en début d’année 2018… Et je ne saurais pas vraiment dire quand je m’en suis sortie, je sais juste que ça a été long et que ça a fini par atteindre ma santé ( perte de cheveux conséquents, nausées, angoisses, fatigue et perte de concentration entre autres … )

    Tu le sais je suis un peu dans le même cas de figure que toi alors je tenais à te dire que je te comprenais parfaitement ! On ne ressort jamais indemne de ce genre d’expérience, mais savoir les mettre à profit peut vraiment nous aider à nous connaître plus, mais aussi à travailler mieux !

    J’ai encore du mal à me bloquer des demies journées de repos complet comme tu le fais, mais je pense vraiment que c’est ce qu’il faut faire et je vais tenter de te rejoindre ! ( déjà je me bloque au moins un jour de repos dans la semaine, le truc de fou pour moi xD ) `

    J’espère vraiment que tu te sens mieux, en tous cas ton travail lui est toujours aussi sublime ( voir plus d’ailleurs ) à très très vite j’espère ! des bisous !

  20. merci Victoria, je me retrouve dans ton article. Etant freelance, je dois être nécessairement multitâches (compta, communication, marketing, etc …). En plus étant multipotentiel, ça n’arrange rien. je m’intéresse à trop de choses.
    Prendre du recul en pratiquant la méditation et en se bloquant des activités loisirs en cours de semaine, m’aident beaucoup.

  21. Malgré le fait que je ne gagne pas encore d’argent avec mon blog, il constitue mon travail et mon activité. Le fait que je ne puisse pas encore gagner d’argent avec, me fait culpabiliser d’autant plus quand je ne suis pas en train de travailler dessus et que je suis en train de flâner ou de regarder une série. Tout cela fait que je comprend bien la difficulté des indépendants ou des free-lances et je suis entièrement d’accord avec toi quand tu dis que tu aimerai qu’il y est une vraie prise de conscience pour notre génération. Il faut valoriser ce temps pour soi sans culpabiliser parce qu’il n’a pas été optimisé au mieux !

  22. Oui, merci !!!
    Perso en free-lance je m’impose désormais le rythme suivant :
    – je travaille 4h par jour le matin pour mes missions,
    – le reste du temps, c’est pour moi ! Si j’ai envie de faire avancer mon projet perso, je le fais, si j’ai envie de rien faire, je ne fais rien :)
    ça marche plutôt bien :)
    Je suis consciente que j’ai aussi de la chance de pouvoir me permettre ce rythme financièrement

  23. Bonjour Victoria !
    Eh bien quel article. Je me reconnais dans le portrait que tu dresses en début d’article, naturellement encline au lâcher prise et à la detente.
    Alors oui, tu l’as dit, ce ne sont pas des choses très applaudies dans notre société, mais c’est en regardant autour de moi – et encore plus en lisant ton article – qUe je me rends compte que finalement, vivre en étant l’inverse, c’est juste usant
    Stress, burn-out, angoisses, j’espère que tu arriveras à remonter la pente et à trouver ton équilibre…. pour toi… et pour nous ! 😄 car c’est toujours un plaisir de te lire

  24. Bonjour Victoria,
    je tenais à commenter cet article car cela fait vraiment écho. J’ai fait un burn out alors que j’étais étudiante en médecine, surtout à cause de la charge émotionnelle et de la pression constante qui nous était imposée. Cela m’a aidé à trouver ma voie puisque j’ai arrêté mes études de médecine en 4ème année et que je suis maintenant enseignante, métier qui a vraiment du sens pour moi.
    Mais je me rends compte que c’est aussi, malgré tout, un métier qui exige de la créativité et du « temps de cerveau disponible ». Il demande également beaucoup d’énergie car devoir s’adapter en permanence aux élèves en face est très fatiguant. Pour toutes ces raisons et parce que je me connais, je me force à m’aménager des temps de repos, à ne pas travailler le soir par exemple pour vraiment décrocher. Mais ce n’est pas évident à assumer car beaucoup de collègues travaillent quasiment 7j/7. Il est difficile de dire « non » quand tout ce qu’on fait est sensé apporter quelque chose aux élèves, cela peut faire passer pour un égoïste. Mais je sais que ma résistance au stress est limitée et que j’ai besoin de ces moments, surtout quand on est dans la double team « hypersensible + SII » !

    Merci à toi de mettre des mots sur tout ça et pour tout ce que tu fais ! Je crois que c’est la première fois que je commente mais j’adore ton blog et ton univers :)

  25. Hello Victoria !

    Merci pour ton article, c’est un sujet vraiment d’actualité et malheureusement on en parle toujours pour donner des chiffres, constater que la situation empire, mais jamais pour donner de réelles solutions…

    Au mois de septembre j’ai fait moi aussi un burn out. Je travaille dans la recherche et cela implique deux choses : beaucoup de pression / deadlines / projets qui se chevauchent, et une mobilité importante (9 déplacements en 2018, 1/5e de mon année à ne pas dormir chez moi). J’ai fait l’erreur de planifier également de nombreux déplacements perso (au total, 130 jours à l’étranger ou hors du canton de Genève), et après un déménagement en août, je suis arrivée fin septembre épuisée et sans plus aucune capacité à réfléchir (ça tombait bien, j’entamais justement une phase d’analyse et de synthèse de mes données… super -_-).

    J’ai pris beaucoup de temps pour penser à tout ça. Au final mes conclusions ont été les mêmes que les tiennes : avoir de l’espace pour la réflexion et la rêverie est vital pour la santé d’esprit (et par extension pour tout le reste). Donc une vie 100% planifiée et hyperactive est le meilleur moyen de filer droit dans le mur.

    Ca m’a menée à établir des « personal policies » pour 2019 pour éviter de refaire les mêmes erreurs.

    J’ai par exemple décidé de me fixer une limite (chiffrée) quant aux déplacements que j’effectue. Je n’ai pas de contrôle sur ceux d’ordre professionnel, mais je peux faire des choix pour ceux d’ordre personnel.

    J’ai aussi décidé de protéger férocement mon temps rien que pour moi, tranquille à la maison. Finis les « oui » à des propositions d’activités qui ne me font pas vraiment envie.

    En résumé : faire des choix conscients, être présente, et surtout, m’écouter.

    Encore merci pour ton témoignage qui nous pousse tout·e·s à témoigner dans les commentaires (preuve que ce sujet touche énormément),

    Je t’embrasse,

    Eve

  26. Hello Victoria ! Merci pour ce partage d’expérience qui remet beaucoup de choses en question de mon côté, j’ai tendance, comme toi avant, à toujours vouloir faire plus pour être hyper productive mais ces derniers temps, je me rends compte que je touche au limite du système et que si je ne fais pas quelque chose, je vais exploser en plein vol. C’est vraiment dur dans notre société d’hyper productivité de lever le pied. En plus, j’ai souvent mille projets en tête et avec un travail à plein temps à côté, c’est compliqué de tout gérer. Bref, merci encore pour cet article qui, j’espère, permettra aux gens de se rendre compte qu’il faut prendre des pauses et prendre le temps de s’écouter (de mon côté, j’en ai conscience mais je culpabilise dès que je prends une pause).

  27. étant moi aussi indépendante à tendance perfectionniste, ton article me parle vraiment ! merci pour ce récit si éclairant et plein de bonnes choses pour toi en cette nouvelle année !

  28. Merci Victoria pour tous ces messages bienveillants. C’est très noble de ta part d’oser nous parler directement de ton burn out et de donner des conseils. J’ai moi même un peu craqué dernierement au point de devoir prendre un arret de travail car le dos en a prit un coup, j’ai d’ailleurs compris d’ou venait l’expression  » j’en ai plein le dos » cette petite pause m’a permis de prendre du recul sur le travail et penser un peu plus à moi avant de penser au travail ou aux autres.
    Merci pour ces precieux conseils.

  29. Mon burn out a été violent et la reconstruction est encore lente. Mon rapport au travail a forcément changé, mais la vision des employeurs n’est pas la même.
    Je travaillais 12h/j …est-ce que j’étais plus efficace? franchement non car je n’avais plus ces moments de soupape de sécurité. Le burn out m’a donc frappé de plein fouet et l’accompagnement psy a été important/essentiel… je me demande d’ailleurs s’il ne me serait pas à nouveau bénéfique pour avancer.
    Le burn out est souvent « invoqué/galvaudé » par certains (pas « validé médicalement ») mais un « vrai » burn out est d’une telle violence que la destruction de « soi » est proche. L’entourage ne prend pas souvent la portée de ce qui vous arrive.
    Il y a que le temps qui aide , mais la société ne nous laisse pas toujours le temps.
    Prendre du temps pour soi, du luxe pour certains, la clé de tout pour tous…

  30. Victoria,
    Juste un petit mot pour toi. Je te lis avec énormement de plaisir depuis bien longtemps déjà. Je ne me suis jamais manifestée (ou presque) mais dans cette période qui doit être un peu compliquée pour toi, je me suis dit qu’un peu de soutien d’une fidèle lectrice te ferait peut être chaud au cœur. Tes articles et photos sont toujours d’une grande qualité, ainsi que les analyses que tu développes. Prends du temps pour toi sans culpabiliser, tu as raison, c’est nécessaire au bien-être de chacun… Je ne m’en suis jamais aussi bien rendu compte que depuis que je suis maman… (Mes jumelles ont 8 mois !)
    Je te souhaite de retrouver l’équilibre qui te correspond. Merci de nous faire partager tes réflexions, c’est très enrichissant.
    Bises de Lille

  31. Bonjour Victoria,

    Merci beaucoup pour cet article. Je suis juriste en protection juridique sur une plateforme téléphonique et je réponds donc toute la journée à des questions juridiques posées par les assurés. Ce travail a des avantages puisque je ne fais pas d’heures supplémentaires mais il a l’inconvénient d’être intense et très fatiguant. Pour ne rien arranger je suis atteinte d’une spondylarthrite ce qui n’arrange pas les choses. A cause de cette maladie je suis malheureuse souvent en arrêt maladie ce qui a été très mal perçu par mon entourage car je viens aussi d’une famille dans laquelle la valeur travail est très importante. Je me donnais donc à fond à chaque reprise ce qui entraînait un nouvel arrêt maladie: un vrai cercle vicieux. Finalement, j’ai fini par demander un passage à 80% ce qui m’a donné une vraie respiration dans ma semaine et m’a permis de faire autre chose. Malheureusement cela n’a pas suffi et suite à une fausse couche je suis aujourd’hui en mi temps thérapeutique. J’ai eu peur de ne pas bien le vivre surtout vis à vis des autres: j’avais peur d’être jugée justement du fait de mon manque de productivité et de m’ennuyer également. Finalement c’est une révélation. Je me sens beaucoup mieux j’arrive à faire plein de choses à côté. J’ai l’impression d’avoir une vie beaucoup plus riche et surtout je ne subis plus mon travail. Je le fais mieux. Je sais que ce mi temps n’est que provisoire et qu’il a fait suite à des problèmes de santé mais il m’a permis d’y voir plus clair, d’arrêter d’être toujours dure et d’avoir un regard négatif sur mon travail. Je pense aujourd’hui que le monde de l’entreprise va être difficile à gérer malheureusement avec cette maladie mais je ne le vis plus comme une fatalité et je pense à me reconvertir afin de trouver un travail qui me permettra de travailler à mon rythme. Comme quoi, une expérience même mauvaise peut finalement nous aider à y voir plus clair. J’espère que tu pourras trouver ton rythme et profiter encore plus de ton travail et de tout ce que tu fais en général 😊

  32. Ton article est très interessant et c’est une vraie bulle d’air par rapport à d’autres blogs qui souvent nous font rêver (vie parfaite, voyages, achat de belles choses qu’on ne peut pas s’offrir, physique de rêve…) mais qui cachent un manque qu’on aura du mal à combler (le fait de consommer autant apporte t’il le bonheur durable?) L’authenticité et l’honnêteté que tu nous transmets via ce blog me fait beaucoup de bien et je te souhaite toute la bienveillance possible ainsi que tu continues à être bienveillante envers toi même en t’imposant des rythmes qui ne te conviennent pas. Pour la valeur travail, je vais aller plus loin en disant que je me verrais très bien ne pas travailler du tout: passer du temps en famille, s’occuper de soi et des autres, de sa maison, de son jardin, lire, cuisiner, apprendre de nouvelles choses, c’est l’équilibre tel que je le conçois. Si j’en ressens le besoin, je peux travailler ponctuellement sur des missions courtes. Le problème si c’en est vraiment un est l’aspect financier bien sur. Mais si on applique un peu naivement la Baloo attitude et qu’on se passe des choses superflues, ne peut on pas moins travailler justement et être plus en accord avec soi, avec notre corps et notre mental qui ne sont pas taillés pour être esclave à vie? J’ai fait le choix non sans mal de quitter mon emploi qui ne m’apportait plus de joie pour retourner étudier. Les questions systématiques qui fusent sont : dans quel but? J’ai du mal à leur répondre en toute honneteté que j’étudie pour le plaisir et aussi parce que je veux m’accorder ce break du monde du travail. Les gens veulent décider à ta place de ce qui est bien pour toi. Chacun devrait pouvoir faire ce qu’il veut sans être jugé ou rabaissé.

  33. Bonne décision de se reposer, de prendre son temps aussi, je n’ai jamais connu de burn-out mais je suis actuellement dans une formation à distance intensive pour 1 an et c’est vrai que cette charge mentale de travail me pèse à la fin de mon stage ou possible cdd je vais me faire une pause, pause pour pouvoir écrire et publier des écrits mon rêve mais aussi prendre le temps de lire et prendre le temps de ne pas penser boulot blabla même si dur dans cette société qui privilégie la productivité et le travail!
    Moi je suis de nature feignante, pas hyper active du coup j’ai pas du tout de mal à me reposer en plus que j’ai différentes passions comme écrire, chanter, écouter des chansons, dessiner, lire mais c’est vrai que ça m’énerve en ce moment d’être trop occupée par ma formation que je ne peux pas faire ce que j’aime à côté aussi! Mais moi clairement je ne suis pas du tout le genre de personnes à me préoccuper que de mon boulot et ne penser qu’à ça c’est une grosse charge mentale! Je pense qu’on n’est pas venu sur cette terre pour juste « travailler et être productif » non on est venu pour trouver son bonheur quel qu’il soit et être heureux/heureuse même si malheureusement dans cette société capitaliste si tu travailles pas et si tu n’as pas d’argent, tu ne mérites même pas de vivre et je déteste vraiment ce genre de pensées! On nait point on n’a pas à « mériter » de vivre!
    J’ai aucune culpabilité de me reposer, de faire ce que je veux et de ne pas penser juste au travail! Et justement selon moi, il faut trouver un juste équilibre car malheureusement dans cette société capitaliste on doit gagner de l’argent pour vivre mais on ne doit pas penser qu’à ça en ayant que la charge mentale du travail, de l’argent, de la famille, du ménage sur les épaules comme un poids qu’on porterait! Malgré tout ça, toute cette charge mentale, il ne faut pas culpabiliser à en ne pensant pas qu’à ça, en se reposant et en ne faisant rien car on a envie! J’écris aussi des histoires et c’est vrai mon côté créative me vient surtout quand je ne m’y attends pas et pour ça il ne faut pas être trop préoccupé aussi!

  34. Bonsoir Victoria,

    Je suis triste de lire cela … – j’ai moi même connu différents passages de ce type dans ma vie et là seule solution est le lachez-prise!

    Que ce soit ici ou sur Insta, tes lectrices ne t’en voudront pas de ne pas publier pendant une semaine ou deux, tu verras c’est magique, il ne se passera rien et toutes seront contente de te retrouver lors de la prochaine publi! Quand on a une communauté forte, et c’est le cas par ici, le soutien sera toujours de taille, alors prends du temps pour toi, accorde toi les pauses dont tu as besoin et trouves TON rythme! (mieux vaut 3h de travail productif que 8h de rien du tout) Tu pourras ainsi avoir l’esprit clair pour ton travail et tu auras la joie de revenir papillonner sur ton blog quand cela te fera plaisir!

    Keep Calm and Be a Hippie! :) ML

    Ps: ça y est je suis convertie, je regarde Outlander!

  35. Coucou Victoria,

    J’ai l’impression de me répéter à chaque article qui évoque ce sujet mais je comprends à 1000 % depuis Mars je suis en micro entreprise qui comprend mon cabinet de naturopathie et mon blog et mon dieu .. comment expliquer aux autres que travailler à la maison ne veut pas dire ne rien faire.. Malheureusement le cliché du salarié qui rentre le soir à 19 heures et encore bien présent je pense. Deux ans après ma dépression ( j’étais déjà en auto entreprise mais dans un autre secteur ) j’ai parfois encore des petits rappels de mon corps ou de mon esprit et parfois je préfère qu’ils soient présent pour ne pas reprendre le même chemin. A choisir et en réfléchissant je suis reconnaissante que cette dépression soit arrivé à ce moment ci de ma vie et pas plus tard.

  36. Bel article !
    Je fais sûrement partie de ceux qui n’en manquent pas une pour buller, mais ça n’a pas toujours été le cas ! J’exerce un métier 100% créa puisse que je suis designer, salariée dans une grosse boîte. J’ai été freelance quelques mois avant ça, et je me suis épuisée en moins d’un an.
    J’ai appris a buller dans ma boîte actuelle,au contact d’autres désigner expérimentés. Je fais mes horaires, mais le temps de création pure n,occupe pas mes journées entières. Nous sortons beaucoup, visitons des expos, tappons la discut avec un maximum de collaborateurs, trainons des heures sur pinterest ou dans nos salles d’archives, gribouillons des conneries entre deux pages, rigolons beaucoup, rêvassons … et je n’ai jamais été aussi efficace que désormais. Les idées viennent toutes seules, il y a moins d’aller retours pour les projets, tout le monde est content. Au début je culpabilisais par rapport aux autres corps de métiers de l’entreprise qui travaillent plus, et plus assiduement, mais finalement, j’ai compris que mon métier, c’était de trouver des idées, et que personne ne peut le faire durablement en étant toujours à bloc. Alors voilà, j’ai lâché prise, et c’est le pied !

  37. Coucou,
    Quand je lis tes articles sur le burn-out avec tes réflexions, cela me fait tant de bien car j’ai eu tous ces obstacles en 2017.
    Ce même chemin de réflexion, cette acceptation d’écouter son corps, d’écouter son rythme.
    Pour moi, j’ai l’impression que cet éclatement devait m’arriver tôt ou tard, mais il m’a été d’une plus grande utilité pour continuer/apprendre à vivre et à aimer la vie !

    Avant, je ressentais cette pression de la productivité (infirmière) mais j’ai démissionné et je suis maintenant assistante vétérinaire ! Un métier adaptée pour moi, sans stress, avec 2heures de pauses le midi et ne pas être fatiguée quand le WE arrive ! Quel bonheur d’avoir suivi mon intuition quand je reconstruisais mon petit corps et mon mental !

    Maintenant le repos, prendre soin de soi, être au calme, savourer récupérations sont des délices !
    C’est accepter la qualité et non la quantité, c’est savoir être patiente et douce avec soi.

    L’obstacle que tu as vécu et moi aussi est un cadeau pour se connaitre et d’avoir la chance de réellement savoir qui nous sommes et surtout de l’assumer !

    Douce soirée, Anaïs

  38. Super article !
    Fin 2018, pendant deux mois j’avais une méchante sciatique. Je pensais que c’était mon matelas (je l’ai changé, rien ne s’est arrangé), mon canapé (changé aussi !) Et il a fallu que je prenne juste des vacances pour que tout disparaisse. J’ai compris que mon corps était en train de me dire stop. C’est donc mon leitmotiv de 2019 : y aller doucement ! Et je me rends compte aussi être plus efficace, plus à l’écoute.
    Je suis freelance également donc c’est hyper culpabilisant d’être à la maison et de ne pas travailler. Mais j’apprends doucement.

  39. Merci pour cet article très intéressant qui au travers de ton expérience et de ton vécu nous force à nous interroger sur nous meme et la relation que nous entretenons avec notre propre travail.
    Et nous savons nous gérer notre temps ? Sommes nous épanoui dans notre travail ?
    En tout cas je te souhaite de garder ce nouvel équilibre que tu semble avoir trouvé. Bonne continuation

  40. Ton article ne me paraît pas brouillon et respire encore une fois ce que j’aime dans ton blog et contenu : l’authenticité, la simplicité, la transparence.
    Cet article me parle beaucoup et je crois que je pourrais mettre le mot burn out sur mes dernières années. En recherche constante de ce qui donnera du sens à mon quotidien et à comment le monétiser, je me suis épuisée. De l’extérieur je passe pour une vagabondeuse chanceuse et la réalité est un quotidien riche et épuisant, de découvertes, de tests, d’échecs, de rencontres. Depuis peu j’ai osé en faire moins, me recentrer et apprendre à être plus tolérante et patiente avec moi (la route est bien longue encore !!)
    Tu es une bulle d’air frais, inspirante et sache que peu importe le rythme des publications, je pense pouvoir dire que nous te suivrons !

  41. Bonjour Victoria,

    C’est génial de lire que tu as réussi à trouver un rythme satisfaisant
    La même situation s’est posée pour moi l’année dernière en tant qu’orthophoniste (assez courant dans notre métier) et je cherche encore à trouver un équilibre satisfaisant. La difficulté ici c’est que mon état d’esprit va directement impacter la qualité de mes soins. Donc il faut vraiment apprendre à prendre soin de soi pour pouvoir apprendre à le faire pour les autres. Et par ailleurs, apprendre à ne pas définir sa valeur par son niveau de productivité semble être un vrai travail de longue haleine.
    Merci pour cette article très intéressant !

  42. Coralie paineau Répondre

    Merci pour ce message plein de franchise et d’humilité. Pour ma part je suis kiné à mok compte. J’ai enfin reçu les clés de mon nouveau cabinet hier… avec les nouvelles mensualités et charges qui vont avec… bcp de pression… je dois continuer à pouvoir nourrir mes enfants. Alors qd on cherche une semaine disponible pour partir en amoureux et bien je panique à l’idée d’avoir une semaine blanche plus les frais du voyage… mais je me répète que tout va aller et j’essaie de ne stopper ces idées négatives qui en fait ne servent à rien. Dc j’y pense svt mais pas longtemps!
    Coralie

  43. Article qui résonne parfaitement avec mon vécu, que ce soit mes traits de personnalité, ma formation ou les révélations liées à un burn out… Merci de t’exprimer aussi honnêtement et clairement sur le sujet ! Dommage de devoir en passer par là pour réaliser ce dont nous avons vraiment besoin… Et même une fois qu’on a compris ce qu’il faut changer, ce n’est pas évident de le mettre effectivement en pratique. Félicitations pour tes pauses sans culpabilité :)
    Sinon hors sujet, mais je te suis sur Instagram et dois quand même aller de temps en temps sur ton blog pour voir s’il y a un nouvel article. Peut-être serait-il intéressant que tu relaies davantage tes nouveaux posts de blog sur Instagram ? Ou est-ce lié à la manière dont Instagram affiche tes posts ?
    Très bonne continuation !

  44. C’est chouette que tu partages ce que tu as traversé, ta résilience et ce que tout cela a changé en toi. C’est inspirant. C’est en effet un état douloureux et compliqué à traverser. Ce n’est pas toujours simple de mettre des mots là-dessus et c’est juste agréable d’avoir des témoignages comme le tient. Ça apporte un autre éclairage et ça aide à mieux cerner les ressentis. Merci 😊

  45. Bonjour Victoria,

    Merci pour cet article. Je dois dire que la sincérité et la grande qualité que tu apportes tant dans tes réflexions que dans ta façon de nous les faire partager font décidément de ce blog un espace unique et bienfaisant.
    Depuis plusieurs années, je sens confusément que cet idéal de productivité à plein régime pendant le plus d’heures possibles, chaque jour de la semaine, n’est ni souhaitable ni bénéfique. Suite à un grand passage à vide (épisode dépressif qui a duré 6 mois) j’ai quitté un métier dans lequel je ne me sentais pas épanouie pour me lancer à corps perdu dans une réorientation professionnelle exigeante qui a duré 4 ans. Depuis, j’enchaîne des postes en petits bureaux d’études où le crédo est efficacité et rentabilité malgré la pression, non pas pour dégager d’énormes bénéfices mais simplement pour parvenir à maintenir la boîte à flots. Je suis salariée pourtant, mais on attend de moi un investissement maximum.
    Pourtant, depuis ma réorientation, j’ai parfaitement conscience que je ne travaille pas bien sous la pression, que j’ai besoin de temps pour moi, que la dépression et le surmenage peuvent reprendre le dessus si je ne m’écoute pas. D’autant qu’une multiplicité de soucis de santé me rendent plus vulnérables à la fatigue que la moyenne des gens.
    Pire, je me promets à moi-même depuis des années que les choses vont changer et que je ne peux plus accepter un tel rythme de travail. Mais rien à faire, la pression exercée de l’extérieur se doublant d’un besoin de légitimer mon choix à mes yeux et aux yeux de mon entourage – c’est comme si je proclamais « non je n’ai pas tout changé professionnellement par caprice, la preuve, regardez tout ce que je peux accomplir! »
    Au final, à 35 ans, je suis tout le temps fatiguée, je doute de mes capacités en me comparant à des collègues plus jeunes, plus « rentables » et qui semblent éprouver moins de difficultés à subir la pression au travail. Je manque de temps et d’énergie pour développer mes passions, me contentant de rêver aux lectures, promenades, voyages ou projets créatifs que je pourrais réaliser dans une vie parallèle… Pire, je ne suis pas convaincue que mon nouveau choix de métier corresponde à ce que je voulais exactement faire.
    Mais il me faut bien gagner ma vie, rembourser ce prêt contracté pour mes études, et sans doute, faire taire les inquiets autour de moi qui me demandent tant « si je vais enfin me stabiliser dans un métier » que « comment vais-je réussir à payer ma retraite!! »
    Alors je tiens bon, mais je sais qu’il va me falloir un jour réfléchir sérieusement à ce que je veux pour ma vie, et à quoi renoncer pour m’accorder cette bienveillance et ce rythme plus cohérent avec mes besoins propres. J’ai la chance d’avoir à mes côtés un compagnon qui me soutient et m’encourage dans cette voie et j’espère y parvenir avant de craquer à nouveau…
    Voilà pourquoi ton article m’a particulièrement parlé – comme visiblement à beaucoup d’autres ici. Je te remercie de mettre en mots ce qui finalement touche tant de personnes, sans qu’on puisse forcément l’exprimer aussi clairement, et j’espère moi aussi que les mentalités évolueront à ce sujet, tant au niveau collectif que dans le regard et les choix que l’on fait pour soi-même !
    Pardonne-moi pour cette tartine et bonne continuation Victoria,
    Sarah

  46. Bonjour Victoria,

    Je me retrouve parfaitement à travers ton article. Je vis moi-même à l’heure actuelle une situation compliquée (pression morale trop forte au travail qui m’a poussée à partir…). Au départ, je culpabilisais (et encore un peu aujourd’hui) de ne « rien faire » car on a cette impression d’être inutile. Mais à « ne rien faire », j’ai commencé à me retrouver. J’ai repris la lecture, le dessin, la cuisine… Des choses que j’aimais beaucoup mais que j’avais délaissé car je n’avais « pas le temps ». Tout comme toi je pense qu’il me faudra encore un peu de temps pour pouvoir reprendre, mais j’espère qu’une fois que je recommencerai à travailler, je ne délaisserai pas ces choses qui me font du bien.
    Je te remercie pour ton article :)
    Bonne journée à toi.
    Hélène

  47. Merci, merci mille fois Victoria pour ton article qui me fait tellement de bien ! C’est si dur de tout gérer seule, si difficile de mener sa barque – surtout dans un environnement si concurrentiel où tu as toujours l’impression de faire moins bien que le voisin – sans en passer par des périodes pas marrantes qui te font grandir. Tu peux être fière de toi ! Tu es une vraie source d’inspiration <3

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