5 Conseils Pour Oser Écrire

J’ai toujours aimé écrire, ou presque.

À 3 ans, je dictais ma première histoire à ma Maman, pour ensuite l’illustrer de mes dessins. À 9 ans, j’inventais dans mes carnets toutes sortes de récits impliquant des bandes d’amis aux noms improbables, et de nombreux chiens parfaitement dressés. Au collège, je passais mon temps libre à rédiger des nouvelles, je raffolais des textes d’invention à préparer pour l’école, et je finissais parmi les lauréats d’un concours d’écriture.

Et puis… Comme je vous le disais il y a quelques jours, les choses sérieuses ont commencé – le bac, les études, le blog, et j’ai complètement abandonné cette activité créative qui m’avait pourtant accompagnée depuis toute petite.

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Le virus de l’écriture est revenu me titiller il y a à peu près un an, en automne. Avec l’arrivée du NaNoWriMo (national novel writing month, un défi consistant à écrire un premier jet de roman en 30 jours au mois de novembre), j’ai eu moi aussi envie de renouer avec ma passion, et de m’attaquer à un texte long, plus complet.

J’ai donc commencé à développer quelques idées (qui m’habitent encore aujourd’hui), pour finalement toujours abandonner mon projet – faute de confiance en ma capacité à le mener à bien, mais aussi sans doute parce que je ne faisais pas exactement les choses comme il le fallait.

Cet automne, j’ai débuté en même temps que le NaNoWriMo 2016 un nouveau projet de roman, que j’associe à un défi: mon challenge consiste à écrire un peu tous les jours, mais sans nombre de signes imposé – contrairement au NaNoWriMo qui demande d’atteindre les 50 000 mots.

Cette fois, en quelques semaines, ma progression a été assez incroyable; non pas en termes de quantité, mais plutôt dans l’apprentissage de mon processus. Je crois que j’ai enfin compris pas mal de choses très importantes sur la façon dont fonctionne l’écriture, et surtout sur la façon dont je peux surmonter mes blocages.

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Aujourd’hui, j’ai eu envie de partager avec vous quelques conclusions que je tire de cette dernière année d’expérience, de mes échecs comme de mes succès. L’écriture est une activité intime et un peu impressionnante, mais tellement épanouissante et parfois salvatrice ! Je suis loin d’être une experte, mais je serais ravie, en vous faisant part de mes réflexions, d’aider ceux qui n’osent pas se lancer.

Je viens donc vous présenter 5 conseils, 5 attitudes qui m’ont motivée à oser écrire. J’espère que ces suggestions vous inspireront si vous avez vous aussi envie de prendre la plume sans trop savoir comment commencer !ecriture

S’INSPIRER

Que votre idée de départ soit vague ou beaucoup plus précise, la phase d’inspiration est essentielle pour alimenter l’enthousiasme et l’impatience qui vous donneront envie de commencer votre projet. Les découvertes que vous y ferez seront aussi une aide pour vous recentrer lorsque vous serez en train d’écrire.

J’ai personnellement pris l’habitude de m’inspirer de trois grandes manières.

D’une part, j’essaie de traduire l’atmosphère que j’ai en tête par des images: je me crée un moodboard correspondant à mon projet sur Pinterest, et j’y épingle des photos et illustrations qui représentent toutes sortes de choses liées à l’histoire en question. Il peut s’agir par exemple de portraits de personnes (acteurs, mannequins, inconnus…) qui me font penser à mes personnages, de paysages, de mises en scène, d’objets, de costumes, de tableaux… Bref, tout ce qui puisse définir visuellement et conceptuellement l’ambiance que je souhaite développer.

D’autre part, je fais des recherches plus classiques sur les points que je vais aborder dans mon histoire. Je peux par exemple chercher des informations sur un contexte historique, un pays ou un art en particulier, de façon à pouvoir prendre en compte ces faits dans mon récit, mais aussi éventuellement à trouver des idées complémentaires.

Enfin, parce que la musique a un vrai rôle pour moi dans la charge émotionnelle d’une situation, j’aime aussi préparer une playlist composée de morceaux qui représentent le « ton » que je souhaite donner à mon texte. Je suis personnellement incapable d’écouter des chansons dont je connaisse ou comprenne les paroles pendant que j’écris sous peine de me déconcentrer: j’opte donc plutôt pour des créations instrumentales. Pour trouver l’ambiance qu’il me faut (par exemple quelque chose de cosy, calme et nostalgique pour mon projet actuel), je fouille tout simplement dans les playlists classées par humeur sur Spotify ou Google Play Music.

SE DONNER UN OBJECTIF (RÉALISTE)

Se donner un objectif avec une date limite reste l’une des manières les plus classiques et efficaces de réussir à se lancer. C’est entre autres pour cela que le NaNoWriMo est si motivant ! Je ne peux que vous conseiller de vous en inspirer pour vous créer un défi qui vous oblige à avancer. Lancez-vous et respectez vos engagements coûte que coûte (ou presque), quitte à prévoir une récompense en cas de réussite: c’est parfois la seule façon de vous prouver que vous en êtes capables.

Mais quand on n’a jamais écrit, ou pas depuis longtemps, ou encore lorsque l’on se lance dans son premier grand projet avec un peu de doutes, je crois qu’il est important de choisir des objectifs réalistes, adaptés à sa situation. L’idée n’est pas de se sous-estimer, mais d’éviter une pression décourageante: il faut trouver un juste milieu. Par exemple, il serait sans doute déraisonnable de vouloir écrire un roman de 300 pages en un mois si vous avez un emploi du temps chargé et très changeant; mais pourquoi ne pas vous promettre d’écrire au moins 10 minutes chaque jour ?

Vous pouvez aussi vous aider vous-mêmes en choisissant des thématiques ou un style que vous connaissez bien, ou encore un genre, un univers, avec lesquels vous avez des affinités naturelles. Se lancer dans un récit fantasy complexe alors que l’on a toujours été plutôt inspiré par le réel et le quotidien, par exemple, n’est peut-être pas une bonne idée. (Mais si vous vous sentez d’attaque pour un défi particulièrement corsé, pourquoi pas !)

RESPECTER SON PROCESSUS DE CRÉATION

Ma volonté de faire les choses « correctement », de me conformer à toutes les règles que l’on trouve un peu partout dans les médias de l’écriture, m’a beaucoup bloquée durant cette dernière année. Je lisais beaucoup sur le sujet, je voulais à tout prix planifier mon roman de fond en comble de façon à suivre la traditionnelle structure en trois actes, inclure tous les moments-clés typiques d’une intrigue, avoir des dialogues efficaces…

Malheureusement mon imagination et ma motivation s’en retrouvaient complètement écrasées. Au lieu de respecter ma propre manière de créer, j’essayais de lui calquer des méthodes qui ne me correspondaient pas. Il m’a fallu trouver un certain lâcher-prise pour oser me défaire de ces conventions et apprendre à m’écouter.

De fait, il suffit de comparer les habitudes d’écriture de différents auteurs pour s’en rendre compte: il n’existe pas une seule manière d’écrire une bonne fiction. La plupart des manuels et des sites dédiés aux apprentis écrivains sont pleins de conseils très justes pour guider les volontaires vers une réussite assurée de leur intrigue (en termes de narratologie du moins), mais ils ne constituent pas une voie unique.

Le plus important est de découvrir ce qui convient à votre propre créativité, et ce qui saura préserver votre enthousiasme, votre plaisir, au long de ce projet.

Vous avez besoin, pour écrire sereinement, de planifier d’abord votre récit dans le détail ? Surtout ne vous en privez pas: cela vous épargnera une bonne partie du travail de révision après avoir terminé votre premier jet. Au contraire, comme moi, vous préférez partir avec une idée vague car les préparations trop minutieuses vous brident ? Alors lancez-vous à l’aventure, et vous verrez bien; il sera toujours temps de réajuster votre trajet en route. Vous aimez écrire les scènes dans le désordre, selon votre inspiration du jour ? Faites donc, vous pourrez les classer plus tard !

ÉVITER LES BLOCAGES

Pour éviter le syndrome de la page blanche, et ne pas commencer chaque session d’écriture dans l’angoisse, l’astuce la plus simple est d’arrêter la session précédente en plein milieu d’une scène que vous écrivez avec enthousiasme, ou juste avant un moment que vous imaginez déjà très bien. C’est tout bête, mais de cette façon, vous aurez presque toujours quelque chose à écrire le lendemain !

Plus globalement, cette stratégie permet de préserver l’enthousiasme que l’on ressent pour son texte. Si vous épuisez complètement vos idées du moment en une seule session, la suivante sera difficile à démarrer, car vous n’aurez peut-être pas eu le temps de réfléchir aux scènes suivantes; vous aurez ainsi moins envie de vous remettre devant votre ordinateur, faute de perspectives réjouissantes, et peut-être même tendrez-vous à éviter la désagréable confrontation avec la page blanche.

Pensez donc à toujours conserver quelques idées, ou quelques moments d’écriture qui vous réjouissent particulièrement, pour le lendemain. Notez le scénario que vous avez en tête sur un carnet pour ne pas l’oublier, et laissez l’attente aviver votre envie de l’écrire !

NE PAS SE CORRIGER TOUT DE SUITE

À mon sens, particulièrement lorsque l’on manque de confiance en son talent (ou du moins en sa capacité à produire un texte agréablement écrit et bien structuré), la tentation de se relire régulièrement est un piège qui peut facilement nous décourager.

Nous croyons parfois que le talent d’un bon écrivain consiste à pondre un texte merveilleux de façon innée; il s’agit pourtant d’une conception erronée, réductrice et utopiste. Réaffirmons-le autant que nécessaire: la phase d’écriture n’est jamais réglée en un jet unique, parfait dès le départ: il vous faudra sans doute des heures de travail de relecture et de correction pour arriver à un bon résultat – comme il en faut aussi aux meilleurs auteurs.

Or, si vous cédez à l’envie de vous relire immédiatement, vous risquez de vous comparer à cette légende de l’écrivain, ou au mythe que vous souhaiteriez incarner. Si votre texte vous semble mal rédigé, peu évocateur, ou construit de façon bancale, votre déception vous mettra du plomb dans l’aile. Vous vous ajouterez une pression inutile pendant votre processus créatif, ce qui serait dommage.

C’est pour cette raison qu’à mon sens, mieux vaut se concentrer d’abord sur le fait d’avancer son récit avant de chercher à le juger. Bien sûr, si une faute d’orthographe ou une répétition malheureuse vous saute aux yeux dans les lignes de la veille, il n’est pas interdit d’y remédier. Mais essayez de ne pas réviser votre texte de façon plus extensive: laissez les mots apparaître comme ils vous viennent, du mieux que vous le pouvez, et laissez les réajustements pour plus tard.

+ BONUS: Écrire un peu tous les jours

C’est sans doute le conseil le plus simple que l’on puisse donner, mais je remarque déjà en quelques semaines à quel point il est efficace et précieux pour nous apprendre à apprivoiser l’écriture, et plus particulièrement notre processus. Même si ce n’est que pour quelques mots, même si c’est sur votre téléphone pendant le trajet de métro – offrez-vous chaque jour un petit moment pour écrire et avancer votre histoire. Votre cerveau s’habituera à l’exercice, et petit à petit, ces plongées dans votre imagination deviendront une habitude.

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Aimez-vous écrire ?
Si oui, quels seraient vos conseils à ceux qui veulent se lancer ?
Sinon, en avez-vous envie ?

Si ce sujet intéresse quelques personnes parmi vous, je prévoirai un autre article pour vous partager mes ressources préférées pour mieux écrire (logiciels, conseils, podcasts, chaînes Youtube…).

41 commentaires

  1. Merci Victoria pour cet article fort inspirant ! Je pense à l’écriture depuis de longs mois, comme toi, j’ai toujours beaucoup écrit, jusqu’au lycée, et puis avec les études et tout le reste, ça s’est arrêté d’un coup et je suis comme paralysée à l’idée de m’y remettre alors que l’envie ne manque pas ! Je me renseigne un peu depuis plusieurs semaines sans réussir à vraiment sauter le pas (je suis sans doute trop perfectionniste et j’ai « peur » de ne pas réussir du premier coup, ou pire, d’abandonner en cour de route..) J’espère que ton article sera celui qui me donnera l’impulsion pour m’y remettre vraiment, dans tous les cas, cela semble bien parti !
    Encore merci pour tous tes articles qui sont tellement inspirants. Passe une belle journée.

  2. J’ai des périodes où j’écris, d’autres pas. Je ne me force pas, je n’ai pas d’objectifs en terme de production ou d’envie de publication ou auto publication. J’écris pour moi, pas encore dans l’idée de faire lire, même à mes proches… peut-être un jour ?
    J’aime beaucoup ces petites astuces. Je trouve l’idée du moonboard extra, je pense que c’est réellement une bonne façon de se replonger dans son histoire, son ambiance, de se connecter rapidement à l’ouvrage en cours et garder un ton adéquat.
    L’idée aussi de couper une scène pour la reprendre plus tard pour éviter la panne me parait intéressante, même si je l’imagine frustrante parfois !
    En tout cas c’est super de partager tes astuces, merci! Et bon travail d’écriture !

  3. Article très intéressant, merci ! Ma passion dans ce domaine c’est l’écriture scientifique ^^ j’ai la chance d’être doctorante et donc d’en faire mon métier et je ne vais pas manquer d’appliquer tes conseils au travail car si mes histoires sont différentes, très formelles et souvent pas très fantaisistes, elles gagnent à être écrites avec amour ! :)

  4. Tes conseils sont si bienveillants Victoria – dans notre éternelle quête de perfection, on oublie parfois de l’être avec soi-même.

    Je n’ai jamais envisagé d’écrire, le simple exercice du blog n’était déjà pas évident pour moi, mais ainsi présentée, l’écriture parait déjà plus abordable. Peut-être un jour ?

  5. J’ai lu cet article avec beaucoup d’intérêt. J’ai toujours aimé écrire moi aussi, et ai toujours eu un bout de roman dans ma tête, quand il n’était pas déjà couché sur le papier, mais je m’en veux de ne pas chercher à aller plus loin. C’est un de mes rêves que de le faire naître, ce roman, rien que pour moi au moins. Tes conseils m’y aideront peut-être !

  6. Chouette article ! Même si mon écriture à moi n’est pas dans la fiction, tes conseils s’appliquent largement. Ecrire une thèse, ce n’est pas écrire une fiction mais en réalité on fait fasse aux mêmes difficultés : la régularité, l’inspiration, les blocages…
    De ma petite expérience, je retiens à peu près les mêmes conseils que toi. Ecrire tous les jours reste le meilleur des conseils mais en 6ans de thèse, j’ai aussi appris qu’il est essentiel de faire des pauses. Mon directeur me disait souvent qu’il fallait sortir, marcher sur la plage et écrire mentalement en cas de blocage. C’était une image (la plage c’est pas facile pour tout le monde!) pour dire qu’en cas de blocage, il faut laisser son esprit faire le travail en s’aérant.
    Et trouver notre propre rythme est aussi utile. On ne peut pas écrire 6h par jour même quand c’est notre travail. A force, j’ai découvert que j’écrivais mieux le matin, pendant 2 à 3h puis le soir tard.
    Enfin, se relire c’est bien mais faire relire c’est mieux. Notre esprit « lit » à notre place et ne permet pas de tout corriger ni d’avoir assez de recul. Et c’est souvent difficile de se faire relire mais il faut trouver quelqu’un de confiance pour ne pas avoir peur d’être juger.
    Sur ce, je vais finir d’écrire mon rapport de post-doctorat ^^bisous à toi!

  7. Ton article vient à point nommé. J’ai commencé à écrire il y a trois ans, j’ai arrêté, un peu déçue de ce que j’avais écrit, mais au contraire je crois que cela est bénéfique car je m’y remets doucement dans un autre contexte.J’ai fait une relecture et même si c’est du travail, je recommence tout! On apprend de ses erreurs et c’est un long processus, je n’y arriverai peut-être jamais, mais l’instant d’écriture est un moment unique, pour soi, et rien qu’en cela même si je ne termine pas, je passe de bons moments, avec moi-même ;)
    Bonne journée Victoria
    flo

  8. Merci pour cet article Victoria :)

    J’adore écrire et je porte une histoire depuis plus d’un an en écrivant par á coup. Mes obstacles sont la solitude de l’écrivain dans le sens ou j ai besoin que l’on me lise et le manque de confiance en moi qui débarque soudainement et m’interromps.

    D’autre part deux choses pourraient m’aider : un plan plus détaillé á partir duquel tisser mon histoire et mieux connaitre mes personnages et mon environnement.

    Si pour le premier point je procrastine pour le second j’ai décidé de combiner mon amour pour le dessin á mon idée en créant un compre instagram ( un conte instagram ) pour les partager… c est très inspirant !

    Ne reste plus qu’á écrire tous les jours et utiliser mon energie á écrire plutôt qu’á trouver des excuses pour ne pas le faire!

  9. Cet article et tes conseils/pistes sont vraiment très intéressants. Le fait d’écrire tous les jours a indéniablement cet effet de désacraliser l’écriture et d’en faire petit à petit une habitude. J’ai pris l’habitude d’écrire toute phrase ou idée dès qu’elle se présentait dans mon quotidien et cela a tout changé !
    En revanche, je l’avoue, j’ai tendance à beaucoup me relire et travailler par petits bouts de textes pour ne passer au suivant que lorsque la forme et le fond me conviennent vraiment (ce qui fait que j’avance trèèèèèès lentement). C’est d’ailleurs assez marrant de voir que l’on oublie très vite entre deux textes le temps que cela nous a pris pour obtenir le résultat voulu et l’imperfection du premier jet. J’essaie d’activement me le rappeler à chaque fois que je m’apprête à écrire et ça m’aide à surmonter souvent le blocage. Car les premières phrases sont souvent bancales et mal ficelées mais c’est le jeu, il faut qu’elles soient là pour réenclencher le processus d’écriture !
    J’ai hâte de découvrir les prochains opus de cette série « écriture » :)
    Douce journée à toi !

  10. Normalement, je ne suis pas tres adepte des articles ‘how to’ mais le tien est concis et rafraichissant ! Je note particulierement l’idee d’arreter une session d’ecriture feconde pour la reprendre une prochaine fois et eviter les blocages.

    Bien qu’ecrire regulierement soit le plus sage des conseils, je crois qu’il faut aussi accepter qu’il y a des periodes ou l’inspiration n’est vraiment pas au rendez-vous. En ce qui me concerne, je n’ecris pas pendant longtemps parfois et je me nourris d’autres romans, de cinema, de photographies (qui souvent n’ont rien a voir avec ce que j’ecris), de voyages pour mieux y revenir ensuite.

    Il faudrait creer une club d’ecriture MS ;) !

    Bon et comme nous parlons d’ecriture, pardonnez le manque d’accents, je suis sur un clavier QWERTY !

  11. Salut Victoria,
    Merci pour cet article, encore un fois, très intéressant et plein de bienveillance. Je rédige actuellement ma thèse, c’est différent de l’écriture d’un roman, mais je pense que je vais intégrer tes conseils à mon travail :-)
    D’autre part, ce serait très intéressant je pense de lire tes conseils plus techniques sur l’amélioration de l’écriture, la structuration de l’histoire… Je trouve tes articles toujours percutants et j’avoue avoir toujours envié cette fluidité dans ton écriture!
    Bonne journée!

  12. Je n’ai pas beaucoup l’habitude de commenter et reste la plupart du temps une lectrice de Mango & Salt fidèle et assidue mais silencieuse !
    Pourtant aujourd’hui, je souhaitais vraiment marquer le coup et te remercier aussi car ce nouveau thème de l’écriture me parle énormément…
    J’écris aussi depuis toujours!
    Ta manière d’aborder les choses et d’en parler ici est vraiment rafraichissante. Je crois que je n’avais jamais pris beaucoup de recul sur l’écriture car c’était quelque chose de très spontanée et très intime pour moi. Mais tes réflexions sur les sources d’inspiration et sur l’écriture quotidienne sont très cool, je trouve!
    Je dirai qu’une de mes difficultés a souvent été le fait de n’écrire qu’à partir de mon vécu, et de réflexions très personnelles (à part quand j’étais petite ou mon imagination était beaucoup plus fluide!). J’aimerai pouvoir me décaler un peu de ma propre vie pour écrire sur des sujets plus larges peut être…
    Mais tes conseils et tes idées aujourd’hui m’apportent beaucoup dans ce sens là!
    Sinon, une des chose qui m’a beaucoup aidé ces dernières années est d’avoir une amie qui, comme moi, aime beaucoup écrire. Donc nous nous sommes inventés de petits défis tout au long de ces dernières années. On choisit chacune pour l’autre une chanson, ou une citation ou une situation de la vie, et l’autre doit en écrire un texte. Sans d’autre consigne. Ca peut être une nouvelle, un poème, quelques lignes, une lettre… Ce qui nous vient!
    Je me suis donc rendue compte qu’avoir une consigne, même très large, est très productif!
    Voilà…
    Merci encore. Et j’attend impatiemment ton prochain article :)

  13. Victoria, merci d’avoir pris de temps d’écrire cet article.
    Ce sujet m’intéresse particulièrement parce que l’écriture a toujours été au centre de ma formation et de mon travail. Je suis conseillère en emploi et j’aide les demandeurs d’emploi à écrire des lettres de motivation et je tiens une permanence d’écrivain public pour rédiger toutes sortes de lettres administratives. Il m’arrive étagement d’écrire des articles sur les techniques de recherches d’emploi pour le journal de la commune dans laquelle je travaille. Mes études universitaires m’ont aussi permis d’écrire beaucoup de texte d’analyse.

    J’avoue que j’aimerais beaucoup renouer avec l’écriture « libre », c’est-à-dire écrire pour moi-même et écrire dans un contexte qui n’est pas lié à mon emploi. Je ne sais pas si je vais me lancer, ni si j’aurais le temps de le faire, mais écrire une petite nouvelle me plairait bien. Il m’est arrivé aussi, en étant plus jeune, d’écrire des histoires et de participer à un concours d’écriture. D’ailleurs, il y avait un concours d’écriture, en septembre cette année, auquel j’ai voulu participer mais le manque de temps et de courage pour me lancer ont fait que je n’ai même pas commencé à écrire. Réussir à dépasser ce blocage va être long je pense, surtout que je dois désapprendre l’écriture professionnelle pour réapprendre l’écriture de fiction.

    J’attends donc avec impatience tes autres articles sur le sujet à venir :)

  14. Le fait d’écrire tous les jours à vraiment été quelque chose qui m’a empêchée de retourner en arrière et de critiquer puis abandonner mon livre. Je m’astreignais à 350-500 mots par jour, quitte à tout effacer le lendemain si ça n’allait pas avec l’intrigue. Bien m’en a pris car ma romance va être publiée en février (et c’était la premiere fois que j’écrivais plus d’une page). Alors foncez ! Ça fait du bien et si ça se trouve ce sera même une belle histoire à partager !

  15. Super article Victoria! L’idée de créer ma propre histoire, d’écrire mon livre, d’inventer mon univers, se fait de plus en plus forte. Comme pour les blogs, à force d’en lire, j’ai eu envie de créer le mien, et ça me le fait pour les romans maintenant. J’ai essayé au départ de tracer des grandes lignes mais au final comme toi, ça m’a bloquée.

    Suite à un de tes tweets où tu disais que tu arrivais mieux à écrire à l’instinct, je me suis dit que je devrais essayer d’en faire autant. Et du coup, j’ai écrit un peu, mais je crois que je n’ai plus envie de partir sur mon projet de base (il me paraît trop bancal), je suis donc en train de réfléchir à une autre histoire, tout en gardant les thèmes que j’ai envie de conserver. C’est une bonne chose, car j’ai d’autres idées qui me plaisent beaucoup plus qui arrivent! Tes conseils vont m’être précieux en tous cas!

    Je te souhaite une belle écriture et la réussite de ton projet de roman :)

  16. J’écrivais, quand j »étais au collège, des centaines de pages d’un coup. Je dessinai aussi (tu peux retrouver de vieux croquis sur mon blog, certains date du primaire..). Mes parents travaillaient l’été et c’est comme ça que je passai mes journées sans jamais m’ennuyer.

    Ton article me rend nostalgique à cette époque où je respirais la créativité. Où je faisais ce qui me plaisait sans prise de tête…J’adorais tellement ça et je ne pense pas que c’était juste un passe-temps temporaire. Je pense toujours qu’au fond de moi, il y a une partie créative que j’ai étouffée avec les études.
    D’ailleurs, une des raisons principales pour lesquelles je blogue, est cette envie de retrouver cette créativité, de renouer avec l’écriture et l’image.

    J’aimerai tellement m’y remettre. Mais mes journées sont déjà tellement remplies, impossible de caser cela dans mon agenda sans me rajouter un stress supplémentaire. Inenvisageable pour le moment mais qui sait de quoi demain est fait? ;)

    Je te suis et je t’encourage. Je sais que tout ce que tu produiras sera à ton image, doux et naturel.

    Bises de HAPPY PILLZ.

    • Je suis très touchée… Et je ressens exactement la même nostalgie que toi pour ma créativité qui est partie avec les études et l’âge adulte. J’ai envie de me battre pour la retrouver ! Merci pour tes gentils mots et bon cheminement alors !

  17. Bonjour,

    J’ écris des petites histoires pour mes 3 enfants. L’ainée qui a 23 ans, le second de 17 ans et la dernière qui a 11 ans ont eu chacun leur héros qui les a suivi sur 3-4 tomes. Je me sers de carte mentale pour construire mes histoires. Cela m’aide beaucoup. Moi aussi j’écris chaque jour. Par contre, même si je suis une véritable geek, très étrangement, l’inspiration ne vient qu’avec la main. Je dois donc retaper mon texte sur mon ordinateur ou mon ipad. Je ne le corrige pas à ce moment-là (sauf orthographe). Une fois mon chapitre fini, je procède à une relecture plus approfondie. Cela me permet ainsi d’avancer et de garder ma créativité et mon envie.

  18. Merci pour ces analyses.
    Il est vrai que les règles et autre modes d’emploi ne sont pas toujours les meilleurs alliés… il faut y garder un rapport souple !

  19. Trop chouette de partager cette expérience ! Et tes conseils sont plein de sens, et pourtant, c’est vrai, en cherchant LA bonne technique pour se lancer, on trouve tout et son contraire sur le net. Et quand on y réfléchit, l’écriture est une activité créatrice, et comme toutes les autres formes libres d’expression (les arts, la danse, le cinéma…) c’est par l’absence de règles pré-établies qu’elle se distingue et permet les plus beaux coups de génie.

    Je suis impatiente de lire la suite de tes idées sur le sujet ! En attendant, ça me donnerait presque envie de dépoussiérer un vieux projet entamé puis enfoui dans les méandres des mon disque dur…!

  20. coucou! si tu arrives à achever l’un de tes écrits un jour, voudras-tu le publier?

  21. Après avoir beaucoup écrit par le passé, je suis en train de réapprivoiser mon écriture (et de réapprendre à aimer écrire, je me mettais tellement la pression ces derniers temps que je n’aimais plus ça !). Ton article tombe donc à pic ! :-)

  22. J’adore écrire des histoires! J’ai écris des nouvelles et des romans inachevés mais ils avancent très lentement par manque d’inspiration et de motivation.
    J’aime bien ton idée de moodboard pour les histoires, je viens de créer des tableaux secrets pour mes romans après avoir lu ton astuce.
    Je partage mon astuce pour apprendre à développer les personnages de son roman: s’imaginer vivre des aventures fantastiques avec eux (ou plus réalistes: des journées de travail avec eux en les imaginant comme collègues) et voir quels sont les réactions face à certaines situations, leur tics, leur traits de caractère qui se développent au fur et à mesure. Je peux le faire plusieurs nuits d’affilés et j’adore ça, tellement que j’ai l’impression de les voir comme des amis imaginaires. x)

  23. j’ai aussi beaucoup écrit enfant et ado et même étudiante (et les journaux intimes) puis j’ai arrêté .. le passage à l’âge adulte ?
    Pour le mooboard, celui de Jim Harrison était magnifique – sais-tu qu’il a écrit Légendes d’automne en 9 petits jours et qu’un seul et unique mot a été corrigé ? bon fort heureusement, il a du retravaillé d’autres textes et surtout il écrivait des poésies. Mais penser à lui c’est se mettre sans doute la pression – juste pour dire qu’il existe des génies comme en musique ou en peinture. Et ils nous font rêver, merci à eux.

    Sinon, oui écrire tous les jours – comme toi j’aime la musique instrumentale et j’utilise une appli sympa depuis peu qui m’aide à écrire (même des poèmes) il s’agit d’OmmWriter.

    Tu choix le fond, le cadre, la police d’écriture tu peux ajouter le bruit (d’une machine à écrire) et surtout choisir une musique d’ambiance (j’aime le son de la pluie par exemple) ..

    Le mieux avec un casque .. je le fais le soir c’est relaxant et j’aime ce que j’écris !

  24. Salut Victoria,
    J’etais comme toi petite, toujours a griffoner, et je pense avoir encore quelques parts une boite a chaussures avec des petites nouvelles et des « pensees » jetees en vrac.
    Je m’etais personnellement lancee dans la creation d’un magazine (tire a deux exemplaires, un achete par ma maman et l’autre garde precieusement dans cette meme boite) sur la protection des animaux, textes et photos a l’appui.
    Un debut de « roman » aussi, mais je n’ai jamais songe a m’y remettre, avant aujourd’hui. Je suis une grande lectrice, mais je pense que mon blocage se situerait plus au niveau de l’idee. Du « scenario ». Je ne vois pas trop quel sujet je pourrais choisir pour me lancer, et finalement, c’est un peu la base, non?
    Une idee pour faire un choix parmi de multiples centres d’interet et vies revees?
    Des bises

  25. Salut Victoria,

    J’espère que tu partageras avec nous le résultat de cet exercice. Ça me plairait beaucoup de lire une de tes œuvres. Je te souhaite bonne chance pour la fin de cette histoire.

  26. Bonjour Victoria
    Je vous lis depuis peu (mais j’ai déjà presque récupéré tout mon retard). Outre cet article sur l’écriture qui me parle vraiment, j’ai des ouvrages sur l’écriture créative (Anne Marie Jobin) mais je n’ai pas encore mis en pratique. Je trouve que vous avez vous avez le plus bienveillant, inspirant, et ressourçant blog qui soit. Tout simplement merci.

  27. Le fait d’écrire en musique me fait penser à la collection Exprim aux éditions sarbacane. Ce sont des livres pour jeunes adultes qui commencent tous par la playlist de l’auteur. Ce sont de bons romans et ce petit plus permet de se plonger dans l’ambiance et l’univers intérieur de l’auteur ?

  28. Merci pour cet article Victoria ! J’ai toujours pensé que l’écriture pouvait être le prolongement de la pensée, j’ai cette vision de la personne courageuse qui extirpe toutes les images de sa tête pour les mettre en mots. J’imagine que l’on est nombreux à se retrouver complètement dépassés pas l’écriture, comment faire ? Pourquoi ? Pour qui ? J’ai moi-même toujours été attiré par ça, l’écriture d’invention était mon exercice préféré à l’école, j’ai souvent écrit des nouvelles, j’adore écrire des lettres à mes proches, on m’a toujours dit que je savais captiver à l’écrit (tandis que l’oral ce n’est pas toujours ça!). Il viendra peut-être un jour, comme toi, où j’aurais ce déclic ! En attendant c’est toujours aussi agréable de te lire, tes sujets d’articles comme tes mots sont toujours passionnants !

  29. Très intéressant cet article ? je suis aussi quelqu’un qui adore écrire, mais qui ne le fais pas suffisamment… Et pourtant j’aime beaucoup mais je ne prends jamais vraiment le temps de le faire.

    Laura

  30. Félicitations ! Tenir un challenge est déjà difficile mais, l’écriture est particulièrement éprouvante ! Dernièrement, je me suis mise à écrire avec de la musique aussi. Je ne l’ai jamais fait car ça me déconcentrait mais, de la musique pure, sans paroles, m’inspire assez. Je choisis notamment des morceaux de musique celtique (tu devrais aimer aussi :p), ça me motive profondément ! J’ai l’impression de livrer une bataille épique !

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  33. Je réagis un peu tard, mais cet article est top ! Comme toi j’aime écrire depuis toute petite (j’ai commencé par tanner ma grand-mère à 6 ans avec des dictées, c’est dire…). Quand j’habitais encore Paris, j’ai participé à des ateliers d’écriture qui me manquent beaucoup aujourd’hui… J’espère un jour pouvoir écrire ce livre qui a toujours un peu été un objectif de « quand je serai grande ».

    Merci pour ton blog, ta bonne humeur et ta belle vision de la vie :)

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