7 conseils pour un logement plus éco-responsable

En été 2017, je devenais co-propriétaire, et déménageais avec mon cher et tendre dans un nouvel appartement. Pour moi, l’aventure de l’achat était une occasion d’enfin pouvoir faire dans notre logement des choix proches de nos valeurs écologiques et éthiques. Cette nouvelle liberté a d’ailleurs rendu notre processus d’aménagement vraiment gratifiant: quelle joie d’arriver à trouver de meilleures alternatives, ou au moins des compromis satisfaisants, qui nous donnaient l’impression d’agir à notre minuscule échelle !

Si pour des raisons de budget et de logistique, nous n’avons pas pu atteindre la perfection (pas d’échappatoire complet à Ikea, par exemple !), tout a été fait de manière consciente pour obtenir dans la limite de nos possibilités un appartement plus éco-responsable: le choix du bien immobilier en soi, celui de nos prestataires et fournisseurs, des matériaux, des nouveaux éléments de décoration ou d’ameublement, des appareils électriques, et même des plantes cultivées sur notre balcon !

Aujourd’hui, avec un peu de recul et d’expérience, je viens vous présenter les points clés de notre démarche – 7 grands axes qui ont guidé nos choix, en espérant qu’ils puissent vous orienter, vous aussi, vers un logement un peu plus « green ».

C’est un article que je pensais et préparais depuis des mois, et je suis vraiment ravie d’enfin pouvoir partager un peu de mes réflexions, et des informations intéressantes que j’ai réunies ! Un immense merci à Plüm Énergie qui, en sponsorisant ce post, m’a permis de prendre tout le temps nécessaire pour le construire. J’espère qu’il vous sera utile !astuces-logement-plus-ecoresponsable

TRAVAUX D’AMÉNAGEMENT INTÉRIEUR

SOUTENIR DES ARTISANS ET COMMERÇANTS LOCAUX

À moins que vous soyez capables de tout faire vous-mêmes et que vous en ayez le temps, les éventuels travaux d’aménagement dans un logement demandent de faire appel à de la main d’oeuvre. À mon sens, c’est l’occasion de soutenir de petites entreprises indépendantes de votre région, commune, ou quartier, afin de faire vivre l’économie locale – qui peine parfois face à la concurrence des grandes enseignes. En outre, le contact direct avec les prestataires permet souvent plus de flexibilité et une communication plus simple !

Il n’est pas toujours évident de savoir à qui s’adresser lorsque l’on s’installe dans un lieu nouveau et que l’on ne connaît aucune entreprise dans le domaine, ni leur réputation; toutefois, quelques recherches ciblées sur internet, une discussion avec les voisins, les anciens locataires ou les anciens propriétaires permettent souvent de régler le problème – et c’est l’occasion de créer des liens de communauté.

Dans notre cas, l’appartement que nous achetions n’étant pas entièrement « prêt à vivre », il fallait trouver quelqu’un pour installer rapidement le sol de tout l’appartement, qui était à nu, puis pour monter la cuisine, poser les carreaux de faïence, etc… Pour le parquet, nous avons tout simplement été voir le petit commerce juste en face de la maison (pratique !), tenu par un gentil monsieur avec qui nous avons facilement pu nous mettre d’accord. Quant aux travaux de la cuisine, grâce aux conseils de nos voisins, nous avons contacté le petit entrepreneur ayant (très bien) effectué la rénovation de l’appartement avant notre arrivée. Résultat, tout était terminé pour notre installation en moins de deux semaines, contre 2 mois d’attente chez Ikea par exemple !

PRIVILÉGIER DES MATÉRIAUX RESPONSABLES ET SAINS

Les matériaux utilisés dans l’aménagement d’un logement peuvent à mon sens se choisir avec le même esprit de consommation responsable que dans tous les autres domaines.

Les critères les plus essentiels restent bien sûr l’efficacité du produit dans la fonction qu’il doit occuper, sa longévité, et sa facilité d’entretien – le mieux consommer passe ici aussi avant tout par des choix judicieux et aptes à une longue durée !

Toutefois, en bonus, on peut tendre autant que possible vers des options plus vertes et/ou plus éthiques: fabrication européenne, matières biosourcées (issues de la nature), recyclées, ou écologiques… Tout n’est pas toujours très clair ni transparent en ce qui concerne l’impact des matériaux de construction, mais il n’est pas forcément difficile de faire un effort sur au moins l’un de ces points: j’ai par exemple trouvé sans problème un sol stratifié de très bonne qualité fabriqué en Allemagne, et des carreaux de faïence fabriqués en Espagne. Cela demande en revanche de se renseigner au préalable et surtout d’être vigilant.e au moment de faire ses choix !

Lorsque vous optez pour un sol, une peinture ou un vernis, par exemple, vérifiez le pays de fabrication, et essayez de privilégier les matériaux biosourcés, les produits certifiés par l’Ecolabel européen (qui garantit l’absence de matières dangereuses pour l’environnement), ou le bois labellisé (PEFC, FSC). Pour les parquets, le mieux est de choisir une version non collée, qui fonctionne uniquement par encastrement des lattes entre elles – cela évite l’utilisation d’un produit chimique potentiellement toxique. Il est aussi important de prendre en compte l’impact des produits choisis sur la qualité de l’air, et donc la santé de votre foyer: faites attention à l’étiquette obligatoire qui évalue les émissions de COV (composés organiques volatils) dans l’air intérieur, et choisissez bien sûr la classe A ou A+.

Pour plus de détails, je vous conseille le guide des matériaux de l’ADEME, qui évoque le sujet à partir de la page 15.astuces-logement-plus-ecoresponsable2

PERFORMANCE ÉNERGÉTIQUE

INVESTIR DANS UNE BONNE ISOLATION THERMIQUE

En France, plus de 65% des logements ont été construits avant 1974, alors qu’il n’existait aucune réglementation thermique. Pourtant, l’isolation est absolument essentielle autant pour le confort, que pour faire des économies et protéger l’environnement. En moyenne, la régulation de la température équivaut à environ 60% de la dépense énergétique d’une maison !

Lorsque l’isolation est insuffisante, le bâtiment laisse s’échapper une grande partie de la chaleur (ou la fraîcheur) de notre air intérieur; en conséquence, puisqu’il faut chauffer (ou climatiser) davantage, notre consommation d’énergie grimpe au plafond. La déperdition concerne aussi les émissions de CO2 libérées via la toiture: un appartement non isolé rejette environ 19 tonnes de CO2 dans la nature chaque année !

Au contraire, une bonne isolation thermique garantit une meilleure efficacité énergétique (on maintient naturellement la chaleur en hiver et la fraîcheur en été) et permet de réduire l’émission de pollution dans l’air extérieur (jusqu’à -65%). En outre, les installations ne nécessitent pas d’entretien et ont une durée de vie très longue !

Il s’agit donc d’un critère important à prendre en compte au moment du choix d’un logement en location ou à l’achat. Informez-vous en détail pour privilégier des logements aussi efficaces que possible – c’est souvent le cas des biens neufs, ou rénovés récemment.

Depuis 2012, les potentiels locataires ou acheteurs bénéficient d’ailleurs d’une meilleure transparence à ce sujet notamment grâce à l’étiquette énergie, qui informe en un coup d’oeil de l’état du logement. Par exemple, notre appartement, plutôt ancien mais restauré juste avant notre arrivée, était classé B – ce qui est très correct, sachant que l’étiquette A concerne plutôt les nouveaux bâtiments basse consommation ou maisons passives.

Si vous êtes déjà installé.es et ne comptez pas déménager de sitôt, des solutions existent également pour améliorer votre isolation. Dans le cas d’une location, essayez d’en discuter avec le ou la propriétaire, qui peut prendre en charge tout ou partie des coûts – mais notez qu’une retombée sur le montant du loyer est possible. Si vous avez acheté, l’idéal, si besoin, est de prévoir des travaux. Je vous conseille ce guide synthétique mais complet proposé par l’ADEME, qui devrait vous permettre de faire des choix éclairés; notez aussi qu’il existe plusieurs aides gouvernementales à la transition énergétique qui permettent de réduire le coût de ces aménagements pour les particuliers, ou faciliter leur financement.

Je profite aussi du sujet pour vous alerter sur la toxicité de certains matériaux d’isolation, notamment en raison des émanations qu’ils risquent de diffuser dans notre intérieur. N’hésitez pas à vous renseigner si vous prévoyez des travaux et à vérifier les étiquettes d’émission de COV.

CHOISIR UN FOURNISSEUR D’ÉNERGIE VERTE ENGAGÉ

Quitter EDF, Total ou Engie pour un fournisseur vert indépendant, c’est soutenir le développement de la production d’énergies renouvelables, et augmenter leur part dans le mix énergétique face aux énergies fossiles – très polluantes et pourtant encore très majoritaires (84% en France).

Chez moi aux Pays-Bas comme dans l’Hexagone, plusieurs petits fournisseurs engagés sont arrivés sur le marché ces dernières années pour concurrencer les offres « vertes » des entreprises leaders (qui continuent d’investir dans le nucléaire ou le pétrole…). Aujourd’hui, on a l’embarras du choix !

En France, le plus innovant dans ce domaine est probablement Plüm Énergie, un petit nouveau arrivé en 2016 avec une équipe jeune. Leur offre est verte en termes de production, puisque l’entreprise fait produire l’équivalent consommé par ses client.es en 100% énergie hydraulique française (Normandie et Bourgogne), mais surtout, elle permet aussi d’agir au niveau de la consommation, avec un système d’incitation à une utilisation plus responsable de l’électricité: les abonné.es bénéficient d’un suivi précis et interactif, de conseils, et même d’une cagnotte bonus en cas d’économies d’énergie !

C’est principalement sur ce dernier point que le fournisseur se distingue: si l’on consomme moins que sa consommation de référence, en plus du remboursement habituel de la différence, Plüm offre le montant de cette économie en euros – un bonus additionnel qui pourra être déduit de la prochaine facture. Quoi de plus motivant qu’un avantage financier pour faire plus attention ?

J’aime beaucoup ce double volet du mieux produire ET moins consommer (tout aussi essentiel, comme dans tous les domaines), ainsi que l’aspect « consomm’acteur » très intéressant, qui permet un rapport plus conscient et responsabilisant à notre consommation d’électricité.

Suite à un classement Greenpeace décevant pour 2017 (tout est expliqué par ici), Plüm vient aussi de mettre en place un système très original pour approfondir son offre, qui le place désormais parmi les fournisseurs les plus engagés. Depuis le 12 novembre, au lieu de simplement déduire leur cagnotte bonus de leur facture, les clients peuvent investir son montant dans le développement de l’énergie verte grâce à un partenariat avec Akuo Energy, premier producteur indépendant français d’énergie renouvelable. Il s’agit d’une sorte de « parrainage », d’investissement vert pour le futur à travers Plüm, qui s’engage à investir le montant des contributions des clients dans les projets développés par Akuo (dont certains présentés par ici).

Notez que faire le choix d’un tel fournisseur n’est absolument pas plus cher, au contraire: chez Plüm Énergie, par exemple, le prix se situe à -4% par rapport à EDF, sans engagement – sans compter les récompenses liées aux économies. Même la nouvelle option d’investissement de la cagnotte est avantageuse, puisque les client.es se voient offrir 5 kwH d’énergie gratuite pour chaque euro investi ! Il n’y a donc aucune raison de ne pas changer dès maintenant.

OPTER POUR DES APPAREILS ÉCONOMES

Le saviez-vous ? Les appareils électroménagers sont très gourmands en électricité: ils peuvent représenter jusqu’à 40 à 50% de la consommation des ménages. C’est énorme ! Grâce à l’étiquette énergie indiquée sur tout produit, il est désormais facile de faire le bon choix pour l’environnement en privilégiant les classes les plus économes. Ces modèles sont parfois plus chers à l’achat, mais les économies qu’ils permettent de réaliser sur le long cours compensent généralement cet écart. Selon l’ADEME, la différence entre la facture d’électricité d’un foyer choisissant tous ses appareils dans le modèle le plus économe et celle d’un foyer aux appareils peu performants peut aller jusqu’à 3 000 € sur leur durée de vie – ce qui est tout aussi bon pour le portefeuille que pour la planète !

Chez nous, le choix de l’économie énergétique était une directive claire pour équiper toute notre cuisine, ainsi que pour la machine à laver et le sèche-linge. Nous avons choisi uniquement des appareils de classe A++ et A+++ (et même du made in France, quand c’était possible !). On peut même étendre cet esprit aux appareils électroniques, comme la télévision, et bien sûr aux ampoules d’éclairage, à choisir en LED basse consommation: cela peut faire une vraie différence.

Quand l’option est disponible (lave-linge, lave-vaisselle, sèche-linge…), nous veillons à les utiliser presque exclusivement en mode « Eco »: c’est généralement un peu plus long, mais il s’agit d’un geste aussi simple qu’efficace pour économiser entre 30 et 45% sur la consommation d’électricité impliquée. Enfin, toutes les astuces de « bon sens » sont aussi précieuses: réduire si possible les utilisations, utiliser les appareils à leur maximum de capacité sans pour autant les surcharger, ne pas les laisser allumés quand on ne les utilise pas, faire sécher le linge naturellement quand il fait beau… astuces-logement-plus-ecoresponsable4

AMEUBLEMENT ET DÉCORATION

MEUBLER ET DÉCORER DE FAÇON PLUS CONSCIENTE

Parce que le paysage commercial est rempli de grandes enseignes d’ameublement aussi accessibles géographiquement que financièrement, la génération de consommateurs/rices actuelle (dans laquelle je m’inclus !) a pris l’habitude de se fournir presque automatiquement dans ces magasins qui produisent en masse, à bas coût. Aller chez Ikea, Fly, Alinea ou chez But, par exemple, constitue une option simple, rapide et pas trop chère. On y retrouve toutes les tendances, avec des nouvelles collections très régulières, pour des prix compétitifs.

Malheureusement, ces choix ne sont pas forcément les plus écologiques ni les plus durables. Bien que Maisons du Monde ou Ikea, par exemple, montrent de clairs signes de responsabilité écologique et éthique, leur système de production reste assez classique: créer du neuf en quantités industrielles, avec toutes les ressources que cela demande (à lui seul, Ikea abat 16 millions de m3 de bois chaque année), et pas forcément dans la meilleure qualité possible. Ce sont aussi de grandes entreprises qui ne soutiennent pas beaucoup l’économie locale, si ce n’est sur les derniers maillons de la chaîne.

Pour une décoration plus « consciente », les alternatives écologiques les moins onéreuses sont souvent celles du vintage et des objets d’occasion, que j’aime tout particulièrement pour leur côté économie circulaire (on réutilise quelque chose qui existe déjà, sans mobiliser de nouvelles ressources) et pour leur charme: la table, les chaises de mon salon, plusieurs petits meubles d’appoint de ma chambre et bientôt mon bureau sont tous issus de brocanteurs ou des anciennes possessions de famille. Cela demande plus de temps de recherche, mais quel plaisir d’adopter des pièces rendues uniques par leur histoire !

Il me semble également important, lorsque notre budget le permet, de soutenir des marques qui créent de nouvelles choses de manière « slow », responsable et éthique: artisans locaux, petites marques indépendantes à la sensibilité green, produits de fabrication française ou européenne, produits du commerce équitable… Donner son argent à ce type d’initiative plutôt qu’à une multinationale, c’est faire un vote concret pour une économie plus diverse et plus juste !

Enfin, bien sûr, le DIY et le bricolage constituent également de chouettes options, tout à fait opposées au modèle de la production industrielle. Ils permettent de contrôler plus strictement le processus de fabrication de nos objets, et surtout de les personnaliser entièrement à nos besoins, ce qui est en soi un critère de durabilité !

SOUTENIR LA BIODIVERSITÉ DANS LES ESPACES EXTÉRIEURS

Vous le savez, j’aime jardiner avec l’environnement en tête. De fait, n’importe quel espace extérieur peut être mis à profit pour la planète si l’on y cultive des plantes ! Celles-ci, quelles qu’elles soient, participent à entretenir la qualité de l’air en produisant de l’oxygène; certaines d’entre elles peuvent nous nourrir de façon naturelle (sans intermédiaire !); mais surtout, on peut aussi les utiliser pour soutenir la biodiversité – par exemple en choisissant des espèces appréciées par les insectes, en cultivant des variétés rares ou anciennes…

Si vous souhaitez vous lancer dans la culture d’espèces comestibles dans votre jardin ou sur votre balcon, pensez à bien choisir vos graines, ou optez au moins pour des plants bios et saisonniers, qui n’auront donc pas eu de forte empreinte sur l’environnement. Vous ne savez pas trop par où commencer ? Les coffrets de La Box à Planter ou de L’Échoppe Végétale proposent des semences provenant de fournisseurs responsables et adaptées à chaque période de l’année.

Si au contraire vous n’avez la place (ou l’envie) que pour des plantes décoratives, sachez que vous pouvez fortement aider les insectes pollinisateurs de votre région en leur proposant des variétés fleuries adaptées à leurs besoins nutritionnels (et non moins belles !). N’hésitez pas à jeter un coup d’oeil à mon article spécial sur le jardinage pour les abeilles pour en savoir plus !

Enfin, bien sûr, veillez à entretenir ces plantes de manière tout à fait naturelle, en limitant au maximum les traitements insecticides ou antifongiques, même non toxiques, et en utilisant des engrais exclusivement organiques (voire votre propre purin d’orties ou votre propre compost !). astuces-logement-plus-ecoresponsable6

Avez-vous déjà fait des choix éco-responsables dans votre logement ?
Avez-vous d’autres astuces pour compléter ma liste ?
Pensez-vous prendre en compte cet aspect dans vos prochains aménagements ?

Encore merci à Plüm Énergie de soutenir le blog en sponsorisant cet article ! ♥︎

35 commentaires

  1. C’est vrai que personnellement je dois avouer que je suis parfois un peu perdue pour rendre ma maison plus écologique. Autant pour ce qui est de l’alimentation, des vêtements ou des cosmétiques j’ai facilement mis en place des petites habitudes green mais pour la maison… cela me paraissait si complexe !

    Jusqu’à ce ce que tu arrives avec ce bel article très complet qui permet d’avoir une vision générale de tout ce qu’il est possible de faire chez soi aussi pour préserver notre jolie planète. Alors merci beaucoup !

    Bisous, Pêche
    https://pecheneglantine.fr

  2. Merci pour cet article très complet et intéressant même si je suis loin d’acheter un logement dans les mois qui viennent. Par contre, je ne suis pas totalement convaincue par plum énergie (c’est le deuxième article sponsorisé par ce fournisseur que je lis sur un blog). J’aurais apprécié que tu mentionnes enercoop qui est le seul fournisseur d’électricité qui me semble vraiment éthique à l’heure actuelle car il privilégie les circuits courts et les initiatives locales visant à se réapproprier la production d’énergie de manière citoyenne. Les barrages mentionnés existaient déjà avant plum énergie et fournissaient déjà de l’électricité fournie par edf. Les grands parcs éoliens peuvent aujourd’hui être des entreprises capitalistiques visant à récupérer des subventions de l’état et à gagner de l’argent sans tenir compte des souhaits des habitants (installation sur des terres agricoles ou dans des parcs régionaux). Si le sujet t’intéresse, je te conseille l’excellente enquête de Grégoire souchay (journaliste chez reporterre) : les mirages de l’eolien. Il s’agit d’un petit livre très intéressant. Enfin, sans engagement de l’état à fermer les centrales nucléaires, la transition énergétique est un doux rêve. Heureusement qu’il existe des associations comme Greenpeace pour essayer de faire avancer les choses.

    • Merci beaucoup pour cette référence, il faudra que j’essaie de mettre la main dessus à l’occasion. Et tu as tout à fait raison sur l’importance capitale d’un véritable engagement de la part des politiques… Je comprends aussi tout à fait que tu te sois méfié de Plüm Énergie jusqu’ici, puisqu’ils ne comptaient pas parmi les fournisseurs les plus militants. Mais désormais, comme tu le vois, ils vont participer activement avec leurs clients au développement de nouveaux projets indépendants d’énergie renouvelable en France, ce qui me semble un tournant décisif et change beaucoup la donne ! On leur a demandé des efforts, ils en ont fait de manière très astucieuse – je crois que cela mérite une certaine considération :) Moi je trouve le système très bien pensé en tous cas !

  3. Bonjour Victoria,
    Et merci beaucoup pour cet article, c’est très intéressant, de chouettes pistes à explorer ! C’est un sujet très important je trouve, sur lequel il n’est parfois pas facile de rassembler des informations claires face à la multiplication des labels et termes techniques… Les éditions Terre Vivante ont sorti des bouquins très intéressants et accessibles sur tout ce qui touche à la construction/rénovation écologique.
    Je te souhaite une très belle journée !

  4. C’est tout à fait le sujet qui m´anime en ce moment. J’ai profité de mon déménagement pour passer chez Enercoop. Mais je paye une fortune en électricité car le logement est ancien, les éclairages sont des spots halogène, etc. J’ai peur de la prochaine facture ayant maintenant allumé le chauffage… étant locataire, je n’arrive pas à me décider à changer tous les spots par exemple. Alors je fais très attention au quotidien mais c’est un peu pesant. Je vais regarder Plum de plus près.

    • Argh oui c’est compliqué ! :( Quelle plaie de devoir gaspiller de l’argent (et de l’énergie) comme ça, je ne comprends pas que les propriétaires ne mettent pas leurs logements aux normes du jour…

  5. Je ne connaissais pas du tout Plüm énergie, ni même aucun fournisseur d’énergie verte ! Bon, je vis en Irlande, et je n’en ai pas entendu parler ici, mais il va falloir que je me renseigne… s’il en existe un, et qu’en plus il est moins cher, c’est tout bénéfique !
    Pour le reste, j’ai hâte d’être propriétaire pour faire attention à certains points que tu as mentionnés. Et pour ce qui est de l’ameublement, tous les logements en location en Irlande sont meublés, donc là dessus, pas de dépenses ! Merci Victoria pour cet article très instructif !

  6. Merci beaucoup Victoria pour cet article. Je lis toujours avec plaisir votre blog tellement les articles sont de qualité, C’est un sujet passionnant qui nous pousse à découvrir de multiples possibilités, en nous donnant la possibilité d’agir petit à petit, à notre rythme. Dans mon prochain logement, j’espère privilégier encore plus des choix écologiques. L’année dernière, au lieu d’acheter une table basse dans le commerce, j’ai demandé à un menuisier de la fabriquer en bois de châtaignier, de notre territoire. C’est ainsi, rajouter à un meuble, une dimension affective et symbolique, et finalement pour un coût pas si éloigné de grandes enseignes. L’éco-responsabilité demande du temps, un temps de réflexion, d’attente et finalement c’est aussi ça qui est gratifiant à la vue des résultats.

    • Oh c’est super chouette ! Je suis complètement d’accord avec toi, l’éco-responsabilité donne en quelque sorte une autre mesure au temps. Au lieu de tout acheter ce qu’on a sous la main sans penser, au lieu d’être dans l’instantané, on doit faire des recherches, attendre de tomber sur la perle rare, voir les opportunités qui arrivent sur notre chemin — et quelque part, même si je comprends que ce ne soit pas toujours pratique, c’est paradoxalement très gratifiant, parce qu’une fois que l’objet idéal est entre nos mains, son histoire et ses valeurs viennent enrichir notre intérieur et notre vie d’une toute autre manière. Merci pour tes si gentils mots !

  7. Vraiment un chouette article, très complet et qui donne à réfléchir sur notre responsabilité écologique ! Ayant récemment acheté un logement dans une résidence un peu ancienne, je me suis empressée de boucher les trous autour des fenêtres (oui oui…) pour éviter trop de courant d’airs. J’ai la chance d’avoir un appartement bien isolé.

    J’ai fait une croix sur le lave-vaisselle, mais pas sur le lave-linge séchant dont je n’utilise la seconde fonction que pour les draps et les serviettes.

    J’essaie progressivement de passer au zéro déchet (le plus possible) et de soutenir les commerçants locaux. Et bien entendu, je me déplace au maximum sans la voiture. ;)

    EN tout cas, merci !

  8. Venant d’emménager dans une maison ancienne, je prends aussi le temps de bien réfléchir!
    J’ai la chance d’avoir eu un propriétaire avant nous qui favorisait déjà le commerce local et nous a laissé toutes les factures des producteurs!
    La maison datant de 1840 n’est pas très bien isolée, et nous chauffons au poêle à granule (mieux ceci dit qu’à l’électrique car on devrait consommer une quantité astronomique d’énergie pour le même résultat). Du coup on achète des granules faits dans notre région, et on évite de trop chauffer aussi.
    Je me posais la question du fournisseur, c’est bien que tu le mentionnes ça a remis le sujet sur le tapis pour moi!
    Enfin pour les meubles, c’est assez long de trouver ce qu’on veut mais c’est beaucoup plus sympa, alors on meuble petit à petit … Avec des objets dont la toxicité a fortement baissé puisque tous les trucs nocifs ont déjà été dégagés sur plusieurs années (genre au hasard les enduits/peintures utilisés dans la fabrication !).
    C’est vrai que c’est pas toujours évident de ne pas succomber à l’attrait de la facilité des solutions non éthiques, mais quand on y croit, c’est tellement gratifiant de s’investir dans un intérieur moins gourmand!

    Bonne journée à toi, je retourne fouiller les sites particulier pour trouver un bureau! :D

  9. J’ai adoré ton article, plein de bonnes idées et décomplexant comme d’habitude. Je vais déménager d’ici quelques mois (si tout se passe comme prévu) et tu vois, je ne connaissais pas tout Plüm, je vais montrer ça Monsieur dès ce soir. J’ai lu le billet sur le classement de Greenpeace et ses explications, c’était intéressant d’ailleurs.
    Depuis deux ans et demi, on essaie vraiment de faire des efforts au quotidien dans le mieux consommer (produits ménagers maison, produits de saison, moins de viande qu’avant, mode éthique…) mais je trouve que le plus dur reste au niveau de l’ameublement/décoration. Je pense qu’au moment du déménagement, vu qu’on part à des centaines de kilomètres pour une surface certainement plus petite, on va changer une partie de nos meubles. On sait déjà qu’on va revendre et donner ceux qui ne partent pas avec nous, mais pour les nouveaux… On va essayer l’occasion mais je trouve que c’est pas franchement évident. C’est un point sur lequel j’ai encore du mal à me détacher de la praticité made in Ikea…

  10. Merci Victoria pour ce bel article qui tombe pile poil sur la Semaine européenne de réduction des déchets ! Je m’en servirai probablement à l’avenir pour faire lumière sur les indispensables de la maison lorsque je fais des animations ZD avec mon association !

    Bonne continuation

  11. Bonjour,
    Merci pour cet article ! Il m’apporte un éclairage sur le choix de mon fournisseur d’énergie que je vais probablement changer. C’est très intéressant !!
    100% d’accord sur le sujet des meubles de récup. C’est difficile de résister aux sirènes des grandes marques à des prix dérisoires mais je salue le développement des ressourceries et autres mines d’or pour les chineurs !
    Par ailleurs, je suis aussi une grande fan des plantes d’intérieur, et je me questionnais l’autre jour sur cette tendance. Nos intérieurs sont remplis de plantes originaires du bout du monde. Je favorise les boutures et le troc et je ne me demandais s’il existe des plantes d’intérieurs « européennes ». Je ne crois pas. Mais bon de toute façon on ne peut pas être irréprochable !!

    • En effet, l’immense majorité sont des plantes tropicales ! Curieusement, beaucoup d’entre elles sont cultivées et exportées depuis les Pays-Bas, qui en Europe sont l’un des pays phares de l’horticulture et de la « jardinerie » en général, donc ça ne vient pas de si loin – mais de toute évidence, vu le climat, leur culture demande forcément beaucoup de consommation d’énergie. Comme tu le suggères si bien, faire des boutures, échanger, ou faire pousser soi-même à partir de graines, sont autant de gestes pour une jungle intérieure un peu plus responsable !

  12. Cet article est génial et très ça fait longtemps que je veux passer chez un fournisseur d’électricité plus green qu’EDF, je vis donc me pencher sur Plum Energie et en parler à mon conjoint.

  13. Article super intéressant! C’est vrai qu’en matière d’écologie on parle beaucoup du zéro déchet, de l’alimentation et de la mode mais très peu du logement.

    On rénove actuellement une maison vielle de 150 ans et c’est du boulot. Evidemment on ne fait pas tout nous même, on fera les grosses finitions mais on doit quand même faire des choix. Ce n’est pas simple car il faut mettre en balance le côté écologique et sain, ainsi que l’efficacité et le prix. Car même si on a des aides pour l’isolation, le coût de certains matériaux écologique est très élevé.

    Pour l’électricité en revanche, on avait déjà, depuis longtemps choisi un fournisseur d’électricité dite verte. On a même changer quand notre fournisseur « vert » a été racheté par total, pour nous c’était vraiment se moquer des gens, grâce au comparateur de green peace on a pu faire notre choix.

    • Je suis d’accord avec toi, les offres vertes des groupes affiliées à Total sont vraiment un contre-sens absolu…! Bon courage pour ce beau projet !

  14. Bonjour,
    J’ai été un temps chez Plum, quelques mois en pensant qu’ils seraient mieux. Les deux articles proposées venant eux même du site de Plum, j’ai dû mal à faire confiance, ils ne vont pas se tirer une balle d’en le pied et j’ai l’impression que c’est plus du greenwashing. Puis de ce que j’ai compris, c’est au personne d’investir dans la centrale via Plum, donc pour Plum redorer son image et pour l’autre avoir un investissement.
    D’ailleurs il faut différencier énergie verte et énergie renouvelable. L’énergie verte peut être une ernegie non verte pour lequel le fournisseur achète un certificat pour verdir l’énergie.

    Pour ce qui concerne ma brève période chez eux, ma consommation à augmenté sans que je change quoi de se soit. Je m’explique, avant j’étais chez Engie, je consommais entre 10/15Kw par jour, en passant chez eux ça a doublé (30/40kw) alors que je n’avais pas changer. Depuis que je suis partie c’est revenue à la « normale ». Je comprends mieux pourquoi sur leur estimation on consommait plus que sur les autres (estimation à 3500kw pour les autres fournisseurs contre 7500Kw pour eux)
    Il n’avait également pas fait la résiliation chez Engie (sympa de payer deux fois !) et j’ai du faire la résiliation… Sinon, j’ai prévenue en avance que je partais et donc pas de prélèvement à faire comme la résiliation est dû 01/11 mais Oh prélèvement le 8/11 car ils ne sont pas au courant… Sinon je les ai contacté parce que pas de facture de résiliation (bizzare, je pense qu’ils doient donner des sous donc silence…) Faut attendre 21 jours pour avoir la facture, j’en suis à 20 et toujours rien. À voir la suite mais pour moi je ne retente plus !
    Sinon merci pour l’article :)

    • Ça c’est en effet une mauvaise expérience, j’espère qu’ils pourront vite régler ton dossier !

      Je précise juste, pour clarifier les choses, que ce ne sont pas les clients qui donnent de leur argent pour soutenir les projets d’énergie renouvelable – il s’agit d’investir la cagnotte bonus que Plüm leur offre en compensation de leurs économies, et non pas d’injecter leurs propres fonds (encore heureux !). Ce sont des sommes qui normalement étaient offertes au client en récompense, et que ceux-ci peuvent décider d’investir – tout en étant à nouveau récompensés en échange. C’est un peu complexe mais je te laisse relire le paragraphe concerné à tête reposée ou à regarder sur leur site pour mieux comprendre !

  15. Bonjour Victoria, merci pour cet article synthétique et clair, c’est vrai que le lieu de vie c’est une étape dont on a pas toujours les clefs ! Pour ma part je suis chez Enercoop depuis bientôt 10 ans et extrêmement satisfaite de ce fournisseur d’électricité verte. Bonne continuation, et merci pour ton blog !

      • Coucou Lola !

        Ce qui ressort dans le lien que tu m’as montré est tout à fait ce qui ressort aussi dans le classement Greenpeace: on évalue l’entreprise sur son année 2017 (donc à son tout début, parce qu’elle a été fondée fin 2016), et en effet ils ont commencé tièdement sur les engagements – mais depuis les choses ont évolué ! Ils ne produisent certes pas eux-même l’électricité qu’ils vendent, comme la plupart des fournisseurs verts, mais ils achètent de l’énergie 100% hydraulique française, s’assurant donc que celle-ci est injectée dans le réseau électrique français, ce qui personnellement me semble satisfaisant (c’est purement mon avis). Et puis via leur nouveau partenariat avec Akuo Energy, ils soutiennent maintenant eux aussi directement des projets de développement de l’énergie renouvelable. Le classement 2018 devrait refléter tout ça et les mettre dans une meilleure position ! Cela dit, la concurrence est rude sur ce marché désormais donc je trouve tout à fait justifié de comparer les offres et bien se renseigner sur chaque site internet pour faire son choix !

  16. Bravo pour cet article complet et super intéressant ! Et merci, ça motive encore et toujours à en faire plus !

    J’achète seulement les appareils électriques/électroménagers de catégorie A voire +++ et depuis 3 ans, on est aussi chez un petit fournisseur d’énergie green qui cherche de nouvelles solutions moins polluantes. On en est très contents :)

  17. Merci pour cet article très intéressant!

    Est ce que tu as des astuces pour utiliser ton propre composte comme engrais? Ou peut être même comment faire un bon composte?
    Il me semblait que c’était assez compliqué d’avoir le bon pH et les bons nutriments, j’ai aussi peur de faire pourrir mes plantes 😅

    Je te souhait une belle journée!

  18. Super intéressant ! J’envisage d’acheter une maison ancienne (avec plein de travaux) et je suis en plein dans ces questionnement. Merci pour les liens qui complètent ton article, le guide de l’ADEME a l’air vraiment clair et complet, c’est la première fois que j’ai l’impression de comprendre sur ces sujets ;)

  19. Article vraiment intéressant VIctoria, bravo ! Je suis malheureusement encore locataire mais je garde cet article sous le coude pour le jour où j’emménagerai dans mon propre chez moi même si certaines de tes astuces marchent déjà. Si tu en as d’autres pour rendre une location plus green même si les possibilités restent plus limitées, je suis preneuse. Belle journée !

  20. Un article très intéressant puisque mon conjoint et moi cherchons à nous faire bâtir. Nous avons trouvé des constructeurs sympathiques et soucieux de l’environnement. Une dame s’est démarquée en nous donnant des astuces notamment pour un entretien sans produit de la station d’épuration. Je l’ai trouvée très sympathique.
    En tout cas merci pour tes astuces :)

  21. Bonjour Victoria,

    Merci pour ton article qui m’a permis d’enrichir mes connaissances et d’alimenter mes démarches pour un logement plus sain et plus écologique.
    J’ai moi-même sauté le pas de l’accession à la propriété cette année. Mon nouvel appartement avait besoin (et a toujours d’ailleurs) de pas mal de travaux et cela m’a permis de faire des choix plus engagés.
    Par exemple : en remplacement de l’ancien ballon d’eau chaude, j’ai choisi un modèle moins énergivore et plus « intelligent » qui adapte la quantité d’eau chaude à ma consommation, ainsi que la température à laquelle l’eau est chauffée. Pour les murs, j’ai choisi des peintures moins polluantes. Pour les sols, j’ai fait poser un parquet qui isole mieux que le sol vinyle qui était là avant, en plus d’être beaucoup plus joli. Pour ma cuisine, j’ai choisi une marque avec des engagements écologiques plus importants que les autres… Evidemment, tout ceci demande de l’investissement et quelques sacrifices financiers, mais au final, quand on prend le temps de chercher, la différence de prix n’est pas si importante et surtout, on s’y retrouve à la fin de l’année (moins de dépenses de consommation courante et plus de confort).
    Dans un appartement, il y a plein de petits changements que l’on peut faire pour gagner en efficacité énergétique, alors si on peut, il ne faut pas hésiter !

  22. Pingback: Consommation responsable: 3 pistes pour les plantes vertes - Mango and Salt

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