Empreinte carbone: mon bilan actuel et mes objectifs

Le concept d’empreinte carbone, qui mesure la production de gaz à effets de serre imputable à nos activités humaines, m’accompagne depuis que j’évolue vers un mode de vie plus écologique. J’ai d’ailleurs calculé plusieurs fois ces dernières années la somme de mes émissions, toujours avec un certain effarement à la vue de mes résultats, médiocres malgré mes efforts !

Néanmoins, jusqu’il y a peu, je n’avais jamais pris le temps de véritablement comprendre ces résultats, ni de les utiliser pour m’aider à orienter mes actions. Dans un nouvel élan de motivation, j’ai décidé de m’y atteler ces derniers jours, et grand bien m’en a fait !

Cette démarche a dépassé mes attentes, en m’apportant non seulement des idées concrètes pour cibler intelligemment mes efforts, mais aussi une toute nouvelle perspective sur la responsabilité que nous avons en tant qu’individus – souvent injustement stigmatisée dans les médias et la communauté « green ».

Aujourd’hui, j’ai eu envie de partager avec vous mon bilan carbone en toute transparence – non pas pour m’ériger en exemple (je suis loin d’être parfaite, et je n’ai pas beaucoup de mérite: les privilèges de ma vie à Amsterdam m’aident beaucoup), mais plutôt pour vous aider, peut-être, à analyser votre propre situation avec le recul et les informations nécessaires.

J’espère que cet article saura vous éclairer, vous interroger, mais surtout, qu’il sera pour vous une source de motivation et de projets, à la mesure de vos possibilités, comme il l’a été pour moi !calcul-empreinte-carbone-analyse-objectifs

CONNAÎTRE SON EMPREINTE CARBONE

Pas besoin de calculs savants pour connaître votre empreinte carbone annuelle !

De nombreux sites internet vous permettent de la déterminer grâce à des questionnaires plus ou moins précis, qui estiment vos émissions. Les résultats peuvent varier selon le calculateur, parce que les chiffres de référence ne sont pas toujours les mêmes: ils varient selon le pays, et selon l’approche choisie !

Pour en avoir testé plusieurs, je peux vous en recommander deux en particulier, 100% anonymes et non commerciaux, que je trouve précis et bien conçus: celui de la WWF Suisse, et celui du Wuppertal Institute / Henkel.

Tous deux sont assez différents, car celui de la WWF prend en compte notre empreinte carbone globale (en incluant des émissions que nous ne contrôlons pas, comme celle des produits qui sont importés sur le territoire), tandis que celui de Henkel se concentre uniquement sur les émissions produites au niveau national.*

Peu importe: ces chiffres sont de toute façon de simples estimations, qui servent avant tout à situer grosso modo votre impact écologique par rapport à la moyenne de votre pays, et aux objectifs des Accords de Paris – qui visent 2 tonnes de CO2 par an et par personne d’ici 2050.

Notez simplement que dans le cas de l’empreinte carbone globale, la grande majorité des émissions incluses dans le calcul ne sont pas de notre ressort en tant qu’individus, puisqu’elles proviennent des grandes entreprises. Nous ne pouvons pas les réduire directement, si ce n’est en exerçant une pression sur les industries (politique, militantisme…) pour qu’elles prennent leurs responsabilités.

*Plus d’infos pour comprendre la différence par ici.calcul-empreinte-carbone-analyse-objectifs1

MES ÉMISSIONS CARBONE

D’après le calculateur WWF, mon empreinte carbone de ces douze derniers mois est de 9,8t d’équivalent CO2 (contre une moyenne française de 11,9t); d’après celui de Henkel, mes émissions se sont élevées à 3,8t d’équivalent CO2 (contre une moyenne française de 5,2t).

Dans les deux cas, mon résultat est nettement inférieur à la moyenne française, ce qui est très encourageant. Il reste néanmoins assez élevé, comme pour la plupart des Occidentaux: le mode de vie des pays riches est plus polluant que celui des pays pauvres. Je peux donc potentiellement m’améliorer davantage; pour cela, il me faut faire un bilan honnête de mes efforts, et identifier ce qui pèche !

En m’inspirant des thématiques abordées par les calculateurs d’empreinte carbone, ainsi que du document « Faire sa part » de Carbone 4, j’ai choisi d’analyser plus précisément les cinq sources majeures d’émissions à l’échelle purement individuelle (donc sur lesquelles je peux faire une différence par mes actions): l’alimentation, la mobilité, les voyages, la consommation, et le logement.

Je les ai classés dans l’ordre de leur impact potentiel: ainsi, il est plus facile de diminuer drastiquement ses émissions dans le domaine de l’alimentation, par exemple, puisqu’il suffit d’un simple changement de régime, que de réduire significativement celles de sa consommation énergétique (on ne va pas arrêter de se chauffer en hiver, ce serait inhumain !).

Pour chaque domaine, j’ai d’abord fait une description sincère de ma situation à l’heure actuelle (points forts, progrès, points à améliorer, blocages…) puis j’ai listé les objectifs que je me propose de suivre pour m’améliorer durant les prochains mois / années.

C’est parti !calcul-empreinte-carbone-analyse-objectifs3

ALIMENTATION

Ma situation actuelle

  • Mon régime alimentaire de tous les jours est végétarien, mais mes repas contiennent souvent des produits animaux (fromage ou oeufs) et il m’arrive quelques fois par an de manger des fruits de mer locaux (huitres, moules…) en raison de mon intolérance à la plupart des sources de protéines végétales. Une alimentation végane serait encore meilleure pour la planète, mais ne me conviendrait pas du tout: je ne peux donc pas m’améliorer beaucoup plus sur ce point.
  • Mon alimentation est devenue à 90% saisonnière, c’est à dire constituée de fruits et légumes de saison. Les seules exceptions que je fais sont là aussi dues à ma sensibilité digestive: elles concernent surtout les courgettes, que je consomme de temps en temps en hiver pour changer des épinards et de la mâche (je ne tolère pas bien les choux).
  • J’ai appris à faire très attention à l’origine des aliments que j’achète, et mes assiettes sont de plus en plus locavores: 80% de mes légumes, une partie de mes fromages et de mes céréales, ainsi que bien sûr tous mes oeufs sont produits dans ma région, par exemple. C’est plus difficile pour les fruits: ici, les agrumes et les variétés d’été (pêches, abricots, melons, pastèques…) sont systématiquement importés d’Espagne ou d’Italie. Je consomme aussi encore des bananes, car elles apaisent mon système digestif, et beaucoup plus rarement, de la mangue.
  • Pour me nourrir, je produis encore pas mal de déchets. J’ai beau toujours essayer de faire au mieux, les options sont limitées de ce point de vue à Amsterdam car le vrac n’y est pas très répandu. Parfois, je manque aussi tout simplement de temps ou d’énergie pour le « fait maison »: j’achète alors des produits préparés, ou je recours aux repas livrés / à emporter.

Mes objectifs

  • M’améliorer encore autant que possible sur la saisonnalité et le locavorisme. Ma marge de manoeuvre est assez limitée, mais grâce à ma terrasse, j’ai au moins la possibilité de participer en petite partie à mon alimentation en cultivant certains produits moi-même. Cela a été une réussite cet été; j’espère continuer sur cette voie en augmentant ma production, et en l’étalant sur plusieurs saisons.
  • Maintenant qu’une boutique de vrac a ouvert à 15 minutes de vélo de chez moi, je voudrais m’y rendre régulièrement pour les denrées de base (pâtes, riz, farine, épices…) afin de réduire la part d’emballages alimentaires dans mes déchets. En réalité, le zéro déchet n’a qu’un impact très minime sur l’empreinte carbone (source Carbone 4), mais c’est toujours ça de pris !
  •  Limiter davantage mes repas à emporter ou mes livraisons à domicile, et privilégier ceux qui sont emballés dans un packaging biodégradable (par exemple les pizzas, qui se transportent dans une boîte en carton).
  • Me lancer enfin dans le compostage avec un lombricomposteur, ou un bokashi.

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MOBILITÉ QUOTIDIENNE

Ma situation actuelle

  • J’ai le privilège de vivre dans une ville où la mobilité verte est pratiquement un fait structurel: la majorité des distances sont assez courtes, le cyclisme urbain est tout à fait normalisé grâce à de bonnes infrastructures (pistes sécurisées, parkings dédiés…) et une culture de conduite automobile respectueuse, le réseau de transports en commun est satisfaisant, et les systèmes de partage de voiture sont monnaie courante.
  • En semaine, je n’ai pas de trajets quotidiens systématiques parce que je travaille à la maison, à mon compte. Mes déplacements consistent surtout à me rendre à mes cours de sport ou de temps en temps à un rendez-vous, mais ceux-ci n’impliquent que peu ou pas d’émissions carbone puisque j’y vais toujours en vélo, en tram ou en bus.
  • Nous n’avons pas de voiture. Le week-end, pour des déplacements plus importants (courses nécessitant transport, petites escapades dans la région…), nous utilisons toujours les systèmes de véhicules partagés, généralement électriques. S’il faut louer une voiture à essence, nous sommes toujours au moins deux, et souvent quatre (quand il s’agit d’une sortie entre amis) à l’intérieur pour la « rentabiliser ».

Mes objectifs

  • L’impact de ma mobilité quotidienne est déjà très faible car je suis particulièrement privilégiée sur ce point. Je ne peux pas faire beaucoup mieux, si ce n’est essayer d’utiliser davantage mon vélo en hiver malgré le froid, au lieu de souvent choisir le tram à cette saison: je vais m’y efforcer !

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VOYAGE

Ma situation actuelle

  • La grande majorité de ma famille vivant sur le continent américain, nous leur rendons visite via un vol long courrier tous les 3 à 5 ans environ. Ces voyages ont un impact important (l’équivalent à chaque fois d’un an de chauffage pour une personne) mais ils sont de toute évidence difficiles à éliminer.
  • À ces longs courriers « indispensables » se sont ajoutés ces dernières années quatre autres voyages outre-Atlantique qui ont énormément alourdi mon bilan carbone 2016 à 2018. Ils constituaient toutefois des exceptions ponctuelles à mon rythme classique, toutes accumulées en peu de temps par le hasard du calendrier, mais qui ne se reproduiront plus: deux voyages spéciaux d’anniversaire, et deux voyages presse (que j’ai depuis décidé de refuser hors d’Europe).
  • Si je peux volontiers me passer de voyages exotiques, je reste néanmoins grande amatrice d’escapades européennes et britanniques, tout en manquant de temps (et souvent de budget, car c’est généralement beaucoup plus cher) pour effectuer mes trajets en train plutôt qu’en avion – ce qui constitue un gros point noir dans mon bilan carbone. Bien sûr, les distances parcourues sont courtes, mais même si le bilan de chaque vol n’est pas dramatique, le fait d’en cumuler 5 ou 6 par an génère un impact très important. Par exemple, mes différents vols courts de ces 12 derniers mois ont produit en tout 1,1t de CO2, soit environ 1/3 de mes émissions tous domaines confondus !
  • Depuis quelques années, je compense systématiquement les émissions carbone de mes voyages en avion via des projets environnementaux certifiés – par exemple avec la fondation GoodPlanet, ou directement par l’entremise de la compagnie aérienne (Air France et KLM le proposent notamment). Cela n’équivaut pas à ne pas produire ces émissions, mais c’est mieux que rien !

Mes objectifs

  • Prendre l’avion moins souvent. Il est évident que je peux faire beaucoup pour la planète en retournant à un rythme de voyages plus raisonné: je me propose de commencer par une limitation de deux vols européens par an maximum. Je compte aussi réserver à nouveau les vols long-courrier à tous les 3-4 ans comme je le faisais autrefois avec ma famille. L’année 2019 aura sans doute accompli cet objectif, puisque je n’ai pas prévu d’autre trajet en avion outre les deux vols courts effectués en début d’année (Dublin et Édimbourg).
  • Privilégier le train ou le bus lorsque je le peux.
  • Continuer à compenser soigneusement tous mes trajets en avion.

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CONSOMMATION

Ma situation actuelle

  • Après des années de consumérisme lorsque j’étais plus jeune, ma consommation personnelle et celle liée à mon blog (test produits, etc…) se sont largement réduites. Le shopping ne fait plus partie de mes activités détente (je ne me rends en magasin que si je cherche quelque chose de précis), mon dressing a diminué de moitié, je ne trouve plus d’intérêt à accumuler, et dans tous les domaines, j’évite de céder spontanément, au profit d’achats raisonnés: des objets utiles, dont j’ai besoin, ou qui m’apportent un réel bien-être (plantes, livres…). J’ai encore mes petits moments de faiblesse, mais c’est à 90% en place !
  • Lorsque je dois faire un achat, je cherche toujours l’option la plus écologique et/ou éthique possible selon mon budget, notamment en ce qui concerne les conditions de fabrication du produit (matériaux, origine…).
  • Je privilégie de plus en plus les magasins locaux et les petites entreprises quand c’est possible, plutôt que les grandes chaînes.
  • Moi qui n’étais pas très à l’aise avec la seconde main il y a encore deux ou trois ans, j’en suis désormais devenue une grande adepte – notamment pour les vêtements et accessoires, les livres, et la déco, où elle est presque toujours mon premier réflexe.
  • Malheureusement, j’ai encore largement recours aux achats par internet pour plusieurs raisons: moins de déplacements à prévoir, plus d’options éthiques ou d’occasion, accès au marché français… Ce n’est pas idéal en termes d’émissions, même si je limite mes commandes aux vendeurs européens.
  • Privilège du premier monde, je suis consommatrice de loisirs. Néanmoins, mes activités du genre restent plutôt raisonnables: je regarde des séries et des vidéos sans excès, je lis, je me balade, je cultive des plantes, je fais quelques expos / cinés / concerts par an, un escape game de temps en temps… Notez tout de même que ma fréquentation d’une salle de yoga émet 0,4t de CO2 par an d’après le calculateur Henkel (matériel, chauffage, système de réservations en ligne…) !

Mes objectifs

  • Mon tournant vers une consommation responsable est déjà bien entamé. Je souhaite surtout continuer à approfondir cette démarche: limiter mes achats sur internet à ce que je ne peux vraiment pas trouver autrement (petites marques éthiques, pépites d’occasion, boutiques Etsy…), me tourner toujours davantage vers la seconde main, et raisonner encore un peu plus ma consommation de contenus audiovisuels.
  • Utiliser son argent de façon éthique, cela passe aussi par la banque ! À moyen terme, j’aimerais pouvoir passer à une banque responsable qui ne finance pas les énergies fossiles, comme le font la majorité des grands noms du secteur. Cela me semble un peu compliqué, mais je vais me renseigner !

calcul-empreinte-carbone-analyse-objectifs7LOGEMENT ET ÉNERGIE

Ma situation actuelle

  • Notre consommation d’énergie en 2018 a été de 1400kWh pour l’électricité, et de 7240 kWh pour le gaz (chauffage et eau chaude) – sachant que nous sommes deux, et que l’appartement fait une soixantaine de mètres carré.
  • Nous avons choisi il y a deux ans un fournisseur d’énergie verte certifié (Green Choice aux Pays-Bas): l’électricité qu’ils produisent est 100% éolienne et locale, et les émissions carbone générées par notre consommation de gaz sont entièrement compensées par la plantation de forêts autour du monde.
  • Pour économiser le chauffage au maximum, je prends soin de couper certains des radiateurs, et de ne jamais trop monter le thermostat: la température moyenne de notre pièce à vivre en hiver est de 19,5 degrés pendant la journée (et oui, cela demande de porter un pull !).
  • L’eau chaude étant aussi une source importante de consommation de gaz, nous essayons de prendre des douches aussi courtes que possibles (3 minutes en moyenne pour moi quand je ne me lave pas les cheveux) et à éviter tout usage qui ne soit pas strictement nécessaire (par exemple pour se laver les mains ou les dents).
  • Pour faire des économies d’électricité, outre les gestes de bon sens, nous avons petit à petit investi dans des appareils électroménagers à haute performance énergétique: notre four, notre réfrigérateur, notre lave-vaisselle, notre lave-linge et notre sèche-linge sont désormais tous dotés d’une classe énergie entre A++ et A+++. Nous utilisons aussi largement les modes éco et/ou basse température de ces appareils lorsque c’est possible. Enfin, toutes nos ampoules d’éclairage sont bien sûr des LEDs.
  • Néanmoins, comme beaucoup d’Occidentaux, nous possédons un nombre impressionnant d’appareils électriques et électroniques, notamment plusieurs ordinateurs, deux smartphones, une grande télévision, une console de jeux… Cela fait beaucoup d’énergie à alimenter.

Mes objectifs

  • À court terme, faire encore un peu plus attention à notre consommation électrique directe (débrancher ou éteindre systématiquement tout ce qui ne s’utilise pas, par exemple, laisser plus souvent sécher le linge à l’air libre…) et indirecte (regarder moins de contenus en streaming, vider les boîtes mail…).
  • Prendre des douches un peu moins brûlantes en hiver.
  • À plus long terme, avoir un système de chauffage plus écologique. Pour l’instant, le fait que nous habitions dans une co-propriété (donc sans être les seuls décisionnaires) et le coût de ce genre de travaux rendent la perspective compliquée.

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CONCLUSION

Malgré toutes mes imperfections, je tire un bilan plutôt positif de cette analyse ! Elle m’a permis de réaliser à quel point j’ai avancé dans mon engagement en quelques années, et l’importance de tout ce que je fais de bien.

Mon style de vie est déjà moins polluant que la moyenne, et c’est une excellente nouvelle. J’ai encore un peu de marge de manoeuvre sur la plupart des points, et surtout un gros effort à faire sur la partie voyage, mais le fait d’avoir identifié ces possibilités concrètes d’amélioration me motive beaucoup !

Par ailleurs, je suis consciente que l’angle des émissions carbone n’est pas le seul indicateur pertinent (j’aime aussi beaucoup le « sac à dos écologique » par exemple), et que d’autres efforts dans ma vie ont également un impact positif, même si celui-ci n’est pas chiffré en CO2: mon usage raisonné de l’eau, mon jardinage pour la biodiversité, mon soutien à des associations, l’utilisation de mon droit de vote pour la cause environnementale, et bien sûr mon travail quotidien, depuis des années, pour inspirer un maximum de personnes à vivre de façon plus consciente.

Enfin, paradoxalement, cet exercice destiné à mieux cibler mes propres efforts m’a permis de comprendre à quel point l’engagement de l’État et des industriels est essentiel. Mon pouvoir d’action en tant qu’individu est limité: sans décarbonisation de l’économie et des services publics, ce ne sera jamais suffisant !

Il incombe aux plus grands pollueurs, ainsi qu’aux politiques qui peuvent les influencer, d’instaurer les changements les plus conséquents pour alléger le bilan carbone global. On sait que plus de 70% des émissions de gaz à effet de serre émanent de seulement 100 entreprises dans le monde, en particulier celles qui sont liées au pétrole; en France, Carbone4 estime que 75% de la réduction d’émissions nécessaire pour parvenir à l’objectif des Accords de Paris dépend de l’État et des entreprises – tandis qu’un engagement individuel pourra induire une réduction de 25% tout au plus.

Ces données donnent une nouvelle perspective à mon engagement: je continuerai à faire ma part, et à suivre les objectifs que je me suis fixés en espérant réduire autant que possible mon empreinte carbone – mais surtout, la suite de mon action n’aura de sens que si je participe à faire changer les choses au niveau collectif, en faisant entendre ma voix.

En ce sens, la liste de grands pas écologiques concoctée par Bénédicte, qui comporte à la fois des actions individuelles et collectives, sera une référence à garder à portée de main – et je vous conseille vraiment de la consulter si vous cherchez vous aussi à agir !

***

Avez-vous déjà eu l’occasion d’examiner votre empreinte carbone de près ?
Êtiez-vous conscient.es de l’impact limité des actions individuelles ?
Avez-vous des objectifs écologiques pour les temps à venir ?

J’espère que cet article long et dense vous aura été utile ♥︎

Crédits photo: Unsplash.com

75 commentaires

  1. J’ai déjà essayé de calculer mon empreinte écologique mais je ne rentre pas vraiment dans les cases. (Je suis nomade…) En vivant en Asie on apprend beaucoup de choses pour réduire nos mauvaises habitudes européennes. On mange toujours local, on mange de saison aussi ce qui nous fait fuire les restaurants qui proposent des fruits qui ne sont pas de saison ou qui ne sont pas produits sur place. Quand on voyage, c’est essentiellement avec des transports collectifs. C’est moins cher en plus.
    Bref merci pour ce bel article complet, il me donne envie de me poser pour me poser les mêmes questions !

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