Un intestin pas si charmant

Personne ne parle jamais de sa vie intestinale; sur un blog qui plus est, cela semble même assez incongru. Pourtant, aujourd’hui, je prends mon courage à deux mains pour évoquer avec vous le problème des troubles digestifs, et plus particulièrement le syndrome du côlon irritable, dont je souffre depuis la fin de mon adolescence.

J’ai eu tellement de questions cette année concernant ma situation, évoquée ci et là à demi mot, que j’ai pensé qu’il était préférable de répondre publiquement pour partager avec le maximum de personnes possibles un peu de mon expérience et de mes réflexions à ce sujet, en espérant que mon témoignage puisse être utile à quelques-un(e)s d’entre vous.

Sans tomber évidemment dans des détails malvenus, je viens donc aujourd’hui vous parler de cette condition chronique qui touche tant de personnes (parfois sans qu’elles en connaissent le nom), évoquer un peu mon parcours, et enfin vous offrir quelques modestes pistes vers le mieux-être – qui en tous cas ont eu un impact positif pour moi.

Je m’excuse d’avance pour la densité et la longueur de cet article – il y a tant à dire, surtout sur ce type de sujets très peu souvent évoqués. Je prévoirai davantage de légèreté dans le programme de la semaine prochaine pour compenser! ;)

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Les troubles digestifs au quotidien

De la simple flore intestinale déséquilibrée à la maladie de Crohn en passant par le syndrome de l’intestin irritable, il existe de nombreux troubles liés au gros intestin, sans compter les problèmes de sensibilité au niveau de l’estomac (crampes, acidité, nausées…), qui peuvent s’y ajouter.

Je vais me concentrer pour ma part sur le SII ou « colopathie fonctionnelle », une condition liée à une sensibilité accrue du colon, puisque c’est celle qui me touche. Le SII n’est pas dangereux en soi mais il peut s’avérer très incommodant. On ne connaît pas vraiment l’origine ou la cause de ce trouble, qui toucherait jusqu’à 20% de la population occidentale, surtout des femmes. Les recherches actuelles se concentrent principalement sur le rôle de la flore bactérienne, ce qui semble assez logique (d’après mon gastroentérologue, il y a pas mal d’espoir de traitements à venir de ce côté-là).

Au quotidien, même dans une bonne période, le fait d’avoir l’intestin sensible peut provoquer un inconfort chronique, puisque celui-ci réagit de façon exagérée aux stimulations normales du processus de digestion. On a souvent mal, on est ballonné, on sent passer des sortes de grosses bulles dans le ventre, et on émet des gargouillis parfois assez impressionnants. Cette sensibilité affecte en outre le métabolisme en général, soit en le ralentissant fortement, soit en l’accélérant beaucoup trop.

En plus de cet état habituel, les personnes ayant des troubles de la digestion voient généralement leurs symptômes empirer dramatiquement et parfois soudainement en cas d’émotions négatives (le stress et le trac en particulier); pour cause, l’intestin est un centre nerveux très complexe, qui est en lien direct avec nos états d’âme. Ces crises peuvent également survenir à d’autres moments-clés propres à chaque personne (pour moi, par exemple, la fin de cycle est toujours une très mauvaise période puisque les contractions de l’utérus affectent aussi mon système digestif) ou en cas d’ingestion d’aliments mal tolérés de façon générale ou ponctuellement (il m’est arrivé plusieurs fois d’avoir une crise de mal de ventre au point d’en tomber presque par terre, en pleine rue, juste pour un chaï tea par exemple).

Mon parcours

On estime que seuls 15% des personnes atteintes de symptômes d’irritabilité intestinale consultent un professionnel à ce sujet. Avant toute chose, je tiens donc à vous encourager, si vous souffrez de ce type de condition, à consulter un médecin, ne serait-ce que pour en faire un diagnostic et écarter la possibilité d’autres types de pathologies qui pourraient être plus graves.

En ce qui me concerne, à l’apparition de mes symptômes (j’avais 18 ans et la prépa me stressait énormément), je suis allée consulter un gastroentérologue qui m’a d’abord fait passer quelques tests pour vérifier que je n’étais pas coeliaque ni atteinte de la maladie de Crohn. Une fois ces problèmes écartés, il a conclu à une colopathie fonctionnelle et m’a prescrit un traitement chronique, à prendre plusieurs fois par jour tous les jours. Il faut savoir qu’il n’existe pas de traitement qui guérisse le syndrome de l’intestin irritable, mais simplement des médicaments permettant d’apaiser ses symptômes (antispasmodiques…), c’est pourquoi ils supposent généralement des prises quotidiennes.

J’ai suivi ce traitement de façon plus ou moins intense pendant mes deux années de prépa, puis je n’en ai plus eu tant besoin pendant quelques temps (je prenais mes médicaments uniquement en cas de « rechute »). Mon rééquilibrage alimentaire en 2012 a ensuite marqué un tournant très positif pour moi, puisque mes symptômes se sont largement réduits, et sont restés relativement maîtrisables pendant les années suivantes, à part pour les crises occasionnelles.

Cette année, en 2015, le combo de mon passage au végétarisme, qui m’a fait consommer davantage d’aliments que je ne supporte pas bien, du stress de ma fin d’études et du déménagement à venir a marqué cette fois-ci un tournant plutôt négatif, puisque j’ai vu mes douleurs chroniques et ballonnements réapparaître. Lors d’une séance pour mon dos, une ostéopathe s’est étonnée de la tension dans mon abdomen, et m’a conseillé d’essayer de surveiller la piste du gluten et des laitages. Une autre fois, une échographie gynécologique a également révélé que mon intestin était extrêmement gonflé, particulièrement sur la gauche, au point de pousser mon utérus sur la droite.

Pensant à la possibilité d’une intolérance, j’ai choisi d’effectuer un test sanguin d’intolérances alimentaires, et me suis tournée vers une biologiste-naturopathe, qui m’a accompagnée pendant le régime restrictif qui s’en est suivi. Il faut savoir que ce type de test n’est pas reconnu officiellement par les médecins, puisque les résultats ne sont pas fiables d’après eux (on peut obtenir des résultats différents sur la même personne), mais j’ai volontairement souhaité tenter l’expérience, pour y trouver peut-être quelques pistes. La liste d’intolérances dans mes résultats étant énorme (blé, seigle, laits, soja, légumineuses, etc…), ma naturopathe m’a conseillé d’éviter les aliments les plus problématiques et de varier au maximum mon alimentation pendant quelques semaines, le temps que mon système immunitaire s’apaise. Ce régime très restrictif a presque complètement supprimé mes ballonnements et gargouillis, en revanche mes douleurs étaient toujours là (forcément, puisque ma colopathie l’était aussi). J’ai pu ensuite reprendre très petit à petit une alimentation plus « normale », tout en étant consciente désormais des aliments qui me provoquaient le plus de désagréments.

Finalement, ma dernière consultation en date est un retour chez le gastroentérologue, qui m’a prescrit à nouveau le même traitement (3 fois par jour, tous les jours). Il a en revanche ajouté que je devrais éviter au maximum le gluten et les sucres industriels (sucre blanc et produits transformés sucrés) pour une même raison: ce sont des molécules qui fermentent énormément dans l’intestin, et qui peuvent donc augmenter les ballonnements et douleurs chez une personne atteinte du SII. J’ai suivi le traitement pendant quelques temps, puis à nouveau, quand mon état s’est amélioré, je l’ai réservé uniquement aux périodes de crise.

Le seul problème qu’il me restait encore à gérer concernait mon végétarisme, assez problématique dans mon cas puisque je supporte très mal la plupart des ingrédients typiques de la cuisine plant-based: soja, haricots secs, gluten de blé, noix de toutes sortes… J’ai néanmoins pu déterminer que j’en tolérais mieux certains que d’autres, tant que je ne tombais pas dans les excès. Je jongle donc en variant énormément mon alimentation, et commence à trouver petit à petit un juste milieu entre mes convictions et les limites de mon organisme.

Trouver des solutions durables

Sans m’avoir rien apporté de miraculeux, mon parcours pendant huit ans a au moins eu l’avantage de m’offrir de l’expérience et un peu de recul pour trouver mon équilibre. Le fait d’accepter ma condition et d’apprendre à la connaître, à l’apprivoiser, m’a permis de collecter une sorte de savoir tout personnel sur la façon de la gérer.

Avec les années, ma meilleure découverte a sans doute été celle-ci: il n’existe pas de Solutions, mais chacun peut trouver les siennes. Il serait évidemment bien plus rassurant de savoir qu’il suffit d’éviter telle ou telle chose dénoncée dans les médias pour être mieux, mais ce n’est pas du tout aussi simple. En ce qui me concerne, par exemple, éviter complètement le gluten est presque aussi problématique que d’en consommer trop, puisque certaines céréales de substitution ne sont pas du tout tolérées par mon organisme. « Le gluten » n’est pas un critère valide pour mon intestin: je supporte bien l’épeautre, mais le maïs me rend très malade, par exemple. Au contraire, les aliments santé par excellence, encensés dans les médias, peuvent provoquer des réactions aussi fortes que les aliments décriés: le kale me génère parfois de grosses crises… mais pas systématiquement non plus!

À mon sens donc, la seule façon d’apaiser ses symptômes est d’oublier les modes et de s’écouter. Essayez d’abord de prendre conscience, quitte à prendre des notes, de ce que vous avez mangé au cours des repas précédant une crise, ou de simples manifestations douloureuses. Au contraire, remarquez également lorsque vous vous sentez bien, et analysez le repas qui vous a laissé(e) si tranquille. Petit à petit, vous noterez des points communs et pourrez déterminer quelques aliments sensibles, par exemple « mes gargouillis sont particulièrement bruyants et douloureux lorsque je mange du blé » ou « le yaourt au soja me fait aussi mal au ventre que le yaourt de vache ». Le but sera ensuite bien sûr d’éviter au maximum les aliments problématiques, surtout quand ce n’est pas le moment pour vous d’être embêté(e) par votre ventre, et de privilégier les aliments apaisants lorsque vous en aurez besoin; plus généralement, de composer votre propre équilibre selon vos envies et vos limites.

La personnalisation du régime peut même aller encore plus loin: si vous faites régulièrement des petits tests, surtout pour des aliments que vous aimez et que vous ne voudriez pas supprimer complètement, vous pourrez peut-être remarquer un « seuil de tolérance » vis à vis d’eux. Par exemple, dans mon cas, après avoir complètement supprimé le blé pendant quelques semaines, je l’ai réintroduit à petite dose, juste de temps en temps, sans provoquer de soucis particuliers jusqu’à un certain point. En revanche, lorsque j’ai essayé d’en manger davantage, mon corps a fini par se manifester. Il m’a donc fallu ensuite faire des essais pour déterminer à peu près la quantité que je pouvais me permettre sans me faire de mal, mais aussi les situations dans lesquelles il valait mieux que je m’abstienne. Je suis ravie aujourd’hui de savoir que je peux me permettre, quand je me sens bien, un petit croissant ou une part de tarte dans un restaurant sans craindre de conséquences.

À côté de cette expérimentation alimentaire, je ne peux pas ne pas aborder le facteur émotionnel, qui est intrinsèquement lié au problème. Étant naturellement de nature très stressée, je sais bien que ces émotions négatives me rendent encore plus malade (pas seulement au niveau digestif d’ailleurs) et que je dois les éviter autant que faire se peut. Le problème est évidemment que l’on ne peut pas toujours supprimer les causes majeures de son stress (pour moi les études, qui m’ont littéralement dévorées). Pourtant, en prenant du recul, j’ai appris petit à petit à réorganiser mes journées, repenser mes priorités et prendre plus de temps pour moi, même dans les plannings les plus serrés. J’ai décidé de commencer et terminer plus doucement mes journées (lecture, thé, pas d’écran dès le lever ou juste avant le coucher…), j’ai maintenu mes séances de yoga coûte que coûte, j’ai appris à faire de vraies pauses, etc… (cf l’article sur mon organisation). Ce changement volontaire m’a fait beaucoup de bien, et j’entretiens le même état d’esprit depuis.

Enfin, même si là aussi cela reste très personnel et très différent selon chacun, pour moi la naturopathie a une place certaine dans la liste des solutions possibles. Si les réponses de la médecine allopathique vous laissent sur votre faim, je ne saurais trop vous conseiller de vous tourner dans un deuxième temps vers des médecines plus douces, qui vous apporteront un autre éclairage. Un bon naturopathe, spécialisé dans l’alimentation si possible, saura vous accompagner, vous aider à mieux vous connaître, et vous proposer une hygiène de vie qui corresponde à ce dont vous avez besoin. Sans forcément consulter, vous pouvez aussi vous renseigner directement sur les infusions de plantes (cf mes recettes de tisane), les huiles essentielles, etc… pour voir si elles peuvent améliorer votre confort. Pour moi les tisanes digestives et les massages à l’huile de basilic tropical par exemple sont très efficaces.

Conclusion

Grâce aux efforts que j’ai effectués pour mieux connaître les réactions de mon corps et apaiser mes émotions, je peux affirmer que ma situation actuelle est plutôt satisfaisante. Je suis certaine de rechuter en cas d’écarts alimentaires répétés (cela a été le cas il y a deux semaines et il m’a fallu 5-7 jours pour revenir à la normale) et j’ai toujours une crise de temps en temps, mais lorsque je suis mon intuition, je trouve un véritable mieux-être sans recours aux médicaments.

Je ne peux donc que vous encourager, si vous faites partie des milliers de gens qui sont perdus face à leurs symptômes, à en parler à un professionnel, d’une part, pour obtenir un soulagement temporaire, mais aussi à faire la part des choses en recherchant votre propre équation idéale. Nous ne serons sans doute jamais complètement « guéris », à moins que la science ne nous propose quelque chose dans les prochaines années, mais une amélioration est toujours possible, et nous sommes les seuls à en avoir la clé.

Courage!

112 commentaires

  1. Bonjour Victoria, je suis ton blog tous les jours sans avoir encore mis de commentaires et je te remercie vraiment pour cet article, il n’est pas trop long (pour ma part) car tu décris vraiment bien ce que l’on peut ressentir au quotidien. J’ai 46 ans et depuis 3 ans que j’ai commencé un nouvel emploi en restauration avec des rythmes differents j’ai de pkus en plus de problèmes intestinaux ressemblant à ce que tu décris avec des douleurs comme des spasmes ou barres au milieu du ventre, des ballonnements et nausées et parfois ne pas supporter le pantalon!Mon gynécologue ne pouvait jamais me faire d’échographie autrement que vaginale car il ne voyait jamais rien vu comme j’etais très ballonée. Je n’ai jamais consulté de gastro mais mon premier médecin me disait toujours que c’était de la colopathie . J’ai une fille de 24 ans à qui on a diagnostiqué la maladie de crohn il y a deux ans alors je sais ce que c’est que les douleurs. Je suis également quelqu’un de très angoissée et stressée alors forcément on agrave son cas!! Par contre je n’ai jamais essayé de Suprimer le gluten mais j’y ai souvent pensé. Voilà pour ma part et je pense que nous sommes nombreuses à en souffrir sans savoir comment être soulagée.
    Encore merci pour cet article.
    A bientôt
    Isabelle

  2. Bonjour victoria!

    On m’a aussi diagnostiqué un syndrome du colon irritable étant adolescente. J’ai été voir un homéopathe avec qui je n’ai pas du tout accroché (il m’a reproché ma façon de manger, mon mode de vie etc. je l’ai trouvé très culpabilisant) mais il m’a donné un précieux conseil: arrêt de manger du nutella. J’en consommais beaucoup et il m’a dit que c’était très mauvais pour l’estomac (huiles, sucres, etc.). J’ai donc suivi son conseil mais arrêté les consultations avec lui. Eh bien ça a déjà grandement amélioré ma sensibilité. Puis, j’ai été voir une nathurpoathe qui m’a prescrit une teinture-mère qui me déclenchait immédiatement des maux de ventre, un autre homéopathe qui m’a prescrit des granules qui n’ont pas vraiment marché et un médecin classique qui m’a prescrit des enzymes à prendre 1h avant chaque repas. Ce dernier traitement a plutôt bien marché mais j’en avais marre de devoir tout le temps prendre des médicaments. Alors j’ai d’abord réduit ma prise de médicaments aux repas les plus importants, ceux oú je savais que j’allais beaucoup manger et des choses difficile à digérer et puis j’ai appris à identifier ce qui ne passe absolument pas chez moi: le café, les poivrons, les plats trop gras, le lait, etc. Par contre je mange beaucoup de pâtes depuis toute petite et c’est ce qui passe le mieux!

    J’ai appris à connaitre mon estomac, j’arrive à calmer mes maux de ventre en respirant bien et en me concentrant. Par contre, le stress anéantit nombre de mes effort. Il est mon plus mauvais allié pour gérer mon estomac!

    Bref, tout ça pour dire qu’il faut apprendre à être réactif aux signaux de son corps et son estomac.

    Merci en tout cas pour ton témoignage et tes conseils

  3. C’est un article très personnel et qui se révèle très intéressant! Quand j’ai vu le succès littéraire du charme discret de l’intestin, on est peut-être sur la bonne voie si les gens s’intéressent plus à leur assiette et à leur corps.

    Même si je ne suis pas concernée par un syndrome particulier, j’ai quelques intolérances. Après quelques années de débâcles, j’ai appris à gérer les inconvénients en écoutant plus mon corps, en faisant plus attention à ce que je mange et en trouvant des alternatives. Même si la mode dit de consommer tel ou tel aliment, et qu’on retrouve les ingrédients dans tous les supermarchés ou restaurants, je crois qu’il faut avant tout voir ce qui nous convient en faisant des tests avec un journal de bord mental ou physique comme tu le mentionnes, le fait d’aller voir un spécialiste peut aussi être une grande aide même si j’ai l’impression que les gens auront tendance à penser qu’il faut attendre un événement grave pour consulter.

    Pour le moment ce qui marche pour ma part, c’est l’infusion de fenouil et l’huile essentielle de menthe poivrée pour les nausées. Et pour la période privilégiée des douleurs intempestives, les feuilles de sauge :-) J’ai lu que les feuilles de framboise avaient également un rôle intéressant sans les avoir testées.

    Merci pour cet article qui déliera les langues et fera un grand bien aux lectrices j’en suis sûre !

  4. Merci pour cet article, c’est tellement courant et on en parle si peu… J’ai consulté des tonnes de médecins et passer plein de tests sans résultat jusqu’à ce qu’un gastroanterologue me conseille de regarder sérieusement du côté du gluten… Je ne suis pas coeliaque mais son arrêt m’a permis d’aller beaucoup mieux, comme le lactose. Après plusieurs essais, je sais ce que je peux manger qui en contient et dans quelle quantité pour ne pas être malade, mais même si ma vie à littéralement changé depuis ces ajustements, j’ai toujours des petites rechutes, surtout dues au stress, ce n’est pas toujours simple surtout pour l’entourage qui ne comprend pas parce qu’il mange ce qu’il veut !

  5. Bonjour, Quel article intéressant !!!
    J’ai 55 ans et j’ai eu ma 1ère crise à 12 ans (assise sur le trottoir pliée en deux…)!
    Vous décrivez mon quotidien et vos réflexions rejoignent les miennes et m’ouvrent aussi de nouvelles pistes à exploiter.
    Je me suis tournée vers les médecines douces et en retire quelques améliorations mais les crises aussi douloureuses que soudaines restent un problème.
    Félicitations pour votre article et votre blog que j’ai découvert et apprécié.
    Bonne continuation,
    Cordialement,
    Béatrice

  6. Je ne vais pas faire un pavé mais juste te dire merci Victoria pour cet article, merci pour les commentaires qui nous font nous sentir beaucoup moins seuls face à cette maladie pas toujours comprise par les autres si tant est qu’on arrive à en parler…

  7. Juste.. merci. Le fait d’en parler librement et aussi bien peu aider (moi la première) à mieux communiquer sur le sujet, car c’est parfois/souvent difficile de s’exprimer.
    Je suis ton blog depuis quelques temps, et lorsque je vois les recettes, je me dis « oulala, c’est pas pour moi ça, et ça non plus » (trop de fibres, épeautre, graines en tout genre ^^). Et puis mes carences en fer dues à mon végétarisme m’ont poussé depuis peu à me tourner vers ce genre d’alimentation, en réintroduisant petit à petit les aliments qui font bobos, car non je ne remangerai pas de viande.

    • J’ai appuyé sans faire exprès, désolée. Je vais piocher dans tes recettes petit à petit. Bref merci ^^

  8. Merci pour cet article. De mon côté j’ai ce type de douleurs depuis la tendre enfance, dès 2 ans j ai été hospitalisé. Je travaille maintenant dans le domaine de la nutrition et j avoue que cela m aide réellement à gérer mon alimentation au quotidien. Je m écoute beaucoup, je teste comme toi et j évite tout médicament car je n ai jamais réussi à en trouver un efficace et sans effet secondaire encore plus dérangeant.
    De mon côté la période de la grossesse a été un peu dure à gérer, surtout le dernier trimestre. Notre système digestif est tellement comprimé lors des derniers mois.
    Comme toi Victoria je vois une nette dégradation des symptômes en fin de cycle et cela joue beaucoup sur mon humeur.
    Je partage totalement ton approche liée à chaque individu. De mon côté, on m a conseillé de nombreuses fois d éviter le gluten, alors que je le digère bien et je le sais. A l inverse, si j avale 1 pois chiche je peux me plier en 2 de douleurs. Jamais personne ne m a pourtant conseillé de les supprimer de mon alimentation. J aimerais aussi pouvoir avoir une base d alimentation plus végétale mais les légumes secs sont dans ma liste noire.
    Merci d avoir osé parler de ce quotidien pas si simple à gérer.
    J envie toujours tes bols colorés et variés, je les regarderai comme un nouveau challenge maintenant.

  9. Born to be a pirate Répondre

    Tes articles sont toujours à la fois délicats, sensibles, informés et directs ! c’est une grande qualité :)
    Je me pose aussi beaucoup de questions sur ce sujet sans trouver, pour ma part de solutions.
    Depuis l’enfance j’ai un transit anarchique, pas ultra douloureux mais ventre gonflé très souvent (je peux paraitre enceinte de 6 mois), bulles, gaz et besoin urgent d’aller aux toilettes (pour rester prude….). J’ai toujours fait avec en me disant que j’étais comme cela. Il y a 3 ans je suis devenue végétarienne par conviction écologique et éthique. J’ai aussi beaucoup réduit ma consommation de lait en tout genre et je ne prends pas de soja car j’ai une maladie de la thyroïde. Je croyais que cette alimentation à laquelle je crois me conviendrait… Mais, un peu comme toi, j’ai encore des symptômes (mais pas de grosses douleurs)..
    je me pose la question des légumineuses, des céréales, des légumes crus et du sucre même naturel des fruits. je mange du blé également.. le problème c’est que je n’arrive pas à vraiment voir ce qui me rend mal…. et j’avoue très honnêtement que j’ai peur de devoir arrêter certains produits assez indispensables dans mon végétarisme….
    Pour l’instant je choisis la conviction à la pleine santé.
    tes pistes en tous cas sont très intéressantes. bonne continuation :)
    marie

  10. Un grand merci pour cet article. Moi qui souffre de maux d’estomac depuis quelques années, je n’ai jamais sauté le pas pour consulter un spécialiste et ton article m’a motivé à le faire.
    Comme toi depuis mon passage au vegeta*isme, j’ai l’impression que ces maux ce sont décuplés ne supportant pas le soja, légumineuses,…(C’est d’ailleurs pour ça que je redoute un peu une consultation avec un médecin qui pourrais remettre en question mon choix alimentaire choisi par éthique).
    J’aime aussi beaucoup ton article car tu as une approche très personnalisée de la santé et pas basé sur ce que l’on entend partout (« arreter le gluten », « mangez du quinoa »… Alors que personnelement le quinoa doit être le produit que je supporte le moins bien avec les laitages. A contrario j’ai l’impression de tolérer assez bien le gluten)
    Encore merci :)

  11. Merci pour cet article Victoria.
    Je souffre aussi du même syndrome, et j’ai eu des moments très difficiles. C’est très handicapant socialement, et je me suis parfois retrouvée dans des situations très très gênantes.
    Mais les choses vont un peu mieux globalement, et j’ai trouvé mes aliments apaisants, et je dois avouer que la pratique du yoga m’a beaucoup aidé aussi. Les positions qui massent les organes abdominaux sont parfois un vrai soulagement :)
    Des bises et merci pour ta transparence et ta sincérité!

  12. Merci Victoria pour cet article.
    Je suis atteinte de la maladie de Crohn depuis 1 an et demi. J’ai d’abord été sous corticoïdes pendant 3 mois sans que cela fasse effet puis mon gastroentérologue m’a prescrit des injections d’imuno-supresseur toutes les 2 semaines. Il faut dire que cela a été radical, plus de crises sans réellement faire attention à mon alimentation. Néanmoins, ce traitement est très agressif, il me prive d’anti-corps et peut être plus néfaste que la maladie de Crohn elle même.
    Depuis environ 6 mois, je ressens des gonflements, je vais plus souvent à la selle. Il est aussi de plus en plus difficile pour moi de faire mes injections, elles me font souffrir, me rappelle ma maladie et je me pose des questions sur le long terme.
    J’ai bientôt rdv avec mon gastroentérologue, je dois lui parler de tout ça. J’aimerais également me tourner vers une alimentation plus saine. Je ne sais pas exactement comment m’y prendre mais j’y réfléchis, je lis des articles, je fais le marché pour tenter de manger plus équilibré, j’évite les laitages que j’ai du mal à digérer. J’ai encore de gros progrès à faire mais ton article et tes recettes me font du bien au moral. Merci de partager tout ça avec nous.

  13. Merci pour ton article Victoria. En lisant les commentaires, je suis bluffée de voir la diversité de solutions/pistes trouvées par chacun. Ce fait confirme paradoxalement mon ressenti d’être bien seule dans cette quête pour mener une vie « normale » : il faut que chacun se construise à la dure en se gérant au mieux. Un sacré fardeau quotidien mine de rien,trop peu pris au sérieux par les médecins.
    Je n’ai jamais eu de réponse sur mon problème intestinal, légèrement différent du tien. Mais je ne désespère pas!
    Je retiens ton idée d’aller voir un naturopathe, par curiosité.

    Bonne continuation dans ta quête de bien être intestinal :)
    Laetitia

  14. Merci de nous montrer qu’on n’est pas seul(e)s face au SII. Tout ce dont tu parles fait écho à ma propre situation, tellement difficile à gérer au quotidien. Difficile de faire comprendre cette « maladie » aux multiples visages, d’expliquer qu’on n’est pas allergique au gluten ou au lactose mais qu’on fait attention à ne pas trop en consommer parce qu’on ne les digère pas bien et non pour suivre une « mode ».
    Pour celles qui sont dans ce cas, renseignez-vous sur les fodmaps, qui pourraient être une des causes/solutions à ce syndrome. Mais gardez à l’esprit comme le dis Victoria, qu’il ne s’agit pas de suivre une mode, mais de comprendre son mécanisme personnel. Bon courage face à cela, vous n’êtes pas seul(e)s!

  15. Bonsoir Victoria,
    On est samedi soir, le pire vient d’arriver mais j’avais envie d’aller faire un tour sur ton blog, cette petite bulle de fraîcheur où si souvent tu nous fais partager ton enthousiasme et tes belles découvertes… Et bien non, ton article n’est pas incongru. Comme je m’y suis retrouvée! J’ai 37 ans et je crois que, d’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu mal au ventre. J’ai consulté un gastro (coloscopie, écho, …) avec les mêmes résultats que toi. Je ne prends plus de médicaments qui ont souvent des effets indésirables. Alors j’essaie de gérer, de trouver un certain équilibre. Après des années de privation de certains aliments, j’ai décidé de ne plus me priver mais de jouer sur les quantités. Quel jeu d’équilibriste! J’ai néanmoins supprimé le lait de vache sous sa forme liquide (je vais tester le lait de chèvre). Je me suis mise aux tisanes et je travaille sur mes émotions. Mais je sais que « ça » sera toujours là. Il faut que je l’accepte. Alors hauts les cœurs!

  16. Il est très bien ton article. Je ne peux qu’être d’accord avec toi pour la naturopathie étant donné que je l’ai étudié pendant 3 ans. Ce que j’en ai retiré c’est que chacun est différent et qu’il faut s’écouter et adapter son mode de vie en fonction de soi. Outre les désagréments que l’on peut avoir, c’est extrêmement intéressant d’apprendre à se connaitre.
    Comme tu dis, avoir un petit carnet pour noter les choses est une aide précieuse.
    Merci de ce partage :-)
    Bisous tout plein

  17. Hello victoria,

    Merci pour cette article, en effet ça doit pas être facile. J’avais cela dit beaucoup de pbs de digestion auparavant (je suis végétalienne) et avoir lu The China Study m’a beaucoup éclairé, notamment sur le sujet de l’huile. Je te recommande vivement ce livre ainsi que The Starch Solution. Pour préciser un peu, le fait d’avoir arrêté de consommer des graisses en « surplus » a fait disparaitre mes problèmes de digestion: c’est à dire, ne plus consommer d’huile, seulement des graisses non raffinées tels que des avocats, quelques noix etc..

  18. Coucou Victoria. Depuis toute petite je souffre de constipation et bien que le facteur émotionnel était le principal, étant adulte le système digestif est mon point « faible ». Il y a quelques semaines j’ai commencé à prendre du kéfir à l’eau. Ça m’a fait beaucoup de bien pour la constipation mais surtout pour le ballonnement.
    As-tu essayer avec le kéfir?
    Merci pou avoir partagé ton expérience. A plus!

  19. Je souffre de spasmes intestinaux depuis environ 1an et je n ai pas trouve encore de soulagement mais je vais essayer de consulter un naturopathe.Merci on se sent moins seuls

  20. Comme beaucoup ici je ne commente pas souvent mais le sujet me parle… J’ai depuis très longtemps était sujette aux nombreux maux de ventre et diarrhées. Les médecins me répétaient que c’est comme ça, qu’on ne peut pas y faire grand chose, on me refilait des antispasmodiques et des antidiarrhéique en m’expliquant qu’il n’y avait rien de plus à faire, même si j’avais beau répéter que ce n’était pas normal que je sois si souvent malade (et que je prenne ou non des médocs, cela ne changeait pas grand chose). Ce que je voulais c’était une solution sur le long terme. Ce n’était pas seulement soigner les symptômes mais plutôt les causes.

    Alors bon, j’ai fini par chercher des solutions alternatives de mon côté, et après les FODMAP, j’étudie la solution du traitement de la flore intestinale. Je me suis rendu chez un naturopathe spécialiste de la chose et surtout équipé d’un « gazdétect », un petit appareil dans lequel on va venir souffler pour analyser notre flore. Il faut savoir que notre flore peut être une flore de fermentation ou de putréfaction et qu’elles doivent être soignées différemment en fonction. J’ai ainsi découvert que c’était le carnage dans mon système digestif et il m’a donné un traitement à base d’huiles essentielles et plein de conseils pour retrouver un équilibre. A ce jour ce n’est toujours pas parfait mais je trouve quand même qu’il y a du positif et c’est le principal. Je continu a explorer d’autres pistes en parallèle mais je ne sais pas si de toute façon je pourrais être totalement « normale » un jour.

    Le plus dur dans tout ca c’est d’un point de vue social : nos amis ont souvent du mal à comprendre pourquoi on annule une soirée au dernier moment, pourquoi on rentre plus tot, pourquoi ce soir on ne boira pas d’alcool… J’essaye de faire en sorte que ces maux de ventres ne gouvernent pas mes sorties mais c’est pas toujours facile, et ne sachant jamais si ce sera une petite crise ou non, par précaution on préfère des fois rester chez soi malheureusement.

    En tout cas merci beaucoup Victoria, merci pour avoir abordé le sujet, et merci car c’est un peu grâce à toi que je m’intéresse à toutes ces médecines alternatives et aux bienfaits des plantes (étant d’une famille travaillant dans la médecine traditionnelle autant te dire je n’étais pas vraiment « ouverte » à ça auparavant).

  21. Bonsoir Victoria,
    J’ai eu comme toi des problèmes au niveau de mon ventre, j’avais toujours une tension et d’autres désagréments… après avoir consulté une naturopathe qui m’a mis sur la piste des parasites intestinaux, j’ai suivi un traitement très court ( vermifuge de pharmacie ) qui a changé ma vie en seulement quelques jours…. la piste était la bonne. Il faut savoir que les parasites intestinaux ne sont plus vraiment traités une fois adulte, on prend des vermifuges quand on est petit puis après les médecins n’y pensent plus. Cela peut causer des anémies, fatigue, dépressions, angoisses car les parasites nous  » bouffent » de l’intérieur si je puis dire.
    Faisant souvent des cures de levures de bière, j’ai plus ou moins compris que c’était probablement la cause de ces parasites , avec le sucre blanc, les sodas que je ne consommais jamais et …. le café . J’ai donc arrêté le café depuis plus d’un mois, et bien je n’ai plus jamais mal au ventre . Donc si cela peu aider d’autres personnes , sachez que le café est très mauvais pour les intestins. A Bon entendeur .

    • Très intéressant ton commentaire. Je me permets de réagir car plusieurs de mes ami(e)s m’ont décris cette même sensation d’être « bouffés » de l’intérieur, mais c’est peut être différent de ton cas.
      Pour le coup ce que je vais dire maintenant peut paraître illuminé, mais leurs crises surviennent en fonction des phases de la lune (où les parasites sont plus ou moins en activité). Je ne sais pas si tu as déjà entendu parler de ça ?
      C’est assez connu dans le grand ouest (mes potes sont bretons et angevins), bien que non reconnu par la medecine traditionnelle.
      Certaine personne y sont simplement plus sensible, et ce n’est pas du tout lié à une quelconque idée de saleté.
      Le remède : vermifuge en prévention.

      Sont pas très gentilles ces ptites bêtes ^^

    • Désolée j’ai appuyer un peu vite.
      Pour ce qui concerne le café, ça a été pour moi au contraire une révélation!
      J’ai les intestins très sensibles au moindre changement d’alimentation : si bien que je peux passer de l’état de constipation/diarrhée du jour au lendemain. Outre une vigilance sur la composition de mes repas (quand c’est possible), j’utilisais des médicaments assez forts pour revenir à la normal (te detruisant la flore intestinale pour 1semaine au passage ^^).
      Et puis bam j’ai bu du café le matin. Une petite tasse, pas plus, 1 fois par jour. Et bin ça fait 3 ans que je régule mon transit comme ça. Ça ne m’irrite pas du tout comme on pourrait le penser! Mes crises se sont espacées. Et en plus je suis hyper contente d’avoir trouver une solution plus naturelle.
      Comme quoi encore une fois, chaque personne a un mécanisme particulier !;)

    • OUi c’est lié aux hases de Pleine Lune, et si on ressent les effets secondaires à ce moment là c’est qu’on est « parasité « , et effectivemment les médecins n’ont pas le temps avec ce genre de symptômes…
      Moi c’est une naturopathe qui m’a fait découvrir tout ça et qui m’a orienté .

  22. Bonsoir,

    Ton expérience me rassure ! Je suis en pleine phase de diagnostic sur mon intestin qui se ballone, qui tiraille, qui me fait me sentir mal et déprimée.
    Ca s’est accentué depuis que je suis végétarienne (depuis 4 mois maintenant).
    Pour l’instant j’ai seulement consulté le médécin généraliste : mon bilan sanguin est nickel, il m’a donc prescrit de la mébévérine (antispasmodique), que je suis en train de tester. J’ai l’impression que ça soulage bien quand même. Bon point pour mon médecin : il n’a pas fait de commentaire sur mon végétarisme.

    Je commence à tenir un carnet de ce que je mange et des douleurs je me sens donc confortée par ton article et les commentaires, merci ! Je me sens moins seule, on a parfois l’air un peu parano à écrire sur son carnet tout ce qu’on mange ^^ Je vais essayer de trouver mon équilibre. Par contre difficile car mon job et mon rythme de vie m’oblige à manger à l’extérieur très souvent…

    Les séances d’ostéopathie sont un plus pour soulager également!

  23. Quel soulagement ! Je me sentais bien seule avec mon mal de ventre ! Ton article m’a vraiment beaucoup apporté, j’ai effectivement fait sensiblement les mêmes observations que toi : légumineuses, haricots, soja… Alors une question, en terme pratique, comment arrives-tu à concilier cela avec ton mode d’alimentation ? Je mange très peu de viande, donc ces sources de protéines sont essentielles dans mon alimentation, je suis donc preneuse si tu as des conseils quotidiens / substituts ou autre ! :) Merci encore !

  24. Ah merci Victoria pour cet article ! Quelle coïncidence : j’ai été hier chez le médecin car je souffre depuis longtemps de maux de ventre mais « sans plus », mais là depuis 5 semaines, c’est terrible, tous les jours, toute la journée, je n’en peux plus ! Mon médecin pense que j’ai une colopathie fonctionnelle…
    Donc j’ai lu avec beaucoup d’intérêt ton article et découvert ton parcours. Je me suis dit que heureusement que je n’étais plus végétarienne car si on réfléchit bien, on ne peut plus rien manger ! Sont « dangereux » : le gluten, les produits laitiers de vache surtout, les végétaux très « fibreux », les légumineuses », le sucre… Que reste-t-il ? Un bon saucisson( sans pain !) ? Non, même pas : la commission européenne l’a classé dans les produits sûrement cancérigène. Triste vie ;)

  25. Je me retrouve beaucoup dans ton article,un article qui fait du bien car il pose des mots simples sur des maux complexes,bonne continuation et Merci!

  26. Bonsoir Victoria,

    Je me permets d’ajouter mes remerciements à la longue liste de ceux qui ont été adressés depuis la publication de cet article… :)

    C’est également vers 18-19 ans, suite à d’importantes crises quotidiennes, que mon médecin m’a indiqué que je souffrais de cette colopathie fonctionnelle, dont les origines sont multiples et les « traitements » tout aussi variés. Il n’y a pas de règle absolue en la matière : chaque intestin a ses propres sensibilités et a besoin d’une solution adaptée, même si quelques conseils généraux sont toujours bons à prendre (connaître les aliments particulièrement irritants par exemple). Ton expérience reflète tout à fait cette réalité : il est important de faire des petits tests pour mieux se connaître, et de pouvoir faire appel à des personnes diverses (généraliste, gastro entérologue, naturopathe, sophrologue…) afin d’avoir plusieurs points de vue.

    J’ai longtemps sous-estimé l’utilité d’un « journal alimentaire », et je réalise de plus en plus que c’est peut-être bien la clé pour apprendre à gérer ces désagréments quotidiens. Le végétarisme ne facilite pas la tâche, certes, mais il ne faut pas oublier que la viande rouge peut être aussi particulièrement irritante (j’avais de grosses crises après avoir consommé de la viande rouge le soir). Tout est une question de mesure ! Dans l’alimentation comme dans la vie en général…

    J’en profite pour te remercier pour ce blog qui apporte son petit lot de douceurs :)

  27. Bonjour, j’ai laissé un comm’ le 13/11 (sous le nom de Delphine) et je me permets d’en laisser un autre aujourd’hui car je vais un peu mieux et je me dis que mon expérience peut en aider d’autres… Depuis 6 semaines je suis un régime sans gluten (+ limitation des crudités, des laitages, des légumineuses etc). Mais bon, ça n’allait pas vraiment mieux jusqu’à ce qu’une amie ayant une colopathie me conseille Lactobiane (1 gélule par jour). Trois jours après le début de ma cure, je me suis sentie super mieux ! C’est bizarre car je trouve que 3 jours c’est peu… Ou alors c’est un effet placebo ?! Bref, je n’en sais rien mais ca peut valoir le coup d’en prendre. Même si certains jours j’ai encore des petites douleurs…

  28. Bonjour Victoria ! Voilà un bon bout de temps que je suis ton blog (que j’ai d’ailleurs regardé en entier tant il est agréable à lire) et je tenais à poster un commentaire sur cette article car il me parle énormément…
    Tu as dit que cela avait commencé à un moment où tu étais énormément stressée à cause de tes études, mais tu n’as pas cherché la piste du déséquilibre de la flore intestinale ou j’ai mal lu ? As-tu déjà pris des probiotics ? Tu es allée voir pleins de spécialistes mais aucun n’a parlé de cette piste ?
    Je disais que cet article me parlait car il n’y a pas longtemps j’ai eu d’énormes douleurs au point d’être paralysée (à ne plus pouvoir en respirer) comme tu en as parlé dans ton article mais c’est passé tout seul. En fait, tout cela avait commencé au mois de juin/juillet, l’année dernière. Au début c’était juste une petite douleur à gauche de mon ventre, de temps en temps. Puis ça a empiré au fil des mois. Puis lorsqu’il y a eu le 13 novembre j’ai été stressée au point d’avoir la boule au ventre (d’ailleurs ça me grattait comme ci que j’allais faire un eczéma alors que personne chez moi n’a de problèmes de ce genre et je ne me grattais jamais avant lorsque j’étais stressée) et puis quelques semaines après les douleurs paralysantes ont commencé. J’ai pensé au syndrome de l’intestin irritable car j’avais déjà des douleurs avant ce malheureux événement. Mais, je ne sais comment, tout s’est résorbé tout seul et maintenant je n’ai plus rien du tout.
    Sachant que le stress peut provoquer un déséquilibre intestinale, je pense que chercher dans cette piste est la première chose à faire lorsqu’on a des douleurs de ce genre.
    Enfin je ne suis pas spécialiste donc je ne saurai en dire davantage.
    Je voulais juste apporter mon expérience pour dire qu’il faut patienter énormément lorsqu’on a des problèmes de ce genre, prendre son mal en patience même si c’est douloureux au point d’avoir envie de mourir plutôt que de subir ça, et laisser son corps gérer ses affaires.
    Bien sûr je sais que parfois ça ne suffit pas, mais comme le corps est capable de s’auto-guérir, il faut aussi lui faire confiance et patienter le temps que ça lui prendra pour remettre la « machine » en bon état.

    • Merci Marina pour ton expérience ! J’ai bien sûr pris des probiotiques, et comme je l’indique ici, le SII est de toute façon très probablement lié à une question de flore intestinale. Mais si prendre des probiotiques ou ne pas être stressé était la solution miracle, ça se saurait… Le SII est une vraie condition à vie, pas un simple symptôme de stress (même si clairement il y est lié), on ne peut pas vraiment le soigner.

  29. Bonjour, et merci pour cet article, qui, comme pour beaucoup dans les commentaires, fait se sentir moins seule.
    J’ai depuis octobre ces fameuses douleurs, quasiment nuit et jours, et je le vis vraiment mal psychologiquement. J’angoisse de sortir et d’avoir ces douleurs, d’avoir besoin de toilettes, et ce stress entraine sans doute les douleurs, c’est un vrai cercle vicieux. Je ne suis pas encore diagnostiquée, mais suivie par un gastro entérologue. J’ai passé des prises de sang (carences) un scanner (normal), et je vais passer par la case coloscopie/fibroscopie en mai. Je suis surprise de ne pas avoir eu de pds pour écarter la maladie coelliaque. Bref.
    Je tiens un journal alimentaire depuis trois semaines à peu près, mais je m’interroge sur quelque chose et ne trouve la réponse nulle part, peut-être pourras-tu m’éclairer. Si j’ai une crise; faut-il que je regarde ce que j’ai mangé le matin, la veille, ou l’avant veille? Chaque personne est différente, donc la réponse ne peut être fiable à 100%, mais un aliment « méchant » mangé le matin, peut-il faire du mal dans l’après midi? Comme j’ai mal tous les jours depuis octobre (même si j’ai quelques jours de répit parfois), à intensité variable, j’ai du mal à trouver les fameux aliments, même si j’ai quelques idées.
    Dans ton article aussi, tu parles d’analyses sanguines pour détecter d’éventuelles intolérances alimentaires, peux-tu m’en dire plus?
    Désolée de t’embêter avec mes questions, alors qu’on se connait pas, que je viens tout juste de découvrir ton blog. mais je me sens assez seule face à tout ça, j’ai besoin de réponse..
    merci…

    • Bonjour Lau !

      Malheureusement, comme tu le dis, tout dépend des personnes. Je le pense en général pour tous les domaines de la vie, mais dans le cas de ces pathologies en particulier je crois qu’il est très important d’apprendre à écouter son corps pour pouvoir mieux interpréter ses « plaintes ». Par exemple, de mon côté, je sais que lorsque je mange quelque chose qui ne me convient pas, la réponse sera quasi-immédiate (entre dans les 5-10 minutes et dans les 2 heures suivantes maximum). Mais lorsque je ne sais pas exactement ce qui n’est pas passé, je repense à mon repas, et je laisse mes sensations me guider: généralement, l’aliment en question, en y repensant, me donnera un peu envie de vomir ou en tous cas, pas très envie, et je sais alors que mon corps ne l’a pas apprécié. Pour d’autres personnes, cela peut passer par d’autres techniques, je ne sais pas, mais en tous cas on finit normalement par arriver à comprendre les réactions de son organisme. L’idée du journal alimentaire est déjà une super base, et comme tes douleurs sont relativement récentes, je pense que tu dois peut-être encore te laisser le temps d’apprivoiser tout ça. Globalement, je dirais de regarder dans les repas de la journée si ton transit est très rapide de façon générale, dans ceux de la veille si tu as un transit normal, voire dans ceux de l’avant-veille si tu as un transit particulièrement lent.

      Pour les analyses sanguines, il s’agit d’un test d’intolérances. On teste la réaction de ton sang à une centaine d’aliments pour voir si cela provoque une réaction immunitaire. C’est un test qui n’est pas reconnu par la médecine classique parce que les résultats ne sont pas toujours les mêmes selon le moment, le type de test etc… donc il faut garder cela en tête, malgré tout il peut fournir de bonnes pistes. Pour moi par exemple, il a révélé clairement un problème de perméabilité intestinale et un système immunitaire complètement affolé (j’ai aussi une maladie auto-immune). Ma maman y a découvert une intolérance au blé qu’elle soupçonnait déjà clairement (elle avait une série de symptômes très particuliers dès qu’elle en mangeait). À toi de voir si tu veux le faire ou pas, sachant que ce n’est pas remboursé et souvent cher… Tu peux peut-être garder cette option dans un coin de ta tête si les résultats de tes examens ne donnent rien. Et en effet, je suis étonnée moi aussi qu’on n’ait pas voulu écarter immédiatement la maladie coeliaque, moi c’est la première chose qu’on a faite ! Ce serait intéressant de le demander.

      Bon courage !

      • merci beaucoup de ta réponse :) je regarde mon carnet alimentaire différemment (je remontais trop loin pour chercher l’aliment en cause) et j’ai quelques pistes.
        Pour l’analyse sanguine, je vais garder ça en tête, comme tu dis, ça peut offrir des pistes..

        Pour le test de la maladie coeliaque, je n’ai finalement pas eu à le demander; après mon commentaire, les douleurs étaient tel qu’après appel de mon gastro entérologue, j’ai été aux urgences (où bien sur, rien n’a été trouvé..) et la maladie coeliaque a été testée. Reste plus qu’à attendre quelques jours pour voir.

        merci encore d’avoir pris le temps de me répondre :)

  30. Bonjour,

    Je souffre du même problème et j’ai un parcours assez similaire…
    J’ai trouvé par hasard un excellent moyen de réduire la douleur pendant les crises, c’est la respiration hypopressive. Les images qui circulent sur le net son assez rébarbatives et je ne sais pas si on peut apprendre seul… J’ai appris avec une kiné.
    Et ça fait comme un effet « relance » de la digestion. En quelques minutes, tout plein de gargouillis et de mouvements puis la digestion reprend un flux paisible et nettement moins douloureux. C’est assez bluffant.
    Ca n’est pas un traitement de fond puisque comme tu le dis, le SII ne se soigne pas. Mais en revanche, c’est un très bon traitement de crise.
    Bon courage pour tout.

  31. Le psyllium est une solution extrêmement efficace, elle change
    la vie des personnes qui souffrent de ce syndrome.

  32. bonjour,

    a tu essayer l’extrait de pépin de pamplemousse ( de qualité ) ? moi j en prend ( j’ai le même soucis que toi ) et ça me fais un bien fou , ventre plat et meilleur digestion ! en faite ça réduit les bactéries intestinal et comme se sont elles les responsables des ballonnements et bien ça les diminue avec. étant donner qu’un mauvais transit est plus propice a une prolifération bactérienne trop abondante ( ou qui ont migrer dans l intestin grêle au lieux de rester dans le colon ). on a des milliards de bactéries dans les intestins mais quand y’en a plus que la moyenne , sa engendre des désagréments , et la flore intestinal est encore très méconnu des médecins et autres gastro entérologue , donc pas facile d’identifier le problème. moi j ai découvert l extrait de pépin de pamplemousse par hasard , en essayant plein de trucs et quand j ai vu que ça me fessais du bien , j ai un peu maudit intérieurement mon gastro entérologue de ne pas m avoir parler de ce produit ( il ne connait peu être pas ) , bref j aurais aimer tomber sur ce produit bien plus tôt ! bon courage et bonne continuation

    • Bonjour Poppy,

      je viens de lire ton commentaire et il me parle…
      j’ai commencer les pépins de pamplemousse il y a 3 jours… étonnement, depuis début janvier j’avais de nouveau des brûlures a l’estomac, elles ont pratiquement disparu de suite… en ce qui concerne mes intestins, je pense qu’il va falloir un peu plus de temps même si j’ai l’impression que ça s’est déjà amélioré légèrement… A-t-il fallu longtemps avant de ressentir un réelle amélioration? prends-tu des pré ou probiotique en complément?
      merci d’avance pour ta réponse

  33. Bonjour

    Un jour, une prof, en prépa, nous a parlé de l’esprit de l’escalier. Je sais pas pourquoi mais je me suis tout de suite sentie concernée. Leeeeente je suis, leeeente de resterai, c’est pas à mon âge quasi canonique que je vais changer. Bref tout ça pour te dire que je découvre ton blog et que même si j’arrive comme d’hab, après la bataille, je suis, ma foi, bien contente. Ca fait des années (8 au moins) que je songe à créer le mien, et je me reconnais parfaitement dans ton approche globale. Disons le tout net, OMFG que ça fait du bien de lire un article pareil sur un blog de nana. Bah oui, d’autant que je me sens un tantinet concernée. Pendant 15 ans, on m’a dit que je souffrais du SII, mais en fait on s’est aperçu y’a 5 ans que non, qu’en fait j’étais coaliaque et intolérante au lactose . Ca va mieux depuis que j’ai entreprise le régime d’exclusion totale (adieu fromages… le comble pour une nana qui vient d’une région où le fromage est élevé au rang de religion presque). Cela dit, ça résoud pas tout, parce que depuis 5 ans, j’ai vu évoluer l’offre commerciale du sans gluten. Donc à mesure que les rayons « sans » de nos hyper se sont aggrandis j’ai sombré dans un nourriture pas très clean. Come back des désagréments digestifs (pas de commune mesure quand même avec l’avant régime, hein, mais ces derniers mois ça a pas été le top du tout). Depuis mes vacances à Barcelone (ouuuh que j’ai aimé les spots healthy food partout), me suis reprise en main. Bizarrement, sans sucre raffiné, ça va de nouveau biiiiien mieux. Etrangement, je me suis remise à manger beaucoup de crudités (fait encore très chaud par chez moi, là bas dans le sud donc à part de la salade et des fruits pas envie de grand chose) et encore plus étrangement ça se passe bien. En gros, je vois que quand je supprime le sucre raffiné les crudités c’est easy, en revanche dès que je me laisse aller, en manger me détraque total. Tout ça pour dire que comme tu le soulignes on est tous et toutes différents et je crois fermement qu’on peut tous trouver NOTRE manière de nous alimenter, celle qui ne nous transforme pas en zeppelin (surnom que mon cher et tendre m’a donné pendant quelques années).

    Allez je file découvrir tes autres articles et m’abonner à ta page Facebook (suis un peu vioque alors les autres réseaux sociaux ça me plaît moins).

  34. Pingback: Mon combat contre le stress chronique - Mango and Salt

  35. Michel, Belge, 59 ans,

    Bonjour et félicitations pour ton texte que je découvre avec beaucoup de retard ,au hasard du surf sur le net.

    Je souffre du SII (anciennement appelé « colopathie fonctionnelle ») depuis plus de 35 ans. Je ne saurai jamais s’il commença suite à un traitement lourd à la pénicilline (suite à accident de football) ou suite à la dureté de mes études universitaires.

    J’ai tout connu , ou presque : les colono, les gastro, l’imodium, des régimes drastiques… l’incompréhension aussi.

    Finalement, mon… coeur a décidé pour moi. On m’a diagnostiqué il y a plus de 10 ans des taux inquiétants de cholestérol etc… Je me suis mis à manger moins de viande, plus de légumes, plus de fibres (quoique je ne sais pas si c’est idéal) mais aussi du poisson gras, ce qui m’a permis de ramener mon cholestérol à la normale et… de perdre 12 kgs, en dix ans et sans médicaments.
    J’ai récemment amendé mon régime par la version Fodmaps.

    Dire que je vais bien ? Non, je suis malade presque quotidiennement, alors je tente de donner un sens à ma vie. Depuis plus de 2 ans, j’ai recours à une psycho-thérapie. Toutes mes béquilles (relaxation, marche, lecture , même écriture) ne suffisaient plus à me faire tenir.

    Je fais aussi partie d’une association.

    Je suis convaincu qu’il n’y a que les colopathes qui en sortiront par eux-même, par leur solidarité , car seul(e)s ils(elles) ressentent ce ventre envahissant qui perturbe toute leur vie.

    Merci pour ton blog.

    Bien à toi,

  36. Pingback: Revue // Cure Essentielle NUBIO - Mango and Salt

  37. Bonjour,

    Je découvre ton blog … 1 an après.

    Il est très bien fait.

    Je souffre du SII (ex-colopathie fonctionnelle) depuis 30 ans. J’ai désormais rejoint la seule association francophone de malades du SII.

    Je te transmets le nom au cas où : A.P.S.S.I.I. (sur le net).

    Bien à toi,

    Michel.

  38. Bonjour Victoria,

    Je suis moi-même dans une période de rechute actuellement et mon dieu que c’est difficile. Je ne souffre pas d’un fort SII, juste des ballonnements légers et des flatulences importantes (désolée pour le glamour mais avec un poste de ce type on repassera). D’ailleurs merci d’oser l’aborder.

    Aussi, je voulais savoir si tu avais des recettes à conseiller en « cas de crise » : j’ai vu le post sur le bouillon miso que je vais faire, j’ai évincé tous les laits de vache depuis longtemps, et le gluten juste pendant la crise mais je j’en consomme pas beaucoup.
    Au niveau des fruits je limite aussi.

    Je voulais savoir aussi quel petit déjeuner tu prends lorsque tu as des crises ?
    Merci

  39. Pingback: Réduire sa consommation de sucre: mon expérience - Mango and Salt

  40. Je ne retrouve ton article qu’aujourd’hui et me dis que je dois absolument trouver le bon interlocuteur (un naturopathe bien calé sur ce sujet justement ?) pour moi à Paris car j’ai fait ce fameux test des intolérances alimentaires et la liste des interdits est, comme l’était sans doute la tienne, énorme ! Par contre, comme tout ce qui est lait/riz/blé/pommes de terre/soja/amandes/noisettes, etc. sont interdits, je me retrouve au contraire encore davantage ballonnée après trois semaines. Je recherche des probiotiques adaptés mais, pour le moment, je trouve surtout des produits qui contiennent des interdits ;-) Enfin bref… Il est toujours bon de lire d’autres témoignages. Quel chemin pour nous tous !

  41. Pingback: Quel probiotique choisir quand on a un côlon irritable ?

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