Pourquoi j’aime le yoga

Il y a un peu plus d’un an et demi, après un coup de coeur déjà très bénéfique pour le Pilates, je me suis découvert une nouvelle passion pour le yoga. Cette passion fut à l’origine de profonds changements, autant dans mon corps que vis-à-vis de mon regard sur moi-même, et pour cette raison, elle a un peu changé ma vie.

Aujourd’hui, j’avais envie de partager avec vous mon amour pour cette discipline, en vous présentant les cinq grandes raisons pour lesquelles elle me fait du bien, et en ferait autant, sans doute, à n’importe quelle autre personne.

Ces ressentis me sont propres, bien sûr, et peut-être que tout le monde ne les partagera pas selon leur situation (j’ai essayé différentes sortes de yoga, mais toujours dans des studios de taille très réduite). Néanmoins, je crois qu’ils sont quand même assez représentatifs de l’esprit universellement transmis dans les cours à travers le monde, tous styles confondus.

J’espère que mes pensées feront écho aux vôtres ou, peut-être, vous donneront envie de donner une chance à cette activité épanouissante en tous points !

yoga

Un esprit de cheminement

Le yoga promeut le cheminement, sans culture de la performance. Bien avant que je me rende compte de tout le reste, c’est ce qui m’a profondément touchée dans cette discipline, moi qui m’étais toujours sentie nulle et inférieure dans tous les cours de sport ou de danse de ma vie.

Pour une fois, il n’y avait rien à gagner, rien de particulier à atteindre, sinon la certitude d’avoir commencé un chemin, de l’avoir déblayé, ou d’y avoir fait un nouveau pas. Il ne fallait plus reproduire parfaitement un geste, mais l’essayer, écouter son corps et s’y adapter selon ses possibilités, avec toutes les aides nécessaires si besoin.

Je suis arrivée avec mes jambes toutes raides, ma maladresse, et ce n’était pas un problème. Avec des peurs et des blocages aussi, que l’on m’a laissé apprivoiser à mon rythme, sans jugement. Loin de toute comparaison aux autres ou aux standards habituels, le simple fait d’être là et de pratiquer était déjà une victoire; pas une victoire contre, mais une victoire pour. Pour moi, pour mon bien-être et ma confiance.

Depuis le premier jour, même si certains cours m’ont moins plu, ou poussée davantage hors de ma zone de confort que d’autres, je ne me suis donc jamais sentie « pas douée » dans une salle de yoga, même entourée d’aficionados très entraînés. J’ai acquis une véritable bienveillance envers moi-même, et intégré cet esprit de cheminement personnel, unique, qui s’est ensuite infusé dans tous les autres domaines de ma vie.

Des bienfaits psychiques

Les bienfaits du yoga sur le système nerveux étaient la raison pour laquelle je m’étais lancée, suite aux nombreuses recommandations de médecins, ostéopathes, naturopathes, et j’en passe, par rapport à mon stress chronique.

Parce qu’ils fatiguent et détendent mes muscles, les cours m’apaisent toujours beaucoup, sans doute comme pourraient le faire d’autres activités. Mais à cette fatigue physique, s’ajoute une relaxation plus profonde grâce aux moments dédiés au début (souvent, un peu de respiration) et à la fin (au minimum, quelques minutes dans la posture de shavasana, allongé au sol) de la session. Certains professeurs insistent plus spécifiquement sur le délassement du corps et de l’esprit en guidant les pensées des élèves (par exemple, « imaginez qu’en expirant, vous chassez dehors toutes les pensées négatives qui vous plombent ») ou en proposant une prise de conscience toute personnelle du corps et de son état, pour tourner l’attention vers l’intérieur, vers le Soi.

Tous ces exercices spécifiques étendent leur influence jusque dans ma vie quotidienne. Je suis mieux armée face aux moments de stress et de panique: je sais comment respirer, quelles pensées privilégier, quels mouvements effectuer pour relâcher la tension… Cela n’empêche pas que de mauvaises choses arrivent, mais je possède désormais une aide supplémentaire dans la gestion de mes émotions. J’ai aussi été imprégnée au fil du temps d’un certain recul, ou du moins d’une certaine conscience de ce qui est essentiel et immuable, mon refuge, que je préserve comme une force contre les coups de la vie.

Enfin, le yoga a amélioré ma capacité de concentration. Je ne suis pas toujours capable de faire le vide dans ma tête, mais avec le temps, je contrôle un peu mieux mes pensées lorsque c’est nécessaire: je me focalise sur un point de ma vision, ou sur une sensation (ma respiration).

Des progrès physiques

Lorsque j’ai commencé le yoga en 2014, j’avais déjà fait quelques mois de Pilates, ce qui avait éveillé mes muscles, améliorant mon maintien et ma ceinture abdominale. J’avais dans l’idée, comme beaucoup, que le yoga était de toute façon une discipline assez douce, voire un peu molle, et je m’y rendais surtout, comme je l’ai dit plus haut, pour me détendre.

Contre toute attente et tout préjugé, la pratique régulière m’a gainée et musclée comme je ne l’aurais jamais imaginée. J’ai renforcé des zones de mon corps que le Pilates sollicitait seulement en partie, par exemple les muscles des bras et des épaules, mais aussi mon ventre et mon dos, entre autres. Beaucoup de postures demandent en réalité un certain effort physique, et ce autant dans les yogas dynamiques (parce qu’elles sont nombreuses et enchaînées assez rapidement) que dans les yogas plus calmes (parce qu’elles sont tenues pendant un temps à chaque fois). Après une pause de quelques mois, j’ai d’ailleurs ressenti à nouveau très nettement cet effort !

Au-delà du renforcement musculaire, la pratique m’a également aidée à m’assouplir davantage, ce qui était l’une de mes problématiques principales. Mes progrès sont très lents (morphologiquement parlant, mes hanches et mes jambes sont faites de telle façon que j’ai naturellement peu de souplesse) mais les étirements réguliers me font du bien. Je ne suis pas devenue toute élastique, mais je suis bien moins raide qu’avant ! Grâce à ces exercices, j’ai aussi acquis de bonnes astuces pour soulager mes tensions et douleurs au quotidien.

Enfin, et c’est aussi l’un des piliers du yoga, mon corps a acquis un bien meilleur équilibre: j’ai appris à solliciter mes muscles profonds, mais aussi à contrebalancer mes différents membres selon la situation pour ne pas tomber.

Une meilleure connaissance de soi 

Parce que le yoga est une pratique très personnelle, focalisée sur l’intérieur, elle favorise particulièrement la connaissance de soi à différents niveaux.

Elle nous permet, d’une part, de découvrir les points forts et les problématiques particulières de notre morphologie, parfois insoupçonnés car moins sollicités par d’autres disciplines. Parce qu’il n’y a pas de jugement, elle nous incite à les accepter dans le présent.

Mais surtout, la pratique met en lumière tout notre potentiel. On observe ce que notre corps sait faire, et petit à petit, on réalise tout ce qu’il a encore à nous offrir, à nous surprendre.

Elle invite aussi à l’apprentissage essentiel des limites, dans un jeu constant entre ce qui est confortable, ce qui est un challenge, et ce qui est excessif. Chacun doit, à chaque exercice, trouver sa place sur cette échelle selon ses envies, son état etc…, et donc être toujours à l’écoute de son corps. Le yoga apporte une véritable reconnexion à l’instinct, aux sensations, aux signaux que nous envoie notre organisme, dans un monde où tout est parfois trop intellectualisé – ce qui est très précieux à mon sens.

Enfin, cette connaissance du corps et de son potentiel étend ses bénéfices à la sphère émotionnelle et mentale. Le Soi retrouve son statut essentiel, on est plus centré. On apprend à se faire davantage confiance, à oser, mais aussi à se protéger, et surtout à équilibrer délicatement les deux attitudes selon nos besoins. On détecte, dans tous les domaines, ce qui nous fait du bien, et on cherche à privilégier ce positif dans nos vies.

L’apprentissage du lâcher prise

Parce qu’il défie les habitudes du corps, l’amène à se trouver dans des situations nouvelles, avec des sensations inconnues, le yoga suppose de passer outre certaines peurs, de lâcher du leste dans sa soif de contrôle. Rien ne se fait brutalement ou de manière forcée, mais au contraire dans un abandon graduel au sein duquel chacun avance à son rythme.

L’acceptation est un concept essentiel à la pratique, spécialement pour certaines postures, qui peuvent nous sembler étranges, nous faire peur, ou nous paraître inatteignables. Faire du yoga, c’est parfois dépasser nos préjugés, et essayer pour déterminer concrètement ce qu’il nous est possible ou pas de faire à l’instant T, au-delà de toute anticipation mentale dévalorisante. C’est cesser de lutter dans certaines postures moins confortables, comme c’est le cas pour moi avec les étirements des jambes, ou tout ce qui suppose d’avoir la tête lâchée en arrière. Je suis très tendue au début, puis petit à petit, je respire profondément, je décide d’avoir confiance et je finis par relâcher mes muscles pour me laisser aller.

Étant moi-même profondément « control freak », je sais à quel point le lâcher prise peut être angoissant et difficile. Mais dans le yoga, cette démarche est particulièrement saine, puisqu’elle reste connectée à l’intuition: on reste toujours à l’écoute de son corps, attentif aux signaux, tout en faisant la part des choses entre cet instinct et ce qui ne constitue qu’une pensée toxique. Souvent, c’est en effet notre mental, plus que notre corps, qui nous bloque, exprimant nos craintes et nos doutes (c’est trop dur pour toi / tu vas tomber à coup sûr / tu n’y arriveras jamais / ça va faire mal…). La libération touche donc à la fois au physique et au psychologique, et elle est précieuse.

Enfin, le lâcher prise que l’on expérimente en studio imprègne petit à petit le reste de la vie: par l’exemple des exercices physiques, on intègre le fait que baisser la garde puisse engendrer des expériences enrichissantes. Qu’on en a besoin, même, parfois, et qu’il ne faut pas en avoir peur. On ressent, finalement, que notre centre, notre essentiel, est suffisamment fort et souple pour se confronter aux petits risques de la vie sans que l’on doive toujours tenir toutes les ficelles entre nos mains.

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Faites-vous du yoga ? Si oui, qu’aimez-vous dans cette pratique ?
Sinon, est-ce un esprit qui vous attire ?

75 commentaires

  1. Coucou!
    Je me retrouve dans ton article, j’ai commencé le yoga l’année dernière, ce fut une belle découverte !
    Cette année je me suis mise à l’ashtanga, je suis comme toi, niveau souplesse zéro !
    Certaines personnnes de mon entourage ne comprennent pas pourquoi je me suis mise au yoga, car je suis d’un naturel calme. Pas facile d’expliquer que le yoga est fait pour tous le monde, et qu’il n’y a pas un caractère type pour s’y mettre !
    J’ai d’ailleurs réussi à embarquer ma meilleure amie avec moi, elle a adoré les sensations et pourtant nous n’avons pas le même caractère et elle avait aussi quelques préjugés !
    Bonne journée

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