Mon combat contre le stress chronique

Je suis une personne très stressée et angoissée. Il faut me connaître dans l’intimité pour en prendre toute la mesure, puisque je suis aussi du genre à garder tout pour moi, mais cette tension nerveuse imprègne mon quotidien au point de devenir une sorte d’habitude malsaine: à 28 ans, je ne me souviens même plus d’à quoi ressemble la vie sans lui.

Cela fait longtemps que mes proches, mes médecins, ostéopathes, naturopathes etc… en voient les conséquences et me demandent d’éviter au maximum ces émotions négatives. Outre l’inconfort qu’il engendre au quotidien, de nombreuses études mettent en évidence l’impact du stress chronique sur la santé physique et mentale: c’est un fait, le stress rend malade, et j’en suis un exemple assez typique.

J’ai fait ce que j’ai pu, mais diminuer son stress est une tâche extrêmement difficile, car comme la plupart des émotions fortes, il est inné, intuitif, difficile à cerner et parfois presque incontrôlable. Les diverses techniques de relaxation peuvent beaucoup aider dans l’instant, bien sûr, mais elles ne révolutionnent pas forcément notre façon d’être: au moindre obstacle, la nature peut revenir au galop.

C’est ainsi que je suis arrivée cette dernière année à un point de non retour, qui m’a fait l’effet d’un électrochoc. Outre mes angoisses communes et le climat international morose, j’ai accumulé pendant environ 6 mois une charge de travail beaucoup trop importante en menant de front mon activité sur ce blog (qui est ma source de revenus) et un gros projet personnel à côté. J’en suis devenue complètement surmenée, affectée comme jamais (pleurs constants, crises d’hystérie), et ça a été la goutte de trop: j’ai réalisé que rien au monde ne justifiait que je me maltraite de cette façon.

J’ai mis des mois à me remettre de cet épisode, mais cette « convalescence » émotionnelle a été l’occasion d’une grande réflexion sur la vie que je souhaitais mener. J’ai repensé à mes priorités, ouvert les yeux sur les pressions inutiles que je m’infligeais sans raison, et décidé que j’en avais assez.

Le stress a tenté très souvent de reprendre le dessus, et il réussit encore souvent à me serrer la gorge, mais au fond de moi, quelque chose a changé: de victime impuissante, je suis devenue combattante. Je serai toujours de nature inquiète, mais je ne veux plus souffrir de toutes ces réactions disproportionnées au quotidien, de mon exigence irrationnelle envers moi-même; je ne veux plus me rendre la vie plus difficile qu’elle ne l’est.

Parce que le stress chronique est un sujet qui, malheureusement, touche sûrement beaucoup d’entre nous, j’ai eu envie de partager avec vous mon nouvel état d’esprit, et les différentes étapes qui m’auront aidée dans cette voie. Je m’y livre en toute transparence afin de vous donner des exemples très concrets de mon expérience; j’espère de tout coeur qu’ils vous parleront, et qu’ils vous apporteront quelque chose de l’ordre de l’inspiration, de la motivation, ou d’une simple note d’espoir.pexels-photo

RECONNAÎTRE LES CONSÉQUENCES DE SON STRESS

À mon sens, on ne peut pas combattre son stress sans l’avoir reconnu comme tel, ou sans avoir accepté qu’il prend des proportions trop importantes dans notre vie. Cela peut être dur à admettre, notamment quand on y est habitués: on a presque l’impression qu’il est normal et naturel d’être constamment sous tension.

Pour se rendre compte du contraire, je trouve utile d’identifier et de faire la liste des conséquences directes de notre stress sur notre état de santé, nos projets, nos relations aux autres… C’est souvent là qu’il se révèle, de façon très concrète, et écrire ces points noir sur blanc est une bonne façon de voir l’étendue des dégâts…

Chez moi, les conséquences physiques du stress sont particulièrement représentatives: je les accumule presque toutes. J’ai un profil typique du genre, avec des états inflammatoires chroniques qui empirent avec le stress (syndrome de l’intestin irritable, légère endométriose, problèmes de peau, allergies), des pathologies auto-immunes (thyroïdite de Hashimoto, psoriasis), des tensions constantes dans les épaules, le cou, l’abdomen et la mâchoire (je dois porter une gouttière la nuit) et une mauvaise habitude de me ronger les cuticules jusqu’à me blesser. Le stress a aussi tendance à rendre mon métabolisme très rapide, créant de la fatigue, voire de l’amaigrissement même en mangeant des quantités énormes.

En termes relationnels, j’ai également remarqué des conséquences sur mes proches, et particulièrement sur ma vie de couple: mon compagnon devient parfois mon « punching ball » émotionnel malgré moi, car en cas de crise, je m’exprime généralement auprès de lui. Dans les mauvaises périodes, je me replie et mon stress chronique me mine, faisant de moi une bien piètre compagnie et me vidant de toute mon énergie, ce qui peut créer des tensions.pexels-photo-129547

ADOPTER DES SOLUTIONS DE RELAXATION GLOBALE

Une fois que l’on est conscient d’être beaucoup trop stressé, trop souvent, il est hautement utile d’apprendre à prévenir et gérer l’anxiété de façon « mécanique » en incluant dans son quotidien des activités apaisantes, ainsi qu’en adoptant des techniques de relaxation.

Beaucoup de choses entrent dans ces deux catégories, les plus fréquemment conseillées étant le yoga, la sophorologie, la respiration abdominale… À mon sens, tout le monde n’ayant pas les mêmes sensibilités, il appartient à chacun de tester et trouver ce qui lui convient le mieux pour se détendre.

À titre d’exemple, voici les activités qui m’apaisent le plus quand je me sens stressée:

  • Les promenades. La balade en forêt, ou dans un parc, est souvent la solution la plus efficace pour moi quand je ressens un trop plein d’émotion. Je marche à un rythme soutenu mais j’ai le temps d’observer les paysages, je respire l’odeur de la terre et des feuilles, je suis entourée de nature, je m’essouffle un peu, et ma tension s’évanouit comme par magie.
  • Le yoga. Les séances de yoga doux (hatha, yin…) sont idéales quand j’ai besoin de prendre un peu de temps pour moi: je me concentre sur mes sensations, je m’étire, et j’y trouve aussi une « bonne » fatigue physique qui m’apaise. Les enseignements que je tire de ces séances sont aussi intéressantes sur le long terme: j’apprends à me recentrer, à respirer, à vider mon esprit, et à avoir confiance en moi.
  • La lecture. Rien ne m’extrait de la pression quotidienne comme le fait de me plonger dans un bon roman. En semaine, quand c’est possible, j’aime commencer et terminer ma journée par un petit moment à bouquiner, parce que cela me permet d’aborder les heures suivantes (d’éveil ou de sommeil) avec l’esprit calme. Je lis aussi à d’autres moments de la journée ou, globalement, à chaque fois que j’en ai l’opportunité (on en parlait ici).
  • La respiration abdominale. Si malgré tous mes efforts, je n’accroche pas à la méditation pure, j’ai en revanche adopté son principe le plus basique depuis l’adolescence: la respiration profonde, abdominale, en pleine conscience, que l’on effectue en se concentrant sur ses sensations (comme au début d’une séance de yoga). C’est une technique très simple mais puissante pour apaiser un tourbillon d’émotions et se reconnecter à l’essentiel absolu: notre corps, présent et vivant, qui s’oxygène.
  • Le dessin. Dessiner, chez moi, c’est inné: apportez un bout de papier et un crayon, et vous y retrouverez vite plein de gribouillis (généralement des visages et des motifs graphiques). Laisser la mine voguer presque instinctivement sur une page blanche me détend énormément. J’aime aussi beaucoup dessiner un portrait en m’aidant d’une photo: je me concentre sur les courbes et les traits à reproduire, en oubliant tout le reste.
  • Le ménage, le tricot, et autres activités « automatiques ». Tout ce qui peut s’effectuer sans réfléchir et sans trop d’effort (tricoter, faire la vaisselle, plier des vêtements…) constitue pour moi une vraie méditation. Mon esprit divague, fait son propre cheminement sans pression, et cela me fait du bien.

À cette liste d’activités s’ajoutent, dans mon cas, des petits remèdes naturels qui me soutiennent lorsque j’ai besoin de me calmer: huiles essentielles apaisantes (ma préférée est la lavande, idéale à respirer, à diffuser, et à masser sur la peau), Fleurs de Bach, etc… Vous trouverez la liste de mes remèdes naturels préférés contre l’anxiété dans cet article.pexels-photo-225336

IDENTIFIER SES SOURCES DE STRESS POUR MIEUX LES CONTRER

Pour aller encore plus loin dans le mieux-être, je trouve important d’essayer d’identifier clairement les sources de sa tension. Au lieu de voir le stress comme un gros nuage aux contours flous qui nous envahit, on peut le décomposer en différents types, issus de différentes causes, pour comprendre d’où il vient, pourquoi il nous affecte, et, par conséquent, comment il pourrait nous toucher un peu moins.

En listant toutes les situations qui nous stressent, les objets de notre angoisse se précisent, ils deviennent moins irrationnels, plus atteignables. On se retrouve ainsi mieux à même d’y trouver des solutions !

Pour illustrer mon propos, voici l’identification de mes 4 sources majeures de stress chronique à l’heure actuelle, et ce que je fais pour y remédier autant que possible:

1. STRESS DE L’ACCUMULATION DE TRAVAIL

Situation: J’ai toujours énormément de choses à faire, parfois objectivement beaucoup trop, alors que je suis toute seule à tout gérer. J’ai la sensation d’être envahie, de ne jamais pouvoir souffler, et souvent je ne sais pas comment je vais m’en sortir pour respecter mes deadlines, tout en réussissant à répondre à tous les messages qui m’attendent, etc… Ça me semble impossible, et je craque. La pression est très forte parce que je suis consciencieuse, donc frustrée de ne pas pouvoir tout bien faire. J’y pense dès mon réveil et cela m’empêche parfois de m’endormir.

Solutions:

  • Être aussi organisée que possible (effectuer chaque matin une liste de choses à faire et de priorités, préparer si besoin mon emploi du temps sur Google Calendar…) pour mieux visualiser les tâches exactes qui m’attendent au lieu de les voir comme une montagne insurmontable. Cela me permet aussi et surtout de voir mon avancement: il faut que je sente que j’ai progressé, que j’aie l’impression d’avoir le contrôle sur la situation.
  • Prendre du recul, être moins exigeante envers moi-même. Faire de mon mieux, bien sûr, mais arrêter d’essayer d’être une wonderwoman: « à l’impossible nul n’est tenu » et ce n’est pas parce que je suis seule dans mon activité que je peux tout mener de front parfaitement – au contraire, je dois savoir me ménager car je suis la seule à mener la barque, et que tout s’effondre sans moi. C’est très frustrant de ne pas pouvoir tout bien faire, mais c’est comme ça, et je dois l’assumer.
  • Marquer des limites claires entre ma journée de travail et mes moments de vie personnelle, (même si tout a lieu dans le même endroit, chez moi): avoir des horaires définis sans trop d’exceptions, ne pas regarder mes mails trop souvent, et certainement pas après une certaine heure. Apprendre à dire stop, à dire non, pour ne pas me surcharger, même si je perds une opportunité – préserver mon équilibre pro/perso à tout prix, parce que sur le long terme, c’est le plus important.

2. STRESS DE L’INCONNU ET DE L’IMPRÉVU

SituationJe me rends seule à un endroit que je ne connais pas, ou dans un cadre qui sort de mes habitudes (événement, rendez-vous médical, démarche particulière…). Je ne sais pas comment les choses vont se passer ni comment je devrai agir. J’ai peur de me retrouver dans une situation inconfortable ou douloureuse, d’attirer l’attention, de ne pas savoir quoi faire, de me sentir ridicule, d’être mal. Un à plusieurs jours avant déjà, je stresse, éventuellement jusqu’à avoir des difficultés à dormir ou des maux de ventre.

Solutions:

  • Me renseigner un maximum à l’avance, pour éviter autant que possible d’être prise au dépourvu et de me retrouver dans une situation inconfortable.
  • Adopter un esprit de pleine conscience et de pensée positive. Me recentrer sur le moment présent (ma respiration, mes 5 sens) pour éviter de stresser par anticipation: il sera bien temps de voir comment ça se passera quand le moment en question sera arrivé, et il ne sert à rien de souffrir par avance sans savoir. J’essaie de penser à des choses positives et de me sentir en contrôle: tout va bien se passer, j’ai telle ou telle solution au cas où…
  • Prendre du recul en cas de mauvais moment à passer: 30 minutes désagréables, à l’échelle d’une vie, ce n’est absolument rien, et cela finira très vite.

3. STRESS DU TÉLÉPHONE ET DES MAILS

Situation: J’ai une sorte de phobie téléphonique: je déteste devoir appeler ou parler au téléphone avec quelqu’un que je ne connais pas ou pas très bien. Les rendez-vous téléphoniques me font beaucoup stresser. J’ai récemment développé un stress de la boîte mail également, complètement irrationnel: je n’ose pas ouvrir mes mails quand j’ai une discussion de travail en cours ou quand j’ai fait une demande, par peur de la réponse.

Solution:

  • Affronter ma peur aussi vite que possible (c’est à dire passer l’appel ou ouvrir le mail rapidement) pour en être débarrassée, et ne pas laisser monter l’anticipation, qui s’auto-alimente.
  • Visualiser le fait que mon interlocuteur est une simple personne, comme tout le monde, avec ses propres émotions, ses peurs, ses problèmes… L’imaginer le soir, dans son canapé devant la télé, ou dans sa vie de famille. Réaliser aussi que dans le cadre d’un appel professionnel, il est probablement bienveillant ou disposé au dialogue.

4. STRESS DU VOYAGE

Situation: Quand j’ai un voyage qui approche, je suis très stressée, au moins jusqu’à ce que je sois bien installée dans le train ou dans l’avion. Cela m’arrive systématiquement, même si c’est un trajet que j’ai déjà fait des dizaines de fois, même si je suis accompagnée. J’ai peur de rater mon train, peur que l’avion soit annulé, et maintenant j’ai même peur qu’il y ait un terroriste ou un accident ! Dans certaines situations, un simple déplacement de 300km peut décaler l’arrivée de mes règles de plusieurs jours, ou me donner des maux de ventre. Pour les grands trajets type vols transatlantiques, c’est systématique: je stresse déjà plusieurs jours avant, et je suis incapable de dormir la veille.

Solutions:

  • Dédier autant de temps que je le sentirai nécessaire à prévoir tout ce que je peux à l’avance (impression de billets, trajets, plan, horaires, etc…) pour avoir l’impression que tout est sous contrôle.
  • Partir avec beaucoup d’avance pour avoir de la marge, et ne pas angoisser au moindre petit contretemps.
  • Rationaliser et adopter une pensée positive, comme pour le stress de l’inconnu.

hortusbotanicus-amsterdam-jardins4

CONCLUSION

Même s’il me reste beaucoup de progrès à faire pour certaines situations, je suis à la fois heureuse et fière d’avoir fait un réel pas en avant dans la gestion de mon stress « quotidien ».

Pour tout ce qui est lié au domaine professionnel notamment (charge de travail, mails, téléphone, etc…), j’observe déjà de vrais bénéfices: je vois arriver l’anxiété avant qu’elle ne m’envahisse complètement, et je sais quoi penser, quoi faire, pour la dompter. J’apprends à relativiser et à poser clairement mes limites, pour moi-même et avec mes interlocuteurs, afin de travailler au mieux tout en préservant mon bien-être et ma créativité. En ce sens, je suis d’autant plus convaincue que la vie de freelance me correspond à 100%, puisqu’elle me permet de gérer toutes ces choses sans avoir de comptes à rendre à personne.

Surtout, ce combat de reconquête de mes émotions m’apporte aussi beaucoup plus de bienveillance envers moi-même et de sagesse: je me recentre petit à petit sur les vraies priorités de la vie (la santé, les gens que j’aime), ce qui est très précieux.

Je sais que rien n’est complètement acquis, qu’un jour de faiblesse, mon anxiété pourra s’immiscer à nouveau et me déséquilibrer, mais je me sens désormais plus forte pour y faire face, et j’espère ne jamais retomber dans les extrêmes que j’ai vécus cette année.

***

Êtes-vous ou avez-vous été sujet(te)s au stress chronique ?

N’hésitez pas à partager votre vécu et vos astuces ci-dessous: nous ne sommes pas seul(e)s dans cette situation, et ça fait toujours du bien de s’en rendre compte. Courage !

Crédits photo 1, 2 et 3: pexels.com

155 commentaires

  1. merci pour cet article, Victoria ! je te lis avec grand plaisir depuis quelques mois et ne me doutais pas que tu souffrais à ce point du stress et de l’anxiété. étant une grande angoissée moi-même (et c’est de famille), je compatis totalement. je relèverai deux choses ici : l’angoisse touche souvent les perfectionnistes, donc comme tu l’as toi-même dit ici, il faut essayer de désactiver l’angoisse au travail (ou dans la vie) quand elle vient par là. le mieux est parfois l’ennemi du bien – et pour rester dans les proverbes, qui veut aller loin ménage sa monture (je suis traductrice littéraire indépendante depuis 13 ans, je commence donc à savoir de quoi je parle). rien de tel qu’une petite pause, sieste même dans un fauteuil ou séance de lecture pour voir que le monde ne s’arrête pas de tourner si on ne travaille pas tout le temps. deuxièmement, tu as fait le constat des bienfaits des balades dans la nature, et je crois que marcher est essentiel pour combattre le stress. mais peut-être aussi une activité sportive un peu plus soutenue, pendant laquelle on transpire vraiment. plus jeune, je faisais pas mal d’athlétisme et j’étais toujours moins stressée que mes camarades de prépa ou de fac. on passe quand même la plus grande partie de notre temps à faire travailler son cerveau, et pas son corps, je crois qu’il y a un équilibre à rétablir. en tout cas, merci pour ce blog magnifique et très inspirant, et bonne route à toi, tu as l’air d’avoir déjà fait un bon bout de chemin vers l’apaisement.

    • Bonsoir Victoria .
      J’ai cru lire un article que j’ai moi même cris tellement je me suis reconnue !
      Merci . Cela m’a permis de découvrir que je ne suis pas seule et que c’est possible de s’en sortir .
      J’adore ton blog . Bonne continuation.
      Cicitta

      • Bonsoir Victoria .
        J’ai cru lire un article que j’ai moi même écris tellement je me suis reconnue !
        Merci . Cela m’a permis de découvrir que je n’étais pas seule et qu’il est possible de s’en sortir .
        J’adore ton blog . Bonne continuation.
        Cicitta

    • très bel article concernant le stress, çà fait du bien de se sentir moins seule, j’ai 47 ans, j’ai une fille de 8 ans, et je pense avoir du toujours gèrer un stress important, peur de l’inconnu, peur des voyages (du coup je voyage très peu à mon grand regret, pics de stress social (du coup je suis autoentrepreneur dans le service à la personne, le comble j’adore les gens et je suis très spontanée), j’ai fais aussi de l’agoraphobie mais çà va beaucoup mieux aujourdhui, du coup comme vous toutes j’essaie d’adapter des moments de calme, je vais beaucoup à la piscine, j’adore marcher, faire du vélo, lire et c’est mes moments :) et là me dirige de plus en plus vers yoga, relaxation,
      ce qui vous ne parlez pas ce sont parfois les conséquences négatives, j’ai connu de longues périodes de repli sur moi, aujourd’hui je vais mieux mais mon entourage n’a pas toujours compris, du coup aujourd’hui je me sents plus sereine et forte à lutter contre ce stress mais je me sents aussi très seule, les ami(e)s n’ont pas toujours compris ou peutêtre aussi je ne me suis pas assez dévoilée, merci pour votre blog qui fait du bien. Je reviendrai.

  2. Merci pour ton article.
    Je me suis beaucoup reconnue dans ta description, dans les différents troubles et dans leurs conséquences (l’angoisse du téléphone!!!).
    J’ai longtemps souffert sans pouvoir mettre un nom sur mon problème. Tout le monde me disait que j’étais « trop stressée » mais c’était bien plus profond que ça. J’ai évidemment testé 1000 choses pour aller mieux (relaxation, huiles essentielles, changements d’habitude, exercice physique) mais rien ne parvenait réellement à me soulager.
    Grâce à une longue thérapie avec un psy et un soutien de mon médecin traitant, j’ai enfin pu mettre une mot sur ma « maladie »: le TAG, ou trouble de l’angoisse généralisée. A la suite d’un événement de ma vie particulièrement traumatisant, j’ai consulté et avec mon psy et mon médecin, nous en sommes venus à la conclusion qu’une aide médicamenteuse était nécessaire. Entre cet épisode traumatisant, ma nature anxieuse et mon enfance compliquée, il n’était pas étonnant que mon cerveau ne gère plus… Mon médecin traitant m’a déculpabilisée par rapport à la prise d’une médication en m’expliquant que c’était de l’ordre d’un dérèglement chimique dans le cerveau. Il ne suffit pas de vouloir changer pour y arriver.
    Il m’avait sorti une formule qui m’a marquée: « un diabétique, il prend des médicament pour combler une déficience hormonale. Ici, c’est simplement pareil »…
    Je suis donc sous antidépresseurs depuis 3 ans (je ne suis pas du tout dépressive mais certains médicaments de cette catégorie traitent aussi les TAG). Ma vie a littéralement changé.
    Certes, je reste quelqu’un de nature inquiète, mais c’est devenu humainement supportable. J’ai la chance de tolérer très bien mon traitement et je n’ai aucun effet secondaire. Il est tout à fait possible de poursuivre ce traitement à long terme car ça n’affecte aucune de mes fonctions.

    Je voulais simplement témoigner ici car trop souvent, les personnes qui souffrent de TAG culpabilisent et perdent beaucoup de temps avant de réaliser la nécessité d’une aide extérieure, voire médicamenteuse.

    Je suis persuadée qu’il existe plusieurs voies pour guérir de nos maux, mais pour certaines personnes, comme pour moi, les antidépresseurs peuvent vous sortir de cet enfer qu’est l’angoisse.

    Merci en tout cas pour ton article. Et bravo pour ton blog que je viens tout juste de découvrir!

  3. Merci Victoria pour partager ton expérience et tes astuces. Je me reconnais totalement dans ce qui tu as écrit. J’ai aussi souffert de stress chronique avec de pleures constants, crises d’hystérie et un impact important sur ma santé (allergies, asthme, endométriose). Pour moi, la lecture du livre « The Highly Sensitive Persone » de Elaine N. Aron m’a beaucoup aidé. J’ai appris que mon hypersensibilité était à l’origine de mon stress et qu’apprendre à bien gérer l’hypersensibilité était indispensable pour aller mieux.

    • Bonjour,

      Moi aussi le livre d’Elaine Aron (traduit en français sous le nom de « Ces gens qui ont peur d’avoir peur ») a complètement bouleversé ma vie et ma vision de moi-même. Ce livre est un cadeau béni pour toute personne hypersensible car il permet de comprendre notre mode de fonctionnement et par extension de faire preuve d’un peu plus de bienveillance par rapport à nous-mêmes. On réalise en plus que nous sommes plus nombreux que ce qu’on veut bien nous faire croire!
      Pour moi le chemin vers la « guérison » passe déjà par une connaissance approfondie de soi-même, et se livre est une aide précieuse.

      • bonjour les filles,

        j´allais justement commenter que peut etre le stress decoulait justement de cette condition, HSP. J´en suis une moi meme et Elaine Aron a été ma bouée de secours dans une période de ma vie trés difficile (que m´arrive t il, pourquoi ne suis je pas comme les autres, pourquoi ais-je des idees noires jusqu a 4h du matin.)
        Un quart de la population est HSP, ca veut dire que parmi les 120 commentaires, 30 personnes le sont aha.

  4. Salut Victoria,
    Je n’imaginais pas que le stress pouvais être aussi handicapant et je ne savait pas que tu était aussi stressée. Je suis stresser un peu comme tout le monde quand je doit m’adapter à une situation nouvelle. Je te conseille de te pencher sur les travaux du Dr Robert Morse qui pourront t’être très utile, notamment pour comprendre le symptôme du côlon irritable (et le soigner!) et tout ces symptôme. J’espère t’avoir un peu aidée.
    Alice

    • Je suis aussi en train de lire ce livre et je te le conseille vivement aussi ! C’est un travail de longue haleine que d’apprivoiser cette condition. J’ai 42 ans et j’y travaille encore… Bon courage. J’ai envie de dire que tu as la « chance » d’avoir identifié déjà certains problèmes, ce qui n’était pas mon cas.

  5. C’est vrai que ça enlève un poids de savoir que l’on est pas la seule à souffrir de stress chronique. J’étais déjà stressée de nature avant d’avoir des enfants, mais c’est devenu très dur depuis qu’ils sont là, depuis que je suis « l’adulte responsable ». Je ne veux pas leur transmettre mon stress et je me mets encore plus la pression (le chat qui se mord la queue…). Je travaille beaucoup sur le lâcher prise, la pleine conscience et la rationalisation. Je trouve aussi que c’est de plus en plus difficile dans notre monde actuel, très anxiogène, de ne pas avoir recours à la « chimie ». Les médecins dégainent tout de suite les IPP lorsqu’on a mal à l’estomac, les anti-deprésseurs lorsqu’on est déprimé… Bref, j’aime beaucoup ton blog car tu donnes une grande place aux méthodes naturelles.

  6. Merci d’aborder ce sujet si peu évoqué ailleurs et dont nous sommes nombreux/ses à souffrir.
    Je me reconnais dans beaucoup de passages de ton témoignage.
    Je n’en suis jamais arrivé au point de ce que tu décris, toutefois, depuis plus d’un an je sens que je suis à bout. C’est par mon corps que cela se traduit et j’enchaine depuis plusieurs mois divers pathologies musculo-squelettiques (sciatique, torticolis, tendinites…) qui ne passent pas. L’an dernier j’ai passé 6 mois à ne pas dormir et comme toi il y a des fois où je n’arrive plus du tout à gérer mes émotions (crises de larmes, …)
    Je connais les sources de mon stress (principalement le boulot, mais aussi comme toi les voyages, déplacements, le téléphone ou tout simplement parler à quelqu’un que ne je ne connais pas bien)
    L’une des manifestation typique chez moi c’est la sudation excessive. C’est un réel handicap au quotidien.
    Je n’ai pas encore trouvé de réel moyen efficace de me soustraire de ces angoisses. Je ne suis malheureusement pas maitre de ma charge de travail mais ai tout de même l’intention de prendre le taureau par les cornes en acceptant de dire à mes responsables que je n’y arrive plus, que je souffre…
    Au quotidien j’essaie de pratiquer du yoga matin et soir si possible, d’aller marcher 1 fois/semaine (j’aimerais plus mais je ne trouve pas le temps), me coucher tôt (parce que j’ai besoin de bcp de sommeil), ne pas surcharger mon emploi du temps.
    Mon plus grand défi dans ces prochains mois sera d’apprendre à dire non.
    On sent bien à travers ton article que si nous souffrons du stress c’est aussi parce que l’on veut « bien faire », ou « tout faire ». IL faut une sacré prise de recul pour faire le point là dessus, sur soi, sur ce que l’on veut et l’accepter. Mais c’est déjà un grand pas en avant.
    Merci et bonne continuation à toi.

  7. Article très intéressant où je me suis reconnue sur de nombreux points notamment la peur de l’inconnu. C’est agréable de voir un témoignage comme le tien car c’est assez rare sur la blogosphère j’ai l’impression :) Néanmoins j’ai une question, étant donné ton stress et ta peur de l’inconnu comment as-tu pu gérer tes déménagements dans des villes étrangères ? Car ce sont de sacrés bouleversements ^^
    Bonne soirée à toi et encore merci pour cet article inspirant !

    • C’est une très bonne question ! J’ai très bien vécu ces bouleversements en fait; ils étaient stressants, oui, comme tous les déménagements, mais je n’en étais pas affectée plus que de raison. Je changeais toujours pour un « mieux », pour un endroit qui me plaisait et qui correspondait à mes envies, et en plus je n’étais jamais seule face à la nouveauté (mon copain m’attendait à Barcelone, puis nous avons déménagé tous les deux ici à Amsterdam) donc je l’ai toujours vécu comme une belle aventure. Je suis issue d’un milieu très multiculturel, j’ai toujours été curieuse d’autres cultures et d’autres façons de vivre, j’adore découvrir de nouveaux pays (même si le voyage en soi me stresse) donc je suppose que c’est un style de vie qui me correspond, tout simplement ! ^__^

  8. Merci de ta réponse ! je comprends mieux effectivement ^^ c’est super chouette que tu arrives à mener ta barque dans différents milieux ! J’ai souvent déménagé et ai vécu dans plusieurs endroits différents ( dont Dom Tom et Afrique) mais désormais adulte l’étape du voyage et de l’adaptation loin de chez moi (même pour de court moment) est handicapante donc je dois encore travailler dessus ^^ ! J’essaierai d’appliquer tes conseils ! Bonne soirée et encore merci de ta réponse !

  9. Le stress a longtemps fait partie de ma vie à moi aussi, et comme toi, j’ai été jusqu’à m’en rendre malade. Étrangement, il a fallu que je tombe au plus bas pour m’en remettre : j’en étais arrivée à un stade où je ne pouvais plus sortir de chez moi ni même rester seule sans faire une crise de panique. Et finalement, ce qui m’a fait le plus de bien, ç’a été de prendre du recul sur tout, d’accepter de m’écouter et de réapprendre à aller à mon rythme. Mais malheureusement, on n’en a pas toujours la possibilité. Comme toi, j’espère en tout cas que je n’en reviendrais pas à ces extrémités-là. En tout cas, ça fait du bien de lire ton témoignage, ça permet de dédramatiser et de se rendre compte qu’on n’est pas seul ! Ce qui est triste dans tout ça, c’est que maintenant, avec le recul, je perçois plus facilement les situations qui sont sources de stress, parce qu’on nous demande toujours plus de temps, plus d’énergie, plus de travail, plus d’attention, et elles sont si nombreuses au quotidien ! Si bien que trouver l’équilibre dans tout ça devient un exercice vraiment très compliqué.

  10. Ah, je me reconnais dans la phobie téléphonique, je n’aime pas ça du tout et j’aime encore moins attendre l’appel. Je stresse d’attendre l’appel qui va arriver bientôt mais on ne sait pas à quelle heure exactement… heureusement que la plupart de mes clientes passent par mail! =D

    Moi aussi, il m’arrive de stresser lorsque je reçois le retour des clientes sur les concepts de logo que je leur ai proposé, je stresse de peur que rien ne leur plaise. J’ai le coeur qui fait bien boum-boum à ce moment-là!

    Sinon, ces derniers temps, quand je pense au fait que je stresse en avance pour une situation qui n’est même pas encore là, je me dis: « hey, mais ça va se passer dans le futur ça alors ce sera la Aline du futur qui s’en occupera! Moi, dans mon présent, je me relaxe et j’en profite =p »
    Bizarrement, ça marche assez bien sur moi. =p

    Pour soulager l’anxiété, je privilégie les méthodes naturelles sur le long terme en particulier le bain dérivatif et la réfléxologie plantaire!

  11. Merci, Victoria, de t’être ouverte à nous et d’avoir pris le temps de rédiger cet article extrêmement détaillé et réconfortant. Il fait du bien de comprendre que l’on est pas seul à connaître ce fléau et à le subir au quotidien et de façon aussi ravageuse. Merci d’avoir partagé tes émotions et solutions avec nous du bout de ta plume qui est, je trouve, d’une grande douceur toujours.

  12. Pingback: Mes Favoris Lifestyle - Février 2017 - Mango and Salt

  13. Coucou Victoria.
    Merci pour cet article très très complet et plein de bons conseils qui pourront être utiles à bon nombre d’entre nous.
    Bonne journée
    Delphine

  14. Je me suis tellement retrouvée dans tes mots, c’est fou… Moi aussi, j’ai besoin de pouvoir prévoir, organiser, de me sentir en contrôle, sinon j’ai l’estomac qui se retourne assez facilement. Récemment, j’ai vécu une période de stress assez intense et le résultat : migraines et incapacité à manger pendant cinq ou six jours. Toutes les méthodes que tu mets en place me parlent aussi ! C’est une réelle victoire que de sentir que, même si tout n’est pas parfait et ne le sera probablement jamais, on arrive tout de même à bien mieux gérer ces situations stressantes qu’avant.
    Merci beaucoup pour cet article précieux ♥

  15. Chère Victoria,

    J’ai pris enfin le temps de lire ton long article car le début de semaine était bien chargée.
    Cette article fait écho en moi. J’ai surtout du mal à gérer le stress lié au travail même si je me suis nettement amélioré depuis quelques temps.

    En effet, je m’occupe d’une permanence pour les demandeurs d’emploi. Je suis toute seule à gérer 3 demi journée où les gens viennent sans rendez-vous. A côté de cela, j’ai d’autres responsabilités mais heureusement elles se planifient par des rendez-vous. Étant une personne qui veut contenter tout le monde, j’ai souvent mis de côté ma santé physique et mentale pour me plier en 4 pour les personnes et répondre à tous leurs besoins.

    Il y a 2-3 ans j’ai eu un gros pétage de plomb et mes chefs m’ont dit que finalement c’était moi qui me mettait la pression toute seule. Cette permanence est gratuite, elle comprend des horaires et on n’est pas dans le domaine médicale ou c’est une question de vie ou de mort. Je me suis rendue compte qu’en effet c’est moi qui me mettait la pression à ne même pas prendre 1 minute pour aller aux toilettes ou chercher un verre d’eau pour m’hydrater. Depuis cette prise de conscience, je suis toujours un peu stressée quand il y a beaucoup de monde, mais j’ai réussi à prendre du recul sur mon travail. Si les gens ont en marre d’attendre, ils peuvent revenir le lendemain ou un autre jour!

    Je fais aussi du yoga tous les lundis soir et depuis j’ai presque plus mal au dos, en sachant que mon stress se révèle dans le mal de dos et les boutons de fièvre. La course à pied est aussi un bon moyen pour décompresser après une grosse journée ou si je ne veux pas m’activer physiquement m’évader grâce à la lecture.

    Merci pour cet article où tu te dévoiles pour nous.
    Suite à cet article, j’ai envie de te dire aussi que si tu dois diminuer le nombre d’articles que tu écris ici pour te sentir mieux dans ta vie, je suis avec toi à 100%.

    Bisous

  16. Merci Victoria d’avoir mis les mots sur ce sujet aussi dur qu’est le stress. Au quotidien c’est vraiment une plaie et vraiment je trouve ça rassurant de ne pas être seule comme ça.

    Prends soin de toi <3

  17. Je me reconnais énormément dans ton témoignage, les solutions que tu apportes sont top, même si malheureusement sur le moment, on se laisse plus submerger par le stress plutôt que de penser à le solutionner :( Je sais pas si tu connais la méthode 4.7.8, j’ai trouvé ça pour gérer le stress avant de se coucher, c’est assez compliqué au premier abord mais ça marche plutôt bien, je te la recommande ;)

  18. Waouh, je me suis reconnue dans toutes les conséquences physique du stress (mis à part que je ne me ronge pas les ongle, par contre je me gratte compulsivement -glamour-).
    J’avais aussi une grosse tendance à me servir de mon amoureux comme punching ball, mais depuis quelques années je crois que je vois enfin la lumière : déjà en appliquant la plupart de tes conseils, qui sont top, mais aussi en allant voir une psychologue l’année dernière. C’est vraiment ce qui m’a aidé à vraiment identifier le problème et trouver des mécanismes pour le repérer, le comprendre et le contrer.
    C’est évidemment une démarche qui dépend de chacun, mais vraiment, n’hésitez pas à faire appel à un.e professionnel.le si vous vous laissez torturer par du stress ou n’importe quoi d’autre : il n’y a aucune honte à voir quelqu’un, et ça peut aider, vraiment.

    Voilà, merci pour ton joli article, et belle journée à toi :)

  19. Le stress a longtemps fait partie de ma vie à moi aussi. C’est pourquoi Je me reconnais dans ton témoignage. Pour soulager l’anxiété, je privilégie les méthodes naturelle et un bon sommeil même e n’ai pas encore trouvé de réel moyen efficace de me soustraire de ces angoisses.

  20. Bravo Victoria pour ce bel article important. J’ai moi-même une année très chargée professionnellement et la lecture m’apporte un immense réconfort. Sans compter que je suis une angoissée de base, et notamment la veille de voyages, alors je me reconnais tout à fait dans ce que tu décris. Il faut apprendre à dire stop quand son corps le réclame, c’est ce que je m’efforce de faire.
    Courage à toi et merci de faire de ce blog un espace de respiration aussi apaisant.

  21. Bonjour Victoria, on ne le dit jamais assez mais merci pour tous ces articles qui sont de véritables petits soleils dans le quotidien. Tes propos résonnent en moi lorsque tu évoques le stress due à l’accumulation du travail, et du fait d’être seule à gérer. Cela peut, peut-être, t’aider: ayant moi-même une activité indépendante, j’ai pu remarquer que l’impression d’étouffer sous les tâches à accomplir s’estompait très nettement dès qu’il y a du monde autour de moi; et que je peux faire appel à quelqu’un dès que j’en ai besoin, ne serait-ce que pour écouter le débrief de mon activité. Cet entourage me décharge inconsciemment de mon stress. C’est un peu comme si l’on divisait le stress entre nous, et ce, même s’ils n’ont rien à voir avec mon activité. Il me semble que cette présence me donne le sentiment que je n’ai plus à me faire de soucis, et peux me concentrer sereinement sur mon travail. Je ne suis jamais aussi efficace, énergique et libre que dans ces instants-là. Depuis cette prise de conscience, je n’hésite pas à aller travailler dans des bibliothèques, des ateliers quand j’en ressens le besoin. Je ne l’aurais jamais cru, étant donné ma personnalité profondément introvertie. Je crois c’est la force de la communauté en quelque sorte.
    Je lis tes articles depuis maintenant un an, ta lecture m’a apporté beaucoup de réconfort dans des moments difficiles. Je te souhaite de conserver cet équilibre, source de créativité, que tu as pu trouver.

  22. Bravo pour cet article très complet et à la fois porteur d’espoir. Je me reconnais énormément dans plein de choses dont tu parles… notamment cette espèce de phobie du téléphone ! Et les symptômes évidemment… j’enchaine en ce moment les séances de chiropraxie pour essayer de me débarrasser de contractures musculaires trainées depuis 3 ans…
    En tout cas, tu me donnes une nouvelle motivation et énergie pour mieux gérer mon stress ! (je t’envoie un petit mail par ailleurs!)

  23. Je suis une angoisée au quotidien, j’ai souvent une boule au ventre pour pas grand chose, problème de sommeil. En général j’essaye de me couper du monde en lisant ou en jouant aux jeux vidéos ou encore en faisant le ménage. J’ai acheté des HE pour essayer l’application cutané mais je viens de me rendre compte que sur la boite c’est noté « conseil d’utilisation : en diffusion » alors ça m’intrigue, ce sont des HE Mességué.

    Bisous

  24. Bonjour Victoria,
    Lectrice sous-marin depuis pas mal de temps, je me décide enfin à te laisser un petit mot sur ce sujet qui me parle beaucoup…
    Je me retrouve dans toutes les situations de stress que tu as décrites ! Et il se trouve que je fais un métier où je m’y retrouve souvent confrontée ! Je suis journaliste, donc les imprévus, les coups de téléphone, les déplacements vers l’inconnu me paralysaient jusqu’à il y a encore peu de temps…
    Je voudrais surtout t’envoyer des milliers d’ondes positives, et te dire que cette période est aujourd’hui derrière moi, et que pour en arriver là, j’ai appliqué exactement les mêmes techniques que toi ! Organisation, moments de répit avec balade en forêt ou moments avec mes proches, se jeter à l’eau en prenant du recul, et en me disant que je ne risque finalement pas grand chose !
    Personne ne m’a jamais jeté des pierres jusque parce que j’étais stressée, nous sommes tellement à ressentir cet affreux sentiment, la personne en face de moi sait probablement ce que c’est elle aussi !
    Je rajouterai un petit conseil, qui m’a vraiment permis de dépasser toutes ces peurs limitantes qui n’ont de sens que dans ma tête et pas dans la réalité : le SOURIRE ! Appréhender une situation avec le sourire, même si au début c’est un peu artificiel, permet d’attirer immédiatement la sympathie et la gentillesse en face de soi, et de surmonter toutes les situations !
    Aujourd’hui, je décroche mon téléphone sans peur, j’assume le fait de savoir faire des choses, j’ai fait de la bienveillance un principe très important, et j’ai pris vraiment confiance en moi ! Tout ça m’a permis de décrocher une promotion, je suis aujourd’hui chef d’agence et je dirige d’autres personnes, (impensable pour moi la timide qui doutait d’elle !)
    Tu as toutes les clés pour devenir la meilleure version de toi-même, aies confiance en toi !
    Plein de bisous !
    Claire

  25. Je me suis beaucoup reconnue en vous lisant… Et je dois avouer que ça m’a un peu chamboulée
    Je trouve ça courageux de vous ouvrir à nous comme vous le faites, et je vous en remercie, car c’est agréable de voir qu’on est pas seul à avoir des soucis, et c’est encourageant de voir que des personnes se battent pour s’en débarrasser. Merci pour tout ce que vous faites :)

  26. Bonjour Victoria,

    comme beaucoup, je me suis bien reconnue à la lecture de tes lignes. expatriée en Afrique, je dois souvent faire face à des situations stressantes, à des emplois du temps surchargées….et ce stress, je le « vide » sur mon conjoint et mes 4 enfants…. ; pour essayer que ces situations de decharge n’arrivent plus, je préviens ! je préviens mon marie, mes enfants que là, je me sens à bout et en gros, que j’ai besoin d’aide.
    en general, tu verras, ton entourage sera heureux de t’aider, et de voir que tu prends ton « stress » en main.

    bon courage

  27. Merci pour cet article confession qui m’a fait tellement de bien ;)
    Je souffre de stress chronique également depuis quelques années et je tourne en rond dans les méthodes pour m’en sortir : lire, peindre, prendre du recul, voir la famille et les amis m’aide beaucoup et j’essaye de faire un peu de relaxation, de prendre de l’homéopathie mais c’est quand même toujours présent et j’ai l’impression de ne plus savoir ce que ça fait de vivre sans. D’être juste bien dans son corps et dans sa te^te, sans maux ! Mon medecin me propose des solutions plus chimiques mais je ne suis pas encore prête à ça :/ Cette semaine je vais consulter une naturopathe/hypnothérapeute, j’espère que ça me fera avancer. J’ai d’autres amies un peu dans ce cas là aussi, c’est un mal plus rependu qu’on ne le croit :) Merci d’en parle,r ça fait du bien de ne pas se sentir seule dans ces combats !
    Et merci pour tes articles toujours agréable et enrichissants !

  28. Je suis de nouveau en plein dedans en ce moment. Mon chaton est tombé malade et je me suis remise à angoisser à cause de son état. J’ai toujours été sujette au stress et c’est même allé jusqu’aux crises d’angoisses. (A une époque j’ai même pris du Xanax pour ce problème)
    Je ne sors jamais de la maison seule, j’angoisse chaque fois que j’ai rdv quelque part, même si c’est un lieux que je connais déjà. (Comme chez mon coiffeur) Et j’ai cette même peur du téléphone ! D’ailleurs quand je t’ai lu ça m’a scotché. Je pensais être un cas « unique » tellement ça me paraît bête de réagir comme ça pour un simple coup de fil. Je me donne l’impression d’avoir perdu le contrôle sur des tas de choses bien qu’il y avait eu de l’amélioration ces dernières années.
    Enfin bref, j’ai lu ton article avec beaucoup d’intérêt. (tombé dessus par hasard sur HelloCoton) Ca me donne espoir de pouvoir remédier à la situation pas à pas. Comme le fait de travailler sur l’appréhension qui survient plusieurs jours avant l’événement qui provoque le stress. Se sentir mal 3 jours pour quelque chose qui dure pas moins de 30mn c’est quand même rageant quelque part.
    Enfin voilà, merci pour cet article :-)

  29. Merci Victoria pour ces mots. Ils résument totalement mon expérience de cette dernière année pour moi, même si je n’ai pas encore réussi à maîtriser mon stress autant que vous. Je me sens moins seule avec mes angoisses irrationnelles. Merci 💛

  30. Pingback: Un invincible été » Ailleurs sur le web #54

  31. Quand j’ai vu le titre de ton article l’autre jour je me suis dis qu’il fallait absolument que je le lise, tout d’abord car je suis quelqu’un de très stressé mais aussi parce-que je sais que tu es toujours de bon conseil !
    Et il s’est avéré que nous avons plusieurs sources de stress communes : la peur de l’inconnu (dont j’ai vraiment pris conscience il y a peu), le téléphone (que j’essaye de gérer en me donnant des petits défis), les voyages (j’ai ri en lisant que toi comme moi tu as beau faire le même trajet en train depuis longtemps, tu es toujours aussi stressée ! Et je me fais à chaque cette réflexion et je me je suis pas possible haha). Le manque de confiance en soi, la peur de décevoir et de faire des erreurs me rendent malade au quotidien. J’ai beaucoup de mal à gérer tout cela au travail mais aussi à trouver quelqu’un pour m’écouter et me comprendre. Savoir que ton travail en freelance est aussi une manière pour toi de gérer tout cela me fait me dire que nous ne sommes pas tous fait pour travailler en équipe et que je ne suis pas la seule à en avoir pris conscience.

    Merci pour tes articles, toujours aussi intéressants, bien écrits et plein de douceur ! Tu es une belle inspiration :)

  32. Pingback: La Blogorevue #1 – La Tortue Fringante

  33. Bonjour Victoria,

    Comme beaucoup de monde ici, je me retrouve presque mot pour mot dans ton article. Déjà, cela fait beaucoup de bien de savoir que l’on n’est pas seules ;-)

    Si je peux y aller de ma petite pierre à ton édifice (et à celle des autres commentateurs ), j’ai énormément évolué sur la gestion du stress grâce à ces quelques solutions : faire du sport qui demande un effort cardiaque (pour moi la course à pied) au moins 30 minutes 3 fois par semaine (lu dans le très bon livre « guérir le stress l’anxiété et la dépression du Dr David Servan-Schreiber). Méditer 15 minutes tous les jours (j’ai enfin réussi à m’y mettre grâce à l’excellente application Headspace). En « temps de crise » faire des exercices de cohérence cardiaque (hyper efficace – conseil de David Servan-Schreiber toujours, videos de guidage dispos sur Youtube). Je pratique tout cela depuis 2 ans, après un « léger » burn out et cela a été salvateur. Et enfin, depuis peu, sentant revenir l’anxiété, je suis une thérapie comportementale en ligne, dingue d’efficacité pour le moment. Je n’ose pas trop nommer encore le thérapeute en question car je n’en suis qu’au début et ne voudrais pas annoncer ça comme le messie, mais si besoin, et après avoir testé un peu plus longtemps, je donnerai son nom sans problème ;-)
    Bon courage dans ta recherche de bien être, l’époque dans laquelle nous vivons et nos rythmes de vie n’aident pas, mais des solutions pour une vie plus douce existent, heureusement !
    Mélanie

  34. Salut Victoria,

    Merci pour ce chouette article. Je vois exactement de quoi tu parles. Je couvre depuis quelques mois 2 jobs en meme temps, un temps plein de 45h, un mi temps, et des consultances, le tout avec enormement de deplacements professionnels. J’arrive neanmoins a me garder un peu de temps pour des actvities qui me font plaisir (sport, lecture, promenades). J’ai hate que le rythme ralentisse un peu cependant, histoire de laisser plus de place a l’imprevu. Marre de voir toutes mes semaines defiler, et mes weekends bookes pour les 4 prochaines mois!
    Pour ce qui est du stress du voyage (louper son train, son avion, etc) je comprends, je suis pareil. Meme quand j’ai 1 heure d’avance. Ce qui me stresse ensuite, c’est quand je suis finalement bloquee a l’aeroport parce que mon avion a du retard, ou est annule. Dans ce cas, je me rends compte que ce qui me stresse le plus, c’est le manque de communication autour de l’evenement. Du coup, j’essaye toujours de trouver une source d’information (et ce n’est pas toujours facile) qui voudra bien m’eclairer un peu :) C’est l’incertitude et le flou qui me stressent donc le plus – une fois identifies, je sais comment travailler sur ces points!

    Des bisous et bon courage dans ton cheminement!

  35. Pingback: Links I Love #134 - Whatever WorksWhatever Works

  36. Oui la la ! C’est tout à fait moi. Et moi qui pensais que j’étais la seule notamment pour le téléphone car personne ne comprend autour de moi. J’ai même fini par dire que j’avais des problèmes de surdité.
    Merci beaucoup pour ton témoignage qui m’a fait un réel bien.

  37. bonjour,

    Je suis maman d’enfant autiste, il parait qu’on a autant d’hormone de stress dans le sang que les militaires sur le front en zone de combat d’après les études. Sauf que quant le guerrier peu souffler une fois sa mission terminé, nous c’est pour la vie 24/24, et 7/7. Bref le stress et sa gestion ca me connais, je crois qu’il s’agit surtout de l’accepter et d’accepter que parfois ben on ai des bads trips. après avoir mené plusieurs mois le combat pour obtenir l’AVS de mon fils, une fois qu’elle a été la avec lui piou je me suis effondrée, jusqu’à la les hormones de stress me maintenait debout, une fois l’une des mission accompli je m’effondre. Il y’a aussi les combats pour trouver des spécialistes compétant, les combats pour trouver des financements pour payer les soins, les combats pour monter les dossier MDPH, le combats pour obtenir un diagnostic, même acheter les médicaments est un combat tant c’est plus compliqué, le combat pour sa scolarisation… on combats sans arrêt, alors qu’on ne dort pas car les enfant autistes ne dorment pas la nuit, et qu’on dois gérer notre enfants qui est difficile a gérer, refuse de manger, de s’habiller,… personne ne veut le garde même 2h pour nous soulager… et qu’on cumule 1 a 2 job pour subvenir au besoin et payer les prises en charges…et courrir tout notre temps libre chez les psychomotricien, psychologue… Et encore j’ai de la chance mon homme est toujours la , la plupart des hommes se barrent quant enfant autiste il y’a.
    La principal resultat c’est un épuisement intense psychique et physique chez moi, et quant je decompense, pleur, maus de tete, courbature, crise d’angoisse…

    Les solutions: certes s’organiser ca aide, je note tout dans un carnet pour ne rien oublier et organiser mes idées, ainsi que soulager ma tete qui semble vouloir éclater. faire un peu de Yoga/ médiation…, le jour ou on trouvera 5 minutes pour le faire.
    Après faut pas rêver on peux pas tout contrôler, le stress c’est aussi notre environnement et ca ben voila on peu pas le changer. Certe je pourrai lâcher sur l’AVS par exemple, sauf que si pas d’AVS la maitresse me convoque tout els 4 matin me mets des mots… qui me stresserons encore plus…
    Alors ben voila quant c’est juste surhumain ce qu’on nous laisse vivre avec personne pour nous soutenir ou nous aider, et que tout ce qui est mis en place par la société nous enfonce et nous met des battons dans les roues, ben il ne reste plus qu’a l’accepter, accepter que je suis humaine, que c’est pas humain ce que la société nous fait vivre et que donc ben par moment je craque. Et tenter de tenir le coup du mieux qu’on peu pour notre enfant.

  38. J’ai reconnu pas mal de choses dans ce que tu écris, et ça me semble une super démarche de vouloir reprendre le contrôle de tout ça. J’ai plutôt tendance à vivre avec , comme si je m’habituais, et du coup, je m’en rajoute au lieu de m’alléger ! c’est pas fort ;)
    Bonnes pistes de réflexion en tout cas…
    ( j’ai ri sur la phobie téléphonique! tellement moi !)

  39. C’est rare que j’écrive des commentaires mais là, ça m’a scié de lire que quelqu’un d’autre sur cette planète pouvait vivre ce que je vis au quotidien depuis tant d’années ! MERCI d’avoir eu le courage d’en parler :-)
    Bonne journée

  40. Pingback: On sourit, c’est Lundi ! Articles, cake coccinelle, thécouverte et lecture ! – Qu'on se le dise…

  41. Pingback: Vers un intérieur plus épuré - Mango and Salt

  42. une petite question à tous, ce stress a apparu ou vous le gèrer depuis petite ? je vois ma fille de 8 ans délicieuse utilise déjà le mot stress à son âge étant très timide je vous raconte pas la culpabilité de mon côté …..

Répondre

Naviguer