Réduire sa consommation de sucre: mon expérience

Cela vous surprendra peut-être, et pourtant: je suis une ancienne addict au sucre – du genre à dévorer des paquets de bonbons à moi toute seule en un jour, à arroser mes corn flakes de cassonnade jusqu’à en faire pratiquement l’ingrédient principal du bol, et à grignoter les morceaux de sucre candi posés sur les tables des cafés presque par réflexe. Pour moi, les friandises ont longtemps été synonymes de plaisir et de réconfort émotionnel contre le stress, la fatigue et les angoisses.

Aujourd’hui, pourtant, ma relation à ce doux poison, largement décrié depuis 2-3 ans dans les médias (à juste titre, bien que parfois sans trop de discernement) a beaucoup changé: je ne possède dans mes placards que des alternatives non raffinées, je ne prends quasiment plus de desserts ni de goûters…

Pourquoi ai-je décidé de changer complètement mon rapport au sucre ? Comment ai-je réussi à sortir de mon cercle vicieux pour adopter une consommation plus raisonnée ? C’est ce que je viens vous exposer aujourd’hui, en vous présentant mes motivations, mon parcours et quelques conseils sans prétention que j’applique dans la vie de tous les jours.

J’espère de tout coeur que mon témoignage pourra aider les personnes parmi vous qui luttent contre l’attrait apparemment irrésistible des douceurs, ou qui ont encore besoin de prendre conscience de leurs excès. Échapper à ce type d’addiction (car c’en est vraiment une) est difficile et lent, mais c’est l’un des plus beaux cadeaux que vous pourrez faire à votre santé. Courage !reduire-consommation-sucre

POURQUOI RÉDUIRE SA CONSOMMATION DE SUCRE ?

En France, la consommation moyenne de sucre tourne autour des 100g par jour et par personne, soit le double du seuil maximum recommandé pour les adultes par l’OMS (qui préconise même plutôt 25g par jour pour de meilleurs résultats). Il faut dire qu’outre les gourmandises, cette molécule est cachée dans la plupart des produits industriels pour améliorer leur goût… Résultat: nous en consommons encore plus que ce que nous pensons !

Pourtant, sa douceur en bouche dissimule des effets très néfastes sur la santé dès lors qu’il est consommé en excès: il serait alors l’un des principaux facteurs de risque de maladies graves (avec d’autres caractéristiques de l’hygiène de vie, comme la sédentarité, le stress, le tabagisme, l’alcoolisme…) dans le monde occidental.

On pense de suite bien sûr à l’apparition de caries, aux risques d’obésité (le sucre perturbe la régulation de l’appétit), et de diabète de type II, dont 1,6 million de personnes sont mortes en 2015.

Mais les régimes alimentaires riches en sucre ont aussi été directement liés à l’augmentation du risque de maladies cardiovasculaires et de différents cancers (notamment le cancer du pancréas, du sein et les cancers colorectaux), ce qui s’explique entre autres par son caractère fortement inflammatoire pour l’organisme. Un excès de glucose a aussi le don d’affaiblir le système immunitaire, de déséquilibrer la flore intestinale, vaginale et cutanée, et de créer un terrain favorable aux infections bactériennes et fongiques (notamment le fameux candida albicans).

Pour les personnes qui, comme moi, souffrent d’un syndrome de l’intestin irritable, le sucre, surtout sous ses formes les plus raffinées, est aussi un ennemi pour une autre raison: il entraîne une forte fermentation des aliments dans le tube digestif, donc des ballonnements importants, qui peuvent engendrer douleurs et inconfort.

Et pourtant… S’il était facile de s’en défaire, la situation serait déjà moins problématique. Malheureusement, le sucre est un cercle vicieux: chaque pic de glucose dans le sang entraîne irrémédiablement une baisse conséquente de la glycémie dans les heures qui suivent, rendant la personne irritable et sujette à des fringales… jusqu’à ce qu’elle ingère du sucre à nouveau pour se sentir mieux. En termes d’addiction, le sucre aurait, de fait, les mêmes effets neurochimiques sur la production de dopamine (hormone du plaisir) que l’héroïne ou la cocaïne, semblant confirmer la possibilité d’une réelle dépendance

Vous l’aurez compris: une réduction drastique de notre consommation de sucre est donc indispensable pour la santé de tou/tes.

Faut-il pour autant évincer complètement tous les aliments sucrés de notre alimentation, comme on l’entend parfois ces dernières années ?

Personnellement, je n’y vois pas vraiment d’intérêt: c’est se priver de plein de choses (en termes gustatifs, mais aussi de rituels sociaux et culturels) alors qu’avec de la patience et du temps, on peut retrouver, si on le souhaite, certains petits plaisirs sans retomber dans une spirale infernale – et surtout sans aucune gravité, puisque c’est la fréquence et l’excès qui sont dangereux.

Cela dit, il est vrai qu’atteindre ce type de détachement demande une démarche volontaire et un certain sevrage, comme pour une drogue. Mais pour moi, l’arrêt du sucre (dans une certaine mesure) est avant tout une étape libératrice qui permet de retrouver plus de conscience et un équilibre plus sain dans son alimentation – pas un but en soi. Libre à chacun de penser autrement, bien sûr !

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MON PARCOURS EN TROIS ÉTAPES 

☞ L’ADDICTION TOTALE (jusqu’en 2012)

Petite, j’avais la dent très sucrée.

Ma maman limitait un peu les dégâts, en me proposant prioritairement des fruits frais, et en interdisant les bonbons et les sodas à la maison. Malheureusement, je crois que la frustration née de ces rationnements a presque eu l’effet inverse chez moi: à chaque fête d’anniversaire, ou dès qu’une occasion se présentait, je me goinfrais des friandises qui étaient offertes, profitant d’échapper pour quelques heures aux règles du quotidien. J’adorais ça, et je ne m’en lassais jamais !

Petit à petit, en grandissant, liberté croissante oblige, j’ai aussi commencé à manger plus de gâteaux industriels, surtout pour le goûter, en rentrant seule du collège / lycée.

J’ai finalement découvert le stress intense avec mes deux années de prépa, que je compensais avec des douceurs réconfortantes, par exemple des barres chocolatées presque tous les jours.

Enfin, c’est devenu encore pire pendant mes études de design, quelques années plus tard: je menais de front le travail exigeant demandé par mon école et celui quasi quotidien de ce blog, si bien que là encore, la pression et la fatigue étaient immenses. J’étais capable de dévorer des paquets de bonbons entiers à moi toute seule à la récréation.

Je me souviens d’un jour où j’ai fait un malaise après en avoir trop mangé: le taux de glucose dans mon sang ayant drastiquement augmenté en quelques minutes, il était redescendu tout aussi brusquement une heure plus tard et m’avait laissée dans un état d’hypoglycémie soudaine assez impressionnant.

Heureusement, cet épisode m’a marquée et m’aura aidée, je crois, à prendre conscience de mon comportement, et à le questionner.

☞ LE SEVRAGE (2012-2014)

En 2012, j’ai opéré un vaste rééquilibrage alimentaire (que j’ai appelé « slow diet« ), soudainement alarmée par la qualité médiocre de mon alimentation, mon état physique (j’avais l’impression que mon corps avait déjà 50 ans) et les manifestations douloureuses de mon SII.

Le sucre blanc (ou raffiné) a été mon tout premier fer de lance dans cette histoire: épuré à l’excès, il offre l’impact sur la glycémie le plus élevé qui soit, sans apporter aucun nutriment intéressant à l’organisme – de pures calories vides et acidifiantes !

Une fois renseignée à ce sujet, j’ai complètement arrêté d’en acheter au profit d’alternatives naturelles plus riches en termes de nutrition et/ou à l’index glycémique moindre. Toutefois, à cette époque, je me permettais encore des petits plaisirs de temps en temps en m’offrant des gâteaux artisanaux, bonbons naturels, pâtisseries (pas faits maison, donc contenant du sucre raffiné) ou boissons chez Starbucks le week-end ou pour les occasions spéciales, sans excès.

Les bénéfices se sont rapidement manifestés (moins de fringales sucrées, moins de ballonnements, perte de poids…), mais je ne me sentais pas encore complètement libérée de cet attrait irrépressible que les friandises avaient pour moi. J’ai donc compris que j’avais besoin d’approfondir ma démarche pour couper ce lien.

J’ai ainsi décidé d’éliminer purement et simplement tous les sucres raffinés de mon alimentation: je ne mangeais plus du tout de bonbons, et pas de biscuits, chocolat, glaces ou desserts qui ne soient ou bien faits maison, ou bien achetés auprès d’un resto/commerce bio qui utilise des produits sucrants alternatifs. En 2 ans, il me semble n’avoir fait d’exceptions que deux ou trois fois pour une boisson caféinée, et lorsque j’étais invitée chez quelqu’un.

En parallèle, j’ai pris l’habitude de systématiquement minimiser les doses de sucre dans mes pâtisseries maison, de ne plus adoucir mes tisanes et mes thés, d’éviter les aliments vraiment sucrés au petit déjeuner, de ne plus prendre automatiquement de dessert, de privilégier les légumes plus que les fruits (sauf les moins doux d’entre eux) – bref, de réduire ma consommation de « goût sucré » en général pour m’aider à m’en déshabituer.

Enfin, dans cette période, j’ai également inclus une détox pure et dure de deux semaines à zéro sucre – même pas de fruits – conseillée par ma naturopathe alors que j’avais des problèmes d’infections fongiques. Ce ne fut pas une partie de plaisir et je n’aimerais pas recommencer, mais je suppose, malgré sa courte durée, que cette expérience a aussi un peu participé à mon sevrage.

☞ UN NOUVEL ÉQUILIBRE (2015 à aujourd’hui)

Finalement, après 2-3 ans de ce régime assez strict, j’ai réintroduit un peu de sucre raffiné dans ma vie, en essayant à nouveau quelques pâtisseries, boissons et desserts tout faits.

C’est ainsi que je me suis rendu compte à quel point j’avais changé: les gourmandises dont je raffolais auparavant me semblaient désormais écoeurantes, à moins d’en déguster seulement un petit morceau. Je pense aux chocolats au lait, par exemple, ou même aux chocolats noirs très riches en sucre que je ne supporte plus (je n’y sens d’ailleurs plus aucun goût ou presque), aux céréales pour le matin, aux lattes aromatisés de chez Starbucks, aux jus d’orange en brique, même frais, aux gâteaux de boulangerie… Autant de choses que je pouvais pourtant manger auparavant en quantités astronomiques !

Aujourd’hui, si le choc gustatif est moins fort qu’au début, je reste vite lassée par les aliments trop sucrés. C’est bête, mais je n’aime plus la façon dont ils envahissent le palais, ni l’acidité qu’ils laissent en bouche (d’ailleurs, je prends systématiquement un chewing-gum après, ou je me lave les dents si possible, tellement cela m’est désagréable).

De manière générale, à moins d’avoir très faim et qu’il s’agisse de produits artisanaux, de qualité, les friandises que je croise dans la rue ne me font même plus envie, car je sais qu’elles ne correspondent plus aux saveurs que j’apprécie. Ayant perdu l’habitude des goûters et encore plus des desserts, en outre, j’ai aussi un peu perdu l’habitude de penser à m’en acheter, tout simplement. À part quelques fruits, il n’y a d’ailleurs aucun dessert ni aliment sucré chez moi depuis des jours.

J’ai ainsi atteint, depuis 2015, un équilibre raisonné que je trouve parfaitement adapté à mon organisme et à mes envies, donc tout à fait sain.

Dans ma cuisine, le sucre blanc reste banni, et je n’utilise que des alternatives naturelles non ou très peu raffinées. Je continue à privilégier 70 à 80% du temps les desserts et gourmandises maison: je fais mes propres compotes, mes propres pâtes à tartiner, mes propres gâteaux et biscuits… De même, ma consommation en général est maintenue à un niveau bas (je mets toujours moins de sucre que ce que la recette préconise, j’évite les jus de fruits, les yaourts déjà sucrés, etc…).

Et pourtant, les 20 ou 30% de fois restantes, je fais des petits « écarts » (qui n’en sont pas, puisque je les considère comme une part entière de mes habitudes) pour des occasions spéciales ou des petits plaisirs ponctuels: un bon donut artisanal quand je passe près de la boutique, des glaces de temps en temps en été, un petit dessert maison au restaurant, une part de la célèbre tarte aux pommes quand des amis visitent Amsterdam…

Parce qu’ils restent, justement, occasionnels, ces moments gourmands n’ont plus tout l’impact négatif et addictif qu’ils avaient il y a quelques années. Mes papilles les apprécient parce qu‘ils sont consommés à petite dose, sans risque d’écoeurement. Surtout, la fréquence raisonnable de ces lâchers prise, combinée à la solidité de mon régime alimentaire habituel, m’évite de retomber dans une spirale infernale de fringales sucrées. Mon corps ne reçoit pas de doses assez fréquentes pour redevenir « drogué », et trouve à chaque fois dans le retour à mon alimentation habituelle de quoi le satisfaire d’une autre façon.

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MES ASTUCES POUR ÉVITER DE TROP CRAQUER

De manière générale, comme je vous le disais plus haut, mes envies de sucré sont plus rares, et elles se contentent de peu. Outre l’importante phase de sevrage, je pense que cet apaisement sur la durée est aussi dû à certaines caractéristiques de mon alimentation, que je renforce si besoin lorsque je me sens plus tentée que d’habitude:

  • Manger suffisamment. Je veille à ce que mon entrée, le cas échéant, et surtout mon plat principal couvrent entièrement mon appétit. Pour cela, je me sers des quantités généreuses ou vraiment adaptées à ma faim; cela me permet de ne plus avoir de place pour un dessert, donc je n’en prends que de temps en temps !
  • Compter sur les protéines et les bons gras. Contrairement aux glucides complexes, les protéines et les matières grasses ne se transforment peu ou pas en sucre au cours de la digestion; ce sont aussi des molécules très longues à métaboliser et densément nourrissantes, qui tiennent bien au corps. C’est pour cela que, surtout en tant que végétarienne, je veille à manger pas mal d’aliments protéinés (tofu fermenté, oeufs…) ou protéinés ET gras (fromage) ainsi que de bonnes graisses en général (je cuisine presque exclusivement avec des huiles végétales, sans excès mais sans lésiner sur la quantité du tout). De cette manière, mes repas me satisfont pour plusieurs heures malgré un métabolisme assez rapide – j’applique d’ailleurs particulièrement ces principes au déjeuner de midi, ce qui m’évite toute envie d’un goûter.

Bien sûr, tout n’est pas 100% mathématique. Parce que je suis humaine et que j’ai mes hauts et mes bas, il m’arrive d’être un peu plus faible face à l’appel réconfortant des friandises. D’autres fois, mon équilibre est menacé malgré moi lorsque je n’ai pas accès à mon alimentation habituelle (par exemple durant un voyage, les Fêtes de fin d’année, ou un séjour chez quelqu’un d’autre), et qu’une consommation plus classique de sucre m’en redonne dangereusement l’habitude.

Dans ce cas, voici mes astuces pour me rééquilibrer:

  • Satisfaire sainement mon envie de sucré. Quand je cède à mes envies de douceur, j’opte pour quelque chose de sain et simple qui n’entretiendra pas la fringale: j’essaie notamment d’avoir toujours à la maison quelques fruits frais ou surgelés, à manger éventuellement avec du yaourt nature, et/ou du chocolat noir bien choisi (attention, certains ont du sucre comme premier ingrédient…!). Si j’en ai le temps, je peux aussi me préparer un petit quelque chose « fait maison » sans sucre raffiné – des petits biscuits, un gâteau… Dans tous les cas, je prends soin de ne pas avoir de tentations industrielles dans mes placards.
  • Tromper mes papilles avec des tisanes. Les tisanes que je bois (Yogi Tea, Pukka, Clipper, Chic des plantes, Lov Organic…) sont bio et sans sucre ajouté, mais elles offrent souvent une certaine douceur naturelle sur la langue, généralement à cause de la présence d’épices, de réglisse ou de stevia. Quand je trouve que j’ai déjà eu suffisamment de sucre pour la journée ou la semaine, je réponds à mes envies intempestives en buvant de grandes tasses de ces infusions – cela permet au passage de me remplir un peu l’estomac en attendant l’heure du repas ! Il m’arrive aussi de tricher en mâchant un chewing gum (100% xylitol, pour éviter les édulcorants artificiels), mais c’est plus rare.
  • Prendre conscience des automatismes contreproductifs. Terminer son repas par une touche sucrée est une habitude purement culturelle, qui n’a aucun intérêt en termes de nutrition (c’est même mauvais pour la digestion). De même, si vous avez besoin d’un goûter en milieu d’après-midi, pourquoi celui-ci devrait-il être sucré ? Il est important, je pense, d’être conscient de ce que l’on avale, et de ne pas prendre un dessert ou un petit gâteau par simple automatisme, « parce que c’est l’heure » ou parce que c’est l’ordre des choses. Si l’on a vraiment faim, un morceau de fromage, une poignée d’amandes ou un peu de houmous rassasient tout aussi bien, voire mieux. Et si l’on n’a plus vraiment faim… pourquoi manger davantage ?
  • Faire une petite détox si nécessaire. Quand je sens que l’envie de sucre revient trop souvent et que je suis sur le point de retomber dans un cercle vicieux, j’emploie les grands moyens pour éviter de chuter complètement: si besoin, je m’interdis pendant 1 à 3 jours tout type d’aliment sucré (sauf des fruits pauvres en sucre comme les fruits rouges), le temps de me déshabituer un peu. Ensuite, je les réintroduis tranquillement, puis je retourne à mon rythme habituel.
  • Rediriger mon anxiété sur une autre activité. Souvent, l’envie de sucré naît lorsque l’on s’ennuie, ou que l’on ressent un besoin de réconfort émotionnel. Au contraire, lorsqu’on est entièrement concentré/e sur quelque chose qui nous passionne, on ne sent plus le temps passer. J’essaie donc parfois de tout simplement trouver une activité sur laquelle diriger mon attention, histoire de penser à autre chose: m’occuper de mes plantes, travailler, sortir me promener, discuter avec une copine…

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Vous considérez-vous addict au sucre ?
Si oui, avez-vous déjà essayé de réduire votre consommation ?

98 commentaires

  1. Hello Victoria!
    Je me reconnais beaucoup dans ton « parcours » – j’etais moi aussi completement addict du sucre il y a quelques annees. Je crois que le point culminant fut en 2013, alors que j’habitais en Ecosse loin de mon cheri pour l’annee. Meme si j’etais tres contente en general, je compensais clairement son absence par une consomation excessive de produits sucres. Attention, menu quotidien: brioche vendeenne tartinee de nutella pour le petit dej, chocolat chaud a 10h, une grosse part de gateau en dessert le midi (carrot cake, moelleux au chocolat…), re-brioche vendeenne tartinee de nutella pour le gouter, un yaourt hyper riche pour le dessert au diner, et une plaquette (voire 2) de chocolat Milka dans la soiree.
    Rien que de l’ecrire je n’en reviens pas que j’ingerais ca TOUS LES JOURS…le plus impressionant est que je n’ai pas specialement pris de poids pendant cette annee, et que surtout je n’ai pas eu de problemes de sante…ca montre que le corps est quand meme assez incroyable dans sa capacite a s’adapter et resister au pire.
    Depuis j’ai une alimentation similaire a la tienne, et comme toi je constate que je n’apprecie plus du tout les aliments trop sucres, que je trouve ecoeurants et assez plats gustativement. Je choisis meme systematiquement mon gouter sale desormais! (les addicts appreciront l’ampleur du changement haha).
    Comme quoi avec de la patience et des efforts, on peut tout a fait se defaire de nos mauvaises habitudes :)

  2. Bonjour Victoria
    Merci pour cet article, il est vraiment très intéressant! J’essaye de me détacher des produits sucrés et si j’ai éliminé le sucre raffiné sous sa forme pure, j’ai du mal a l’enlever de mes habitudes alimentaires sous sa forme transformée. Je me demandais comment tu faisais pour le petit déjeuner?

  3. Bonjour Victoria,

    Je suis aussi convaincu qu’en France notamment on a trop lhabitude de manger sucre.
    Depuis que je vis en Chine j’ai beaucoup reduis ma consommation de dessert (hors fruits) et de sucre raffine. Cependant je consomme toujours « sucre » au petit dejeuner : porridge sans sucre ajoute ou granola maison et fruits systematique a chaque repas. Il s’agit meme presque de mon seul repas le soir car je n’ai souvent pas faim. Quels seraient tes conseils pour reduire cette consommation jounaliere de sucre (certe plus naturelle) ?
    Merci

  4. Merci pour l’article et tes conseils! Comme toi j’étais une accro au sucre (couplé avec quelques TCA) et il a été dur de m’en défaire. Aujourd’hui je mange très peu de sucre raffiné, plutôt des sucre naturels fruits etc. Les gâteaux/le chocolat reste un plaisir rare, une petite fois par semaine par exemple. Et comme toi, je trouve beaucoup de chose écœurante, et je préfère prendre un tout petit morceau… Le mode de vie vegan m’a aidé également, car il évite d’acheter des bonbons, gâteaux tout fait etc…
    https://maevasmapamundi.wordpress.com/

  5. Bonjour Victoria!

    Merci pour cet article très intéressant et complet. Il m’interroge particulièrement, parce que je suis comme toi quelqu’un qui après de longues péripéties nutritionnelles (addiction au sucre également, intolérance au gluten, malaise avec les laitages…), a découvert un « régime » au sens large du terme qui m’a totalement fait revenir à la normale, et qui est la chrononutrition. J’imagine que tu vois ce que c’est, et à quel point la version de base est dense en protéines animales. Je l’ai personnellement adaptée à mes engagements personnels, à savoir ni œufs ni laitages, seulement un peu de viande. Ce qui m’interroge, donc, c’est que dans la chrononutrition, le goûter est présenté comme indispensable au fait de couvrir nos besoins, notamment en sucre, littéralement (plutôt de fruits, par contre), et en gras végétal (présent dans les oléagineux et le chocolat noir de qualité).
    Le fait de concentrer ma consommation de sucre à ce seul moment de la journée m’a vraiment réconciliée avec mon alimentation en général, et mon intolérance au gluten qui se fait cent fois moins sentir. Personnellement j’ai identifié mon problème de sucre comme venant d’un problème culturel comme tu dis, de l’alimentation à la française, à savoir avec un petit déjeuner sucré en premier lieu, et des desserts, donc finalement avec du sucre tout au long de la journée.
    Voilà, je ne sais pas si tu as un avis sur la question de la consommation sucrée unique par jour, et/ou si tu as déjà essayé les petits déjeuners salés, qui moi m’ont changé la vie!

    Très bonne journée!

  6. Pingback: Cette semaine, j'ai... - Black Confetti

  7. Ton article tombe à pic, alors que je recommence à m’interroger sur ma relation au sucre (très très mauvaise). Je songe d’ailleurs à relire Zéro Sucres juste pour retrouver l’impact qu’il avait eu sur moi à l’époque…

    J’avais fait de bons progrès de ce côté-là l’année dernière. Étrangement, c’est dans une longue période d’examens que j’ai pu me détacher un petit peu. Étudiant à la maison, j’avais plus de temps pour faire des gâteaux et des biscuits, je ne sortais pas donc pas de tentations externes (pâtisseries, barres de chocolat). Je mangeais toujours autant souvent du sucré, mais quasiment plus rien d’industriel. J’en ai profité aussi pour supprimer le sucre de mon thé, abandonner le nutella pour des pâtes à tartiner composées avec plus de noisettes que de sucre,… Bref j’étais sur la bonne voie et j’ai même perdu du poids.

    Puis j’ai recommencé à travailler, et là je suis retombée dans une bonne partie de mes automatismes, surtout dans le fait que j’achète beaucoup plus d’industriel…

    Je crois que je dois prendre ton article comme un signe. Si je ne pense pas pouvoir arriver à ton niveau (j’ai une relation à la nourriture trèèès conflictuelle, avec peu de plaisir à manger du salé et un palais très difficile), je me dis que je pourrais au moins retrouver ce que j’avais réussi à atteindre à l’époque…

  8. Article très intéressant, merci pour votre témoignage. Je pense que de manière générale, le problème concerne notre alimentation dans notre ensemble. Les aliments que l’on achète au supermarché sont tous dopés en sucre ou en mauvaise graisse car c’est plus simple et bénéfique pour les industriels.

    C’est pour ça que j’ai pris la décision il y a quelques années de revoir complètement mon alimentation. Aujourd’hui, je ne consomme plus de chocolat blanc par exemple alors que j’en raffolais quand j’étais plus jeune.

    Je préfère aussi ajouter directement du miel plutôt que du sucre quand je cuisine des desserts.

  9. J’aime beaucoup ce genre d’articles sur les détox au sucre, chaque parcours est intéressant.

    J’ai également réussi à me déshabituer progressivement alors qu’étant ado c’était barres chocolatées, haribos, ketchup et co. Néanmoins, étant de nature très anxieuse, cela fait plusieurs années que je me bats régulièrement contre des crises d’hyperphagie (pour ne pas dire boulimie). Parfois la panique me submerge et boum, je me procure exprès gâteaux, pâtisseries et friandises (puisqu’il n’y en a pas dans mes placards) dont je me goinfre jusqu’à m’en rendre presque malade. Et ce même si je suis déshabituée du sucre! A ce jour, même si les crises sont plus rares, je n’ai toujours pas trouvé le moyen de m’en débarrasser définitivement. L’hypnose peut bien aider, mais pour un temps seulement.

    En tout cas je ne serais pas capable de me passer de mon goûter, le seul moment de la journée où je m’autorise un peu de douceur. De plus j’ai toujours faim à cette heure là et une collation me donne un petit coup de fouet nécessaire pour bien terminer la journée. Du chocolat très noir avec des oléagineux, ou un bol de yaourt au soja avec un fruit frais et de la noix de coco râpée dessus avec un bon thé. Pour moi le goûter c’est sacré!

  10. Merci pour l’article !
    Je suis devenue accro au sucre… à la naissance de mon bébé, il y a bientôt 8 mois !
    Les pralines et autres chocolats offerts par mes proches à l’hôpital m’ont permis de tenir le coup les premières nuits, quand je devais me lever plusieurs fois pour le nourrir et ne dormait finalement que deux ou trois heures…
    De retour à la maison, ce besoin de sucre m’est resté, d’autant plus le matin après des nuits très courtes – la seule motivation que je m’étais trouvée était de manger des tartines beurrées avec du chocolat au noisettes :’D
    Et je me rends compte qu’au fil des mois c’est devenu une véritable addiction, réconfort comme tu dis face à la fatigue et au stress (oui, être maman c’est du bonheur mais c’est aussi une course perpétuelle contre la montre!).

    Bref, article qui tombe à pic ! Maintenant qu’une routine commence à s’installer avec mon petit bout et ma nouvelle vie de maman, je me suis décidée à reprendre mon alimentation en mains !

    Je vais piocher dans tes conseils ! Pourrais-tu faire un article ou tu expliques davantage les produits alternatifs au sucre que tu as trouvé ? Surtout pour les pâtisseries !

  11. Bonjour Victoria

    Voici mon témoignage : j’ai pratiquement arrêté le sucre suite à des problèmes de candidose. Cela fait maintenant 4 ans que je ne mange plus de sucre. Sauf un dessert maison de temps en temps (moins d’une fois par semaine) et un fruit par jour. Comme toi, je n’en ai plus envie et les desserts me semblent toujours trop sucrés. Par contre je pense que j’ai maintenant des envies de céréales (pain, crackers,…).
    L’arrêt du sucre est long et il faut beaucoup de motivation pour vraiment arrêter. Car c’est dur… D’ailleurs je serai très intéressée par tes recettes de biscuits…

    Alors bon courage à tous ceux qui veulent arrêter!!
    Anne

    • Bonsoir Anne,

      Après m’être beaucoup informée sur la candidose (j’ai pratiquement tous les symptômes) je suis intimement convaincue d’avoir ce problème et donc de devoir suivre un régime avec zéro sucre. Bien sûr j’appréhende énormément et ne trouve pas d’aide médicale. J’habite au Chili et bien entendu les médecins ici pensent «médicaments» et non solution de fond. Je voulais savoir si tu avais entrepris ce sevrage seule ou avec l’aide d’un spécialiste ? Si oui lequel ?

      Merci beaucoup et bonne continuation ! ;)

      Alix

  12. Malheureusement accro aux sucres je n’arrive pas à me défaire de cette addiction quand je mange pas quelque chose de sucré c’est comme si il me manquait quelque chose …

  13. Bonjour Victoria,

    Merci pour cet article !
    Je suis une grosse accro au sucre si bien que même consciente des dangers et souhaitant arrêter je n’y arrive pas, mais je ne perds pas espoir ;-)
    Peux-tu nous indiquer plus précisément en quoi consistait ta cure détox de deux semaines sans sucre ?
    Zéro aliments qui contiennent du sucre ajouté ? Peut-on manger des pâtes, du Riz, du quinoa…?
    Merci beaucoup

  14. Incroyable ! C’est super, je suis tellement un addict au sucre, et en plus depuis que je suis au canada, tout est plus sucré, gras, … bref c’est pas la folie. cela me tente bien d’essaye de réduire ma consommation, arrêter complètement, je ne m’en sens pas capable par contre, mais petit à petit !
    – Perrine
    http://blondemaispasque.com

  15. Coucou! Ton article est vraiment intéressant et il tombe plutôt bien parce que j’ai récemment découvert que je consommait beaucoup trop de sucre (plus que 100g à mon avis…) Mais ce n’est pas évident d’arrêter. Outres notre propre envie de sucrée, il y a aussi une pression sociale et culturelle : comme tu dis, l’heure du goûter, ou les pubs, les vitrines de boulangerie dans la rue… Pas facile de résister!

  16. Bonjour Victoria,
    Merci pour cet article très intéressant.
    J’ai commencé à réduire ma consommation de sucre il y a quelque temps mais à la vitesse d’un escargot ;-)
    Je me souviens qu’à une époque je mettais 3 sachets de sucre dans mon yaourt, aujourd’hui je n’en mets plus que l’équivalent d’un voire un peu moins et je me demande comment je pouvais manger un yaourt aussi sucré !
    Je lis de plus en plus de choses sur le sucre blanc et j’ai bien envie de le bannir définitivement de chez moi et de le remplacer par du rapadura ou du muscovado qui sont apparemment meilleurs (ou moins mauvais)
    Ma prochaine étape est de réduire les doses de sucre des recettes.

  17. Bonjour Victoria,

    Merci mille fois pour cet article. J’étais là, tête dans l’eau (et dans le stress!) à me dépatouiller avec mon SII… Et à manger du sucre en réconfort, trop et mal. J’avais lu que c’était une addiction dans les cas de consommation exagérée et on m’a souvent dit depuis que je suis enfant à quel point j’ai la « dent sucrée », je suis gourmande. Dur de me défaire de mes habitudes donc !
    Mais je suis ton blog avec plaisir et, comme par hasard, au moment de craquer (ça faisait deux semaines que je mangeais très peu de sucre) sur une sucrerie, je tombe sur ton article sur l’arrêt du sucre. Ton témoignage et ta justesse ont résonné; merci pour la nouvelle vague de courage dans ces phases pas toujours drôles de rééquilibrage alimentaire ! :)
    Tu rends ça plus facile et plus ludique (merci merveilleux « Green Life »)

  18. Coucou !
    Je commente rarement ici, j’adore tout ton univers, mais ton article m’interpelle. J’ai longtemps évincé le sucre de mon alimentation, même les fruits, jusqu’au jour où j’ai regardé What The Health et Food Choices, et que j’ai commencé à me renseigner sur tout ce qui est HCLF par la suite, car les documentaires en question avaient piqué ma curiosité (études scientifiques, bouquins, etc). Il en est ressorti que de nombreux problèmes que j’attribuais au sucre (baisses de moral, mauvaise gestion des angoisses, problèmes de peau, problèmes digestifs…) n’étaient pas dus au sucre, mais à l’abondance de gras qui bloque le sucre et le fait stagner dans le sang :/ idem pour l’abondance de protéines, j’étais tellement influencée par toute cette mode du bodybuilding, que…

    Depuis que j’ai arrêté de cuisiner avec des graisses, et depuis l’arrêt de tous les produits animaux (aussi -et surtout- pour raisons éthiques), ça va beaucoup mieux. Moi qui avais beaucoup de soucis de digestion (je pensais avoir une colopathie fonctionnelle, justement…), je me sens revivre. Et ça fait du bien, aussi, de pouvoir manger une nourriture que j’aime sans m’en vouloir ! :)

    N’hésite pas à jeter un œil de ce côté-là si le cœur t’en dit, car ça m’a vraiment pas mal ouvert les yeux sur le traitement qu’on fait (à tort) du sucre.

    Bisous !

  19. Bonjour,

    Ton article tombe à pic!! J’ai tout à fait conscience des méfaits du sucre sur ma santé et sur l’addiction qu’il entraîne, et j’avais justement besoin de me remotiver! Merci!
    Comme d’autres l’ont demandé, que prends-tu au petit dèj pour éviter le sucre et l’envie de sucre ensuite dans la journée?

    Have a nice day!

  20. Ton article est vraiment top. Merci de partager avec nous ton expérience.
    J’ai toujours eu le bec sucré comme toi. Depuis plus d’un an et demi je n’ai plus de sucre blanc chez moi ni de sucre roux. Je l’utilisais essentiellement dans les gâteaux ou fromage blanc, car je ne sucre jamais mon thé #puriste. Il ne me manque pas et il y a tellement d’alternatives gouteuses et saines pour cuisiner…!
    En revanche, c’est beaucoup plus dur d’arrêter ou réduire la consommation de produits dont le sucre entre dans la composition… Je ne pensais pas que ce serait si difficile, car j’ai une alimentation plutôt saine: végétarienne, aucun soda, très peu d’alcool, chocolat noir quasi essentiellement. Comme quoi c’est vraiment une drogue, qui plus est, présente partout sans que l’on s’en rende vraiment compte.

    Adeline du blog Mes idées naturelles
    http://www.mesideesnaturelles.fr

  21. Bonjour Victoria,

    J’ai beaucoup aimé ton article. Je suis un vrai bec sucré mais je travaille… Chez moi ça va car je n’ai pas de tentations mais à l’extérieur c’est plus dur. Je n’arrive pas à refuser la moindre friandise.
    J’ai limité les goûters mais le dessert c’est difficile. Tu as tout à fait raison c’est purement culturel. C’est une habitude de l’enfance.

    Merci pour cet article motivant. A relire en cas de baisse de motivations.

  22. Bonjour Victoria,
    Merci pour cet article, je vais de suite le passer à mo oncle. C’est un accros aux sucreries, il prend son café avec 4 cuillères à café de sucre. C’est vraiment abusée, je craint pour sa santé. C’est vrais que le sucre est un gout délicieu et addictif mais tellement néfaste pour la santé.

  23. Hello !
    Effectivement le sucre rend accro… bravo pour tes efforts car je ne pense pas réussir à me passer de sucre ! D’ailleurs j’en mettrais deux dans mon café avant, à présent j’ai réussi à reduire à un.
    Bise
    Claire

  24. Je me suis redue compte que j’avais une addiction au sucre aussi. Je ne suis pas encore complètement sevrée, mais je suis bien avancée.

  25. Chère Victoria,
    Merci pour cet article très interessant.
    J’essaye depuis quelques semaines, c’est donc très nouveau 😉 de réduire ma consommation de sucre. Je me demande si tu aurais des produits pour remplacer le sucre blanc ou même roux pour débuter ce sevrage…
    En te remerciant pour ton retour.
    Très bonne journee et merci pour tes articles que je lis très assidument.
    Roxane

  26. Bonsoir Victoria,
    Je ne poste jamais de commentaire habituellement mais je tenais simplement à te dire que je trouve ton blog et tes articles d’une rare qualité, tant sur le fond que sur la forme.
    Merci pour ce partage.
    Bien à toi.

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