Mon combat contre le stress chronique

Je suis une personne très stressée et angoissée. Il faut me connaître dans l’intimité pour en prendre toute la mesure, puisque je suis aussi du genre à garder tout pour moi, mais cette tension nerveuse imprègne mon quotidien au point de devenir une sorte d’habitude malsaine: à 28 ans, je ne me souviens même plus d’à quoi ressemble la vie sans lui.

Cela fait longtemps que mes proches, mes médecins, ostéopathes, naturopathes etc… en voient les conséquences et me demandent d’éviter au maximum ces émotions négatives. Outre l’inconfort qu’il engendre au quotidien, de nombreuses études mettent en évidence l’impact du stress chronique sur la santé physique et mentale: c’est un fait, le stress rend malade, et j’en suis un exemple assez typique.

J’ai fait ce que j’ai pu, mais diminuer son stress est une tâche extrêmement difficile, car comme la plupart des émotions fortes, il est inné, intuitif, difficile à cerner et parfois presque incontrôlable. Les diverses techniques de relaxation peuvent beaucoup aider dans l’instant, bien sûr, mais elles ne révolutionnent pas forcément notre façon d’être: au moindre obstacle, la nature peut revenir au galop.

C’est ainsi que je suis arrivée cette dernière année à un point de non retour, qui m’a fait l’effet d’un électrochoc. Outre mes angoisses communes et le climat international morose, j’ai accumulé pendant environ 6 mois une charge de travail beaucoup trop importante en menant de front mon activité sur ce blog (qui est ma source de revenus) et un gros projet personnel à côté. J’en suis devenue complètement surmenée, affectée comme jamais (pleurs constants, crises d’hystérie), et ça a été la goutte de trop: j’ai réalisé que rien au monde ne justifiait que je me maltraite de cette façon.

J’ai mis des mois à me remettre de cet épisode, mais cette « convalescence » émotionnelle a été l’occasion d’une grande réflexion sur la vie que je souhaitais mener. J’ai repensé à mes priorités, ouvert les yeux sur les pressions inutiles que je m’infligeais sans raison, et décidé que j’en avais assez.

Le stress a tenté très souvent de reprendre le dessus, et il réussit encore souvent à me serrer la gorge, mais au fond de moi, quelque chose a changé: de victime impuissante, je suis devenue combattante. Je serai toujours de nature inquiète, mais je ne veux plus souffrir de toutes ces réactions disproportionnées au quotidien, de mon exigence irrationnelle envers moi-même; je ne veux plus me rendre la vie plus difficile qu’elle ne l’est.

Parce que le stress chronique est un sujet qui, malheureusement, touche sûrement beaucoup d’entre nous, j’ai eu envie de partager avec vous mon nouvel état d’esprit, et les différentes étapes qui m’auront aidée dans cette voie. Je m’y livre en toute transparence afin de vous donner des exemples très concrets de mon expérience; j’espère de tout coeur qu’ils vous parleront, et qu’ils vous apporteront quelque chose de l’ordre de l’inspiration, de la motivation, ou d’une simple note d’espoir.pexels-photo

RECONNAÎTRE LES CONSÉQUENCES DE SON STRESS

À mon sens, on ne peut pas combattre son stress sans l’avoir reconnu comme tel, ou sans avoir accepté qu’il prend des proportions trop importantes dans notre vie. Cela peut être dur à admettre, notamment quand on y est habitués: on a presque l’impression qu’il est normal et naturel d’être constamment sous tension.

Pour se rendre compte du contraire, je trouve utile d’identifier et de faire la liste des conséquences directes de notre stress sur notre état de santé, nos projets, nos relations aux autres… C’est souvent là qu’il se révèle, de façon très concrète, et écrire ces points noir sur blanc est une bonne façon de voir l’étendue des dégâts…

Chez moi, les conséquences physiques du stress sont particulièrement représentatives: je les accumule presque toutes. J’ai un profil typique du genre, avec des états inflammatoires chroniques qui empirent avec le stress (syndrome de l’intestin irritable, légère endométriose, problèmes de peau, allergies), des pathologies auto-immunes (thyroïdite de Hashimoto, psoriasis), des tensions constantes dans les épaules, le cou, l’abdomen et la mâchoire (je dois porter une gouttière la nuit) et une mauvaise habitude de me ronger les cuticules jusqu’à me blesser. Le stress a aussi tendance à rendre mon métabolisme très rapide, créant de la fatigue, voire de l’amaigrissement même en mangeant des quantités énormes.

En termes relationnels, j’ai également remarqué des conséquences sur mes proches, et particulièrement sur ma vie de couple: mon compagnon devient parfois mon « punching ball » émotionnel malgré moi, car en cas de crise, je m’exprime généralement auprès de lui. Dans les mauvaises périodes, je me replie et mon stress chronique me mine, faisant de moi une bien piètre compagnie et me vidant de toute mon énergie, ce qui peut créer des tensions.pexels-photo-129547

ADOPTER DES SOLUTIONS DE RELAXATION GLOBALE

Une fois que l’on est conscient d’être beaucoup trop stressé, trop souvent, il est hautement utile d’apprendre à prévenir et gérer l’anxiété de façon « mécanique » en incluant dans son quotidien des activités apaisantes, ainsi qu’en adoptant des techniques de relaxation.

Beaucoup de choses entrent dans ces deux catégories, les plus fréquemment conseillées étant le yoga, la sophorologie, la respiration abdominale… À mon sens, tout le monde n’ayant pas les mêmes sensibilités, il appartient à chacun de tester et trouver ce qui lui convient le mieux pour se détendre.

À titre d’exemple, voici les activités qui m’apaisent le plus quand je me sens stressée:

  • Les promenades. La balade en forêt, ou dans un parc, est souvent la solution la plus efficace pour moi quand je ressens un trop plein d’émotion. Je marche à un rythme soutenu mais j’ai le temps d’observer les paysages, je respire l’odeur de la terre et des feuilles, je suis entourée de nature, je m’essouffle un peu, et ma tension s’évanouit comme par magie.
  • Le yoga. Les séances de yoga doux (hatha, yin…) sont idéales quand j’ai besoin de prendre un peu de temps pour moi: je me concentre sur mes sensations, je m’étire, et j’y trouve aussi une « bonne » fatigue physique qui m’apaise. Les enseignements que je tire de ces séances sont aussi intéressantes sur le long terme: j’apprends à me recentrer, à respirer, à vider mon esprit, et à avoir confiance en moi.
  • La lecture. Rien ne m’extrait de la pression quotidienne comme le fait de me plonger dans un bon roman. En semaine, quand c’est possible, j’aime commencer et terminer ma journée par un petit moment à bouquiner, parce que cela me permet d’aborder les heures suivantes (d’éveil ou de sommeil) avec l’esprit calme. Je lis aussi à d’autres moments de la journée ou, globalement, à chaque fois que j’en ai l’opportunité (on en parlait ici).
  • La respiration abdominale. Si malgré tous mes efforts, je n’accroche pas à la méditation pure, j’ai en revanche adopté son principe le plus basique depuis l’adolescence: la respiration profonde, abdominale, en pleine conscience, que l’on effectue en se concentrant sur ses sensations (comme au début d’une séance de yoga). C’est une technique très simple mais puissante pour apaiser un tourbillon d’émotions et se reconnecter à l’essentiel absolu: notre corps, présent et vivant, qui s’oxygène.
  • Le dessin. Dessiner, chez moi, c’est inné: apportez un bout de papier et un crayon, et vous y retrouverez vite plein de gribouillis (généralement des visages et des motifs graphiques). Laisser la mine voguer presque instinctivement sur une page blanche me détend énormément. J’aime aussi beaucoup dessiner un portrait en m’aidant d’une photo: je me concentre sur les courbes et les traits à reproduire, en oubliant tout le reste.
  • Le ménage, le tricot, et autres activités « automatiques ». Tout ce qui peut s’effectuer sans réfléchir et sans trop d’effort (tricoter, faire la vaisselle, plier des vêtements…) constitue pour moi une vraie méditation. Mon esprit divague, fait son propre cheminement sans pression, et cela me fait du bien.

À cette liste d’activités s’ajoutent, dans mon cas, des petits remèdes naturels qui me soutiennent lorsque j’ai besoin de me calmer: huiles essentielles apaisantes (ma préférée est la lavande, idéale à respirer, à diffuser, et à masser sur la peau), Fleurs de Bach, etc… Vous trouverez la liste de mes remèdes naturels préférés contre l’anxiété dans cet article.pexels-photo-225336

IDENTIFIER SES SOURCES DE STRESS POUR MIEUX LES CONTRER

Pour aller encore plus loin dans le mieux-être, je trouve important d’essayer d’identifier clairement les sources de sa tension. Au lieu de voir le stress comme un gros nuage aux contours flous qui nous envahit, on peut le décomposer en différents types, issus de différentes causes, pour comprendre d’où il vient, pourquoi il nous affecte, et, par conséquent, comment il pourrait nous toucher un peu moins.

En listant toutes les situations qui nous stressent, les objets de notre angoisse se précisent, ils deviennent moins irrationnels, plus atteignables. On se retrouve ainsi mieux à même d’y trouver des solutions !

Pour illustrer mon propos, voici l’identification de mes 4 sources majeures de stress chronique à l’heure actuelle, et ce que je fais pour y remédier autant que possible:

1. STRESS DE L’ACCUMULATION DE TRAVAIL

Situation: J’ai toujours énormément de choses à faire, parfois objectivement beaucoup trop, alors que je suis toute seule à tout gérer. J’ai la sensation d’être envahie, de ne jamais pouvoir souffler, et souvent je ne sais pas comment je vais m’en sortir pour respecter mes deadlines, tout en réussissant à répondre à tous les messages qui m’attendent, etc… Ça me semble impossible, et je craque. La pression est très forte parce que je suis consciencieuse, donc frustrée de ne pas pouvoir tout bien faire. J’y pense dès mon réveil et cela m’empêche parfois de m’endormir.

Solutions:

  • Être aussi organisée que possible (effectuer chaque matin une liste de choses à faire et de priorités, préparer si besoin mon emploi du temps sur Google Calendar…) pour mieux visualiser les tâches exactes qui m’attendent au lieu de les voir comme une montagne insurmontable. Cela me permet aussi et surtout de voir mon avancement: il faut que je sente que j’ai progressé, que j’aie l’impression d’avoir le contrôle sur la situation.
  • Prendre du recul, être moins exigeante envers moi-même. Faire de mon mieux, bien sûr, mais arrêter d’essayer d’être une wonderwoman: « à l’impossible nul n’est tenu » et ce n’est pas parce que je suis seule dans mon activité que je peux tout mener de front parfaitement – au contraire, je dois savoir me ménager car je suis la seule à mener la barque, et que tout s’effondre sans moi. C’est très frustrant de ne pas pouvoir tout bien faire, mais c’est comme ça, et je dois l’assumer.
  • Marquer des limites claires entre ma journée de travail et mes moments de vie personnelle, (même si tout a lieu dans le même endroit, chez moi): avoir des horaires définis sans trop d’exceptions, ne pas regarder mes mails trop souvent, et certainement pas après une certaine heure. Apprendre à dire stop, à dire non, pour ne pas me surcharger, même si je perds une opportunité – préserver mon équilibre pro/perso à tout prix, parce que sur le long terme, c’est le plus important.

2. STRESS DE L’INCONNU ET DE L’IMPRÉVU

SituationJe me rends seule à un endroit que je ne connais pas, ou dans un cadre qui sort de mes habitudes (événement, rendez-vous médical, démarche particulière…). Je ne sais pas comment les choses vont se passer ni comment je devrai agir. J’ai peur de me retrouver dans une situation inconfortable ou douloureuse, d’attirer l’attention, de ne pas savoir quoi faire, de me sentir ridicule, d’être mal. Un à plusieurs jours avant déjà, je stresse, éventuellement jusqu’à avoir des difficultés à dormir ou des maux de ventre.

Solutions:

  • Me renseigner un maximum à l’avance, pour éviter autant que possible d’être prise au dépourvu et de me retrouver dans une situation inconfortable.
  • Adopter un esprit de pleine conscience et de pensée positive. Me recentrer sur le moment présent (ma respiration, mes 5 sens) pour éviter de stresser par anticipation: il sera bien temps de voir comment ça se passera quand le moment en question sera arrivé, et il ne sert à rien de souffrir par avance sans savoir. J’essaie de penser à des choses positives et de me sentir en contrôle: tout va bien se passer, j’ai telle ou telle solution au cas où…
  • Prendre du recul en cas de mauvais moment à passer: 30 minutes désagréables, à l’échelle d’une vie, ce n’est absolument rien, et cela finira très vite.

3. STRESS DU TÉLÉPHONE ET DES MAILS

Situation: J’ai une sorte de phobie téléphonique: je déteste devoir appeler ou parler au téléphone avec quelqu’un que je ne connais pas ou pas très bien. Les rendez-vous téléphoniques me font beaucoup stresser. J’ai récemment développé un stress de la boîte mail également, complètement irrationnel: je n’ose pas ouvrir mes mails quand j’ai une discussion de travail en cours ou quand j’ai fait une demande, par peur de la réponse.

Solution:

  • Affronter ma peur aussi vite que possible (c’est à dire passer l’appel ou ouvrir le mail rapidement) pour en être débarrassée, et ne pas laisser monter l’anticipation, qui s’auto-alimente.
  • Visualiser le fait que mon interlocuteur est une simple personne, comme tout le monde, avec ses propres émotions, ses peurs, ses problèmes… L’imaginer le soir, dans son canapé devant la télé, ou dans sa vie de famille. Réaliser aussi que dans le cadre d’un appel professionnel, il est probablement bienveillant ou disposé au dialogue.

4. STRESS DU VOYAGE

Situation: Quand j’ai un voyage qui approche, je suis très stressée, au moins jusqu’à ce que je sois bien installée dans le train ou dans l’avion. Cela m’arrive systématiquement, même si c’est un trajet que j’ai déjà fait des dizaines de fois, même si je suis accompagnée. J’ai peur de rater mon train, peur que l’avion soit annulé, et maintenant j’ai même peur qu’il y ait un terroriste ou un accident ! Dans certaines situations, un simple déplacement de 300km peut décaler l’arrivée de mes règles de plusieurs jours, ou me donner des maux de ventre. Pour les grands trajets type vols transatlantiques, c’est systématique: je stresse déjà plusieurs jours avant, et je suis incapable de dormir la veille.

Solutions:

  • Dédier autant de temps que je le sentirai nécessaire à prévoir tout ce que je peux à l’avance (impression de billets, trajets, plan, horaires, etc…) pour avoir l’impression que tout est sous contrôle.
  • Partir avec beaucoup d’avance pour avoir de la marge, et ne pas angoisser au moindre petit contretemps.
  • Rationaliser et adopter une pensée positive, comme pour le stress de l’inconnu.

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CONCLUSION

Même s’il me reste beaucoup de progrès à faire pour certaines situations, je suis à la fois heureuse et fière d’avoir fait un réel pas en avant dans la gestion de mon stress « quotidien ».

Pour tout ce qui est lié au domaine professionnel notamment (charge de travail, mails, téléphone, etc…), j’observe déjà de vrais bénéfices: je vois arriver l’anxiété avant qu’elle ne m’envahisse complètement, et je sais quoi penser, quoi faire, pour la dompter. J’apprends à relativiser et à poser clairement mes limites, pour moi-même et avec mes interlocuteurs, afin de travailler au mieux tout en préservant mon bien-être et ma créativité. En ce sens, je suis d’autant plus convaincue que la vie de freelance me correspond à 100%, puisqu’elle me permet de gérer toutes ces choses sans avoir de comptes à rendre à personne.

Surtout, ce combat de reconquête de mes émotions m’apporte aussi beaucoup plus de bienveillance envers moi-même et de sagesse: je me recentre petit à petit sur les vraies priorités de la vie (la santé, les gens que j’aime), ce qui est très précieux.

Je sais que rien n’est complètement acquis, qu’un jour de faiblesse, mon anxiété pourra s’immiscer à nouveau et me déséquilibrer, mais je me sens désormais plus forte pour y faire face, et j’espère ne jamais retomber dans les extrêmes que j’ai vécus cette année.

***

Êtes-vous ou avez-vous été sujet(te)s au stress chronique ?

N’hésitez pas à partager votre vécu et vos astuces ci-dessous: nous ne sommes pas seul(e)s dans cette situation, et ça fait toujours du bien de s’en rendre compte. Courage !

Crédits photo 1, 2 et 3: pexels.com

171 commentaires

  1. Victoria, (et ses lectrices),

    Quid de suivre le programme M.B.S.R. avec une personne qualifiée ?
    Il y eut, pour moi, un avant et un après…

  2. Merci pour cet article ou je me retrouve totalement. Menant mon projet seule, je me sens souvent vite envahie, presque étouffée par tout ce dont j’ai a faire et me mets une pression monstre si je n’y arrive pas mais comme tu l’as bien mentionne dans ton article, il faut savoir se preserver et prendre soin de soi. J’ai notamment developper le syndrome de l’intestin irrite et je ronge enormement la peau des ongles sans meme m’en rendre compte. Je suis bien contente de te lire et de voir que je ne suis pas seule a affronter le stress, j’ai l’impression que beaucoup le traverse mais peu en parle de peur d’etre faible aux regards des autres. Merci !

  3. Pingback: Ma pile à lire (PAL) 2018 – Qu'on se le dise…

  4. Bonjour. Je découvre le blog et j’aime vraiment les sujets abordés mais aussi le style rédactionnel. Le stress, je connais. J’ai fait un burn out il y a 7 ans et depuis plusieurs mois, je suis à nouveau confrontée à des situations de la vie qui génèrent du stress et de l’anxiété. J’ai essayé beaucoup de choses et voici ce qui fonctionne pour moi : la marche dans la nature, l’acupuncture (c’est presque magique pour moi), dormir suffisamment et crocheter. Je vais tenter l’hypnose car pour 2018, j’aimerai travailler davantage encore le lâcher-prise. Bonne continuation en toute zénitude :-)

  5. Bonjour Victoria,
    Je viens de découvrir ton blog. C’est une vraie petite! Il fait vraiment du bien ;)
    Je suis comme toi quelqu’un de nature extrêmement anxieuse et stressée depuis toujours. J’ai fait des crises de paniques pendant mes révisions de bac (ma mère a finit par me priver de révisions tellement j’étais mal). Une fois en première année de fac, au moment de partir je me suis effondrée dans les bras de mon père en pleurs tellement ces cours m’angoissaient. Et depuis un an j’organise mon mariage pour août prochain, et là ce sont mes beaux-parents qui m’angoissent bien plus que le mariage en lui-même. Ils sont horribles, rien ne leur convient… Le problème c’est que je garde longtemps sur moi et quand la goutte d’eau fait déborder le vase j’explose en colère et en pleurs et c’est évidemment mon conjoint aussi qui sert de punching-ball :/ Et ce stress ressort aussi sur mon corps : eczéma important, allergies, ongles et cuticules rongées, douleurs aux épaules et au dos…
    Depuis quelques temps je me suis mise au yoga et à la respiration, une vraie révélation. Quand je sens un trop plein d’émotions m’envahir je sors me promener ou courir. Et là je commence les huiles essentielles, vraiment top!
    Merci pour cet article, ça fait du bien de se dire qu’on est pas seule à vivre cela, des fois je me dis que je suis folle. Mais c’est vrai que c’est une maladie, qui est difficile à vivre.
    <3

  6. Hello,
    Je comprends tout à fait le stress dont tu parles. Il m’accompagne depuis mon adolescence..
    Pour ma part, me mettre au yoga a été une vraie révélation. Je ne suis plus la même. Je ne dis pas que le stress a complètement disparu, mais le yoga m’a fait grandir : plus de confiance en moi, moins de stress, moins de questions sur le futur… A présent je souhaite me mettre régulièrement à la méditation, mais ce n’est pas si simple !
    Bise,
    Claire

  7. Hey! Super article je me retrouve aussi beaucoup beaucoup!!! En pleine reconversion pro je me retrouve à la maison avec plein de projet résultat des boules de stress partout!!! Super tes solutions. Mais du coup il faut apprendre à vivre avec son anxiété.. pas de solution miracle… j’aime beaucoup cette phrase « s’inquiéter, c’est souffrir 2 fois » et par contre, un truc que j’ai compris moi, c’est que je dois faire attention si je me mets trop de contrôle (par ex trop de To do list, d’organisation..) je stress davantage. Faire comme j’ai envie ou un week-end où tu prévoies rien ça, ça éradique le stress! A creuser

  8. Merci beaucoup pour ce témoignage qui peut etre m’aidera a sortir d’une trop longue exposition au stress, desormais chronique.

    J’ai aujourd’hui 37 ans et je suis deja epuisé. Tout à commencé il y’a maintenant 3 ans. Une semaine de juin ensoleillée ma vie a basculé. Mon père est mort apres une longue maladie, ainsi qu’une partie de moi meme. J’apprends 3 jours apres que mon conjoint a une aventure sans lendemain avec un collègue dont je me méfiais et que nos amis etaient dans la confidence….Enfin, mon entreprise si célèbre, exigeante et opportuniste, entamait un plan de licenciement opaque.

    De nature anxieuse, j’ai basculé immédiatement dans une longue dépression caractérisée traitée par un psychiatre et de nombreuses boites d’antidépresseurs….

    6 mois plus tard, je decide de changer de travail pour une offre d’un partenaire payée le double. En pleine experimentation d’une nouvelle configuration de mon couple et souhaitant profondement apaiser cette colere disproportionnée et cette blessure paranoiaque, trop profonde et existentielle.

    Mon nouvel employeur, celebre et seduisant, met fin à ma periode d’essai, conflit d’interet commercial partenaire et le pere de mon conjoint meurt à son tour, induisant de nouvelles conséquences anxieuses dans notre quotidien…

    Désormais au chomage un long parcours de force debute…Abimé par ces épreuves je m’enfonce dans la dépression. Les besoins essentiels sont désormais absents de mon existence…Confiance, tendresse, sécurité, valeurs, reconnaissance…

    Je deviens quelqu’un d’autre…la joie et le gout de la vie me quittent. Difficile de se sentir changé à ce point…Le deuil est là et le pardon m’est difficile.

    Ce gout de la vie qui m’inspirait autant et m’a permis de me construire me quitte…mais il reste une fragile force intérieure qui me guide par instinct de survie.

    Je reprends les études pendant 1 an pour obtenir un Master que j’obtiens avec mention. Et dire qu’a 20 ans j’ai quitté les études et ne pensais qu’à m’amuser et profiter de la vie avec cette illusion oisive de l’existence…
    Le rythme de cette formation ambitieuse et qualifiante est intense et je donnes tout, une progression express et un revelateur de compétences…Je suis alors épuisé mais je me reinvente après ces épreuves ou l’estime de soi est au plus bas.
    J’obtiens un stage de 6 mois dans une société et un secteur qui m’interesse beaucoup…La je reprends espoir en la vie et je me dis que tout est possible!
    J’y donnes tout et on me propose rapidement un poste à l’issue de mon cursus. Je recois le dernier jour de mon stage une invitation mail qui annonce mon pot de départ…

    Rechute immédiate dans l’insécurité, perte de confiance en l’autre et du gout du travail , sentiments de trahison et colere accentués par ce nouvel épisode.

    Pour me divertir je commence à boire un peu…

    Mon conjoint, impacté par ce parcours, perd son emploi…Nous traversons une période de 6 mois dans l’insécurité totale. Je bois un peu plus tous les jours. J’obtiens des entretiens, mais ma fatigue et ma fragilité doivent etre detectées par les recruteurs. J’ai alors 37 ans, de l’experience professionelle que je brade pour m’en sortir.

    On me fait comprendre que je suis un.peu vieux et que l’on favorise l’energie des jeunes diplomés.

    Sur Paris, le marché de l’emploi est devenu tres dur, precaire et tres exigeant…il y’a tellement de proflis…

    Je continues de me perdre dans un environnement, jadis stimulant et épanouissant, que je ne reconnais plus. Remise en question profonde, dois je partir et trouver ma place dans un contexte plus simple et clément ou suis je devenu totalement inadapté et trop fatigué?

    Les mois passent, animés par l’inquiétude de ne pas trouver d’emploi et les finances sont devenues un probleme…Je bois tous les jours et me.soulage avec d’autres substances récréatives…

    Il y’a 6 mois mon téléphone sonne, une offre d »emploi! Je commence l’aventure qui se passe bien.
    Le CDI est confirmé je devrais me sentir mieux?
    Pourtant me voilà épuisé par ces dernieres années et j’ai développé des addictions qui durent…

    Mon histoire n’est certainement originale mais elle m’a renforcé et tellement changé que je suis à la recherche d’une aide pour face à cette anxiété chronique et un réequilibrage pour pouvoir continuer à avancer un.peu plus sereinement.

    Merci de m’avoir lu…

  9. Je me trouve totalement dans cet article. Je suis hyper stressée aussi et j’ai les mêmes sources de stress que toi. Pour me relaxer, je dessine (souvent des portraits), je lis, j’édite mes photos, je sors pour me promener ou pour faire du jogging, …
    Comme tu as dit, j’étais aussi victime de ce stress. Maintenant j’essaie de lui faire face et de le combattre.
    J’ai beaucoup aimé les solutions que tu nous as présentées. Je les suivrai :)

    PS: J’adore beaucoup ton blog.

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