Empreinte carbone: 7 conseils pour voyager plus vert

Le voyage est une source d’enrichissement humain et culturel précieux, et une merveilleuse manière d’ouvrir notre esprit – mais, on le sait, il s’agit aussi d’un acte polluant, que de plus en plus de médias et écologistes dénoncent à juste titre.

En ligne de mire principale se trouve l’avion, déjà très plébiscité dans le monde occidental, et de plus en plus par d’autres populations – avec une poussée particulièrement marquée au Moyen-Orient, en Chine et en Inde. On dit que son utilisation pourrait doubler d’ici 2035 – pourtant, ses émissions carbone actuelles sont équivalentes à celles d’un pays comme l’Allemagne ! Les bateaux, dont on parle moins, ne sont pas en reste: d’après cet article des Échos, un paquebot de croisière moyen consomme 2.000 litres de carburant par heure en navigation, ou 700 litres une fois amarré (oui oui, leur moteur ne s’éteint jamais !). La voiture, quant à elle, a aussi largement de quoi questionner, malgré l’arrivée timide de technologies plus propres: on connait déjà bien le problème des pics de pollution en ville.

À l’heure de l’urgence climatique, il est bon de prendre conscience de ces problèmes pour essayer, à notre échelle, d’agir en conséquence.

Le sujet est toutefois très complexe, bourré de détails. Pour simplifier, on envisage souvent l’impact environnemental des transports en fonction de leurs émissions carbone par trajet, alors que d’autres gaz comme l’azote et le soufre, ou même les particules fines, ont leur importance. On pourrait aussi vouloir prendre en compte l’impact de chaque type de véhicule dans sa globalité, en incluant celui de sa production, de son recyclage, ou celui de l’entretien des infrastructures, par exemple, qui dans certains cas nuancent les résultats.

D’autre part, il est judicieux de noter qu’une bonne partie des trajets en avion sont des déplacements professionnels: ceux-ci correspondent à 49% des vols internes en France et 32% des vols toutes destinations confondues d’après cette étude. L’empreinte carbone repose donc aussi largement sur les entreprises, qui doivent être responsabilisées; les vacanciers ne sont pas les seuls au coeur du problème.

Enfin, avouons que les consommateurs/rices n’ont pas toujours beaucoup de choix. Outre la question du budget (face aux vols low cost, voyager plus slow coûte souvent plus cher), certaines régions du monde ne sont tout simplement pas accessibles en train – ou si elles le sont, c’est au prix d’un temps de trajet difficile à envisager dans nos emplois du temps modernes, avec nos 2-3 semaines de vacances.

Ce qui est certain, néanmoins, c’est qu’il est toujours possible de rendre nos déplacements un peu moins polluants !

Évidemment, l’acte le plus écologique serait de renoncer entièrement à l’avion, mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a rien d’autre à faire si ce sacrifice nous semble inatteignable. Raisonner et optimiser ses voyages en toute connaissance de cause, c’est déjà agir un peu – en parallèle, bien sûr, d’efforts de la part des compagnies de transport, sans lesquels nous n’avancerons pas.

Aujourd’hui, pour apporter ma petite pierre à l’édifice, j’ai eu envie de partager avec vous quelques idées de choses concrètes qui peuvent minimiser l’empreinte carbone de nos voyages. Grands ou petits gestes, le but de cette liste (non exhaustive, bien sûr) est de permettre à tout le monde de savoir par où commencer, et d’essayer de faire au mieux selon sa situation. J’espère que mes pistes vous seront utiles et qu’elles vous inspireront !astuces-voyage-ecolo-moins-polluant

ÉVITER LA SURCONSOMMATION

C’est le principe le plus évident, même s’il ne concerne vraiment que les voyageurs très fréquents. Il y a tant de choses à voir, et les offres de plus en plus compétitives des compagnies aériennes sont tentantes, mais elles ne doivent pas nous empêcher de consommer les voyages avec conscience et raison – comme tous les autres domaines.

Pourquoi ressent-on le besoin d’accumuler les destinations ? Pourrait-on raisonner davantage nos déplacements ? Y a-t-il des choses à découvrir autour de nous, comme le suggérait Uty dans cet article, avant d’aller plus loin ? Autant de questions parmi d’autres qu’il est intéressant de se poser, juste pour entamer une réflexion !

Sur ce sujet, le cas particulier des influenceurs/ses me vient aussi à l’esprit: malgré la tentation que constituent les invitations à des voyages blogs ou presse, ceux-ci supposent parfois de lourdes émissions carbone qui ne sont pas vraiment justifiées – par exemple lorsqu’il s’agit de parcourir de longues distances pour un séjour très court de 3 nuits, j’en ai fait l’expérience ! Ainsi, parce que la plupart de ces voyages sont dispensables, nous pouvons agir en réduisant nos participations pour n’accepter que celles qui font vraiment sens pour nous.

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PRÉFÉRER LE TRAIN POUR LES TRAJETS CONTINENTAUX

En termes d’émissions de gaz à effet de serre, la différence entre l’avion propulsé au kérosène et le train électrique est sans appel. Le train est largement préférable, avec une moyenne de 14 grammes de CO2 par passager au kilomètre d’après l’Agence Européenne pour l’Environnement (le TGV serait même à 3,37 grammes), contre 73 à 285 grammes pour l’avion selon les sources – avec des variations dépendant du type d’appareil, son âge et son taux d’occupation.

En France, cette différence est particulièrement marquée pour une raison simple: notre électricité est très largement d’origine nucléaire (71,6% en 2017), et engendre donc peu d’émissions carbone. Dans un pays où les parts d’énergie fossile seraient plus élevées, l’avantage du train serait légèrement moindre.

Pour des trajets continentaux où les deux options sont possibles, l’idéal est ainsi d’éviter l’avion pour privilégier le train.

Si c’est plus difficile depuis la Province, au départ de Paris au contraire, le temps total du voyage vers des pays limitrophes n’est pas forcément beaucoup plus long si l’on tient compte de l’éloignement des aéroports, des temps d’attente sur place, etc… et cela fait une vraie différence !

Les trains de nuit, quoique plus très usités à notre époque, permettent aussi d’éviter l’avion tout en optimisant au mieux le temps du trajet. J’en ai emprunté deux fois dans ma prime jeunesse – l’une pour aller en Pologne, l’autre pour aller à Venise – et c’est une expérience toute particulière !

À défaut, les autocars interurbains constituent la deuxième meilleure option à condition qu’ils soient bien remplis, proches de leur capacité maximale.

La voiture, très polluante (un Paris-Toulouse d’une personne en voiture est même moins avantageux qu’en avion, explications ici), voit toutefois son empreinte carbone réduite si elle contient plusieurs personnes à bord: pensez au covoiturage ! Il existe aussi des astuces d’éco-conduite et d’entretien du véhicule qui permettent de diminuer son impact – vous en retrouverez dans ce guide de l’Ademe.

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CHOISIR LES VOLS LES PLUS EFFICACES 

Le type de trajet, la compagnie et l’horaire du vol que nous choisissons ont un impact direct sur l’efficacité énergétique de notre voyage.

Les vols directs, par exemple, sont toujours préférables aux vols indirects, qui polluent davantage – la distance totale est plus longue, il y a plusieurs décollages (étape qui consomme le plus de carburant)…

Les vols en charters (avec beaucoup de sièges et un taux d’occupation très élevé) ou, à défaut, sur des routes très demandées en heures de pointe, sont aussi à privilégier, au détriment parfois du confort. C’est logique: un vol entièrement rempli répartit son empreinte carbone sur un plus grand nombre de voyageurs, donc les émissions de CO2 par kilomètre par passager sont réduites.

Mais ce n’est pas tout ! L’efficacité du vol dépend aussi de la compagnie aérienne (taux d’occupation des lignes, type d’appareil utilisé, type de fuel…), avec des variations selon la distance.

Pour nous éclairer, l’ONG allemande Atmosfair a préparé en 2018 un index détaillé de la performance environnementale des compagnies du monde. À partir de la page 6 de ce rapport, vous trouverez une liste renseignant la classe énergétique des vols de chaque compagnie, divisés entre courtes, moyennes et longues distances. Certaines ont un résultat similaire sur tous types de distances, mais d’autres sont meilleures sur les trajets de plus de 800 kilomètres par exemple, ou au contraire sur les vols domestiques. C’est une excellente source d’informations si vous hésitez entre plusieurs options !

Enfin, au-delà des simples émissions carbone, il peut aussi être intéressant de privilégier les compagnies qui font de vrais efforts de responsabilité environnementale dans différents domaines. C’est le cas notamment de KLM, que je connais bien en vivant aux Pays-Bas: leurs repas utilisent des produits bios, équitables et/ou locaux, ils sont impliqués dans la gestion des déchets, leurs vols vers Los Angeles carburent au biofuel, leurs engins de gestion au sol seront à 75% remplacés par des versions électriques d’ici la fin 2019, ils financent le projet CleanEra pour une aviation plus durable… Bref, c’est encore loin d’être parfait, mais c’est appréciable ! Vous pouvez en savoir plus sur leur page dédiée.

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VOYAGER PLUS LÉGER

Vous l’avez sans doute déjà remarqué en voiture, et c’est la même chose en avion: plus la charge à transporter est importante, plus le moteur doit consommer de carburant pour mobiliser cette charge.

D’après Air France, un kilogramme en moins à bord permet d’économiser 69 tonnes d’émissions de CO2 par an. Les constructeurs aéronautiques travaillent ainsi activement à réduire le poids de leurs appareils pour minimiser leur consommation énergétique, notamment via l’utilisation de matériaux composites plus légers que le métal. Les compagnies aériennes ne sont pas en reste: outre le renouvellement de la flotte pour acquérir des engins plus légers, elles prennent toutes sortes de mesures – par exemple chez KLM la réduction du poids des trolleys, la suppression des journaux papier (-360 000 kg) et la réduction des couches de peinture sur l’extérieur des avions (15% de poids en moins).

L’idée d’une valise minimaliste n’est donc pas un simple concept philosophique, mais bien un facteur de réduction d’empreinte carbone. Il s’agit d’analyser ses besoins, connaître les conditions climatiques de la destination, apprendre de ses erreurs, et éviter le superflu. Il est souvent inutile d’emporter toute sa garde-robe, surtout en vacances ! Pour les produits de beauté, évitez les grands flacons lourds: l’idéal est d’opter pour des cosmétiques solides, très pratiques (vous trouverez quelques exemples par ici), ou de remplir des mini-flacons au format voyage avec vos produits habituels. Enfin, si vous êtes mordu.es de lectures, envisagez de troquer vos gros pavés pour une liseuse électronique !

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COMPENSER L’EMPREINTE CARBONE DE SES VOLS

Le principe de compensation de l’empreinte carbone repose sur l’idée suivante: le passager étant responsable, par son voyage, d’une émission de CO2, il peut « annuler » cette émission en investissant volontairement dans un projet environnemental qui permettra d’économiser la même quantité de CO2 à l’échelle de la planète.

Plus qu’une compensation directe qui efface les conséquences de nos trajets, il s’agit donc plutôt d’un don, d’un soutien financier à des actions qui présentent un intérêt écologique tout en favorisant un développement économique durable, souvent dans des pays moins avancés: reforestation, performance énergétique, énergies renouvelables…

Parce que le bénéfice en termes de réduction des gaz à effet de serre est calculé de manière prévisionnelle et que les certifications ne sont pas obligatoires, il est très important de choisir un organisme sérieux pour cette opération. La meilleure garantie est celle des labels Gold Standard, Verified Carbon Standard, ou le tout nouveau label français Bas-Carbone, qui assurent les client.es de la fiabillité des projets: les compensations sont réelles, additionnelles, et mesurables.

Avec Air France et KLM, par exemple, il est possible de compenser directement ses vols au moment de la réservation.

Autrement, vous pouvez aussi calculer l’empreinte carbone de votre voyage a posteriori et la compenser via la fondation de Yann-Arthus Bertrand, Good Planet: rendez-vous sur le calculateur de CO2 Air France, ou directement sur le site de Good Planet, qui propose aussi des compensations pour les trajets en voiture ou en train. Pour exemple, la compensation de mon vol Amsterdam-Dublin était de 3,68 euros, et un Paris-New York vous demandera aux alentours de 20 euros.

Notez que ce concept n’est pas une solution miraculeuse ni une manière d’effacer nos responsabilités: la réduction de nos émissions est tout de même essentielle. Néanmoins, le soutien à des projets bénéfiques à la planète reste un geste très positif et utile, qui aide à limiter les dégâts à l’échelle globale !

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ENVISAGER DES ALTERNATIVES MOINS COMMUNES

La voiture classique, le train et l’avion ne sont pas les seules options pour les voyages ! Il existe d’autres options certes plus limitantes, mais qui valent la peine d’être envisagées selon la distance et le type de séjour que vous comptez effectuer.

Pour des road trips dans les régions de France (ou Belgique, Suisse…) et celles des pays limitrophes, il est désormais tout à fait possible, techniquement parlant, de choisir une voiture électrique: les nouveaux modèles ont une capacité de plusieurs centaines de kilomètres, et nombreuses sont les stations d’autoroute ou municipalités qui proposent des bornes de recharge, parfois en seulement 30 minutes. Cela demande simplement un peu plus d’organisation, et peut-être des pauses plus fréquentes; je vous renvoie au témoignage de Julie du blog Sunwhere qui a testé le concept en Ardèche avec une Zoé (et certains vont même beaucoup plus loin !).

Le seul problème ici tient plutôt à l’accessibilité encore limitée de ces voitures. En dehors de l’option achat, il peut être difficile d’en trouver en location: Sixt semble en proposer dans son réseau, et on en voit parfois sur la plateforme de prêt entre particuliers Drivy, mais cela reste encore assez rare.

Dans un tout autre style, et un esprit bien plus local, les adeptes d’activité physique peuvent aussi penser aux voyages à vélo: dans le Nord de la France, la Belgique et les Pays-Bas, par exemple, ça se fait très bien ! On peut dans ce cas transporter les bagages dans des remorques accrochées aux bicyclettes, et prévoir des étapes comme pour un road trip classique. Des forums de passionné.es existent sur le sujet, ainsi que des agences spécialisées: n’hésitez pas à vous renseigner si l’aventure vous tente !

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BONUS: NE PAS SOUS-ESTIMER LES ACTIONS DU QUOTIDIEN

Si l’avion est une cible évidente lorsque l’on dénonce l’impact environnemental des transports, le reste des modes de déplacement motorisés génère en réalité bien plus de pollution dans ce secteur.

D’après l’ITF Transport Book 2017, les transports de personnes en milieu urbain (voitures, motos, métro, bus, tram…) dans le monde étaient responsables de 2200 millions de tonnes de CO2 en 2015, et celui des transports au sol non urbains (voitures, cars, trains) de 1711 millions de tonnes – soit près de 4000 millions de tonnes au total.

En comparaison, le secteur aérien générait 757 millions de tonnes.

Vous l’aurez compris: outre tous les gestes proposés pour réduire l’impact de nos voyages, il est tout aussi important – et peut-être moins difficile pour certaines personnes – de réduire celui de nos déplacements plus quotidiens: privilégier les transports publics, le vélo ou la voiture électrique, développer davantage le télétravail…

Enfin, il est intéressant de comparer le bilan carbone des avions à celui d’un autre secteur problématique qui me tient à coeur, l’industrie de la mode, dont les émissions hallucinantes vont peut-être vous surprendre: 1,2 milliard de tonnes de CO2 en 2015 d’après ce rapport de la Fondation Ellen MacArthur.

Les transports ne sont pas le seul mouton noir de l’écologie: consommer la mode de façon plus responsable, par exemple, pourrait aussi faire une vraie différence pour le changement climatique – et c’est loin d’être la seule possibilité.

Voilà autant de bons terrains d’action à explorer: il y a de quoi faire !

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Aviez-vous conscience du poids environnemental des voyages ?
Certaines de ces pistes vous semblent-elles applicables à votre cas ?
Avez-vous d’autres idées à partager sur ce thème ?

Source photo: Pexels

35 commentaires

  1. J’ai découvert l’impact catastrophique des avions sur l’environnement il y a à peine quelques mois alors que cela fait des années que je m’intéresse à l’écologie… comme quoi il y a toujours à apprendre !

    Cette prise de conscience m’a aussi énormément fait réfléchir sur ma manière de voyager. J’ai décidé de ne plus prendre l’avion mise à part pour une occasion très très spéciale et surtout je me dis que cela n’est pas nécessaire de partir à l’autre bout du monde alors qu’il y a des paysages, des cultures et des moments incroyables à vivre et voir à quelques heures de train !

    Chaque patit (et grand) geste compte, alors merci pour toutes ces belles diées et réflexions !

    Bisous, Pêche
    https://pecheneglantine.fr

  2. Merci Victoria pour cet article.
    J’ai toujours adoré voyager, mais depuis quelques années je ne vois plus l’avion de la même manière, surtout depuis que j’ai découvert à quel point un voyage en avion (ex: Paris New York) polluait.

    Ces conseils vont me permettre de repenser ma façon de voyager, et je pense de plus en plus aux voyages en vélo :)

  3. Article très instructif et très documenté, bravo !

    J’ai vu que tu avais réagi sur Twitter à un article qui dénonçait les influenceurs qui avaient une ligne édito « naturelle », « écolo » ou « zéro déchet », mais qui partaient quand même en voyage, et j’ai tellement eu envie de me facepalmer moi aussi… c’est tellement plus simple de taper sur ceux qui font des efforts au quotidien que sur les gens qui prennent l’avion sans arrêt, sans pour autant faire attention à leur empreinte carbone et à leurs déchets au quotidien. D’autant que ces dernières personnes représentent une proportion de la population bien plus importante que celles qui ont adopté un mode de vie pour respectueux de l’environnement. Finalement, j’ai parfois l’impression qu’on laisse davantage tranquilles les gens qui jettent leurs emballages McDo dans la nature que ceux qui limitent leurs déchets et mangent bio.

    Je rebondis sur l’aspect « voyager plus léger », auquel je n’avais pas forcément pensé en termes de réduction d’empreinte carbone. J’envisage un road trip en Ecosse en mai, dans le même style que le premier que tu avais fait. Est-ce que tu n’avais pris qu’un bagage cabine pour ce voyage, ou bien aussi un bagage en soute ? J’aimerais vraiment me passer d’une valise en soute, ça sera quand même plus pratique pour les déplacements, mais je ne veux pas me retrouver embêtée non plus avec tous mes vêtements sales ^^. D’autant qu’on ne sait jamais vraiment quel temps on va avoir en Ecosse !

    Merci beaucoup et bonne journée à toi !

    • Coucou Coraline !

      J’ai eu complètement le même ressenti que toi par rapport à cet article du Monde. Je ne comprends pas l’intérêt de ce sarcasme, alors qu’on peut plutôt proposer des informations et des conseils pour tout le monde, sans jugement.

      Pour l’Écosse, effectivement, partir à cette époque demande tout de même encore d’amener des vêtements assez volumineux au cas où (pulls, cirés etc…) ! De notre côté nous avions coupé la poire en deux si je puis dire, en n’emportant qu’une seule valise en soute de taille moyenne et pas très lourde (14 kg environ, si je me souviens bien) pour nous deux :) Je crois que ça risque d’être difficile avec seulement une valise cabine, mais ce n’est sans doute pas impossible selon la longueur de ton voyage et les possibilités de lavage sur place peut-être ?

      • Hello!

        Merci pour cet article très complet, d’ailleurs c’est mon premier commentaire ici alors que je te suis depuis des années, j’en profite pour te dire que ton blog est vraiment un des mes préférés dans la blogosphère française. Bravo pour tout ce que tu fais! :)

        Je voulais rebondir sur votre discussion sur les valises et l’Écosse, j’y ai déjà fait 2 séjours d’une semaine à chaque fois (fin septembre et fin octobre, pour vous donner une idée de la météo ;) ) et je suis partie avec seulement un sac à dos. Un pull et une parka sur moi, dans mon sac à dos: tee shirts de rechange, sous vêtements, trousse de toilette, appareil photo, livres… Je ne vous fais pas la liste exhaustive, tout ça pour dire que lors de mon premier voyage j’ai eu peur de manquer (et si je tâche mon unique pull? mon unique pantalon? si mes chaussures sont mouillées?) au final c’était l’idéal, surtout pour un road trip, j’ai n’ai manqué de rien, la seconde fois non plus. Voilà, je ne sais pas si ça peut t’aider Coraline? Personnellement j’ai trouvé ça plutôt libérateur!

        Bonne journée :)

      • Oh génial, merci Rita, autant pour tes gentils mots que pour ton témoignage ! Un gros sac à dos pour une semaine ça me semble faisable en effet maintenant que tu le dis ! :)

  4. Hello !
    Merci pour cet article très instructif. Malheureusement, on est souvent plus encouragés à prendre un avion plutôt qu’un train : quand le billet de train est 2 fois plus cher que l’avion, on peut sérieusement douter de l’importance que l’on donne à la réduction de l’empreinte carbone…

    • Je suis complètement d’accord avec toi… Voyager avec une basse empreinte carbone est malheureusement peu accessible pour beaucoup de personnes quand on voit les prix des billets de train… Sachant que les compagnies aériennes low cost peuvent pratiquer ces prix parce qu’elles sont subventionnées, cela pose vraiment des questions quant au rôle de l’État et son engagement écologique: il serait plus judicieux de nous aider à voyager de façon moins polluante.

  5. Comme toujours,un article très bien argumenté. Et, qui ne cherche à diaboliser personne. Merci beaucoup ! Ce sujet fleurit sur la blogosphère ces derniers temps mais pas toujours de façon raisonnée.
    Pour ma part, habitant une île, ça va être beaucoup plus difficile. Nous n’avons pas de train ; et, les destinations à proximité se font en bateau ou en avion. Par contre, comme tu l’as si bien souligné je pourrai sans doute faire des efforts en prenant moins la voiture. D’autant que le nombre de voitures à la Réunion bat des records. Et, les embouteillages commencent vraiment à être un souci comme trouver une place de parking.
    Pour la mode, je peux pas dire que je suis une grande consommatrice. Ni que je suis parfaite non plus en consommation responsable.
    Pour ce qui est des voyages, je comprends que c’est une question qui doit être posée. Et comme que toute consommation, il va falloir sérieusement se remettre en question. Cela dit, ça reste pour moi un moyen d’évasion de voir d’autres cultures. Ou aussi, de découvrir ses origines, sa famille ( J’ai des origines Vietnamienne ). D’autre part, il y a trois ans j’ai fait un voyage dans l’Ouest Américain. C’était mon rêve en tant que passionnée de cinéma. Sachant ce que je sais sur les émissions si c’était à refaire je le referai quand même. Imagine, Réunion Paris ( 11 heures de vol), puis Paris-Los Angeles ( 11 heures). Donc, j’ai battu des records en empreinte carbone.
    Et, j’aimerai partir dans quelques années en Australie. Soit 13 heures de vol avec escale à Maurice donc ça sera pas glorieux non plus de ce côté là. Après, je voyage pas tous les ans ; en moyenne tous les quatre ans.
    C’est pas toujours évident d’être raisonnable. Parfois, on se senti pris au piège entre notre cœur et notre raison. D’autres facteurs sont aussi à prendre en compte : géographique, financier…etc. Et puis, pour certains voyager c’est aussi se prendre des vacances, se faire plaisir. Et, je me vois mal dire à ces gens : « Non, ne faites pas ça. Ça pollue » comme j’ai pu voir dans certains articles. Même pire d’ailleurs, quand une lectrice faisait remarquer à l’auteure de l’article que l’activité sur le web aussi polluait ben la fille lui a répondu que c’était son métier donc voilà. J’ai trouvé ça un peu facile.
    Tout ça pour dire que le débat n’est pas facile. Et, qu’on ne peut pas ni ne doit réduire tout en fonction de notre situation personnelle, et professionnelle. Voir plus grand ; et ouvrir ses œillères.
    C’est pour ça que j’aime ton article. Pas de jugement. Et, tu abordes le tout sous un angle global. Et, humain :) !

    Merci encore et bonne journée à toi !

    • Merci Amandine d’avoir partagé tes pensées avec moi. Je comprends tellement tout ce que tu dis et je partage tes ressentis !

      J’ai aussi cette question de la famille qui est loin: 95% de la mienne est sur le continent américain (en Europe je n’ai que mes parents et mon frère en France + ma grande tante en Belgique) et je ne compte pas renoncer à aller les voir même si ces vols sont polluants. Je dirais même que personne ne devrait se voir « interdire » moralement des voyages de ce type: nous ne sommes pas des robots, et nous n’avons pas forcément choisi l’endroit où nous sommes né.es – le facteur humain a son importance aussi.

      Pour la même raison, alors que les dernières générations ont profité de vols pas chers pour partir partout, je ne me vois pas demander à tout le monde soudainement de rester chez soi et se priver de ce plaisir.

      Pour moi, finalement, tout est une question de conscience et d’équilibre. Je ferai quelques voyages polluants mais je ferai de mon mieux pour limiter les dégâts, avec les astuces partagées ici; et puisque j’ai la chance d’avoir un réseau de trains, j’essaierai de le mettre davantage à profit quand c’est possible. Pour la ville je n’ai pas de voiture, je travaille à la maison et ne me déplace qu’en vélo, tram, marche ou ponctuellement en louant une voiture électrique, donc de ce côté au moins je sais que c’est pas mal – mais c’est parce qu’en vivant au centre-ville d’une ville plate, où toute cette offre est largement disponible, je peux me le permettre, ce qui n’est pas le cas de tout le monde !

      Bref, c’est très complexe et je crois que faire la leçon en fustigeant tout le monde sans nuances (ou encore pire: ceux qui s’efforcent déjà de leur mieux) n’est pas la solution. Je préfère donner des pistes pour aider et encourager chacun.e à faire de son mieux avec ce qu’il/elle a :)

  6. Un article totalement dans mon raisonnement actuel : je pars en week end à vélo pour la première fois. Direction la campagne bordelaise

  7. Coucou Viktoria,

    Cela fait un moment que je n’ai pas commenté tes articles, mais je me devais de commenter celui-ci.

    Tout d’abord, merci pour cet article. Cela fait tellement écho en moi, tu n’imagines même pas à quel point. J’ai justement fait part récemment de mes inquiétudes et de mon agacement sur le groupe de voyageuses « We are backpackeuses ! » sur Facebook (je ne sais pas si tu connais mais ce groupe réunit plus de 119 000 membres francophones, c’est une vraie source d’informations et de soutien pour toutes les filles qui voyagent <3) suite à un article du Monde (je te mets le lien à la fin du commentaire).
    L'idée d'un voyage plus vert est un sujet qui revient très régulièrement sur le groupe car, bien sur, étant des amoureuses de voyages, nous nous sentons très concernées quant à la préservation de notre belle planète. Les avis sont, bien évidemment, partagés, mais personnellement, je suis dans un entre deux très déchirant.
    Je suis une amoureuse des voyages, j'adore découvrir de nouvelles cultures et me ressourcer dans des lieux incroyables. Mais je suis d'autant plus inquiètes que ces lieux soient abîmés par la folie humaine, et je sais que j'y contribue à ma manière. Mais je suis déchirée car j'ai également besoin de ce ressourcement… quand je vois comment le monde tourne autour de moi en ville, ça me flingue et j'ai vraiment besoin de cet évasion. J'essaye de consommer de manière plus raisonner et de faire des efforts au quotidien mais c'est très difficile d'être cohérent sur toute la ligne.

    Je n'apporte pas grand chose à ton article, mais je voulais simplement partager mon ressenti et te remercier des pistes que tu offres. Merci de partager tant de bienveillance avec nous. <3
    L'article du Monde par lequel j'ai été affecté est très critique sur les "écolos qui prennent l'avion" et c'est difficile de défendre une telle position.
    https://www.lemonde.fr/m-perso/article/2019/02/22/l-avion-plaisir-coupable-de-l-ecolo-voyageur_5426851_4497916.html?fbclid=IwAR32yXWzqEv_OKp-zwyNMjeXYYataejzHgBm8sV2k3L6Srcp65aPeVpp8I0

    Je te souhaite une belle journée Viktoria.
    Je t'envoie de belles pensées de Lille.

    Caroline

  8. Presque 2 milliards d’humains voyageront en 2030. 2 MILLIARDS. Si on multiplie nos habitudes actuelles par 2 milliards… ?

    Ça me pose personnellement des questions de justice sociale : les voyages enrichissent la vie, pourquoi des humains qui n’ont jamais pu le faire ne pourraient pas le faire aujourd’hui et demain ?

    (Et je réalise donc le privilège que j’ai eu de pouvoir un peu voyager, majoritairement en train et en voiture partagée – je n’ai pas le permis – , et un peu en avion.)

    Mais est-ce que ce modèle est durable ? Si d’autres manières d’enrichir sa vie, plus soutenables et plus justes, devenaient sociétalement désirables ?

    Le low-cost a un coût réel : il est peu cher pour le portefeuille du consommateur mais il étouffe la planète, le personnel est mal payé, travaille dans des conditions que l’on accepterait pas pour soi.

    Ton article est utile, parce que tout est bon à prendre pour modifier nos modes de vie, étape par étape…

    Par contre, oui, c’est très inconfortable de se confronter à la réalité de nos habitudes, de nos rêves de voyages, qui se percute avec l’urgence du dérèglement climatique. Ce n’est pas grave de se sentir inconfortable… Personnellement, je trouve ça utile. Ça me travaille et je finis par trouver des solutions créatives, apprécier ce que j’ai, accepter qu’il y a des contrées que je ne verrai sans doute jamais… et tout ce qui est possible, autour de moi, y compris la beauté du lieu où je vis, au quotidien, avec les humains qui l’habitent :)

    • En effet, c’est cette sensation inconfortable qui enclenche le processus de réflexion, et à terme, nous permet de nous ouvrir à d’autres possibilités, d’autres solutions.

      C’est pour ça que je trouve intéressant d’évoquer ce sujet: pour lancer des discussions intérieures, toujours bénéfiques, même si chaque personne selon sa sensibilité et sa situation dans la vie aura peut-être une réponse différente. Et en attendant, effectivement, partager des pistes d’action, même imparfaites, est à mon sens la chose la plus utile que l’on puisse faire !

      • On n’a pas tous la même vie et c’est tant mieux. Ne rien faire parce que c’est inconfortable est encore plus dommageable… Agir sur ce qui est dans nos possibles est le plus important et ajuster, au fur et à mesure de la connaissance de l’impact de nos gestes, de son mieux.

        Je ne suis pas entièrement d’accord avec ton article mais j’en apprécie le travail, la réflexion, les pistes concrètes qu’il propose. Et franchement, c’est ce qui fait que ce monde est habitable :)

        Doux weekend à venir !

  9. Et pour ceux qui aiment les chevaux, voilà des animaux qui nous font la joie de nous accepter sur leur dos et de nous emmener faire de magnifiques promenades et randonnées.
    Leur empreinte carbone est certainement exemplaire !
    Plus qu’ à trouver le meilleur moyen de transport pour rejoindre l’ecurIe.

  10. Merci pour ce bel article instructif.
    Il n’est jamais trop tard pour changer et s’améliorer.
    J’ai séjourné dans un hôtel qui venait d’étre construit ou rénové mais qui ne pratiquait pas le tri sélectif sur 1 île en Europe.
    Il y a beaucoup à faire pour que les mentalités changent.
    Et l’Ecole a peut-être 1 rôle à jouer ?
    En tout cas, j’éduque mon fils en ce sens.
    « Non, on ne déménage pas la maison car ça pèse dans l’avon et ça pollue la planète. »
    C’est simple. Manquerions-nous un peu de bon sens ?

  11. Très intéressant comme article. Je n’ai pas trop les moyens de voyager, donc cela limite le problème. Je fais un vol long courrier par an pour rentrer en métropole et il n’y a malheureusement pas d’autres solutions de transport. Je compense le reste de l’année en faisant beaucoup de trajets à pieds. Sur le vol, j’essaie également de ne pas utiliser de gobelets en plastique etc….J’essaie de faire la moyenne avec mon mode de vie plutôt » basse consommation » pour compenser les trajets aériens. Et je voyage par procuration: blog et documentaires c’est très économique! Même si ce n’est pas tout à fait la même chose ;-)

  12. Merci Vic.
    C’est parfois un casse tête.

    Exemples concrets pour nous en ce moment : 1) on voudrait aller en Irlande sauf qu’on s’est dit qu’on essayait de prendre l’avion au maximum une fois par an, voire pas du tout.
    Pour aller à Dublin il y a des vols pas chers du tout, en 2 heures on y est (plus le temps d’attente à l’aéroport). Si on veut y aller en voiture alors on doit payer les traversées France-Angleterre + Pays de Galles- Irlande. Ça nous reviendrait énormément plus cher, en nous prenant 1 journée de transport plutôt qu’une poignée d’heures. Et le ferry c’est pas top écologiquement non plus… Que faire ? Ne pas y aller ?

    2) mariage à Toulouse cet été : vol Lille-Toulouse en low cost. 1h30 de vol. Voiture : plus cher et beaaaaauuucouuup plus long. Train beaaaaaucoouup plus cher et quand même 2 fois plus long que l’avion. Ne pas y aller non plus ?

    Je pense que tu soulèves un point important dans ton article : le rôle de l’état. Baissons les prix des trains et on se posera beaucoup moins la question entre l’avion et le train. Rendons gratuits les transports en commun et une grande majorité de personnes arrêterons de prendre leur voiture pour faire 3km…

    Je pense qu’être ecolo c’est changer ses habitudes et surtout faire quelques sacrifices sur son confort de vie ( sans que ça en reste nécessairement une frustration ensuite). Sauf qu’à un moment, le poids financier devient très important et malheureusement, c’est souvent beaucoup moins cher et plus simple de consommer de manière non raisonnée.

    Et personnellement, faire autant d’efforts toute l’année pour avoir moins d’impact sur l’environnement et prendre l’avion 1 ou 2 fois par an, je ne serais pas en accord avec moi-même à 100%.

  13. Je suis assez d’accord avec un certain nombre de conseils ainsi que la manière de les apporter. Être moralisateur n’est à mon sens pas très efficace, car pour faire changer les comportements, il faut que les gens adhèrent un minimum au discours, qu’ils se l’approprient. Et chaque effort compte en effet.
    J’apporterais un petit (même un gros en fait) bémol quant au dernier point « bonus » que je trouve très trompeur. On parle donc de 4000 millions de tonnes de CO2 pour les transports au sol contre 757 millions de tonnes pour l’avion. Je ne conteste en aucun cas les chiffres, mais la conclusion qui en est tirée : « il est tout aussi important – et peut-être moins difficile pour certaines personnes – de réduire celui de nos déplacements plus quotidiens » est très trompeuse et plutôt fausse.
    Ces chiffres me donnent en effet l’impression que mes déplacements au quotidien polluent 5 fois plus que mes voyages en avion. Sauf que non, pas du tout. Les émissions de CO2 causées par les déplacements au quotidien concernent 7 milliards de terriens, alors que les déplacements en avion, quelques happy few (dont je fais partie). Leur nombre augmente, mais reste tout de même faible au regard du nombre de terriens. À mon échelle à moi (je prends l’avion une ou deux fois par an pour un vol AR plus ou moins lointain), faire des efforts sur mes déplacements au quotidien, c’est certes mieux que rien(n’ayant pas de voiture, je le fais déjà), mais c’est quantité négligeable comparé au coup de massue au niveau émissions CO2 de mes 1 ou 2 vols :-(
    Les efforts que chaque personne peut faire dépendent du bilan carbone de cette personne, pas des statistiques globales de la planète comme avancées ici dans ce « bonus ». Et ces efforts sont donc potentiellement très différents d’une personne à l’autre. Dans mon cas, clairement, c’est l’avion. Étant passionné par les voyages, ce constat ne m’arrange pas vraiment, mais c’est un fait.

    • Tu as tout à fait raison de préciser ce point Laurent, merci !

      En effet, mon propos est maladroitement exprimé: je ne voulais pas faire une comparaison directe mais simplement souligner le fait qu’à l’échelle mondiale, les trajets du quotidien, dans le monde entier, du fait justement qu’ils sont bien plus communs et auprès d’un bien plus grand nombre de personnes, restent encore tout aussi problématiques, voire plus. Comme le souligne un article de Libération que j’ai cité dans mon post, pour un seul passager, sur certaines distances, la voiture peut tout de même avoir une empreinte carbone par kilomètre plus élevée qu’un avion bien rempli !

      Dans le cas d’un.e citadin.e qui comme toi ou comme moi n’utilise pas de voiture au quotidien, voire presque jamais d’ailleurs, l’avion reste donc le point principal à améliorer – on est absolument d’accord là dessus. Mais dans l’ensemble, les gens qui doivent utiliser leur voiture, seul.es, tous les jours dans les embouteillages, polluent aussi énormément, et je voulais juste le rappeler: il y a vraiment quelque chose à faire de ce côté aussi – même si, je te l’accorde, dans la majorité des cas de figure, le gain en termes d’émissions sera moindre qu’en supprimant un ou deux vols par an, par exemple !

    • En effet, quand on roule seul dans une voiture, au km, c’est très comparable à l’avion. Donc un Paris-Marseille seul en voiture par l’autoroute ou en avion, on est dans le même ordre de gradeur. Tout dépend ensuite du nombre de km parcourus. Et quelque part, le drame de l’avion, c’est qu’il est le seul à nos permettre de parcourir autant de kilomètres aussi facilement. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’on fait appel à lui.

  14. Bonsoir,

    Très chouette article, et comme beaucoup de commentaires le disent, c’est en effet souvent un casse-tête !

    Avec mon mari on a décidé depuis deux ans de faire bien plus attention à ça.
    On privilégie le train autant que possible, bientôt par exemple une semaine en Italie en prenant le train de nuit. La compagnie Thello fait des beaux efforts sur ses trains, pour essayer de reprendre un peu le pas sur l’avion. Bon, ça revient vraiment plus cher, mais on aura une cabine tout confort pour deux… Une prime y est tout de même passé, mais au moins on est bien avec notre idée : ne pas prendre l’avion si on peut y aller en train.

    Sinon, on essaye aussi de découvrir des villes de France qu’on ne connait pas, en y allant en train etc…

    Il y a finalement plein de trucs chouettes à voir près de chez nous !

    (Bon, mon beau-père nous a embêté pendant six mois parce qu’on n’a pas fait de « vrai voyage de noces » (on s’est marié il y a un an), donc on change de sujet… certaines personnes ont du mal à voir d’autres visions des choses !)

    En prévision : Amsterdam en train, des petites îles de la côte Ouest…

  15. Merci pour cet article très enrichissant et très documenté !
    Ici, nous prenons rarement l’avion (le dernier date d’il y a 3 ans) et nous sommes partisans de continuer à voyager et de ne prendre l’avion que pour des destinations lointaines.
    C’est chouette d’avoir un article qui ne culpabilise personne. Finalement, c’est comme pour chacun des gestes écologiques, si chacun fait un petit effort, ça change déjà énormément, que ce soit dans les voyages, dans les déchets, l’alimentation, etc.
    Et aussi… vivement que les entreprises prennent leur part de responsabilité ! J’ai été très surprise (en mal!) du pourcentage de voyage en avion fait pour le travail…

  16. Je te suis sur Instagram depuis quelques temps, puis aujourd’hui j’ai vu que tu lance ton Podcast (Félicitations d’ailleurs), alors j’ai voulu en savoir plus et j’ai filé lire l’article. Puis, toujours plus curieuse j’ai voulu voir de plus près ce blog. Et bien quel découverte ! Wahou ! Ton article est très abordable et remplis de sources ! Cela doit représenter un travail phénoménal mais alors merci beaucoup !

    Personnellement je n’ai encore jamais pris l’avion, j’ai 25 ans. Mais si un jour l’occasion d’organiser un voyage se présente à moi je saurais à quel article me référer pour minimiser mon empreinte carbone !

  17. Étudiante en Développement Durable, je cherchais depuis longtemps des articles résumant les actions concrètes qu’on pouvait faire pour réduire son empreinte carbone parce que je voyage énormément à l’étranger. Fidèle lectrice de ton blog, je suis ravie de découvrir ton article, très bien écrit et renseigné, ça fait plaisir à lire ! Je vais suivre tes conseils et en profiter pour ajouter ma pierre à l’édifice : il y a quelques mois, j’ai fait un voyage à vélo dans la Loire, et bien ça fait partie de mes meilleurs souvenirs de vacances ! Non seulement j’avais conscience de voyager plus écolo, mais en plus, vivre de manière vraiment minimaliste, dormir dehors, renouer avec la nature, ça m’a vraiment fait du bien. Je prévois déjà mon prochain voyage en vélo à travers l’Europe du Nord !

  18. Article très utile alors en pleine période de réservation pour les vacances. C’est malheureusement parce que le prix des billets de trains sont trop chers qu’il est tentant de prendre l’avion. La SNCF doit urgemment revoir sa copie des tarifs afin de favoriser la réduction de l’empreinte carbone !

  19. Pingback: Découvertes lifestyle #4 : podcasts, yoga et réflexions écolos - Rhapsody in Green

  20. Coucou

    merci pour ton article très utile !
    C’est vrai qu’il est parfois préférable de voyager en train lorsque c’est possible. Malheureusement le prix des billets de train est souvent bien supérieur à celui des billets d’avion.
    Il faut faire des efforts pour voyager plus vert, mais c’est aussi parfois difficilement conciliable quand l’aller retour coûte 45 euros en avion et plus de 200 en train. Ca m’est malheureusement arrivé assez souvent pour des voyages.

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