Pourquoi j’ai repris la pilule

Depuis la vague médiatique qui a dénoncé les risques cardiovasculaires de la pilule il y a quelques années, la première méthode de contraception de France n’est plus très bien perçue par les femmes d’aujourd’hui, qui la délaissent en masse: 36,5% d’utilisatrices en 2016 contre 45% en 2010.

Pourquoi s’imposer un médicament aux nombreuses conséquences indésirables, alors que des méthodes plus « naturelles » existent ? La question méritait d’être posée.

Ce mouvement a fait beaucoup de bruit à l’époque dans la sphère des blogs, sans doute parce qu’il résonnait avec la sensibilité « healthy » alors en plein essor, et les prémices du renouveau féministe. Moi-même, alors en pleine transformation vers un mode de vie plus sain, j’ai décidé d’arrêter ma pilule, dont les effets secondaires étaient pénibles, pour revenir à mon cycle naturel.

Pourtant, en condamnant « la pilule » comme un tout, la presse et l’opinion publique (moi incluse) ont fait un petit raccourci. Il existe en effet plusieurs types de pilules, basés sur des hormones différentes, avec des actions physiologiques variées. Pour cette raison, elles n’ont pas toutes le même type de risques ou d’effets indésirables – le problème cardiovasculaire, par exemple, ne concerne pas les pilules qui ne contiennent pas d’oestrogènes.

Mieux encore, outre bien sûr leur action contraceptive sûre, certaines d’entre elles peuvent être des alliées de la santé gynécologique, notamment dans le cas de crampes menstruelles douloureuses et pathologies liées – à condition bien sûr d’un diagnostic et d’un suivi adaptés. N’est-il pas dommage de l’oublier ?

Pour éclairer cette autre facette du fameux petit comprimé, et à l’occasion du mois de l’endométriose, j’ai pensé qu’il était temps de partager mon parcours des douze dernières années – de ma première expérience (très insatisfaisante) de la pilule jusqu’à ma situation actuelle, de nouveau sous traitement hormonal, en passant par une longue période de rejet absolu.

Il m’est toujours difficile de parler de ma vie privée aussi intimement, mais le témoignage des femmes autour des problèmes de dysménorrhées est essentiel pour que petit à petit, nous puissions être écoutées et prises au sérieux par l’ensemble du milieu médical – ainsi que pour inciter toutes celles qui souffrent à ne pas le faire en silence.

Bien sûr, chaque cas est différent. Loin de moi l’idée de promouvoir la pilule comme solution miracle universelle: mon diagnostic ne sera pas forcément le vôtre, ce qui marche pour moi ne correspondra pas nécessairement à toutes les situations, et mes décisions ne sont nullement un modèle à suivre. J’ai aussi la chance d’avoir reçu un excellent suivi, ce qui n’est malheureusement pas le cas pour tout le monde.

Néanmoins, j’espère que mon histoire, un peu à contre courant du mouvement actuel, pourra vous apporter des pistes de réflexion si vous êtes sujettes aux mêmes maux que moi, et peut-être habitées des préjugés qui étaient les miens. Parfois, ne pas souffrir est plus important que tout – et nous le valons bien !

crampes-menstruelles-endometriose-pilule

MA PREMIÈRE EXPÉRIENCE DE LA PILULE

J’ai commencé à prendre la pilule à 18 ans, suite à un épisode de douleurs menstruelles si intenses que mes parents avaient dû m’amener aux urgences. Les différents examens n’ayant rien décelé d’anormal, on m’a simplement conseillé une contraception hormonale, qui m’éviterait les crampes utérines dont je souffrais deux fois par mois depuis plusieurs années.

À l’époque, la gynécologue m’a prescrit une pilule combinée (oestro-progestative) mini-dosée, donc plus chargée en hormones que la pilule micro-dosée qui se prescrivait plus couramment, car cette dernière n’avait pas les mêmes effets sur la menstruation – moins douloureuse, moins abondante et plus courte avec mon traitement.

Malheureusement, malgré deux changements de marques destinés à trouver une meilleure compatibilité, je ne l’ai jamais bien supportée.

Les deux points positifs ont été effectivement une diminution de mes dysménorrhées (toujours présentes, mais moins fortes) et une clarification de ma peau, qui était superbe.

J’ai eu droit en revanche à une panoplie d’effets secondaires assez problématiques, notamment une prise de poids conséquente (je suis passé de 54 à 62 kilos), des nausées matinales presque quotidiennes, une poitrine toujours douloureuse, et plus globalement une sorte de mal-être physique constant – je me sentais lourde, gonflée, comme comprimée dans un étau.

Lassée de mon état, j’ai fini par abandonner spontanément ma pilule en 2012. Je préférais encore souffrir que continuer ce traitement qui ne me convenait pas du tout.

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MES ANNÉES SANS PILULE

Pendant les premiers mois, la vie sans pilule a été une vraie renaissance: je me suis sentie plus légère, j’ai perdu tout le poids que j’avais pris, et j’ai appris à mieux connaître le fonctionnement de mon corps en vivant mes règles plus naturellement !

Le seul bémol était l’état de ma peau, devenue acnéique, et très longue à rééquilibrer – mais j’y voyais une étape inévitable de ma libération.

Au fil des années, toutefois, les douleurs utérines qui étaient restées assez supportables juste après l’arrêt sont revenues à pleine puissance.

Chaque mois, au moment de mes règles, je me gavais d’antalgiques et anti-inflammatoires pendant trois jours – sans compter les douleurs d’ovulation, souvent assez débilitantes également. Parfois, je prenais mes comprimés trop tard, quand l’inflammation était déjà intense, et ils ne fonctionnaient pas, ou avec deux heures de retard – dans ces cas-là, je ne pouvais rien faire d’autre que de me tortiller dans mon lit en agrippant le matelas de toutes mes forces jusqu’à ce que cela passe.

Il y a eu des matins où, réveillée par l’arrivée de mes règles, j’avais si mal que je devais ramper et m’accrocher aux murs pour arriver jusqu’à la cuisine, puis chercher ma boîte d’ibuprofène fébrilement en essayant de ne pas m’évanouir, ou vomir. Il y a eu ce soir, aussi, où partie seule en voyage pour une convention dans une toute petite ville d’Angleterre, je me suis retrouvée bêtement avec mes règles et sans aucun antalgique à une heure où tout était déjà fermé. J’ai vécu un enfer – toute la nuit à trembler, être malade et pleurer de douleur jusqu’à m’endormir d’épuisement à l’aube.

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LA DÉCOUVERTE DE MON ENDOMÉTRIOSE

Ce dernier épisode a commencé à tirer la sonnette d’alarme pour moi. Ayant entendu parler de l’endométriose, une pathologie encore mal connue et pourtant assez répandue (1 à 2 femmes sur 10), j’ai suspecté que, peut-être, mes douleurs n’étaient pas tout à fait normales. Je ne voyais pas néanmoins l’intérêt de consulter à ce sujet puisque, je le savais, le traitement qu’on allait me proposer serait de reprendre la pilule – et en regard de mon expérience passée, c’était hors de question.

Au fil des mois, ma réflexion a avancé. J’avais envie, quelque part, d’être sûre – besoin de voir ma douleur « reconnue » officiellement, comme si un diagnostic médical allait légitimer mes ressentis et m’enlever une certaine culpabilité (peut-être que j’exagérais ? peut-être que j’étais juste plus délicate que les autres ?).

L’idée de dépendre autant des anti-inflammatoires, au point d’en consommer aussi régulièrement (ce qui n’est pas idéal pour la santé) pendant encore vingt ans ne me plaisait pas du tout non plus.

Il y avait bien des petits remèdes naturels d’appoint (notamment la tisane de sauge, les compléments alimentaires…), mais ils n’étaient pas suffisants. Les autres techniques alternatives (acupuncture, relaxation…), quant à elles, ne rentraient pas forcément dans mon budget, ou allaient contre ma sensibilité (la phobie du courant électrique n’est pas pratique pour l’électrothérapie !).

J’ai donc fini par passer une IRM pelvienne, qui a confirmé mon intuition. Celle-ci a décelé deux lésions endométriosiques: l’une sur mon ovaire gauche, et l’autre sous péritonéale. Heureusement, ces atteintes étant toutes deux assez petites, il ne s’agit que d’une endométriose légère.

J’ai eu l’immense chance d’être recommandée ici à Amsterdam à une gynécologue très compétente et bien informée sur la question, qui m’a prise en charge de façon complète: examen sanguin (pour le dosage du CA-125, qui était bien supérieur au taux normal chez moi), échographies à différents moments de mon cycle pour observer l’évolution des lésions…

Elle m’a aussi informée honnêtement sur le peu de connaissances scientifiques actuelles autour de cette maladie, et sur le choix très limité de traitements disponibles: dans ma situation, seule la prise d’une pilule hormonale était envisageable. Cela n’allait pas me guérir, mais il y avait de grandes chances que cela empêche le développement des lésions (qui autrement ont tendance à s’étendre avec les années), voire les réduise.

En tenant compte de ma mauvaise expérience, elle m’a proposé une pilule très légère mais bien adaptée à mon cas: une micro-progestative pure au desogestrel (sans oestrogènes, donc sans risque cardiovasculaire, peu d’effets indésirables…), à prendre en continu pour espérer supprimer mon ovulation et mes règles.

Très réfractaire au départ, j’ai fini par accepter d’au moins essayer le traitement durant quelques mois, pour voir s’il me convenait. L’idée de laisser mes lésions empirer sans rien faire me semblait une alternative peu alléchante…

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UNE RÉADAPTATION COMPLIQUÉE AUX HORMONES

Malgré une nette diminution de mes douleurs, les deux-trois premiers mois de retour à la pilule ont été tellement éprouvants que j’ai failli abandonner.

Sur mon terrain déjà naturellement enclin à l’acné hormonale, la progestérone a provoqué une poussée de boutons partout sur mon visage, mais aussi sur mon décolleté et mon dos, ce qui n’était déjà pas très agréable.

Moi qui avais toujours eu des règles ultra régulières, j’ai aussi commencé à saigner très souvent durant des périodes de plusieurs jours complètement aléatoires, parfois presque aussi abondamment que lors de vraies menstruations, ce qui m’a beaucoup fatiguée.

Surtout, la pilule a fortement affecté mon humeur: je me sentais tout le temps très triste, je pleurais presque tous les jours, je n’avais envie de rien, j’étais irritable… J’ai d’abord cru à une simple déprime saisonnière (nous étions en novembre) mais le changement radical et très inhabituel chez moi m’a surprise, et j’ai fini par remarquer qu’il coïncidait avec le début du traitement.

Deux mois moroses plus tard, lors de mon rendez-vous de suivi avec la gynécologue, je lui ai exposé ces possibles effets secondaires. Elle les a pris tout à fait au sérieux et m’a demandé d’attendre encore quelques jours pour voir si mon état ne s’améliorait pas (l’adaptation peut prendre jusqu’à trois mois), auquel cas nous chercherions bien sûr une autre solution.

En parallèle, avec une nouvelle échographie et un nouveau dosage sanguin, elle a pu déterminer que ma pilule avait déjà des effets bénéfiques sur l’endométriose: ma lésion ovarienne apparaissait légèrement plus petite, et mon taux de CA 125 était redescendu. C’était une très bonne nouvelle, qui m’a convaincue de suivre son conseil et persister encore quelques semaines avant de m’avouer vaincue.

Enfin, 15 jours plus tard, j’ai commencé à me sentir mieux. J’ai retrouvé mon humeur habituelle, j’ai eu de moins en moins de saignements, et la quantité de boutons de mon visage est redevenue plutôt normale. Au fil des mois suivants, mes règles se sont même spontanément arrêtées.

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MA NOUVELLE VIE SANS DOULEURS (OU PRESQUE)

Bientôt un an et demi après mon retour à la pilule, je ne regrette vraiment pas d’avoir pris cette décision, malgré mon rejet initial: le traitement me convient finalement très bien, et ma qualité de vie s’est infiniment améliorée !

La suppression de mes règles a été une bénédiction: depuis l’été 2018 je n’ai quasiment plus eu de saignements à gérer, et j’ai dit adieu aux atroces crampes menstruelles qui me gâchaient plusieurs jours par mois. En conséquence, je ne prends presque plus jamais d’ibuprofène, et c’est tant mieux !

Je ne peux pas dire que mes douleurs aient entièrement disparu, puisque toute réaction inflammatoire de mon organisme (et j’en ai beaucoup à cause de mes intolérances digestives) entraine aussi une sensibilisation de mon utérus – par exemple, si je mange trop d’aliments problématiques (blé, lait de vache, sucre, alcool…), j’aurai mal au ventre et des pseudo crampes menstruelles le lendemain. Je ressens aussi une légère tension lors de la période qui correspondrait en théorie à mes règles.

Cela dit, ces contractions sont infiniment moins puissantes que ce que je connaissais avant mon traitement, et donc supportables pour moi, qui ai connu bien pire – rien de très agréable, mais rien d’handicapant non plus, loin de là.

Par ailleurs, la pilule n’a plus de conséquence négative notoire sur ma vie. Mes cheveux regraissent certes plus vite qu’avant, j’ai toujours quelques petits boutons sur le visage et le haut du buste, mais ce n’est pas très grave – du moins, les avantages en termes de souffrance compensent ces petits aléas à mes yeux. Je n’ai pas spécialement grossi, je n’ai pas de sensation de mal-être physique – bref, je ne peux pas me plaindre !

Je trouve aussi que son mode de prise est suffisamment souple pour ne pas me créer de contraintes particulières, ni de charge mentale: le délai d’oubli étant de 12 heures, c’est très relax.

Bref, mon traitement est devenu pour moi un simple geste automatique, qui m’aide beaucoup sans se faire remarquer – et c’est exactement ce qu’on lui demande. Espérons que cela dure !

***

La pilule a-t-elle été une bonne ou une mauvaise expérience pour vous ?
Si vous souffrez de dysménorrhées, avez-vous envisagé cette solution ?
Avez-vous l’impression que vos douleurs sont prises au sérieux ?

NB: Je pars ce matin en direction d’Edimbourg pour un événement spécial avec Diana Gabaldon ! Si le temps me manque, je vous lirai et vous répondrai le cas échéant une fois que je serai plus disponible. En attendant, retrouvez-moi en stories sur Instagram pour suivre mon voyage !

75 commentaires

  1. Salut,
    Moi-même je suis passée par l’abandon et la reprise de la pilule suite à la découverte de l’endométriose. J’ai même été hospitalisée pour « appendicite » et en m’ouvrant le ventre ils ont découvert que c’etait l’endométriose…
    Je pense que dans notre cas c’est important de préciser qu’il ne s’agit pas de la pilule au sens contraceptif du terme mais d’un vrai traitement sans lequel il y a risque de développement de tumeurs et éventuellement de stérilité. Merci de partager ton histoire, il faut vraiment que les femmes arrêtent de souffrir et comprennent leurs corps, il y en a trop encore qui sont méprisées et mal diagnostiquées ! 😢
    Je partage aussi ce lien vers une étude sur internet que mon gynéco et ses collègues ont mis en place : « L’objectif de l’étude ComPaRe Endométriose est de rassembler 5000 patientes partout en France, en métropole comme en outre-mer, pour disposer d’une très grande diversité de profils. » https://www.aphp.fr/actualite/participez-la-cohorte-compare-endometriose
    C’est important de participer et d’essayer d’accélérer la recherche sur cette maladie pourtant si répandue.
    Encore une fois merci pour ton témoignage !

  2. J’ai découvert seulement très récemment que la pilule avait été une très mauvaise expérience pour de nombreuses femmes… Je la prends depuis mes 15 ans, soit presque 10 ans maintenant (j’en ai 24) et en ne l’ayant arrêtée qu’une fois, seulement l’espace de quelques mois. C’est une pilule micro-dosée que je prends en continu mais la dernière semaine de la plaquette est constituée de placebo – ce qui explique que j’aie toujours mes règles je suppose? Je suis très étonnée de lire que la pilule en continu peut supprimer les règles (comme quoi, on est quand même très mal informés sur le sujet…). Je la prends uniquement pour des raisons contraceptives mais j’ai toujours été incroyablement en paix avec ma pilule, qui ne m’a apporté que des choses positives et agréables en termes de régulation du cycle et de diminution de la douleur (elle n’a jamais été très forte chez moi, mais maintenant elle est quasi inexistante). Je n’ai jamais noté d’effets secondaires, elle me paraît simplement faire partie de moi et de mon corps désormais. Je me rends compte que j’ai beaucoup de chance que les choses se soient passées si facilement pour moi… J’entends très souvent autour de moi qu’il faudrait que je songe à changer de méthode contraceptive parce que la pilule n’est pas bonne pour moi, pas naturelle, et je commence à me poser des questions du coup. Pourtant je me sens très bien comme ça, alors je ne sais pas trop quoi en penser!

    • Je suis dans le même cas que Julie (avec une bonne dizaine d’années de plus ;-) ) et je mesure notre chance quand je lis ton expérience !! Et comme tu le précises, tu as la chance d’avoir un excellent suivi, et une prise au sérieux de tes symptômes et douleurs, ce n’est certainement pas le cas partout !
      Merci d’évoquer ce sujet, c’est très important d’en parler, et j’estime qu’il faut que le tabou sur les règles et la santé gynécologique des femmes cesse au plus vite!
      J’ai lu une fois que si l’endométriose était une maladie masculine, il y a belle lurette qu’elle serait efficacement traitée, et je pense malheureusement qu’il y a du vrai là-dedans.

  3. Ton parcours c’est aussi le mien. A 17 ans j’ai pris la pilule pour la première fois parce que mes règles n’étaient pas régulières et étaient douloureuses. Après quelques années, les douleurs étaient toujours là et j’avais une forte douleur au côté droit. Après deux irm on m’a trouvé un kyste et un début d’endometriose. Mon gyneco m’a donc prescrit une pilule pour ralentir les effets de l’endometriose. Je la prends depuis 4 ans et je n’ai plus de règles et presque plus de douleur. Malgré ça, j’ai des soucis certainement à cause de mon anxiété comme des douleurs d’estomac et de l’urticaire ou même des taches de cholestérol alors que je n’en ai pas, qui peuvent aussi être liés…

    • Bonjour Marion
      les douleurs gastriques sont peut-être liées à l’endométriose en réalité – c’est un des grands symptomes de cette maladie. Essayez de trouver un nutritionniste spécialisé, car moi j’ai épuisé 3 gastro-entérologues sur le sujet qui finissaient par me dire « c’est l’anxiété » sans bien sur me proposer de traitement… et en fait non! Il y a des choses à faire mais ils ne connaissent pas vraiment cette maladie (ça me met en colère ce temps perdu!!)
      bon courage à vous
      (il y a des noms de spécialiste sur le site « endo france »)

  4. Je te remercie de partager ton expérience, et je suis désolée d’apprendre que tu souffres d’endométriose, car je sais à quel point c’est douloureux et difficile à diagnostiquer.
    Personnellement, j’ai souffert le martyre de douleurs intenses lors de mes règles, et j’ai souffert de dysménorrhée toute ma vie, j’en souffre encore si je suis stressée, et jamais rien n’a marché, bien que j’ai essayé toute sorte de traitements alternatifs (naturopathie, diverses méthodes contraceptives, etc.)
    Force est de constater que j’ai dû me résoudre à avoir recours à des antalgiques, voire des anti-inflammatoires que j’ai récemment découverts et qui sont spécialement destinées aux douleurs de règles. Cela m’a beaucoup aidé lors de douleurs intenses.
    J’ai comme toi opté pour une micro-pilule et je ne le regrette pas, c’est en ce qui me concerne la solution qui me convient le mieux.
    Et pour répondre à ta question: non, mes douleurs n’ont jamais été prises au sérieux et je trouve qu’il est dommage que ce problème soit pris autant à la légère, étant donné la souffrance que j’ai ressenti toute ma vie.
    J’ai appris à vivre avec et dans le meilleur des cas c’est une bouillotte sur le ventre, au pire, des antalgiques. Pour tout te dire, je me suis rendu compte que ma dysménorrhée était équivalente aux douleurs de suite de couches que j’ai éprouvées après avoir eu mes filles, c’est dire si elles étaient intenses.
    Mais pour finir sur une note positive: j’ai donné naissances à des jumelles qui ont aujourd’hui 9 ans, et je me dis que malgré tout ce que j’ai pu subir, mon combat n’aura pas été vain… J’espère vraiment pour elles qu’elles ne souffriront pas autant que moi une fois qu’elles arriveront à l’âge adulte, et que le problème sera mieux pris en charge.
    Merci d’avoir partagé ton expérience et bonne chance pour la suite!

  5. Coucou,
    Merci pour ton témoignage qui me fait chaud au cœur… je n’ai pas encore de diagnostic mais souffre de fortes douleurs et j’ai aussi arrêté la pilule pour plus de naturel… malheureusement, osciller entre « je choisis de souffrir » et « je choisis de prendre des hormones en continu » est très difficile à vivre : culpabilisant ou douloureux… Bientôt j’aurai mon diagnostic, et je me dis que si c’est confirmé, il faudra que je choisisse. Je me sens (un tout petit peu) moins seule. Merci.

  6. De mon côté j’ai super bien supporté ma premiere pilule, je la prenais principalement pour l’acné et les douleurs pré-menstruelle plutôt conséquentes, mais j’ai du changé avec les soupçons qu’il y a eu concernant certains pilules. J’ai donc changé et sans le savoir elle m’allait vraiment moins bien. J’ai pris du poids et l’acné est revenu en masse ! J’ai mi du temps a découvrir que cela venait de ma pilule. Donc j’a tout stoppé et depuis ca va beaucoup mieux ! Pour le moment je ne pense pas reprendre la pilule un jour comme je débrouille très bien sans, mais si jamais je dois la reprendre je le ferais comme ca m’a bien sauvé la vie quand même à une époque :)

  7. Merci pour ton témoignage. Ca n’a pas dû être facile d’écrire cet article, mais il va certainement en aider plus d’une. Tu es une perle ;)

  8. Merci beaucoup pour cet article Victoria, il contribue à libérer la parole, lever le tabou et informer sur un sujet qui se trouve au cœur de la vie des femmes.

    Merci pour ce témoignage ! :)

  9. Bonjour Victoria, merci pour ton article ! As tu déjà pensé à prendre du CBD ? Le canabidiol a des propriétés anti-inflammatoires et fonctionne comme un anti-douleur. Sans THC, il ne provoque pas d’effet planant. J’en ai commandé pour essayer, mais je voulais avoir ton avis. Qu’en penses tu ?

    • Bonjour Agathe !

      Je m’y intéresse aussi depuis quelques mois ! Je n’ai pas encore pris le temps de vraiment me renseigner pour voir ce que je peux trouver par chez moi en termes de marques, mais en tous cas je ne suis pas contre l’idée de tester. En revanche cela ne peut pas vraiment remplacer un traitement hormonal sur le contrôle du développement des lésions, un peu comme tous les remèdes naturels !

  10. Merci pour ton témoignage, tu as raison c’est important d’en parler. C’est incroyable, encore que… elles sont hystériques les femmes c’est bien connu, qu’on laisse des millions de femmes souffrir dans l’indifférence.
    J’ai pour ma part beaucoup de chance avec la pilule. Les choses se sont gâtées avec mon 1er stérilet hormonal ça a été catastrophique, il m’a fallu 2-3 ans pour m’en remettre. Néanmoins je sais être chanceuse, car j’ai peu souffert de mes règles en dehors de cette courte période. Je croise les doigts !
    En revanche, ma fille devrait bientôt avoir ses 1ères règles, et grâce aux nombreux témoignages que j’ai pu lire, j’espère être attentive et être en mesure de l’accompagner si ça se passe différemment pour elle !

  11. Hello !
    Merci pour cet article très intéressant. La pilule n’est pas très naturelle, certes, mais on a la chance de pouvoir accéder à ce moyen contraceptif pratique, il faut bien l’avouer. Perso, j’ai pris la pilule pendant 20 ans et cela m’a permis d’avoir des règles beaucoup moins douloureuses et surtout nettement moins abondantes. Attention toutefois pour celles qui optent pour des génériques : il faut toujours prendre la même marque de générique, parce que naviguer de l’une à une autre tous les 3 mois impliquent un changement de dosage, minime, certes, mais qui détraque notre corps. J’en ai fait l’expérience…
    Bonne journée bises.

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