Pourquoi j’ai repris la pilule

Depuis la vague médiatique qui a dénoncé les risques cardiovasculaires de la pilule il y a quelques années, la première méthode de contraception de France n’est plus très bien perçue par les femmes d’aujourd’hui, qui la délaissent en masse: 36,5% d’utilisatrices en 2016 contre 45% en 2010.

Pourquoi s’imposer un médicament aux nombreuses conséquences indésirables, alors que des méthodes plus « naturelles » existent ? La question méritait d’être posée.

Ce mouvement a fait beaucoup de bruit à l’époque dans la sphère des blogs, sans doute parce qu’il résonnait avec la sensibilité « healthy » alors en plein essor, et les prémices du renouveau féministe. Moi-même, alors en pleine transformation vers un mode de vie plus sain, j’ai décidé d’arrêter ma pilule, dont les effets secondaires étaient pénibles, pour revenir à mon cycle naturel.

Pourtant, en condamnant « la pilule » comme un tout, la presse et l’opinion publique (moi incluse) ont fait un petit raccourci. Il existe en effet plusieurs types de pilules, basés sur des hormones différentes, avec des actions physiologiques variées. Pour cette raison, elles n’ont pas toutes le même type de risques ou d’effets indésirables – le problème cardiovasculaire, par exemple, ne concerne pas les pilules qui ne contiennent pas d’oestrogènes.

Mieux encore, outre bien sûr leur action contraceptive sûre, certaines d’entre elles peuvent être des alliées de la santé gynécologique, notamment dans le cas de crampes menstruelles douloureuses et pathologies liées – à condition bien sûr d’un diagnostic et d’un suivi adaptés. N’est-il pas dommage de l’oublier ?

Pour éclairer cette autre facette du fameux petit comprimé, et à l’occasion du mois de l’endométriose, j’ai pensé qu’il était temps de partager mon parcours des douze dernières années – de ma première expérience (très insatisfaisante) de la pilule jusqu’à ma situation actuelle, de nouveau sous traitement hormonal, en passant par une longue période de rejet absolu.

Il m’est toujours difficile de parler de ma vie privée aussi intimement, mais le témoignage des femmes autour des problèmes de dysménorrhées est essentiel pour que petit à petit, nous puissions être écoutées et prises au sérieux par l’ensemble du milieu médical – ainsi que pour inciter toutes celles qui souffrent à ne pas le faire en silence.

Bien sûr, chaque cas est différent. Loin de moi l’idée de promouvoir la pilule comme solution miracle universelle: mon diagnostic ne sera pas forcément le vôtre, ce qui marche pour moi ne correspondra pas nécessairement à toutes les situations, et mes décisions ne sont nullement un modèle à suivre. J’ai aussi la chance d’avoir reçu un excellent suivi, ce qui n’est malheureusement pas le cas pour tout le monde.

Néanmoins, j’espère que mon histoire, un peu à contre courant du mouvement actuel, pourra vous apporter des pistes de réflexion si vous êtes sujettes aux mêmes maux que moi, et peut-être habitées des préjugés qui étaient les miens. Parfois, ne pas souffrir est plus important que tout – et nous le valons bien !

crampes-menstruelles-endometriose-pilule

MA PREMIÈRE EXPÉRIENCE DE LA PILULE

J’ai commencé à prendre la pilule à 18 ans, suite à un épisode de douleurs menstruelles si intenses que mes parents avaient dû m’amener aux urgences. Les différents examens n’ayant rien décelé d’anormal, on m’a simplement conseillé une contraception hormonale, qui m’éviterait les crampes utérines dont je souffrais deux fois par mois depuis plusieurs années.

À l’époque, la gynécologue m’a prescrit une pilule combinée (oestro-progestative) mini-dosée, donc plus chargée en hormones que la pilule micro-dosée qui se prescrivait plus couramment, car cette dernière n’avait pas les mêmes effets sur la menstruation – moins douloureuse, moins abondante et plus courte avec mon traitement.

Malheureusement, malgré deux changements de marques destinés à trouver une meilleure compatibilité, je ne l’ai jamais bien supportée.

Les deux points positifs ont été effectivement une diminution de mes dysménorrhées (toujours présentes, mais moins fortes) et une clarification de ma peau, qui était superbe.

J’ai eu droit en revanche à une panoplie d’effets secondaires assez problématiques, notamment une prise de poids conséquente (je suis passé de 54 à 62 kilos), des nausées matinales presque quotidiennes, une poitrine toujours douloureuse, et plus globalement une sorte de mal-être physique constant – je me sentais lourde, gonflée, comme comprimée dans un étau.

Lassée de mon état, j’ai fini par abandonner spontanément ma pilule en 2012. Je préférais encore souffrir que continuer ce traitement qui ne me convenait pas du tout.

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MES ANNÉES SANS PILULE

Pendant les premiers mois, la vie sans pilule a été une vraie renaissance: je me suis sentie plus légère, j’ai perdu tout le poids que j’avais pris, et j’ai appris à mieux connaître le fonctionnement de mon corps en vivant mes règles plus naturellement !

Le seul bémol était l’état de ma peau, devenue acnéique, et très longue à rééquilibrer – mais j’y voyais une étape inévitable de ma libération.

Au fil des années, toutefois, les douleurs utérines qui étaient restées assez supportables juste après l’arrêt sont revenues à pleine puissance.

Chaque mois, au moment de mes règles, je me gavais d’antalgiques et anti-inflammatoires pendant trois jours – sans compter les douleurs d’ovulation, souvent assez débilitantes également. Parfois, je prenais mes comprimés trop tard, quand l’inflammation était déjà intense, et ils ne fonctionnaient pas, ou avec deux heures de retard – dans ces cas-là, je ne pouvais rien faire d’autre que de me tortiller dans mon lit en agrippant le matelas de toutes mes forces jusqu’à ce que cela passe.

Il y a eu des matins où, réveillée par l’arrivée de mes règles, j’avais si mal que je devais ramper et m’accrocher aux murs pour arriver jusqu’à la cuisine, puis chercher ma boîte d’ibuprofène fébrilement en essayant de ne pas m’évanouir, ou vomir. Il y a eu ce soir, aussi, où partie seule en voyage pour une convention dans une toute petite ville d’Angleterre, je me suis retrouvée bêtement avec mes règles et sans aucun antalgique à une heure où tout était déjà fermé. J’ai vécu un enfer – toute la nuit à trembler, être malade et pleurer de douleur jusqu’à m’endormir d’épuisement à l’aube.

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LA DÉCOUVERTE DE MON ENDOMÉTRIOSE

Ce dernier épisode a commencé à tirer la sonnette d’alarme pour moi. Ayant entendu parler de l’endométriose, une pathologie encore mal connue et pourtant assez répandue (1 à 2 femmes sur 10), j’ai suspecté que, peut-être, mes douleurs n’étaient pas tout à fait normales. Je ne voyais pas néanmoins l’intérêt de consulter à ce sujet puisque, je le savais, le traitement qu’on allait me proposer serait de reprendre la pilule – et en regard de mon expérience passée, c’était hors de question.

Au fil des mois, ma réflexion a avancé. J’avais envie, quelque part, d’être sûre – besoin de voir ma douleur « reconnue » officiellement, comme si un diagnostic médical allait légitimer mes ressentis et m’enlever une certaine culpabilité (peut-être que j’exagérais ? peut-être que j’étais juste plus délicate que les autres ?).

L’idée de dépendre autant des anti-inflammatoires, au point d’en consommer aussi régulièrement (ce qui n’est pas idéal pour la santé) pendant encore vingt ans ne me plaisait pas du tout non plus.

Il y avait bien des petits remèdes naturels d’appoint (notamment la tisane de sauge, les compléments alimentaires…), mais ils n’étaient pas suffisants. Les autres techniques alternatives (acupuncture, relaxation…), quant à elles, ne rentraient pas forcément dans mon budget, ou allaient contre ma sensibilité (la phobie du courant électrique n’est pas pratique pour l’électrothérapie !).

J’ai donc fini par passer une IRM pelvienne, qui a confirmé mon intuition. Celle-ci a décelé deux lésions endométriosiques: l’une sur mon ovaire gauche, et l’autre sous péritonéale. Heureusement, ces atteintes étant toutes deux assez petites, il ne s’agit que d’une endométriose légère.

J’ai eu l’immense chance d’être recommandée ici à Amsterdam à une gynécologue très compétente et bien informée sur la question, qui m’a prise en charge de façon complète: examen sanguin (pour le dosage du CA-125, qui était bien supérieur au taux normal chez moi), échographies à différents moments de mon cycle pour observer l’évolution des lésions…

Elle m’a aussi informée honnêtement sur le peu de connaissances scientifiques actuelles autour de cette maladie, et sur le choix très limité de traitements disponibles: dans ma situation, seule la prise d’une pilule hormonale était envisageable. Cela n’allait pas me guérir, mais il y avait de grandes chances que cela empêche le développement des lésions (qui autrement ont tendance à s’étendre avec les années), voire les réduise.

En tenant compte de ma mauvaise expérience, elle m’a proposé une pilule très légère mais bien adaptée à mon cas: une micro-progestative pure au desogestrel (sans oestrogènes, donc sans risque cardiovasculaire, peu d’effets indésirables…), à prendre en continu pour espérer supprimer mon ovulation et mes règles.

Très réfractaire au départ, j’ai fini par accepter d’au moins essayer le traitement durant quelques mois, pour voir s’il me convenait. L’idée de laisser mes lésions empirer sans rien faire me semblait une alternative peu alléchante…

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UNE RÉADAPTATION COMPLIQUÉE AUX HORMONES

Malgré une nette diminution de mes douleurs, les deux-trois premiers mois de retour à la pilule ont été tellement éprouvants que j’ai failli abandonner.

Sur mon terrain déjà naturellement enclin à l’acné hormonale, la progestérone a provoqué une poussée de boutons partout sur mon visage, mais aussi sur mon décolleté et mon dos, ce qui n’était déjà pas très agréable.

Moi qui avais toujours eu des règles ultra régulières, j’ai aussi commencé à saigner très souvent durant des périodes de plusieurs jours complètement aléatoires, parfois presque aussi abondamment que lors de vraies menstruations, ce qui m’a beaucoup fatiguée.

Surtout, la pilule a fortement affecté mon humeur: je me sentais tout le temps très triste, je pleurais presque tous les jours, je n’avais envie de rien, j’étais irritable… J’ai d’abord cru à une simple déprime saisonnière (nous étions en novembre) mais le changement radical et très inhabituel chez moi m’a surprise, et j’ai fini par remarquer qu’il coïncidait avec le début du traitement.

Deux mois moroses plus tard, lors de mon rendez-vous de suivi avec la gynécologue, je lui ai exposé ces possibles effets secondaires. Elle les a pris tout à fait au sérieux et m’a demandé d’attendre encore quelques jours pour voir si mon état ne s’améliorait pas (l’adaptation peut prendre jusqu’à trois mois), auquel cas nous chercherions bien sûr une autre solution.

En parallèle, avec une nouvelle échographie et un nouveau dosage sanguin, elle a pu déterminer que ma pilule avait déjà des effets bénéfiques sur l’endométriose: ma lésion ovarienne apparaissait légèrement plus petite, et mon taux de CA 125 était redescendu. C’était une très bonne nouvelle, qui m’a convaincue de suivre son conseil et persister encore quelques semaines avant de m’avouer vaincue.

Enfin, 15 jours plus tard, j’ai commencé à me sentir mieux. J’ai retrouvé mon humeur habituelle, j’ai eu de moins en moins de saignements, et la quantité de boutons de mon visage est redevenue plutôt normale. Au fil des mois suivants, mes règles se sont même spontanément arrêtées.

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MA NOUVELLE VIE SANS DOULEURS (OU PRESQUE)

Bientôt un an et demi après mon retour à la pilule, je ne regrette vraiment pas d’avoir pris cette décision, malgré mon rejet initial: le traitement me convient finalement très bien, et ma qualité de vie s’est infiniment améliorée !

La suppression de mes règles a été une bénédiction: depuis l’été 2018 je n’ai quasiment plus eu de saignements à gérer, et j’ai dit adieu aux atroces crampes menstruelles qui me gâchaient plusieurs jours par mois. En conséquence, je ne prends presque plus jamais d’ibuprofène, et c’est tant mieux !

Je ne peux pas dire que mes douleurs aient entièrement disparu, puisque toute réaction inflammatoire de mon organisme (et j’en ai beaucoup à cause de mes intolérances digestives) entraine aussi une sensibilisation de mon utérus – par exemple, si je mange trop d’aliments problématiques (blé, lait de vache, sucre, alcool…), j’aurai mal au ventre et des pseudo crampes menstruelles le lendemain. Je ressens aussi une légère tension lors de la période qui correspondrait en théorie à mes règles.

Cela dit, ces contractions sont infiniment moins puissantes que ce que je connaissais avant mon traitement, et donc supportables pour moi, qui ai connu bien pire – rien de très agréable, mais rien d’handicapant non plus, loin de là.

Par ailleurs, la pilule n’a plus de conséquence négative notoire sur ma vie. Mes cheveux regraissent certes plus vite qu’avant, j’ai toujours quelques petits boutons sur le visage et le haut du buste, mais ce n’est pas très grave – du moins, les avantages en termes de souffrance compensent ces petits aléas à mes yeux. Je n’ai pas spécialement grossi, je n’ai pas de sensation de mal-être physique – bref, je ne peux pas me plaindre !

Je trouve aussi que son mode de prise est suffisamment souple pour ne pas me créer de contraintes particulières, ni de charge mentale: le délai d’oubli étant de 12 heures, c’est très relax.

Bref, mon traitement est devenu pour moi un simple geste automatique, qui m’aide beaucoup sans se faire remarquer – et c’est exactement ce qu’on lui demande. Espérons que cela dure !

***

La pilule a-t-elle été une bonne ou une mauvaise expérience pour vous ?
Si vous souffrez de dysménorrhées, avez-vous envisagé cette solution ?
Avez-vous l’impression que vos douleurs sont prises au sérieux ?

NB: Je pars ce matin en direction d’Edimbourg pour un événement spécial avec Diana Gabaldon ! Si le temps me manque, je vous lirai et vous répondrai le cas échéant une fois que je serai plus disponible. En attendant, retrouvez-moi en stories sur Instagram pour suivre mon voyage !

100 commentaires

  1. Salut,
    Moi-même je suis passée par l’abandon et la reprise de la pilule suite à la découverte de l’endométriose. J’ai même été hospitalisée pour « appendicite » et en m’ouvrant le ventre ils ont découvert que c’etait l’endométriose…
    Je pense que dans notre cas c’est important de préciser qu’il ne s’agit pas de la pilule au sens contraceptif du terme mais d’un vrai traitement sans lequel il y a risque de développement de tumeurs et éventuellement de stérilité. Merci de partager ton histoire, il faut vraiment que les femmes arrêtent de souffrir et comprennent leurs corps, il y en a trop encore qui sont méprisées et mal diagnostiquées ! 😢
    Je partage aussi ce lien vers une étude sur internet que mon gynéco et ses collègues ont mis en place : « L’objectif de l’étude ComPaRe Endométriose est de rassembler 5000 patientes partout en France, en métropole comme en outre-mer, pour disposer d’une très grande diversité de profils. » https://www.aphp.fr/actualite/participez-la-cohorte-compare-endometriose
    C’est important de participer et d’essayer d’accélérer la recherche sur cette maladie pourtant si répandue.
    Encore une fois merci pour ton témoignage !

  2. J’ai découvert seulement très récemment que la pilule avait été une très mauvaise expérience pour de nombreuses femmes… Je la prends depuis mes 15 ans, soit presque 10 ans maintenant (j’en ai 24) et en ne l’ayant arrêtée qu’une fois, seulement l’espace de quelques mois. C’est une pilule micro-dosée que je prends en continu mais la dernière semaine de la plaquette est constituée de placebo – ce qui explique que j’aie toujours mes règles je suppose? Je suis très étonnée de lire que la pilule en continu peut supprimer les règles (comme quoi, on est quand même très mal informés sur le sujet…). Je la prends uniquement pour des raisons contraceptives mais j’ai toujours été incroyablement en paix avec ma pilule, qui ne m’a apporté que des choses positives et agréables en termes de régulation du cycle et de diminution de la douleur (elle n’a jamais été très forte chez moi, mais maintenant elle est quasi inexistante). Je n’ai jamais noté d’effets secondaires, elle me paraît simplement faire partie de moi et de mon corps désormais. Je me rends compte que j’ai beaucoup de chance que les choses se soient passées si facilement pour moi… J’entends très souvent autour de moi qu’il faudrait que je songe à changer de méthode contraceptive parce que la pilule n’est pas bonne pour moi, pas naturelle, et je commence à me poser des questions du coup. Pourtant je me sens très bien comme ça, alors je ne sais pas trop quoi en penser!

    • Je suis dans le même cas que Julie (avec une bonne dizaine d’années de plus ;-) ) et je mesure notre chance quand je lis ton expérience !! Et comme tu le précises, tu as la chance d’avoir un excellent suivi, et une prise au sérieux de tes symptômes et douleurs, ce n’est certainement pas le cas partout !
      Merci d’évoquer ce sujet, c’est très important d’en parler, et j’estime qu’il faut que le tabou sur les règles et la santé gynécologique des femmes cesse au plus vite!
      J’ai lu une fois que si l’endométriose était une maladie masculine, il y a belle lurette qu’elle serait efficacement traitée, et je pense malheureusement qu’il y a du vrai là-dedans.

    • La meilleure contraception est celle qui vous convient !
      Par contre les saignements lors de la dernière semaine de plaquette qui ne contient que des placebo, ce ne sont pas des règles mais des saignements de privation liés à l’arrêt des hormones. C’est pour ça qu’on peut être enceinte sous pilule et ne pas s’en rendre compte puisque l’on pense avoir ses règles.
      Quant à enchaîner des plaquettes pour ne pas avoir ses règles, ce sont des plaquettes sans la semaine placebo. En outre, il faudrait dire « pour ne pas avoir de saignements (de privation) » pour éviter la confusion avec les « vraies » règles. Puisque la pilule bloque l’ovulation, il ne peut pas y avoir de règles.
      Voilà. Sinon je maintiens que c’est bien de s’informer mais que les contraceptifs non hormonaux sont moins nombreux et souvent moins efficaces (hormis le diu cuivre mais qui n’est pas bien toléré par tout le monde, ou la stérilisation volontaire qui est un peu radicale si l’on souhaite avoir des enfants ;) ).

  3. Ton parcours c’est aussi le mien. A 17 ans j’ai pris la pilule pour la première fois parce que mes règles n’étaient pas régulières et étaient douloureuses. Après quelques années, les douleurs étaient toujours là et j’avais une forte douleur au côté droit. Après deux irm on m’a trouvé un kyste et un début d’endometriose. Mon gyneco m’a donc prescrit une pilule pour ralentir les effets de l’endometriose. Je la prends depuis 4 ans et je n’ai plus de règles et presque plus de douleur. Malgré ça, j’ai des soucis certainement à cause de mon anxiété comme des douleurs d’estomac et de l’urticaire ou même des taches de cholestérol alors que je n’en ai pas, qui peuvent aussi être liés…

    • Bonjour Marion
      les douleurs gastriques sont peut-être liées à l’endométriose en réalité – c’est un des grands symptomes de cette maladie. Essayez de trouver un nutritionniste spécialisé, car moi j’ai épuisé 3 gastro-entérologues sur le sujet qui finissaient par me dire « c’est l’anxiété » sans bien sur me proposer de traitement… et en fait non! Il y a des choses à faire mais ils ne connaissent pas vraiment cette maladie (ça me met en colère ce temps perdu!!)
      bon courage à vous
      (il y a des noms de spécialiste sur le site « endo france »)

      • Bonjour Chloe,
        Merci pour ton commentaire et ton conseil. Effectivement, on me dit souvent que c’est l’anxiété mais c’est fatiguant d’entendre ça. Je vais me renseigner. Merci beaucoup

  4. Je te remercie de partager ton expérience, et je suis désolée d’apprendre que tu souffres d’endométriose, car je sais à quel point c’est douloureux et difficile à diagnostiquer.
    Personnellement, j’ai souffert le martyre de douleurs intenses lors de mes règles, et j’ai souffert de dysménorrhée toute ma vie, j’en souffre encore si je suis stressée, et jamais rien n’a marché, bien que j’ai essayé toute sorte de traitements alternatifs (naturopathie, diverses méthodes contraceptives, etc.)
    Force est de constater que j’ai dû me résoudre à avoir recours à des antalgiques, voire des anti-inflammatoires que j’ai récemment découverts et qui sont spécialement destinées aux douleurs de règles. Cela m’a beaucoup aidé lors de douleurs intenses.
    J’ai comme toi opté pour une micro-pilule et je ne le regrette pas, c’est en ce qui me concerne la solution qui me convient le mieux.
    Et pour répondre à ta question: non, mes douleurs n’ont jamais été prises au sérieux et je trouve qu’il est dommage que ce problème soit pris autant à la légère, étant donné la souffrance que j’ai ressenti toute ma vie.
    J’ai appris à vivre avec et dans le meilleur des cas c’est une bouillotte sur le ventre, au pire, des antalgiques. Pour tout te dire, je me suis rendu compte que ma dysménorrhée était équivalente aux douleurs de suite de couches que j’ai éprouvées après avoir eu mes filles, c’est dire si elles étaient intenses.
    Mais pour finir sur une note positive: j’ai donné naissances à des jumelles qui ont aujourd’hui 9 ans, et je me dis que malgré tout ce que j’ai pu subir, mon combat n’aura pas été vain… J’espère vraiment pour elles qu’elles ne souffriront pas autant que moi une fois qu’elles arriveront à l’âge adulte, et que le problème sera mieux pris en charge.
    Merci d’avoir partagé ton expérience et bonne chance pour la suite!

  5. Coucou,
    Merci pour ton témoignage qui me fait chaud au cœur… je n’ai pas encore de diagnostic mais souffre de fortes douleurs et j’ai aussi arrêté la pilule pour plus de naturel… malheureusement, osciller entre « je choisis de souffrir » et « je choisis de prendre des hormones en continu » est très difficile à vivre : culpabilisant ou douloureux… Bientôt j’aurai mon diagnostic, et je me dis que si c’est confirmé, il faudra que je choisisse. Je me sens (un tout petit peu) moins seule. Merci.

  6. De mon côté j’ai super bien supporté ma premiere pilule, je la prenais principalement pour l’acné et les douleurs pré-menstruelle plutôt conséquentes, mais j’ai du changé avec les soupçons qu’il y a eu concernant certains pilules. J’ai donc changé et sans le savoir elle m’allait vraiment moins bien. J’ai pris du poids et l’acné est revenu en masse ! J’ai mi du temps a découvrir que cela venait de ma pilule. Donc j’a tout stoppé et depuis ca va beaucoup mieux ! Pour le moment je ne pense pas reprendre la pilule un jour comme je débrouille très bien sans, mais si jamais je dois la reprendre je le ferais comme ca m’a bien sauvé la vie quand même à une époque :)

  7. Merci pour ton témoignage. Ca n’a pas dû être facile d’écrire cet article, mais il va certainement en aider plus d’une. Tu es une perle ;)

  8. Merci beaucoup pour cet article Victoria, il contribue à libérer la parole, lever le tabou et informer sur un sujet qui se trouve au cœur de la vie des femmes.

    Merci pour ce témoignage ! :)

  9. Bonjour Victoria, merci pour ton article ! As tu déjà pensé à prendre du CBD ? Le canabidiol a des propriétés anti-inflammatoires et fonctionne comme un anti-douleur. Sans THC, il ne provoque pas d’effet planant. J’en ai commandé pour essayer, mais je voulais avoir ton avis. Qu’en penses tu ?

    • Bonjour Agathe !

      Je m’y intéresse aussi depuis quelques mois ! Je n’ai pas encore pris le temps de vraiment me renseigner pour voir ce que je peux trouver par chez moi en termes de marques, mais en tous cas je ne suis pas contre l’idée de tester. En revanche cela ne peut pas vraiment remplacer un traitement hormonal sur le contrôle du développement des lésions, un peu comme tous les remèdes naturels !

      • Bonjour,
        Je découvre ton post avec un certain retard. Atteinte d’une endometriose sévère depuis de nombreuses, je suis spécialistes de « tout ce qu’on peut faire pour essayer de clamer les douleurs ». Je travaille en Suisse où nous avons aussi accès au CBD un peu partout. J’ai donc essayé de le fumer (ancienne tabagique) et les tisanes mais malheureusement sans aucun effet sur les douleurs. Si l’une d’entre vous à un retour positif sur cette substance je suis prête à l’entendre. Peut-être une autre façon de le prendre pourrait-elle changer la donne?
        Pour les autres thérapies qui ont bien fonctionné chez moi, il y a l’acupuncture et l’ostéopathie. J’ai une fantastique ostéopathe depuis quelques semaines qui travaille « en interne » (légal en Suisse) et ça a franchement révolutionné ma vie! Le travail sur la respiration type méditation a aussi un effet positif et dans les petits trucs simples qui marchent bien aussi c’est la bouillotte! Je ne m’en sépare jamais même au bureau :)
        Bon courage à vous toutes…

  10. Merci pour ton témoignage, tu as raison c’est important d’en parler. C’est incroyable, encore que… elles sont hystériques les femmes c’est bien connu, qu’on laisse des millions de femmes souffrir dans l’indifférence.
    J’ai pour ma part beaucoup de chance avec la pilule. Les choses se sont gâtées avec mon 1er stérilet hormonal ça a été catastrophique, il m’a fallu 2-3 ans pour m’en remettre. Néanmoins je sais être chanceuse, car j’ai peu souffert de mes règles en dehors de cette courte période. Je croise les doigts !
    En revanche, ma fille devrait bientôt avoir ses 1ères règles, et grâce aux nombreux témoignages que j’ai pu lire, j’espère être attentive et être en mesure de l’accompagner si ça se passe différemment pour elle !

  11. Hello !
    Merci pour cet article très intéressant. La pilule n’est pas très naturelle, certes, mais on a la chance de pouvoir accéder à ce moyen contraceptif pratique, il faut bien l’avouer. Perso, j’ai pris la pilule pendant 20 ans et cela m’a permis d’avoir des règles beaucoup moins douloureuses et surtout nettement moins abondantes. Attention toutefois pour celles qui optent pour des génériques : il faut toujours prendre la même marque de générique, parce que naviguer de l’une à une autre tous les 3 mois impliquent un changement de dosage, minime, certes, mais qui détraque notre corps. J’en ai fait l’expérience…
    Bonne journée bises.

  12. « Peut-être que j’exagérais ? peut-être que j’étais juste plus délicate que les autres ? »

    Je me suis longtemps posé cette question. Après moult RDV médicaux, moult passages aux urgences, … Et pour seule réponse « Toutes les femmes souffrent.
    Finalement, je suis atteinte d’endométriose. Les maux restent. Mais le DIU hormonal me soulage et je revis.

    Oh, j’aimerais me passer d’hormones. Mais je ne peux pas. C’est comme ça…

  13. Merci Victoria de parler de ce sujet tellement intime mais si important. Je suus également atteinte d’endometriose, a un stade peu avancé (pas de problèmes de fertilité par exemple) mais suffisant pour en souffir, m’a gyneco m’a expliqué qu’il n’y avait aucun lien entre l’étendue des lesions et l’intensité des douleurs, mais je crois que toutes celles qui on vécu ces douleurs se demandent parfois si « elles n’exagèrent pas »
    Pour ma part j’ai fait le choix de l’implant contraceptif pour soulager les douleurs et mon corps reagit de manière a ce que je n’aie plus mes règles, le bonheur !
    Et encore merci pour tout ton travail, tes articles de qualité et ta simplicité!

  14. Coucou,
    J’ai longtemps pris la pilule par « confort » : j’ai eu mes règles très tôt (12 ans!) Et de suite des problèmes sont apparus. J’ai dû commencer à prendre la pilule car on suspectais un kyste ovarien et j’ai du me faire opérer. Ce n’était pas ça et on m’a enlevé les trompes. Du coup je ne devais plus prendre la pilule puisque mécaniquement je ne peux pas tomber enceinte. Mais je trouvais ça plus confortable de savoir (et choisir) quand j’allais avoir les règles.
    Quand j’ai eu +-20 ans, j’ai arrêté la pilule (pour les questions dont on a toutes entendu parler).
    Quelques années plus tard (il y a 3 ans et demi), ma gynécologue m’a parlé d’endometriose. Et l’IRM l’a confirmé. Pourtant je ne me reconnais pas dans les symptômes présentés… J’ai dû subir une opération pour enlever les sources d’endometriose. Avant cela, j’ai du reprendre une pilule. Elle était assez forte. Je l’avais prise quand j’avais 12 ans, je me souvenais du nom. Je ne me souvenais pas avoir eu d’effets secondaires. Comme toi, c’était à l’automne. Je me rappelle avoir aussi pleuré très souvent. Sans raisons. Je ne comprenais pas. Puis j’ai fait le rapprochement « mais ça fait 3 semaines que c’est comme ça,… Et un peu plus de 3 semaines que je prends la pilule ». Je suis allée voir la liste des effets secondaires et les symptômes de dépression en faisaient partie. J’ai téléphoné au gynécologue (qui etait celui qui allait m’operer, pas mon gynéco habituel)qui m’a simplement dit « oui c’est possible, il faut continuer, courage ». J’avais la haine. Je ne me suis pas du tout sentie soutenue.
    Après l’opération j’ai donc dû reprendre une contraception. J’ai un anneau qui diffuse en continu et il y a moins d’oscillation d’humeur que sous pilule. Mais je remarque quand même que quand je l’arrête et les 2-3 premiers jours des règles, j’ai une baisse de moral. Ma libido est en berne. J’ai repris lentement du poids (je fais du sport donc je pense que ça limite la casse… Mais dans l’adolescence j’avais pris plusieurs kilos assez vite).
    Malheureusement je ne peux pas arrêter sinon c’est la progression de la maladie assurée et je devrai encore le faire opérer un jour où l’autre. Parfois je me demande ce qui est le pire puisque je n’avais pas l’impression d’avoir les symptômes classiques de la maladie. Et d’un autre côté j’ai déjà subi 2 opérations gynécologiques, je ne voudrais pas d’une autre (et de 3 ou 4 autres petites cicatrices sur mon ventre).
    J’espère qu’on pourra trouver un traitement plus adapté.

  15. Merci pour cet article, je me suis beaucoup retrouvée dans tes mots.
    Cette année je prends la pilule depuis 10ans… triste anniversaire… J’y pense depuis début janvier, je culpabilise car pour l’instant on nous rabâche constamment la tête avec la pilule et surtout le fait de l’arrêter. Et je culpabilisais beaucoup à la prendre, c’est vrai que ça ne colle pas trop avec mes idées de transition écologique.
    Mais à chaque fois je me rappelle pourquoi j’ai commencé à la prendre, je tombais dans les pommes à chaque cycle à cause des douleurs des crampes, mes règles durait une dizaine de jours et j’avais l’impression de me vider de mon sang chaque moi… À l’époque (j’avais 15ans) mon médecin généraliste m’avait directement prescrit la pilule sans chercher à en savoir plus. Maintenant en entendant de plus en plus de choses par rapport à l’endometriose, je me dis qu’il faudrait peut être que j’aille faire des tests. Mais ça me fait un peu peur.
    En tout cas merci pour ton honnêteté et ta bienveillance.

  16. Bonjour Victoria ! Merci pour cet article intéressant. Alors moi je suis une pro STOP PILULE plutôt acharnée et têtue ! 😂 J’ai arrêté en mai 2018 après presque 10 ans sous pilule: prise de poids, migraines, fringales, acné, dépression, plus de libido. Bref un bonheur…
    Je n’en suis pas sortie indemne, j’ai connu 4 mois difficiles suite à cet arrêt. Mais je revis, je connais mon corps désormais (malgré la joie des douleurs menstruelles.)
    Je parle de mon expérience et des risques de la pilule à qui veut bien m’entendre et m’écouter. MAIS je crois qu’il est très important de ne culpabiliser personne sur ses choix. C’est un sujet intime pour toutes et je respecte profondément mes copines qui prennent la pilule. Évidemment j’ai été satisfaite de faire arrêter 2 copines qui ont pris conscience de symptômes qu’elles subissaient sans les lier à la pilule. Mais j’ai aussi des amies qui prennent la pilule juste parce que ça leur convient et c’est très bien. J’ai une amie qui est malheureusement obligée de prendre la pilule pour stabiliser ses cycles. Elle le subit mais comme toi, ça lui sauve la vie à bien des niveaux.
    Offrons la connaissance de nos possibilités et les multitudes de témoignages, chacune doit pouvoir se reconnaître et s’identifier à un discours qui lui parle et qui lui est propre. C’est la clé !
    Merci. :)

  17. L’article que j’attendais de lire depuis un moment …. pour ma part j’avais des doutes sur une endométriose depuis mon accouchement donc il y a5 ans env . Mais on m’a dit que c’était impossible la grossesse “guérit” l’endométriose… pourtant les douleurs étaient apparues après avoir eu ma fille .. tant pis j’ai laissé tombé et 3 ans edemi plus tard j’ai fait une fausse couche et les douleurs et symptômes se sont aggravés à chèques cycles… j’en ai parlé cette fois ci à mon médecin traitant qui m’a fait passé un irm. Effectivement endométriose situé en rétro utérin… je suis allée ensuite voir un gynécologue mais nous n’avons rien mis en place vu mon souhait été d’avoir un second enfant . 1 an edemi après ma fausse couche j’ai enfin réussi à être enceinte . Et donc me voilà actuellement enceinte , accouchement prévu pour août et je cherche des témoignages car après avoir lu tellement de choses sur la pillule je n’avais pas spécialement envie de la reprendre après . Mais comme toi je n’ai pas envie que la maladie continue à se développer partout .. et surtout plus envie de souffrir comme ça tous les mois .

  18. Merci pour ton témoignage….enfin on en parle, et c’est super. Les douleurs que tu décris, je me reconnais que trop bien dedans. Malheureusement je n’ai pas eu la même chance que toi côté écoute et prise en charge. Après 15 ans de douleurs et de mépris de la part des gynécos, le diagnostic est enfin tombé l’été dernier alors que he venais consulter pour 1 tendinite au poignet. Ce dernier m’ a ausculté et détecté 1 masse. Il m’ a donc prescrit les examens necessaires. Bilan => adenomyose et endometriose, les 2 à 1 stade très avancé, sans oublier 1 hematosalpinx, sinin ce ne serait pas drôle. On m’a directement mise sous decapeptyl ( menaupose artificielle ) pendant 6 mois et là je viens de subir 2 opérations en 3 semaines, dont une hysteroctomie quasi totale sous laparotomie. Je suis tombée sur 1 chirurgien compétent qui a fait ce qu’il a pu pour le préserver 1 maximum d’organes et m’éviter 1 stomie en passant olus de temps à retirer toutes les adhérences. Aujourd’hui, j’ai 40 ans, pas d’enfants, un passé de douleurs et d’angoisses conséquent….. mais je vais pouvoir aller de l’avant sereinement dorénavant.
    Souffrir pendant ses règles sans qu’aucun anti inflammatoires ne fassent effet n’est pas normal. Il faut consulter et changer de praticien si celui ci ne vous écoute pas.

    Encore Merci pour cet article.

  19. Merci pour ton post

    J ai également des problèmes depuis l arrêt de la pillule.

    J ai décidé d arrêter la pillule dans le cadre d un projet d enfants et rapidement j ai vu mes saignements augmenter très fortement au point qu un moins j en ai eu 20 jours et des jours sortir deux heures était compliqué…

    J’ ai subi un curetage parce que j avais des polypes, cause des saignements hors règles et empêchaient u une grossesse.

    J’ai eu un enfant et j’ai voulu voir si le problème était reglé mais pas du tout j’ai du subir un nouveau curetage avec une nouvelle anesthésie générale…

    Le spécialiste m a clairement indiqué que dans mon cas des hormones étaient nécessaires pour éviter que ça recommence mais j’ai du mal à passer le cap après 10 ans de pillule.

  20. Ah la pilule c’est un sujet qui me parle ! Comme toi j’ai commencé à 18 ans au départ pour mes boutons et puis comme contraception. J’avais la Diane 35 celle que tout le monde a pointé du doigt et même decommercialisee pendant un temps alors que moi je la « supportais » bien enfin je croyais. Il y a 2 ans et demi j’arrete La pilule pour tomber enceinte, 15 jours plus tard j’ai l’impression de revivre, d’etre moi à nouveau. J’etais bluffée ! Au point de me dire : plus jamais. Je suis tombée enceinte rapidement, après bébé j’ai laissé mon corps tranquille puis finalement j’ai opté pour le stérilet cuivre car trop de risque d’avoir 10x plus de boutons avec celui aux hormones et bien je ne regrette pas. Pendant 8 ans j’ai vécu sous hormones, avec des phases de tristesse limite dépression assez fortes, des sauts d’humeurs réguliers, des variations de poids…maintenant je connais mon cycle, je me sens bien. Par contre je suis d’accord, dans certains cas la pilule est très utile mais je pense qu’on a toujours l’impression que les gynécologues ne sont pas très à l’ecoute et qu’ils vont à la solution facile. C’est finalement ça le plus gênant, on devrait avoir un suivi médical irréprochable ce domaine est bien trop important pour les femmes pour qu’il soit aussi souvent « négligé ». Je parle même pas de la grossesse et de l’apres car c’est pas le sujet mais j’avoue que sur les 3/4 gynecos que j’ai eu seule celle que j’ai actuellement et qui a suivi ma grossesse a été un peu plus à l’ecoute. Je te souhaite que cet équilibre que tu as trouvé dure longtemps encore

  21. Merci pour ce témoignage ! pas facile de parler de sa vie intime et pourtant c’est nécessaire car on sait si peu de choses sur tout ça !
    Je réalise la chance que j’ai de ne pas avoir d’endométriose, ni des règles très douloureuses. Je n’ai pas eu de gros soucis avec ma pillule contrairement à ma petite soeur mais je l’ai arrêté quand meme depuis plusieurs années. Au départ mes règles étaient plus (+) douloureuse mais plus maintenant. J’envisage quand meme de la reprendre le temps de me décider à passer au stérilet.
    voilà voilà mon témoignage n’est pas hyper utile mais c’est ma façon à moi de dire merci pour cet article !

  22. En lisant ton article je me retrouve dedans… j’ai enfin passé un irm qui a confirmé la présence d’endometriose sur le rectum et la vessie … j’ai soulagé au bout de 14 ans j’ai enfin pu mettre un nom sur mes douleurs quotidiennes et surtout prouver que je n’étais pas folle (certains docteurs ne me croyaient pas)
    Je commence bientôt un nouveau traitement avec une pilule qui est pareille que la tienne, j’ai hâte de voir si ça me soulage et en même temps l’angoisse de savoir si j’ai des effets secondaires
    Merci beaucoup d’en parler sur ton blog, les règles et l’endométriose ne doivent pas être tabou ! J’en parle librement autour de moi pour que la prise de conscience se fasse

  23. Les malaises vagal dès le réveil je m’en souviens aussi… je me souviens me réveillé avec le jus d’orange du petit dej partout sur le carrelage. On a fini par me détecter une endométriose aussi. 3 ans que je suis sous pilule par contre moi j’ai décidé d’arreter. J’ai enfin trouvé une gyneco spécialisée en endo et à l’ecoute qui va m’aider. En espérant que les symptômes cessent…

  24. C’est un vrai sujet, d’actualité surtout et tu fais bien d’en parler c’est hyper important. Notamment comme tu le dis à l’ère où la pilule est incriminée. Moi même je ne reste pas coite devant cela, et je réfléchis beaucoup à ce propos. Comme toi je l’ai prise afin de diminuer mes crampes menstruelles et potentiellement améliorer les boutons que j’avais sur le visage. Ca n’a pas fonctionné pour ce dernier point, mais plutôt très bien pour le premier, ce qui me gâchait assez la vie il faut le dire. Depuis je suis restée sous la même qui me convient bien, mis à part quelques mois sous Diane 35 que j’avais souhaité prendre m’étant retrouvée avec une poussée de boutons des mois durant, alors que j’avais pris Roaccutane deux fois… Sous Diane c’était abominable je n’en ai jamais eu autant…
    Si tu as de l’ endométriose j’ai effectivement entendu que le seul « remède » était la pilule…
    J’espère qu’à l’avenir on en saura plus cette maladie, qui touche tellement de femmes! Et qu’on pourra régler cela différemment.

    Laura

  25. je prends la pilule depuis 30 ans ! depuis mes 16 ans exactement (faites le calcul ! ) et je n’ai jamais eu de problème ni aucun effet indésirable d’aucune sorte. Prendre la pilule m’oblige à aller toutes les années me faire contrôler par mon gynéco, ce qui m’a sauver la vie, puisque faisant des frottis régulièrement, il a pu détecter un papillomavirus à temps… Mes amies qui ne prennent pas la pilule, (et j’en connais plein) ne vont jamais voir un gynécologue… de plus parmi les adolescents, j’en parle très librement avec ma fille de 17 ans, peu utilisent malheureusement le préservatif et la pilule empêche les grossesses non désirées même si bien sûr elles ne protègent pas des MST… Ma fille prend la pilule, et n’a également eu aucun effet indésirable…

  26. Bonjour
    Actuellement enceinte et souffrant d’endometriose, je vais devoir reprendre une contraception en post accouchement, laquelle prenez vous ?

  27. Merci pour cette article, ça fait du bien d’en lire qui ne diabolise pas la pilule…
    J’ai pris la pilule pendant 7 ans, puis je l’ai arrêtée (en arrêt progressif sur 4 mois) car je n’étais plus en couple et j’avais envie de découvrir mon corps et son fonctionnement « au naturel », sachant que j’ai eu la chance que la pilule ne me provoque pas particulièrement d’effets secondaires (ni plus ni moins d’acné, pareil pour le poids, par contre des règles moins abondantes et moins douloureuses ce qui était bien…). Évidemment, au bout de 2 mois j’ai rencontré quelqu’un et je me suis donc logiquement tournée vers le DIU au cuivre comme contraception fiable mais non hormonale… Et évidemment, au bout de 6 mois sans pilule, les douleurs que j’avais connues à l’adolescence sont revenues et on m’a diagnostiqué un début d’endométriose. Pendant deux ans, j’ai tenu bon, mais après une nouvelle échographie il y a deux mois, et un constat que mon endométriose s’était un peu développée, j’ai accepté de recommencer une contraception hormonale. Je me suis tournée vers le DIU hormonal car je n’étais pas du tout prête à devoir me réimposer une prise de comprimé à heure fixe comme seul garant de notre contraception…
    Je me donne 3 à 6 mois pour juger si le DIU fait suffisamment effet (l’objectif est de supprimer mes règles, mais si elles diminuent nettement je pense que je m’en contenterai tout en continuant à surveiller mon endo), et s’il n’est pas trop handicapant (une aggravation de mon acné et une prise de poids sont des effets que je redoute particulièrement – pour l’instant en 1 mois j’ai eu un peu plus d’acné dans le dos mais pas trop d’effet sur le visage, c’est déjà ça…).
    Donc merci encore une fois pour ton témoignage et pour cet espace de discussion que tout nous offre, tout en bienveillance et sans jugement.

  28. Bonjour Victoria,
    j’ai pris la pilule assez jeune comme méthode contraceptive et je me souviens de ma mère qui me disait « tu verras les douleurs au moment des règles vont être moins fortes et tes règles moins abondantes.. ». Elle me parlait d’expérience, mais il n’en a rien été. J’ai toujours eu des douleurs intenses et des règles assez abondantes. Pour calmer tout cela, je prenais de l’antadys un peu avant et pendant..!! (Quand je lis les effets secondaires indiqués sur la notice de l’antadys c’est limite plus flippant que ceux de la pilule)
    J’ai changé de nombreuses fois de pilules car certaines me provoquaient des sortes de saignements entre les hémorragies de privation, tout cela étaient liés aux dosages et il était difficile de trouver le bon.
    J’avais aussi au moment des 7 jours d’arrêt de très forts maux de tête que l’Antadys ne calmait pas, cela me réveillait le matin et m’enserrait la tête violemment, la seule solution pour les faire passer était la caféine donc autant dire que si ça arrivait en fin de journée, je ne pouvais rien faire.
    J’ai appris plus tard grâce à une chiropracteur que ces maux de tête correspondaient à la chute d’hormones qui provoquait la dilatation des artères qui passent à l’arrière du crâne sous l’effet de ce déficit.
    Il y a 4 ans j’ai changé de gynécologue, et pour le première fois quelqu’un a évoqué la suspicion d’endométriose et m’a fait faire les examens appropriés. Ca m’a paru complètement dingue qu’en plus de 10 ans, personne ne m’en ai jamais parlé et surtout pas mon ancienne gynécologue qui était par ailleurs très compétente.
    Ces examens n’ont pas vraiment révélé d’endométriose ou alors très légère et « de surface ».
    J’ai à partir de ce moment là pris une pilule en continu, ce qui m’a complètement soulagée puisque je n‘avais plus à faire face aux maux de tête ni aux crampes violentes.
    Encore une fois, j’ai regretté de ne pas avoir eu cette possibilité plus tôt.
    Maintenant, pour ce qui est de tenter de combattre les désagréments hormonaux lié aux cycles de manière plus « naturelle » quand c’est possible, j’ai depuis quelques années entendu parler et expérimenté un peu certaines choses, notamment l’ HORMONE YOGA.
    Si jamais vous en entendez parler près de chez vous, et que vous n’avez pas d’endométriose à un stade avancé, ou de cancer hormonodépendant ou de fibrome de plus de 5 mm (les 3 contre indications), n’hésitez pas à aller tester.
    C’est extrêmement puissant et rassurant de s’apercevoir qu’on peut s’aider soi-même grâce à une pratique bien spécifique qui consiste en des pranayamas (respirations) et des mouvements étudiés assez dynamiques.
    Ce yoga a été développé par une brésilienne Dinah Rodrigues pour agir de manière très précises sur toutes les glandes endocrines qui sont dans notre corps: hypophyse, thyroïde, surrénales, ovaires, gonades.
    En régulant les sécrétions d’hormones, on peut agir sur des tas de choses, comme la qualité de la peau (acné ou peau sèche à la ménopause par exemple…) sur les douleurs abdominales, la libido, la fertilité, les douleurs articulaires, l’hypothyroidie…
    Ce yoga peut d’ailleurs aussi être pratiqué par les hommes.
    Une fois que l’on a appris la série, on peut la reproduire chez soi selon les moments du cycle ou on en a besoin. C’est bluffant.
    Je sais que si je souhaite avoir des enfants, il va falloir que j’arrête ma pilule et je compterai entre autre sur ce yoga pour m’aider dans ce moment qui sera peut être un peu délicat.
    En tous cas si cette alternative peut convenir à certaines , je pense que c’est vraiment à découvrir, ça redonne confiance en ses facultés d’auto-guérison.
    Par ailleurs, je pense que le travail sur le féminin sacré, en acupuncture ou avec une chamane (en déprogrammation cellulaire), peut apporter beaucoup, car comme le soulignait une lectrice en commentaire, les douleurs que nous portons à ce niveau sont souvent lié aux lignées féminines de notre famille, il faut parfois faire un peu le ménage ;-)

  29. Bonjour Victoria,
    Merci de prendre la parole à ce sujet.
    Non ce n’est pas normal de souffrir (ça ne rend pas plus belle!), et parfois pour guérir il faut savoir revenir sur ses principes. C’est ce que j’essaie de faire, en essayant d’envisager de laisser tomber le stérilet pour une contraception hormonale mais pour l’instant je ne vois pas ça compatible avec la liberté de jouir de mon corps et de mon temps.
    J’espère que tu es toujours en accord avec ta contraception. Merci encore de t’emparer de ce sujet avec ta douceur et ta précision.

  30. Sujet très actuel, on entend de plus en plus parler d’endométriose et c’est important que cette pathologie soit prise en compte.
    Je trouve que de nos jours c’est difficile de revenir vers la pilule ; je vais moi même le faire parce qu’apres 2 ans de stérilet au cuivre, mes douleurs menstruelles sont trop importantes, je suis anémiée, je suis déprimée pendant les règles et j’ai des cycles très irréguliers ; sans parler de l’acné (modéré mais penible) dont je pensais me débarrasser avec le DIU au cuivre mais à chaque menstruation c’est la joie des boutons.
    D’accord on retrouve son corps mais la pilule a quand même des avantages quand le « non hormonal » donne tant d’inconvenients… et dans une époque où l’on prône le naturel, écologique etc (que je défends) c’est difficile de faire ce choix.
    Merci pour ce témoignage :)

  31. Bonjour Victoria,
    Merci pour ce témoignage.
    Pour ma part, j’ai toujours eu des règles très abondantes, sauf pendant les périodes où je prenais la pilule. Il y a quelques années (à l’approche de la quarantaine), c’était devenu encore pire, très handicapant, et avec des douleurs qui ne faisaient que s’aggraver avec le temps. Je mettais 2 semaines à m’en remettre, j’étais toujours épuisée…
    Je ne voulais pas reprendre de pilule ou porter un DIU (stérilet) hormonal, parce que les hormones, parce que j’avais peur des effets secondaires… et ma gynécologue a su trouver les mots pour me convaincre que le DIU hormonal était le traitement approprié.
    Depuis qu’elle me l’a posé, il y a bientôt 3 ans, je revis ! Mes règles ont complètement disparu, à part quelques traces de sang une fois tous les 3 mois à peu près. Je n’ai plus mal et j’ai retrouvé la pêche… Et surtout, je ne ressens aucun effet secondaire. Il y en a peut-être que je ne vois pas, mais le gain en confort et qualité de vie est incomparable.
    Pour celles qui sont embêtées avec le fait de prendre un comprimé par jour, le DIU est posé une fois et après, on est tranquille 5 ans. L’hormone (de la progestérone de synthèse) est diffusée localement. C’est beaucoup moins dosé qu’une pilule.
    Voilà ma petite pierre à l’édifice, à chacune de faire le choix qui lui convient.

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