Mon premier voyage solo – Motivations, bilan et conseils

Vous l’avez peut-être vu passer dans mes stories Instagram: la semaine dernière, j’ai effectué un petit séjour de 4 nuits toute seule à Glasgow !

Avant de partager un compte-rendu traditionnel de mes visites et bonnes adresses, il me tenait à coeur de revenir avec vous sur l’expérience particulière que constitue le voyage en solo – une idée à la fois attirante et inconfortable aux yeux de beaucoup. J’ai reçu tellement de réactions à ce sujet lors de mes publications, qu’il m’a semblé intéressant d’en parler plus spécifiquement dans un article !

De fait, pour moi qui suis introvertie et souffre d’anxiété sociale, partir seule n’était pas une évidence – et pourtant: j’y réfléchissais depuis plusieurs années, j’en ressentais presque le besoin, sans jamais comprendre vraiment pourquoi ni oser franchir le pas.

Entre temps, je me suis tout de même beaucoup déplacée en solo (pour le travail, pour voir ma famille, rejoindre des proches en vacances, participer à des conventions…), ce qui a fait de moi une vraie pro des itinéraires. Je me souviens d’ailleurs m’être fait dire par un chauffeur de taxi anglais que j’étais « very brave » de voyager toute seule, et avoir pensé à l’époque que ce n’était pas vraiment le cas: je ne faisais que me rendre par moi-même dans des lieux où j’étais ensuite entourée.

En mars dernier, j’ai enfin eu un avant-goût du « vrai » voyage solo en profitant de ma rencontre avec Diana Gabaldon pour rester 24h de plus à Edimbourg, et parcourir la ville par mes propres moyens. Si ma journée a commencé dans l’angoisse complète, je me suis vite laissée séduire par la douce liberté de flâner là où j’en avais envie, quand j’en avais envie.

C’est ce petit aperçu, sans doute, tout comme le travail sur moi-même effectué suite à mon burn out, qui ont fini par me convaincre: cet automne, je me suis enfin lancée pour une première tentative dont je suis revenue ravie, et plutôt fière de moi !

Aujourd’hui, je viens partager avec vous mes motivations et mon expérience. Pourquoi voulais-je partir en solo ? Quels ont été mes ressentis pendant et après mon voyage ? Quels conseils puis-je en tirer pour aider d’autres personnes comme moi ?

J’espère de tout coeur que mon témoignage sera inspirant pour celles et ceux que ce genre d’aventure attire, ou qu’il vous parlera un peu si vous êtes déjà adeptes !

bilan-conseils-voyage-solo

POURQUOI VOYAGER EN SOLO ?

Il y a certainement beaucoup de raisons qui poussent les gens à partir seul.es en voyage – de la simple curiosité au pansement des blessures les plus intimes. Sans trop entrer dans les détails, voici, je crois, les trois idées principales qui m’ont donné envie de sauter le pas:

Pour me retrouver. Si je passe déjà beaucoup de temps seule au quotidien, les moments vraiment à moi, où je peux flâner et rêvasser, sont finalement assez rares: je suis généralement très occupée par mon travail, les réseaux sociaux, mes relations, et bien sûr les distractions de la vie quotidienne (penser aux courses, à faire à manger, aux taches domestiques, m’occuper de nos animaux…). Dans le contexte de ma « reconstruction » après une année 2018 un peu compliquée, j’avais envie de me retrouver pendant quelques jours dans un contexte qui me permette de reconnecter avec mes émotions et mes pensées, afin de mieux savoir où j’en étais – comme une petite retraite, le fun du voyage en plus !

Pour prendre confiance en moi. Parce que la vie en a décidé ainsi, je suis devenue adulte en ayant toujours des proches et un amoureux sur qui me reposer. C’est bien sûr une immense chance, mais d’une certaine façon, cette surprotection a aussi encouragé certaines de mes insécurités: malgré mon caractère très indépendant, j’avais encore peur à mon âge de faire certaines choses toute seule au quotidien (aller prendre un verre ou un café, rentrer dans certains magasins, appeler au téléphone…), ce qui affectait quelque peu ma confiance en moi. J’avais l’impression d’être encore un gros bébé dans quelques domaines, et je ressentais le besoin de me démontrer mes capacités: symboliquement, l’année de mes 30 ans, marquée par les bénéfices d’un travail psychologique de neuf mois, me paraissait parfaite pour cela.

Pour me faire plaisir sans compromis. Je rêvais d’un voyage qui se ferait entièrement à ma façon: prévoir un trajet aussi écologique que possible, ne pas devoir attendre que tout le monde soit prêt pour partir le matin, passer autant de temps que nécessaire sur une photo sans culpabiliser de ralentir les autres, etc… En l’occurrence, pour Glasgow, je préférais aussi continuer mon exploration là où je l’avais laissée l’année dernière (j’avais des idées précises de lieux que j’avais ratés à l’époque), plutôt que de revenir avec quelqu’un qui y allait pour la première fois: nos priorités auraient été assez différentes. Un peu d’égoïsme, pour une fois !

▼▼▼

LES CONCLUSIONS DE MON EXPÉRIENCE

☞ Je ne me suis pas sentie seule. Ce voyage m’a confirmé que je suis tout à fait à l’aise avec la solitude sur les courtes durées: je ne me suis ennuyée à aucun moment (il y a toujours des choses à découvrir dans une ville étrangère !), et je n’ai pas spécialement souffert du manque de compagnie. J’accueillais avec plaisir l’idée de passer un moment avec quelqu’un d’autre (j’ai d’ailleurs été ravie de prendre un café avec Virginie) mais le contraire n’était pas un problème. Ce n’est pas très étonnant: déjà petite, je pouvais m’amuser des heures entières dans ma chambre sans avoir besoin de quiconque, et aujourd’hui encore, je travaille en solo à la maison au quotidien sans que cela me pèse.

☞ Je n’ai pas eu d’impression d’insécurité. L’une de mes craintes était de me retrouver seule dans une situation dangereuse, sans doute parce que je consomme un peu trop de podcasts de true crime ! Finalement, grâce au choix de ma destination (les grandes villes du Royaume-Uni en général sont tout aussi sûres que les nôtres) il n’en a rien été; je me suis même sentie bien plus en sécurité qu’en France, par exemple, puisque le harcèlement de rue est à peu près inexistant à Glasgow. J’ai aussi fait confiance à mon instinct: il m’est arrivé par exemple de rebrousser chemin un soir parce que le quartier que je devais traverser (sombre, presque vide de piétons) ne m’inspirait pas – c’est aussi simple que cela.

☞ J’ai adoré pouvoir faire ce que je voulais. Voyager à plusieurs suppose toujours une part de compromis – qu’il s’agisse d’une simple mise en accord pour l’organisation, ou du fait de s’adapter à des intérêts, des volontés et un rythme différents. Cela ne m’a jamais spécialement dérangée, mais j’ai découvert avec l’expérience solo une manière plus libre d’effectuer ma visite, que j’ai trouvée très agréable ! J’ai adoré suivre mon rythme naturel (me lever, manger, me reposer à l’heure que je souhaitais), avoir tout mon temps pour les photos, établir mon programme selon mes seuls goûts… Surtout, j’ai aimé pouvoir adapter ce voyage à mes convictions écologiques, en préférant un long périple en train à un trajet en avion: c’était nettement plus cher, et beaucoup plus long, mais j’ai pu faire ce choix sans problème puisque cela n’impactait personne d’autre que moi !

☞ Je me suis sentie plus proche de la vie locale. Lorsque l’on voyage à deux, ou d’autant plus en groupe, les interactions entre soi prévalent sur tout le reste et créent une petite bulle familière: on est là pour passer un moment ensemble, ce qui nous rend moins “disponible”, d’une certaine manière, à l’interaction avec l’Autre. En voyageant seule, en revanche, j’ai eu l’impression d’être plus ancrée dans l’ambiance du lieu – et plus ouverte aux échanges avec les locaux. N’ayant pas spécialement recherché les rencontres, je n’en ai pas fait beaucoup, mais il m’est arrivé plusieurs fois d’être approchée par des habitants qui engageaient la conversation spontanément – ce qui n’aurait sans doute pas été aussi courant si j’étais accompagnée. On m’a même demandé deux fois son chemin !

☞ Les restaurants ont été ma plus grande difficulté. Je savais que m’installer seule dans un restaurant ou un bar serait très difficile en raison de mon anxiété sociale – particulièrement le soir, quand l’atmosphère est plutôt aux groupes et aux couples; il s’agissait de ma plus grande appréhension. Cela n’a pas loupé: chaque début de soirée a été marqué par le stress de trouver une solution pour dîner qui ne me donne pas envie de partir en courant. J’ai passé pas mal de temps à tourner dans le quartier de mon hôtel, et volontairement évité plusieurs restaurants en dernière minute parce que je n’osais pas entrer. J’ai toujours fini par dîner d’une manière ou d’une autre, bien sûr, mais jamais dans les lieux qui me tentaient le plus; j’ai raté quelques adresses de ma wishlist à cause de cela, ce qui m’a un peu frustrée (et donné envie de me mettre des claques).

☞ …Mais j’ai beaucoup progressé en quelques jours. Même si je n’ai pas réussi à dîner où je le souhaitais, le fait de me confronter volontairement à ces situations m’a permis de m’y habituer progressivement. Plutôt que les bars hype mais intimidants que j’avais initialement prévus, j’ai rapidement identifié d’autres types de lieux qui me rendaient plus à l’aise: des restaurants ni trop vides, ni trop remplis, avec une ambiance très casual, où je pouvais déjà voir une ou deux personnes seules. Ces cadres plus rassurants m’ont permis d’oser davantage: j’ai été diner seule au restaurant pour la première fois de ma vie, puis j’ai été prendre une bière seule dans un pub pour la première fois également, et enfin j’ai combiné les deux lors de ma dernière soirée. Une sacrée prouesse pour moi !

☞ J’ai gagné en connaissance de moi et en confiance. C’était l’un de mes objectifs, et je crois pouvoir dire qu’il est atteint: même si ce n’était pas une aventure très exotique, je suis fière d’avoir osé ce séjour, de m’être organisée parfaitement toute seule, et d’avoir réussi à y faire autant de choses – dont certaines qui n’étaient pas naturellement évidentes pour moi. Je me suis prouvé de façon toute simple que j’ai plus de courage et de ressources que je ne peux parfois le penser dans la vie quotidienne, où je tends plutôt à apprécier ma zone de confort. C’est encourageant pour ma confiance en moi: j’ai l’impression désormais de m’aimer et de me respecter un peu plus.

☞ Je pense réitérer l’expérience dans certaines situations. Je ne peux pas dire que le voyage solo soit devenu mon option préférée: dans la plupart des cas, la présence de mon cher et tendre, de ma famille ou de mes ami/es est une joie dont je ne veux pas me passer – tout simplement parce que je conçois le concept même de voyage comme une occasion de partage, d’échange et de souvenirs communs avant tout. Néanmoins, je pense réitérer volontiers l’expérience dans les situations qui s’y prêtent bien: par exemple pour approfondir différemment ma connaissance d’endroits déjà connus (comme c’était le cas pour Glasgow), ou pour des cas de tourisme local, de durée courte, lorsque j’aurai envie de nouveaux défis !

▼▼▼

4 CONSEILS POUR UN VOYAGE SOLO TOUT DOUX

Je ne suis pas la personne la mieux placée pour vous donner des conseils universels sur le voyage solo, puisque l’avoir vécu une ou deux fois n’en fait pas ma spécialité ! Néanmoins, pour les personnes qui (comme moi auparavant) seraient tentées par le concept tout en ayant beaucoup d’appréhensions, voici quelques principes que je tire de ma propre expérience réussie:

Choisir une destination confortable. Inutile de vous jeter dans le grand bain dès la première fois: si l’idée de voyager en solo vous fait peur (sécurité, ennui, timidité, langues…), pourquoi ne pas prévoir un contexte qui ne vous sortira pas trop de votre zone de confort ? Il peut s’agir par exemple d’un séjour dans votre propre pays, ou un autre pays francophone, si vous craignez de ne pas réussir à vous exprimer en anglais; vous pouvez aussi choisir comme moi une destination que vous connaissez déjà et dans laquelle vous vous sentez bien, pour l’explorer davantage; enfin, il est aussi possible de jouer sur la durée de votre séjour, en commençant petit pour voir si cela vous plaît !

Préparer les choses importantes à l’avance. Je trouve personnellement que l’organisation préalable des grandes lignes d’un voyage est rassurante, surtout lorsque l’on débute: savoir exactement comment va se dérouler l’itinéraire, comment l’on rejoindra son logement, visualiser les trajets basiques sur place, par exemple, permet de faciliter le processus une fois que l’on est en route. Pour vous projeter encore plus, vous pouvez aussi, comme je l’ai fait, essayer de discuter avec des personnes ayant voyagé en solo dans le lieu que vous avez choisi (si vous n’en connaissez pas, essayez les groupes Facebook de voyageuses !), voire des contacts sur place qui pourront vous donner des conseils éclairés.

☞ Ne pas économiser sur la sécurité. Votre tranquillité d’esprit et votre sécurité valent vraiment l’investissement pour que votre voyage se déroule au mieux, surtout si vous êtes une femme seule. Il me semble indispensable, quitte à réduire le budget alimentation au strict minimum, de donner la priorité à ce poste de dépense: optez pour le logement le plus sûr que vous puissiez vous payer (je ne parle pas de niveau de confort mais bien de la réputation du quartier, de la facilité d’accès le soir, de la présence potentielle de personnes tierces pour vous aider, etc…) et même si vous comptez effectuer vos explorations à pieds ou en transports, réservez toujours un peu d’argent pour pouvoir commander un taxi/VTC au cas où.

Ne pas se brusquer. Votre premier voyage solo ne sera pas forcément l’occasion de battre tous vos records de prouesses – et ce n’est pas grave ! Si l’expérience de passer du temps seul.e dans un lieu étranger est déjà une nouveauté pour vous, il n’y a aucune raison de vous exiger de gros efforts, ou de chercher à devenir quelqu’un que vous n’êtes pas: ne vous coincez pas dans des situations que vous vivrez mal, trouvez des compromis, écoutez-vous et donnez-vous le temps d’être à l’aise. À mon sens, c’est justement en se laissant un peu de confort que l’on peut se sentir bien, prendre confiance et, peut-être, finir par s’étonner soi-même !

***

Avez-vous déjà voyagé en solo ?
Si oui, quels conseils voudriez-vous partager ?
Sinon, est-ce une expérience qui vous tente ?

Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas !

61 commentaires

  1. Bravo pour ce voyage en solo! Je me reconnais tellement dans ton caractère introverti et ton anxiété sociale. J’ai appris à voyager seule, même pas très loin de chez moi et j’ai souvent ressenti une immense sensation de liberté à l’idée de pouvoir m’organiser comme j’en avais envie. Reste, comme tu le décris, des difficultés dans certains lieux comme les restaurants, mais finalement, à chacun de trouver ses stratégies et sa marge de progression! Il faut juste oser se lancer!
    Merci pour blog que j’apprécie beaucoup.

  2. Merci pour ton article Victoria, c’est toujours très intéressant et inspirant ! Je me suis souvent déplacée seule et vécue seule, mais je n’ai jamais véritablement voyagé seule. L’expérience me tente assez, peut-être que j’oserai le faire prochainement si mes finances me le permettent, probablement dans une ville française (je ne parle pas anglais).

  3. Deux astuces pour le restaurant :
    1/ y aller tôt quand ce n’est pas encore bondé, c’est beaucoup moins intimidant de demander une table pour une personne quand y’a encore plein de tables vides et qu’il y a moins de gens qui nous dévisagent (ou alors à midi, moins intimidant aussi, ambiance business lunch plutôt que dîner aux chandelles…)
    2/ prendre un bouquin ! Ça donne une contenance, permet d’avoir de la compagnie, de mieux gérer les temps d’attente (et de dégager une image romantique et mystérieuse… :D)
    Et puis comme souvent, ‘Fake it till you make it’ aide bien ! :)

    • Coucou Anne !

      C’est vrai qu’aller tôt au restaurant est la meilleure astuce pour ne pas se sentir trop exposée en y entrant ! Le seul problème c’est si on n’a pas faim tôt haha :D Pour me donner une contenance, personnellement je mettais mes écouteurs pour écouter des podcasts pendant que je dinais ou buvais ma bière, c’était parfait aussi (mais un peu moins classe je dois l’avouer), et ensuite bien sûr je profitais de ce moment pour envoyer des petits messages à mes proches.

  4. Dès que tu parles de ta personnalité et de tes peurs et tes angoisses, j’ai vraiment l’impression qu’on se ressemble énormément ^^. Après ce n’est pas forcément étonnant car beaucoup de personnes souffrent d’anxiété sociale et de stress, mais c’est toujours marrant de se retrouver en lisant un article !

    Je pense depuis quelques années à voyager en solo, mais deux choses me freinent : comme toi, le fait de manger seule dans un restaurant, sachant que j’ai toujours l’impression que les gens jugent le moindre de mes faits et gestes (alors qu’ils ne me remarquent probablement même pas). Et aussi l’impression que le fait de ne pas partager mon voyage avec quelqu’un le rend moins « spécial ». Je ne sais pas trop comment expliquer ça et c’est d’ailleurs un peu absurde comme raisonnement, d’autant que j’aime bien être seule, mais je pense que je prendrais moins de plaisir à découvrir des endroits toute seule. Peut-être que je me lancerai un jour et que je verrai que c’est entièrement faux !

    En tout cas, bravo pour ce voyage qui t’a manifestement fait sortir de ta zone de confort. J’ai vu une citation que j’ai beaucoup aimée dernièrement, je te la partage parce que ton article m’y a fait penser :

    “Let’s say someone is terrified of heights, and in order to get out of the house every day she has to walk across a tightrope from fifty stories up. Everyone would say, ‘Oh, she’s so brave. She faces heights every day.’ That’s what we do. We walk a tightrope every day. Getting out the door is a tightrope. Going grocery shopping is a tightrope. Socializing is a tightrope. Things that most people consider to be normal, daily parts of life are the very things we fear and struggle with the most, yet here we are, moving forward anyway. “That’s not weak.” She reaches out and takes my hands. “We are the brave ones.”

    Bonne journée à toi !

    • Je viens de me rappeler que c’était toi qui l’avais partagée sur Twitter, cette citation, haha ! #fail

  5. Je suis partie deux semaines en début d’année découvrir enfin l’Écosse, et en solo. Assez solitaire, je me reconnais assez bien dans ton caractère introverti (je n’ose parfois pas rentrer dans un magasin seule, je me prive de certaines activités si il y a du monde déjà sur place, le téléphone je n’en parle même pas …) Et pourtant, je me suis jamais autant sentie confiante, alors que j’ai du m’exprimer dans une langue étrangère, louer une voiture, conduire à gauche, manger, trouver des lieux pour dormir… J’ai finalement adoré et je recommencerai si :)

  6. Superbe article Victoria et bravo d’avoir franchi le cap ! C’est drôle je suis timide sur certains points mais me retrouver seule ne m’a fais Jamais peur même à NY à 18 ans! je ne suis jamais partie en week-end toute seule mais j’ai souvent prolongé des séjours professionnels et passe donc plusieurs jours seule a l’étranger. Et je trouve ça génial de pouvoir se retrouver et de se balader tranquillemenr, cependant je te rejoins pour les dîners dans les resto ! Compliqué d’oser manger seule. Je me contente généralement de fast food :/ En tout cas j’ai passé bcp de teps à Glasgow et je trouve aussi que l’on si sent très bien, tu me donnes envie d’y retourner. Encore bravo !

  7. Bonjour Victoria,

    Je trouve ton article tellement inspirant (comme d’habitude mais celui-ci tout particulièrement !). En effet je ressens l’envie de voyager seule depuis un bon moment pour me donner confiance en moi également. Je me retrouve beaucoup dans ta description du sentiment d’être un bébé de 29 ans (pour moi), haha !
    Je me suis souvent retrouvée seule des journées entières dans Londres ou Paris en attendant de la famille ou des amis et c’est toujours un bonheur absolu mais comme tu le racontes dans ton article c’est le soir qui m’angoisse le plus… Où manger ? Manger seule ? Rester à l’hôtel ?

    Bref, je vais réfléchir à une destination qui me rassure pour sauter le pas mais merci de partager ton expérience avec autant de sincérité.
    Justine

  8. Bravo pour cette expérience et cet article super intéressant ! Je me reconnais tellement à travers ta description. Je supporte très bien d’être seule avec moi même mais seulement dans des lieux connus et rassurants pour moi. J’ai toujours été accompagnée d’un partenaire dans ma vie et je n’ai donc jamais voyagé seule. Je connais bien cette impression de manquer d’entraînement dans certains domaines et de manquer de confiance en soi (jamais mangé seule dehors et egalement peur de téléphoner). Le voyage solo doit être une expérience grisante et même plutôt spirituelle, se retrouver, s’écouter pleinement. Peut être un jour mais j’aime tellement partager ces moments à deux aussi, dur dur 😊

  9. Article très intéressant. J’apprécie énormément d’être seule, c’est même un besoin vitale et j’ai la chance d’avoir un conjoint qui comprendre cela et qui apprécie lui aussi d’être seule.
    Je me suis déjà retrouvée plusieurs fois à pouvoir profiter d’une journée en solo en déplacement à l’étranger et j’ai toujours énormément apprécié.
    Je rêve de partir en week end/vacances seule! Malheureusement comme tout un chacun je suis limitée avec mon temps libre et mes finances et donc pour l’instant je privilégie les vacances avec mon conjoint et les week end etre ami.e.s/soeur/famille mais un jour je le ferai c’est sur.

  10. Oh que j’aime cet article ♥ Merci beaucoup pour ton partage tout doux. J’ai beaucoup aimé suivre ta petite aventure sur Instagram, et j’ai tout autant aimé lire ton retour à son sujet.
    Comme Yolene, je me considère comme timide sur certains points, voire socialement anxieuse, et pourtant voyager seule m’a toujours attirée et posé assez peu de problèmes. Je pense que cela est justement dû au fait que le voyage me sort, bien souvent, des contextes sociaux classiques qui m’angoissent. Me retrouver dans une soirée où je ne connais bien qu’une ou deux personnes m’angoisse, aller à un cours collectif à la salle de sport m’angoisse (d’ailleurs depuis huit mois que je suis inscrite (et que je paye pour ça bien sûr), je suis allée à… 3 cours, ça me désespère haha). Pourtant, me déplacer seule, aller seule au restaurant, me promener seule hors de mon contexte de vie ne m’inquiète presque jamais. J’ai du mal à expliquer pourquoi…
    J’ai voyagé seule plusieurs fois dans ma vie. Pour mes études, j’ai dû faire plusieurs terrains de recherche en Afrique de l’Ouest et si je n’étais pas seule la plupart du temps, j’ai quand même passé plusieurs semaines en autonomie dans des pays dont je ne maîtrisais pas du tout les codes… C’était un peu un saut radical dans le grand bain, et en même temps je n’avais pas vraiment le choix, ce qui paradoxalement m’a beaucoup aidée à le gérer. Par ailleurs, un nouveau contexte me semble assez propice à développer de nouveaux comportements : ma timidité et mon angoisse sociale, liées au contexte spécifique dans lequel j’évolue en France, n’avaient pas de prise, pas de raison d’être là où j’étais.
    À l’été 2018, je suis partie seule dans le Vercors pendant 10 jours, en stop et moitié coachsurfing moitié woofing. Je ne sais même plus aujourd’hui comment ça ne m’a pas paru complètement fou, mais le fait est que dans la préparation de mon voyage comme sur le moment, j’étais sereine. Ma plus grosse angoisse a été une soirée à Lyon (mon point de départ), à laquelle mon hôtesse coachsurfing m’avait gentiment invitée à l’accompagner.
    Pour le coup, j’avais envie de challenge, de tester de nouvelles choses, tout en m’y préparant avec beaucoup d’attention bien sûr (forums et groupes de voyageuses-stoppeuses en solo, conseils et astuces sur le stop, itinéraire balisé à l’avance, coachsurfings réservés et uniquement chez des femmes ou des familles…). Je pense que bien des choses a priori impossibles nous deviennent accessibles si l’on s’informe, si l’on s’y prépare et si l’on se ménage aussi bien sûr. On peut formuler un projet, puis y travailler et l’organiser jusqu’au moment où il nous paraît accessible et adapté à notre personnalité : pour certains, ce moment vient rapidement car très peu d’organisation va leur être nécessaire et pour d’autres, cela prend plus de temps et de planification, mais tant de choses restent quand même possibles !
    Toutefois mon mode de voyage m’occupait déjà énormément l’esprit et j’ai très envie d’une expérience similaire à la tienne : louer une chambre quelque part et me poser, vivre à mon rythme et faire ce dont j’ai envie l’esprit tranquille pendant plusieurs jours. Je pense que mon prochain voyage en solo ressemblera à ça ♥
    Pour finir, il y a une chose que j’ajouterais à propos de ce que peut amener à constater une expérience de voyage en solo : il y a beaucoup plus de personnes bienveillantes et bien intentionnées que mal intentionnées. Bien sûr, il suffit d’une mauvaise rencontre pour que quelque chose de grave se produise et il faut s’en protéger, mais ce qui ressort des retours d’expérience de nombreux voyageurs est que les belles rencontres sont de loin les plus fréquentes. La plupart des gens sont disposés à aider, à accueillir, à rendre service ou à donner ne serait-ce qu’une petite attention.
    (Bon allez, ça fait trente minutes que je rédige ce commentaire, il est temps de s’arrêter haha !)

  11. Super article Victoria, comme toujours! C’est marrant parce que justement mes premiers vrais souvenirs de voyage, je les associe avec le fait de voyager seule. Je suis partie en Australie en 2015 (juste après le bac, donc à 18 ans) pour faire jeune fille au pair et quand mon contrat s’est terminé, j’ai voyagé pendant sept semaines entre l’Australie et la Nouvelle-Zélande toute seule. Je pense que ça a été une des meilleures expériences de ma vie! Le fait de pouvoir décider de ce que je veux faire, quoi visiter, quoi manger, quand me coucher, c’était une très grande liberté. Outre le voyage qui était magnifique, ce qui m’a été le plus bénéfique sont les capacités d’organisation que j’en ai tiré. Mine de rien, voyager pendant un mois et demi toute seule ça demande vachement d’organisation (j’ai même failli raté un avion une fois!) En général (et je m’éloigne un peu du sujet), je pense que prendre le temps d’être seul.e est extrêmement bénéfique. Cela dit, je comprends que ce soit difficile! Pour ce qui est des restaurants, ce que je conseille c’est d’aller dans des cafés (dans les pays anglo-saxons, les cafés sont de mini restaurants très chill où tout le monde vit sa vie tranquillement, beaucoup de gens sont d’ailleurs seuls – tu nous as partagé beaucoup d’adresses Victoria!) Ma prochaine ambition c’est de faire un tour des Pays-Bas en train, revoir Amsterdam, découvrir Delft, La Haye…Si jamais tu y passes Victoria, n’hésite pas à poster quelques photos!
    Merci encore pour cet article d’introspection, si parlant. Cheers xx

  12. Ca fait plaisir un petit article comme ça ! Pour ma part, ça me manque justement car étant en couple en ce moment, je voyage « par défaut » souvent à deux (sauf quand, comme tu l’expliques, je rejoins des amis pour leur rendre visite sans mon copain).
    J’ai commencé à voyager seule en 2015 (à 23 ans) avant d’aller vivre seule au Japon pour mon M2, et j’ai pris le pli de le faire car je voulais m’habituer au fait d’être seule à l’étranger, et devoir me débrouiller toute seule sans l’aide d’autrui ! J’avais commencé par un petit voyage au Portugal où je rêvais de retourner (Lisbonne et Porto), et finalement ça m’a galvanisé, j’avais super hâte de partir en année d’échange par la suite.
    Finalement, une fois au Japon à 11 000 kilomètres de ma famille et mes amis, j’ai pas vraiment eu le choix. La différence était que j’étais dans un cadre : à l’université, donc au final on rencontre des gens obligatoirement, et ça permet de se faire rapidement des copains :)
    Du coup, j’ai renouvelé l’essai en voyageant seule au Japon… Et grosse surprise, j’ai adoré ça. Il faut dire que le pays s’y prête, car là-bas, faire les choses seul c’est presque « classique » : aucun problème pour aller manger un bol de ramen entourée de salary men pressés, randonner toute seule dans la montagne et n’y croiser que des retraités toniques… Situations très différentes de ce qu’on peut retrouver en Europe, finalement !
    J’aimerais voyager toute seule de nouveau, donc je pense que je vais mettre mon homme devant le fait accompli, car je comprends totalement le *besoin* de se mettre dans la situation.
    En tout cas tes petites stories m’ont bien motivée !

  13. Je me retrouve également beaucoup lorsque tu décris ta personnalité et l’idée de voyager seule m’a à la fois fascinée et terrifiée pendant de nombreuses années jusqu’à ce que je parte seule en itinérance durant plusieurs mois à l’autre bout du monde. Cette expérience m’a changée, elle fera toujours partie de moi et la réaction des gens sur mon « courage » lorsque j’en parle me fait sourire car ils ne s’y attendent pas. Ce sentiment de liberté était grisant, mais c’est surtout la force que ce projet m’a donné qui me rend heureuse. Je crois personnellement que l’indépendance est très importante dans la vie, elle permet de faire des choix profonds mais aussi d’apprécier davantage les moments partagés. Le plus difficile est de sauter le pas :)
    Merci pour tes articles Victoria!

  14. Coucou !!
    D’abord j’ai beaucoup aimé suivre ton périble sur insta, moi qui désespère un peu de ne pas pouvoir bouger ^^
    J’ai toujours une interrogation en lisant ce genre de chose « en étant seul(e), on peut suivre son rythme, on n’est pas obligé(e) de faire des compromis etc. »
    Alors oui, si on part avec quelqu’un de totalement incompatible c’est sûr que ça pose problème (mais alors là je n’irai pas personnellement ahah). Sauf qu’en général on part avec une connaissance, un(e) amoureux(se), un(e) ami(e)… qu’est ce qui empêche de se dire « bon ben moi demain je me lève ou pas » « tu n’as qu’à aller voir ce truc qui te plait pendant que moi je vais voir celui là ».
    Si les 2 parties doivent faire des compromis c’est bien qu’elles peuvent se lâcher une journée non ? :D Rien n’empêche de commencer le voyage avec quelqu’un et de suivre chacun son rythme, voir de se retrouver 2 quelques jours plus tard si c’est un roadtrip avec des envies de villes différentes !
    J’ai déjà fait des compromis parce que ça m’allait aussi, mais si je préfère aller ailleurs, je ne vais pas me priver, et puis une petite pause parfois ça fait du bien ! Je pense qu’être « obligé » de rester toujours avec son partenaire de voyage est une règle qu’on se fixe seuls finalement ^^ (et qui empêche de profiter du voyage mi-seul (tranquillité)/mi-accompagné (pour le débrief, le partage de l’expérience… et le restau, qui sera toujours plus sympa partagé imo ;) ))

  15. Pingback: #3 Le voyage en solitaire en France : ce que ça m’a apporté (3/3). – L'Encre Bleue

  16. Pour avoir fait un tour d’Espagne, en solitaire, avec mon sac à dos il y a quelques années, j’ai vécu l’expérience des restos en solo… toujours rester au fait de ce qui nous entoure et créer le contact visuel quand on attend une table, parce que je me suis retrouvée plusieurs fois à manger avec d’autres voyageuses/voyageurs solos et c’est assez marrant: le temps d’un repas (ou plus, en fonction des itinéraires) on rencontre des gens qui n’ont pas la même histoire que nous et que l’on n’aurait pas rencontrés en d’autres circonstances… c’est du coup hyper intéressant pour nous et aussi mine de rien pour le resto que ne « perd » pas de table. ;)
    Même si on n’est pas au fait de son parcours complet, toujours savoir où l’on va dormir le soir et arriver dans une nouvelle ville de jour (c’est plus rassurant et permet d’avoir plus de repère que d’arriver de nuit…).
    …et voilà, l’envie de revoyager me titillle! lol

  17. Bravo pour ce dépassement de soi! Je suis en général toujours bien accompagnée mais il m’est arrivée de partir seule. Je pense que le choix de la destination est primordial. Après je pense que c’est comme aller au cinéma seul. Il faut essayer une première fois et puis après hop, on prend le pli!

  18. Hello Victoria,
    Super article sur le voyage solo, ça me donne très envie de sauter le pas ! J’aime beaucoup passer du temps toute seule et je pense que c’est un chouette challenge pour sortir de sa zone de confort. Même si j’ai l’habitude d’aller au cinéma ou prendre un café toute seule, je n’ai jamais été au resto en solo et je pense que c’est l’activité qui me fait aussi le plus appréhender (j’ai l’impression que c’est le cas pour la plupart des gens). Comme tu le dis, ça fait parfois du bien d’être un peu « égoïste », le fait de pouvoir vivre exactement à son rythme et se constituer son programme parfait me fait rêver ! Mon plus gros frein personnel est que j’ai peur de blesser mon compagnon si je lui dis souhaiter voyager seule, comment ça c’est passé de ton côté ?
    Et sinon j’avais aussi adoré la vidéo YouTube d’ectomorphe sur le sujet, je la conseille à toutes celles qui souhaitent voyager solo :)
    Bonne soirée !

  19. Article très intéressant, je rêve de faire un voyage en solo pour toutes les raisons que tu évoques mais je n’ose pas franchir le pas pour le moment. Mais ton article m’y encourage , tout doucement … MERCI BEAUCOUP :)

  20. Hello Victoria!
    Lire ton post m’a redonné envie de faire un voyage seule, ça m’a rappelé à quel point j’avais apprécié cette liberté et d’une certaine manière ce « recentrage » sur soi… En 2016, à la fin d’une année difficile (fin des études, gros chagrin d’amour, burnout), j’ai eu la chance de pouvoir partir 5 semaines aux USA, en solo. Si j’ai pu tenir sur une durée aussi longue, c’est parce que les moments totalement seule ont été entrecoupés de séjours chez des amis ou de la famille. J’ai donc commencé par 6 jours seule à Boston, suivis de 10 jours chez un ami à NYC (mais il travaillait la journée donc dans les faits j’étais seule 90% du temps quand je visitais la ville), 5 jours de nouveau seule à Philadelphia, puis le reste du séjour chez de la famille à Washington D.C. Je garde d’incroyables souvenirs de cette expérience, qui m’a permis de faire des rencontres (une Allemande rencontrée à l’auberge de jeunesse de Philly, avec qui j’ai gardé contact !) et d’en apprendre beaucoup sur moi. Je conseille vraiment ce mode de voyage ! Mais comme tu dis, choisir un endroit où l’on se sent assez à l’aise est clé ;)

    Bisous de Genève !

    Eve

  21. Bonjour Victoria ! Merci pour ce bel article, dans lequel je me suis bien retrouvée.
    J’ai voyagé seule pour la première fois l’été dernier : quelques jours aux Pays-Bas, où je n’étais jamais allée. J’ai visité Amsterdam (et passé une journée à Volendam et à Marken) puis Delft. J’ai adoré voyager seule, passer autant de temps que je voulais dans un musée ou un magasin (merci pour tes bonnes adresses, j’ai adoré celles où j’ai eu l’occasion de me rendre). Ca m’a aussi rassurée quant à mes capacités d’organisation et mon niveau d’anglais. Je n’ai jamais été très douée pour les langues, mais j’ai parfaitement réussi à me faire comprendre. J’ai d’ailleurs beaucoup discuté avec certains commerçants, ce qui ne serait pas arrivé si j’avais été accompagnée, comme tu le dis si bien.
    J’ai réussi à me faire des copines dans mon auberge de jeunesse à Amsterdam, ce qui m’a permis de discuter de manière plus approfondie, et d’aller boire une bière accompagnée. Mais c’est vrai que j’ai rencontré le même problème que toi : manger seule le soir, sortir boire un verre seule… Je n’ai pas réussi. Le premier soir que j’ai passé seule, j’ai acheté un sandwich dans un supermarché, que j’ai mangé à l’auberge de jeunesse, les yeux fixés sur mon livre. C’était un peu triste, et c’est le point sur lequel je veux travailler !
    Je pense que voyager seule demande de faire preuve d’indulgence envers soi-même et de ne pas se mettre la pression pour sortir de sa zone de confort, comme tu l’as dit.
    Merci encore pour ce bel article et pour la douceur dont tu encourages à faire preuve envers soi-même.

  22. Bonjour Victoria! Je me retrouve beaucoup dans ton récit. Dans quelques jours, je vais partir pour mon 5e voyage solo en deux ans. J’ai choisi une destination connue : ce sera mon 4e séjour à Tel Aviv. A chaque voyage, je ressens un véritable tsunami d’émotions, où la fierté côtoie l’angoisse. On me dit souvent que je suis courageuse de partir seule, moi je réponds que célibataire et entourée de jeunes parents qui ne souhaitent ou ne peuvent pas m’accompagner, j’ai le choix entre rester chez moi à regarder passer la vie ou faire ma valise. J’ai choisi la deuxième option!

  23. Personnellement, je n’imagine pas passer des vacances autrement qu’en famille avec mes enfants. Déjà, l’internat était un véritable calvaire pour moi.
    Régulièrement, mes parents étaient contraints de venir me chercher, car je pense que psychologiquement, je me provoquais des maux d’estomacs tellement j’étais angoissée.
    Ensuite, j’ai vécu avec mon 1er copain et puis j’ai rencontré mon mari et je n’imagine pas les vacances seules. Mais à lire votre article, probablement que cette expérience serait une sorte de thérapie.

  24. Ah bravo pour cette expérience !
    La seule fois où je suis allée manger seule au restaurant (hors restauration rapide), c’est quand j’étais en déplacement seule pendant ma thèse il y a bien longtemps. Ca avait été tellement une épreuve que jamais plus je n’ai réitéré !
    Quant à voyager seule, comme toi, ce qui me freine est le manque de partage des choses que l’on peut voir ou expérimenter… La dernière fois a été lors d’une semaine de stage, et cela m’a une nouvelle fois convaincue que ca n’était pas (encore) pour moi, au bout de 24 heures toute seule je déprimais déjà ! (bon c’était dans le pas de calais, et le temps était laid.. Ca n’a pas dû aider :P

  25. J’ai beaucoup aimé lire ton témoignage. L’été dernier j’ai failli partir seule aussi mais cela ne s’est pas fait. Ton expérience me donne envie de me lancer à nouveau ce défi ! Je pense aussi que le plus frustrant lors d’un voyage solo est de ne pas pouvoir partager ses ressentis sur le moment même avec quelqu’un.. Ce qui me fait le plus peur serait de me sentir mal / être malade et n’avoir personne pour m’aider. Mais c’est quand même peu probable que ce genre de situation arrive.

    Bisous bisous !

  26. Je suis une adepte des voyages en solo. Le déclic? Quand je suis partie travailler aux USA, seule, je n’ai pas eu envie de m’empêcher de voyager les premiers weekend parce que je n’avais personne avec qui partir. Depuis c’est devenu un vrai plaisir, je me fais de courts séjours (3-4 jours max), mais j’en profite à fond: je vis à mon rythme, marche et visite autant que je veux et me mets dans une sorte de bulle qui m’aide à faire une sorte de « reset », qui m’aide notamment lors de période chargées coté boulot.

  27. Bonjour Victoria !
    Bravo pour ce voyage en solo.
    De mon côté, c’est plutôt la vie en solo que j’apprends depuis plus d’un an maintenant. Non pas que je sois célibataire, j’ai fait le choix de l’entreprenariat ! Et après plus de 15 ans de salariat, avec des collègues de bureau, se retrouver seule chez soi pour travailler m’a énormément fait sortir de ma zone de confort.
    Merci pour ton témoignage dans tous les cas.

  28. Coucou Victoria, merci pour ce retour d’experience, c’est très intéressant ! Et bravo d’avoir su dépasser tes craintes. Perso je ne suis partie qu’une fois seule, comme fille au pair en Angleterre, et encore je rejoignais une famille, mais ça m’a appris beaucoup ! Au quotidien je ne crains pas d’aller boire un café seule mais comme toi, les repas au resto c’est plus compliqué.

  29. Merci beaucoup de ce témoignage très honnête et ouvert. Quand on parle de voyage solo je pense que la peur principale est celle de la solitude (en tout cas c’est la mienne) mais c’est un sujet un peu Taboo je trouve. Comme si c’était honteux d’avouer qu’on a peur d’aller au restau toute seule…
    Bravo d’avoir osé et de nous en avoir parlé

  30. Bonjour Victoria,

    Cela fait plusieurs années que je lis ton blog et je n’ai jamais osé poster un commentaire mais je me suis tellement reconnue dans cet article que c’était l’occasion !

    J’ai fait un voyage solo il y a quelques années à Amsterdam qui s’est très passé. Mon seul soucis c’était les repas, je n’arrivais pas à aller au restaurant toute seule par peur du regard des autres. C’est pareil pour les bars, je n’arrive jamais à y rentrer si je ne rejoins pas quelqu’un. Finalement, pour le midi j’ai réussi à manger dans des restos mais le soir je m’achètais un truc au supermarché et je finissais à l’hôtel 😂
    Il y avait aussi un petit resto qui proposait un petit déj de rêve, je n’arrivais pas à y rentrer mais le dernier jour j’ai pris sur moi et j’ai réussi, j’étais très fière de moi ahah.

    Merci pour ton témoignage et tous tes articles que je suis ravie de découvrir,
    A très vite,
    Marion

  31. Bonjour, les voyages seule ont un problème… le surcoût de la chambre individuelle qui augmente ces dernières années. Voyager seule n’est pas toujours un choix… Et oui, je confirme que la décision de partir seule n’est pas forcément simple (cicatrices… phobies… tout n’est pas forcément évident….)

  32. J’ai aussi voyagé seule le mois dernier pendant une dizaine de jours et j’ai eu exactement les mêmes ressentis! Ca m’a permis de faire le point sur beaucoup de choses, de prendre le temps d’être plus lente, de m’écouter plus… Et j’ai aussi fini par rencontrer du monde, où je me suis montrée plus approchable et intéressée qu’habituellement ! En tout cas, je pense qu’on fait bien de ne plus s’empêcher de faire certaines choses sous prétexte que l’on est seul, donc merci pour cet article qui aide définitivement à démocratiser tout ça :)

  33. Merci pour ton témoignage… Je suis également partagée/intriguée par quelques jours en solo. J’envisage justement de partir seule (je suis passée de l’envie de partir 3 mois, à 2 mois, à…rien du tout) quelques jours, mais du coup je me « prépare » à ma plus grande difficulté : manger seule. Pour l’instant, je vais donc parfois prendre un café, un verre ou un déjeuner seule…accompagnée d’un livre. Je trouve que cela aide beaucoup. Je suis fort dans les podcasts en ce moment (d’ailleurs Dr La Mort m’a complètement happée) et je me dis que cela peut aussi aider en se créant une bulle… As-tu déjà testé ?
    Bises
    Deborah

  34. Bonjour Victoria,

    tout d’abord bravo, parce que, comme ça revient souvent dans les commentaires, je trouve moi aussi ça courageux de partir seul·e.
    Je n’ai eu l’occasion de le faire que dans le cadre du boulot, assez rarement, ou pour rejoindre de la famille. Sinon ça a toujours été pour moi vacances en famille/en amoureux.
    D’ici 2 semaines je vais partir 1 semaine en retraite au Portugal, je n’y serai pas seule car avec d’autres personnes sur place et j’ai demandé à ma maman de m’accompagner pour qu’on puisse partager ce moment ensemble. Ca m’angoisse/me stresse déjà pas mal, je n’ose imaginer partir seule lol. J’attends déjà ce retour d’expérience, car mon (voyage de) rêve serait de partir à Hawaii… et je ne suis pas sure que quelqu’un voudrait/pourrait m’accompagner (conjoint/ami/membre de la famille) donc on verra :-)

    Je te souhaite une très belle semaine et un bon retour dans la réalité du quotidien.

  35. Bravo d’avoir dépassé tes peurs et fait ce voyage que tu as l’air d’avoir bien apprécié!
    J’ai voyagé plusieurs fois en solo par le passé, pour diverses durées jusqu’à un mois, et comme toi je me suis sentie très fière et ça a beaucoup augmenté ma confiance en moi. Je me sens aussi beaucoup plus libre maintenant de faire des choses sans me soucier du regard des autres, par exemple aller au restaurant toute seule ne me pose plus de problème grâce à ces expériences!
    Les quelques conseils que je donnerais (en plus des tiens qui sont très bons):
    – Toujours avoir un livre avec soi, pour les restaurants, les cafés, ou juste les moments où on a envie de se poser et de ne pas être dérangée
    – Les auberges de jeunesse sont des endroits où on peut assez facilement rencontrer d’autres voyageurs solo, et de tous les âges. Même si on ne cherche pas forcément les contacts, quand on part pour une plus longue durée c’est parfois agréable de passer une soirée avec quelqu’un!
    – Tenir ses proches au courant de son itinéraire et de ses plans, ça sécurise de savoir que quelqu’un sait où on est, ce qu’on a prévu de faire et comment on y allait, et s’inquiétera si on ne donne pas de nouvelles.

  36. Bravo pour ce voyage en solo Victoria ! J’aimerais beaucoup visiter Glasgow.
    J’ai exactement les mêmes problématiques que les tiennes, comme rentrer dans certains magasins seules, parler au téléphone, l’anxiété sociale… Et pourtant il y a un an je suis partie toute seule sans beaucoup de budgets (en auberge de jeunesse dans des chambres collectives ! Moi qui aime être seule…) à Londres, pendant 5 jours. J’ai vraiment ressenti ce voyage comme un besoin. Et c’était incroyable. J’y suis allée début décembre 2018 en prenant l’Eurostar seule, en ayant à parler Anglais seule (pas ma langue maternelle, mais même si je ne suis pas mauvaise, mon mari qui a vécu aux Etats-Unis est bien meilleur que moi à l’oral), acheté ma petite carte de transport et pris des bus au hasard, je me suis perdue, j’ai traîné des heures et des heures dans des friperies en essayant et en prenant tout le temps que je voulais, j’ai mangé quand je voulais ce que je voulais… bref ça a été une expérience formidable pour moi. J’ai osé parler à des gens, des problèmes de carte bancaire et de logement m’ont obligée à prendre mon téléphone et à parler en Français et en Anglais (je m’en serais passé mais j’ai su me débrouiller, trop fière !).
    Pour les restaurants, j’y suis allée avec une française rencontrée en auberge de jeunesse, c’était une soirée très sympa :) et aussi avec une amie à moi qui vit à Londres et que j’ai vu durant deux soirs. C’est vrai que seule je n’aurais pas osé y aller.
    Au final ça a été une expérience incroyable et j’ai pu plus échanger avec les gens que si j’étais partie avec mon amoureux.
    En janvier je vais vivre un mois seule à Rome, pour un stage. Le départ n’était pas obligatoire, mais je crois que ce voyage en solo m’a donné envie et le courage de partir un peu plus longtemps et de me pousser à me débrouiller.
    Belle journée <3

  37. Le voyage en solo est un cap que je n’ai pas encord franchi même si j’y pense parfois, avant tout pour certaines destinations qui n’attirent que moi dans mon entourage… Ton article est donc inspirant !

  38. Je suis partie à Rome il y a de cela 11 ans juste à la mort de mon père, j’ai laissé enfants auprès d’amis, j’avais ce besoin inexplicable de voyager seule moi la grande anxieuse. Voyager seule m’a tant apporté…. J espere pouvoir le refaire un jour. bisous ma douce Victoria

  39. Merci pour ce récit. J’avoue que pour le moment, l’expérience de voyager seule m’impressionne trop pour que je la tente, mais c’est une idée tentante pour se retrouver et faire une parenthèse à son rythme pendant quelque temps. Comme toi, je commencerais probablement par une ville européenne, et pour quelques jours pour voir si cela me plait ou si c’est une expérience à ne pas retenter ;-)

  40. C’est un super particulièrement intéressant, du coup j’ai directement cliqué sur l’article pour lire ton ressenti. Etant une jeune femme seule comme pas mal par ici je pense, je n’ai jamais osé, pas que par rapport au fait d’être une femme, mais je ne sais pas, quelque chose m’en empêche j’imagine.
    J’aimerais beaucoup le faire, dans une ville pas hyper loin genre en Angleterre notamment Londres que je connais bien, et dans laquelle je me sens safe niveau sécurité, j’ai mes repères, et je maîtrise la langue. J’ai regardé des billets récemment dans l’éventualité d’y aller seule, mais le frein a été le prix. Comme je vais à Porto avec mon copain juste avant, ça faisait beaucoup. Mais je compte le faire un jour, déjà dans une ville que j’ai déjà faite je pense.
    Mais je te comprends bien que ça n’ait pas été simple, notamment pour les restaurants, j’aurais la même appréhension que toi je pense

    Laura

  41. Merci pour le temps que vous avez consacré. Superbes retours d’expérience et conseils. C’est une sensation extraordinaire de vivre une expérience comme ça. La liberté que le voyage solitaire procure de pouvoir faire ce que l’on veut, quand on veut ! Maintenant on ne se pose plus la question : Est-ce que je profiterais quand même de ce voyage même si je le fais seul ?
    Merci et bonne continuation !

  42. Coucou Victoria
    Moi qui voyage en solo depuis un moment maintenant je suis ravie de lire ton témoignage
    J’ai eu le déclic pendant ma première année de BTS où j’ai du choisir un stage à l’étranger et où je suis partie 3 mois loin des miens
    J’étais dans une période de ma vie ou personnellement, je me sentais triste
    J’étais épanouie avec mes amis, ma famille, et dans mes études, mais sentimentalement, je me posais bcp de questions
    Ce voyage m’a permis tellement de choses, c’était incroyable!
    Et depuis, tous les ans je m’accorde un voire deux voyages en solo, proches d’ici ou parfois plus loin, et je dois dire qu’on ne vit jamais les choses aussi intensément que seule!
    Ma famille s’inquiète bcp quand je m’en vais seule mais, c’est toujours un bonheur intense de vivre les choses car nous faisons plus attention à ce qui nous entoure que lorsque nous sommes accompagnés, parfois de manière très inconsciente d’ailleurs
    Alors je le recommande à tous, même aux moins solitaires, ça fait un bien monstre!

  43. Cela fait quelques années que je pense au voyage solo, un peu pour les mêmes raisons que toi (je suis plutôt introvertie et un peu timide du coup j’ai du mal à aborder des gens inconnus sans avoir quelqu’un avec moi) mais aussi pour me dire que j’ai pu le faire ! Je n’en doute pas trop, car comme toi je ne ressens pas trop vite la solitude quand je reste quelques temps seule (j’en ai même besoin assez régulièrement pour me recentrer en fait) mais je ne saurais que j’en suis vraiment capable qu’une fois que je l’aurais vraiment fait.

    A 15 ans j’ai passé deux journées à Paris à me balader toute seule car j’étais venue voir ma sœur étudiante qui avait cours en journée, de même lors des rares moments seuls en voyage avec mon copain (il arrive qu’on se donne « quartier libre » chacun de notre côté pendant quelques heures, histoire de passer chacun plus de temps dans les endroits qui n’intéressent pas forcément beaucoup l’autre) Notamment à Osaka j’ai adoré me balader toute seule dans cette ville totalement dépaysante, au cœur d’une culture différente que je connais mais dont je ne parle pas la langue ! Et cette année j’ai pour la première fois déjeuné seule dans un resto, et c’était en fait un moment très agréable avec moi même !

    Du coup j’aimerais le faire sur plusieurs jours comme toi, c’est un petit projet que j’ai depuis quelques temps et j’aimerais bien le concrétiser, en ce sens ton article m’a beaucoup rassurée et motivée ! Reste plus qu’à savoir où! :)

  44. Bonjour Victoria,
    Ton article est très intéressant et je me retrouve énormément à travers tes traits de caractère. Cela fait un moment que je pense à un voyage solo mais le manque de confiance en moi et la peur de l’inconnu est un frein. J’espère un jour franchir ce cap comme tu l’as fait tout en y allant progressivement. Dans tous les cas, ce que tu as écrit est inspirant et encourageant, et les commentaires démontrent que je ne suis pas la seule dans ce cas. Merci pour ce partage :-)

  45. Chouette article !
    J’aime beaucoup cette idée de voyage en solo, mon dernier voyage en solo, était il y a un an environ en Equateur, je vais repartir très vite pour un nouveau voyage en faisant du volontariat, c’est un des intérêts pour moi du voyage en solo. :)
    Très belle expérience pour moi en tout cas. Rien de mieux que de se mettre en action dans cette direction.
    Je te souhaite de refaire d’autres voyage en solo :)

  46. Je suis un peu comme toi la solitude ne me dérange pas, loin de là. Comme je suis facilement anxieuse, introvertie j’ai du mal à partir seule car la communication n’est pas mon fort. Une fois je suis partie 10j en Italie seule, avec un italien approximatif ^^. C’était difficile au début mais j’ai finalement réussi à prendre mes marques malgré certaines mésaventures. Je n’ai jamais réitéré l’expérience, peut être un jour! J’ai déjà du mal à aller courir seule alors ce n’est pas pour maintenant… :)

    Bisous

  47. Merci pour ce partage d’expérience. Je suis moi même partie un we à Londres toute seule il y a 3 ans et mes craintes étaient les mêmes que les tiennes. Je me souviens en arrivant avoir eu une grosse bouffée de stress. Pour moi la langue est un gros problème, ce qui n’est pas ton cas je crois car tu parles anglais. Après avoir galeré pour obtenir mon titre de transport ( eeje sentais bien que le mec au guichet était agacé) j’ai essayé de me détendre et de faire des petits exercices pour passer ce cap. J’ai déjà demandé l’heure dans la rue et ensuite commandé qqch dans un café). Au final ce n’était pas si terrible. Les gens étaient plutôt sympa. Mais de la même façon jai eu du mal à aller dans les restos toute seule.
    J’espère que tu écriras d’autres articles à ce sujet car vu le nombre de commentaires, j’ai l’impression que c’est un sujet qui intéresse pas mal d’entre nous. Je vais d’ailleurs les lire pour avoir d’autres retours d’expériences. Je rêve d’aller en Suède seule !

  48. Pingback: Retour à Glasgow – Balades, visites et bonnes adresses - Mango and Salt

  49. Bonjour Victoria,

    Le sujet de ton article tombe à pique car je reviens d’un mini voyage solo à Rome et je me retrouve dans ton texte. Ce voyage a été provoqué dans le cadre de mon travail mais cela n’en reste pas moins la première fois que je voyageais seule à l’étranger (moi qui ne parle pas italien…).
    Les semaines qui ont précédées le départ ont été sous le signe des petites inquiétudes, rien d’insurmontable mais j’avais toujours dans le coin de ma tête l’idée que j’allais partir seule. J’avais une appréhension certaine, et en même temps je voulais me prouver à moi-même que je pouvais le faire.

    Cela a été un succès, tout c’est très bien passé. Comme tu le dis si bien, la préparation en amont est en facteur rassurant. Et comme tu le soulignes aussi, lorsque l’on voyage seul(e) on est plus ouvert(e) aux autres et on est amené(e) à faire plus de rencontres, je trouve.

    Ces voyages en solo qui se passent si bien sont peut être des petits rien, mais pour moi c’est une petite victoire.

    Au plaisir de te lire !

Répondre

Naviguer