Mon premier voyage solo – Motivations, bilan et conseils

Vous l’avez peut-être vu passer dans mes stories Instagram: la semaine dernière, j’ai effectué un petit séjour de 4 nuits toute seule à Glasgow !

Avant de partager un compte-rendu traditionnel de mes visites et bonnes adresses, il me tenait à coeur de revenir avec vous sur l’expérience particulière que constitue le voyage en solo – une idée à la fois attirante et inconfortable aux yeux de beaucoup. J’ai reçu tellement de réactions à ce sujet lors de mes publications, qu’il m’a semblé intéressant d’en parler plus spécifiquement dans un article !

De fait, pour moi qui suis introvertie et souffre d’anxiété sociale, partir seule n’était pas une évidence – et pourtant: j’y réfléchissais depuis plusieurs années, j’en ressentais presque le besoin, sans jamais comprendre vraiment pourquoi ni oser franchir le pas.

Entre temps, je me suis tout de même beaucoup déplacée en solo (pour le travail, pour voir ma famille, rejoindre des proches en vacances, participer à des conventions…), ce qui a fait de moi une vraie pro des itinéraires. Je me souviens d’ailleurs m’être fait dire par un chauffeur de taxi anglais que j’étais « very brave » de voyager toute seule, et avoir pensé à l’époque que ce n’était pas vraiment le cas: je ne faisais que me rendre par moi-même dans des lieux où j’étais ensuite entourée.

En mars dernier, j’ai enfin eu un avant-goût du « vrai » voyage solo en profitant de ma rencontre avec Diana Gabaldon pour rester 24h de plus à Edimbourg, et parcourir la ville par mes propres moyens. Si ma journée a commencé dans l’angoisse complète, je me suis vite laissée séduire par la douce liberté de flâner là où j’en avais envie, quand j’en avais envie.

C’est ce petit aperçu, sans doute, tout comme le travail sur moi-même effectué suite à mon burn out, qui ont fini par me convaincre: cet automne, je me suis enfin lancée pour une première tentative dont je suis revenue ravie, et plutôt fière de moi !

Aujourd’hui, je viens partager avec vous mes motivations et mon expérience. Pourquoi voulais-je partir en solo ? Quels ont été mes ressentis pendant et après mon voyage ? Quels conseils puis-je en tirer pour aider d’autres personnes comme moi ?

J’espère de tout coeur que mon témoignage sera inspirant pour celles et ceux que ce genre d’aventure attire, ou qu’il vous parlera un peu si vous êtes déjà adeptes !

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POURQUOI VOYAGER EN SOLO ?

Il y a certainement beaucoup de raisons qui poussent les gens à partir seul.es en voyage – de la simple curiosité au pansement des blessures les plus intimes. Sans trop entrer dans les détails, voici, je crois, les trois idées principales qui m’ont donné envie de sauter le pas:

Pour me retrouver. Si je passe déjà beaucoup de temps seule au quotidien, les moments vraiment à moi, où je peux flâner et rêvasser, sont finalement assez rares: je suis généralement très occupée par mon travail, les réseaux sociaux, mes relations, et bien sûr les distractions de la vie quotidienne (penser aux courses, à faire à manger, aux taches domestiques, m’occuper de nos animaux…). Dans le contexte de ma « reconstruction » après une année 2018 un peu compliquée, j’avais envie de me retrouver pendant quelques jours dans un contexte qui me permette de reconnecter avec mes émotions et mes pensées, afin de mieux savoir où j’en étais – comme une petite retraite, le fun du voyage en plus !

Pour prendre confiance en moi. Parce que la vie en a décidé ainsi, je suis devenue adulte en ayant toujours des proches et un amoureux sur qui me reposer. C’est bien sûr une immense chance, mais d’une certaine façon, cette surprotection a aussi encouragé certaines de mes insécurités: malgré mon caractère très indépendant, j’avais encore peur à mon âge de faire certaines choses toute seule au quotidien (aller prendre un verre ou un café, rentrer dans certains magasins, appeler au téléphone…), ce qui affectait quelque peu ma confiance en moi. J’avais l’impression d’être encore un gros bébé dans quelques domaines, et je ressentais le besoin de me démontrer mes capacités: symboliquement, l’année de mes 30 ans, marquée par les bénéfices d’un travail psychologique de neuf mois, me paraissait parfaite pour cela.

Pour me faire plaisir sans compromis. Je rêvais d’un voyage qui se ferait entièrement à ma façon: prévoir un trajet aussi écologique que possible, ne pas devoir attendre que tout le monde soit prêt pour partir le matin, passer autant de temps que nécessaire sur une photo sans culpabiliser de ralentir les autres, etc… En l’occurrence, pour Glasgow, je préférais aussi continuer mon exploration là où je l’avais laissée l’année dernière (j’avais des idées précises de lieux que j’avais ratés à l’époque), plutôt que de revenir avec quelqu’un qui y allait pour la première fois: nos priorités auraient été assez différentes. Un peu d’égoïsme, pour une fois !

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LES CONCLUSIONS DE MON EXPÉRIENCE

☞ Je ne me suis pas sentie seule. Ce voyage m’a confirmé que je suis tout à fait à l’aise avec la solitude sur les courtes durées: je ne me suis ennuyée à aucun moment (il y a toujours des choses à découvrir dans une ville étrangère !), et je n’ai pas spécialement souffert du manque de compagnie. J’accueillais avec plaisir l’idée de passer un moment avec quelqu’un d’autre (j’ai d’ailleurs été ravie de prendre un café avec Virginie) mais le contraire n’était pas un problème. Ce n’est pas très étonnant: déjà petite, je pouvais m’amuser des heures entières dans ma chambre sans avoir besoin de quiconque, et aujourd’hui encore, je travaille en solo à la maison au quotidien sans que cela me pèse.

☞ Je n’ai pas eu d’impression d’insécurité. L’une de mes craintes était de me retrouver seule dans une situation dangereuse, sans doute parce que je consomme un peu trop de podcasts de true crime ! Finalement, grâce au choix de ma destination (les grandes villes du Royaume-Uni en général sont tout aussi sûres que les nôtres) il n’en a rien été; je me suis même sentie bien plus en sécurité qu’en France, par exemple, puisque le harcèlement de rue est à peu près inexistant à Glasgow. J’ai aussi fait confiance à mon instinct: il m’est arrivé par exemple de rebrousser chemin un soir parce que le quartier que je devais traverser (sombre, presque vide de piétons) ne m’inspirait pas – c’est aussi simple que cela.

☞ J’ai adoré pouvoir faire ce que je voulais. Voyager à plusieurs suppose toujours une part de compromis – qu’il s’agisse d’une simple mise en accord pour l’organisation, ou du fait de s’adapter à des intérêts, des volontés et un rythme différents. Cela ne m’a jamais spécialement dérangée, mais j’ai découvert avec l’expérience solo une manière plus libre d’effectuer ma visite, que j’ai trouvée très agréable ! J’ai adoré suivre mon rythme naturel (me lever, manger, me reposer à l’heure que je souhaitais), avoir tout mon temps pour les photos, établir mon programme selon mes seuls goûts… Surtout, j’ai aimé pouvoir adapter ce voyage à mes convictions écologiques, en préférant un long périple en train à un trajet en avion: c’était nettement plus cher, et beaucoup plus long, mais j’ai pu faire ce choix sans problème puisque cela n’impactait personne d’autre que moi !

☞ Je me suis sentie plus proche de la vie locale. Lorsque l’on voyage à deux, ou d’autant plus en groupe, les interactions entre soi prévalent sur tout le reste et créent une petite bulle familière: on est là pour passer un moment ensemble, ce qui nous rend moins “disponible”, d’une certaine manière, à l’interaction avec l’Autre. En voyageant seule, en revanche, j’ai eu l’impression d’être plus ancrée dans l’ambiance du lieu – et plus ouverte aux échanges avec les locaux. N’ayant pas spécialement recherché les rencontres, je n’en ai pas fait beaucoup, mais il m’est arrivé plusieurs fois d’être approchée par des habitants qui engageaient la conversation spontanément – ce qui n’aurait sans doute pas été aussi courant si j’étais accompagnée. On m’a même demandé deux fois son chemin !

☞ Les restaurants ont été ma plus grande difficulté. Je savais que m’installer seule dans un restaurant ou un bar serait très difficile en raison de mon anxiété sociale – particulièrement le soir, quand l’atmosphère est plutôt aux groupes et aux couples; il s’agissait de ma plus grande appréhension. Cela n’a pas loupé: chaque début de soirée a été marqué par le stress de trouver une solution pour dîner qui ne me donne pas envie de partir en courant. J’ai passé pas mal de temps à tourner dans le quartier de mon hôtel, et volontairement évité plusieurs restaurants en dernière minute parce que je n’osais pas entrer. J’ai toujours fini par dîner d’une manière ou d’une autre, bien sûr, mais jamais dans les lieux qui me tentaient le plus; j’ai raté quelques adresses de ma wishlist à cause de cela, ce qui m’a un peu frustrée (et donné envie de me mettre des claques).

☞ …Mais j’ai beaucoup progressé en quelques jours. Même si je n’ai pas réussi à dîner où je le souhaitais, le fait de me confronter volontairement à ces situations m’a permis de m’y habituer progressivement. Plutôt que les bars hype mais intimidants que j’avais initialement prévus, j’ai rapidement identifié d’autres types de lieux qui me rendaient plus à l’aise: des restaurants ni trop vides, ni trop remplis, avec une ambiance très casual, où je pouvais déjà voir une ou deux personnes seules. Ces cadres plus rassurants m’ont permis d’oser davantage: j’ai été diner seule au restaurant pour la première fois de ma vie, puis j’ai été prendre une bière seule dans un pub pour la première fois également, et enfin j’ai combiné les deux lors de ma dernière soirée. Une sacrée prouesse pour moi !

☞ J’ai gagné en connaissance de moi et en confiance. C’était l’un de mes objectifs, et je crois pouvoir dire qu’il est atteint: même si ce n’était pas une aventure très exotique, je suis fière d’avoir osé ce séjour, de m’être organisée parfaitement toute seule, et d’avoir réussi à y faire autant de choses – dont certaines qui n’étaient pas naturellement évidentes pour moi. Je me suis prouvé de façon toute simple que j’ai plus de courage et de ressources que je ne peux parfois le penser dans la vie quotidienne, où je tends plutôt à apprécier ma zone de confort. C’est encourageant pour ma confiance en moi: j’ai l’impression désormais de m’aimer et de me respecter un peu plus.

☞ Je pense réitérer l’expérience dans certaines situations. Je ne peux pas dire que le voyage solo soit devenu mon option préférée: dans la plupart des cas, la présence de mon cher et tendre, de ma famille ou de mes ami/es est une joie dont je ne veux pas me passer – tout simplement parce que je conçois le concept même de voyage comme une occasion de partage, d’échange et de souvenirs communs avant tout. Néanmoins, je pense réitérer volontiers l’expérience dans les situations qui s’y prêtent bien: par exemple pour approfondir différemment ma connaissance d’endroits déjà connus (comme c’était le cas pour Glasgow), ou pour des cas de tourisme local, de durée courte, lorsque j’aurai envie de nouveaux défis !

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4 CONSEILS POUR UN VOYAGE SOLO TOUT DOUX

Je ne suis pas la personne la mieux placée pour vous donner des conseils universels sur le voyage solo, puisque l’avoir vécu une ou deux fois n’en fait pas ma spécialité ! Néanmoins, pour les personnes qui (comme moi auparavant) seraient tentées par le concept tout en ayant beaucoup d’appréhensions, voici quelques principes que je tire de ma propre expérience réussie:

Choisir une destination confortable. Inutile de vous jeter dans le grand bain dès la première fois: si l’idée de voyager en solo vous fait peur (sécurité, ennui, timidité, langues…), pourquoi ne pas prévoir un contexte qui ne vous sortira pas trop de votre zone de confort ? Il peut s’agir par exemple d’un séjour dans votre propre pays, ou un autre pays francophone, si vous craignez de ne pas réussir à vous exprimer en anglais; vous pouvez aussi choisir comme moi une destination que vous connaissez déjà et dans laquelle vous vous sentez bien, pour l’explorer davantage; enfin, il est aussi possible de jouer sur la durée de votre séjour, en commençant petit pour voir si cela vous plaît !

Préparer les choses importantes à l’avance. Je trouve personnellement que l’organisation préalable des grandes lignes d’un voyage est rassurante, surtout lorsque l’on débute: savoir exactement comment va se dérouler l’itinéraire, comment l’on rejoindra son logement, visualiser les trajets basiques sur place, par exemple, permet de faciliter le processus une fois que l’on est en route. Pour vous projeter encore plus, vous pouvez aussi, comme je l’ai fait, essayer de discuter avec des personnes ayant voyagé en solo dans le lieu que vous avez choisi (si vous n’en connaissez pas, essayez les groupes Facebook de voyageuses !), voire des contacts sur place qui pourront vous donner des conseils éclairés.

☞ Ne pas économiser sur la sécurité. Votre tranquillité d’esprit et votre sécurité valent vraiment l’investissement pour que votre voyage se déroule au mieux, surtout si vous êtes une femme seule. Il me semble indispensable, quitte à réduire le budget alimentation au strict minimum, de donner la priorité à ce poste de dépense: optez pour le logement le plus sûr que vous puissiez vous payer (je ne parle pas de niveau de confort mais bien de la réputation du quartier, de la facilité d’accès le soir, de la présence potentielle de personnes tierces pour vous aider, etc…) et même si vous comptez effectuer vos explorations à pieds ou en transports, réservez toujours un peu d’argent pour pouvoir commander un taxi/VTC au cas où.

Ne pas se brusquer. Votre premier voyage solo ne sera pas forcément l’occasion de battre tous vos records de prouesses – et ce n’est pas grave ! Si l’expérience de passer du temps seul.e dans un lieu étranger est déjà une nouveauté pour vous, il n’y a aucune raison de vous exiger de gros efforts, ou de chercher à devenir quelqu’un que vous n’êtes pas: ne vous coincez pas dans des situations que vous vivrez mal, trouvez des compromis, écoutez-vous et donnez-vous le temps d’être à l’aise. À mon sens, c’est justement en se laissant un peu de confort que l’on peut se sentir bien, prendre confiance et, peut-être, finir par s’étonner soi-même !

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Avez-vous déjà voyagé en solo ?
Si oui, quels conseils voudriez-vous partager ?
Sinon, est-ce une expérience qui vous tente ?

Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas !

61 commentaires

  1. Hello,
    C’est drôle comme ton texte m’a fait réfléchir car je me disais que je ne l’avais jamais fait de voyager en solo. Et ensuite je me suis souvenue de trajets à travers la France en train pour rejoindre une de mes grandes sœurs, et encore avant au lycée quand j’ai pris le ferry seule pour rejoindre l’Angleterre. Et puis j’ai repensé à mon premier voyage sans mes parents : avec ma seconde grande sœur pour aller voir la première en Angleterre (notre première fois !), j’avais 14 ans et elle 20. Du coup pour mon premier voyage solo, l’année suivante je connaissais déja un peu cette aventure : très limitée car déposée/accueillie à l’embarcadère :-) Mais j’ai ensuite passé quelques journées seules à me balader en ville en attendant que ma sœur finisse le travail. Et idem même voyage l’année suivante avec la difficulté que son logement était cette fois en périphérie et donc retour en bus le soir avec séance préalable la veille pour répéter mille fois le nom de l’arrêt pour le dire avec le bon accent au chauffeur : j’aurais été mortifiée qu’il ne me comprenne pas, et ma sœur avait les jetons que je n’arrive pas à destination. (je l’avais sur un petit papier aussi quand même ;-D car c’était les années 90 donc pas de portable).
    Du coup les trajets seule ne m’impressionnent pas trop, mais manger seule… Autant aller dans un café seule j’ai vite passer le cap car il y avait un chouette café/bibliothèque dans la petite ville où j’étais étudiante alors aller boire un thé planquée derrière un livre c’est plus facile ! Aller au pub, ça me paraît plus compliqué. Mais le restaurant c’est autre chose, le midi deux de mes collègues (2 hommes) vont souvent manger seul au restaurant, ça je n’y arrive pas. Dans un snack/salon de thé pas de souci c’est moins intimidant. J’ai fait des « déplacements » seule, d’une nuit maxi mais un vrai voyage ou même weekend seule je n’ai jamais vécu cette expérience, et je crois que ce qui me manque c’est l’audace d’affirmer que je prendrai un temps « égoïste » sans enfants, ni mari, rien que pour moi parce que je le vaux bien :-D :-D

  2. J’ai très envie de voyager seule, surtout dans des endroits qui me tiennent à coeur comme l’Ecosse. Comme toi, j’ai emménagé avec mon copain en sortant de chez mes parents et, même si c’est une chance, j’ai cette impression d’avoir une faiblesse, un savoir qui me manque. J’étais très impatiente de lire cet article et je l’ai trouvé super utile et motivant ! (en plus, l’Ecosse quoi haha)

  3. Super article et superbe expérience ! Je suis tout à fait d’accord avec toi concernant le conseil de partir d’abord dans un endroit qu’on connait et qu’on souhaite approfondir. J’avais gardé des enfants dans la banlieue de Londres l’été de mes 18 puis 19 ans et je me suis fait des journées seules à Londres, que j’avais déjà visitée avec mes parents. J’en garde un excellent souvenir. Je pense qu’il ne faut pas précipiter les choses, s’écouter pour se faire plaisir !

  4. Chouette article :)

    Il me fait me souvenir de mon unique escapade en solo il y a deux ans, un week-end à Gand, en Belgique, un tout petit séjour pour m’aérer et me confronter à moi-même… contrairement à toi, c’était plutôt un truc de plus à expérimenter seule dans une vie où j’ai souvent fait des choses seules (les joies du célibat de longue durée ahah) même si ça m’angoissait un peu quand même. Comme toi, dîner seule dehors le soir je crois que j’ai beaucoup appréhendé (le premier soir j’ai cédé à un Deliveroo au pied de mon bnb, et le second soir je ne sais plus, mais j’ai dû prendre un truc à emporter à manger dans ma chambre aussi hem >.<) alors que j'ai l'habitude de déjeuner seule depuis longtemps. Drôle de paradoxe. Par contre j'étais aussi assez fière, le second soir, de prendre un verre seule le long des quais. Il y avait quelque chose d'étrange (et ma paranoïa me faisait croire qu'on se disait des choses derrière mon dos aux tables voisines) mais aussi d'assez chouette dans cet acte solitaire.

    J'adore découvrir de nouveaux lieux accompagnée, mais le voyage en solo, je crois bien que je recommencerai un jour :)

  5. Je me reconnais tout à fait dans ce que tu expliques mais j’ai franchi le pas bien plus tôt. Ma motivation était simple, je voulais voyager et mon copain ne bougeait jamais. Quand nous nous sommes quittés, j’ai décidé de prendre des vacances et de voyager seule puisque personne ne voulait venir avec moi. J’ai choisi de partir en Belgique pendant 1 semaine à écumer les villes en train. Un voyage qui m’a fait prendre conscience que lorsque je visite seule, je fais ce que je veux, sans la contrainte des autres, même s’il faut avouer que la frustration est palpable. Il y a des avantages et des inconvénients des deux côtés :)

    Ce qui me gène le plus dans le voyage solitaire, ce sont les remarques des autres. Comme si on ne pouvait pas prendre plaisir à voyager sans compagnie. Comme si on devait se sentir coupable de ne trouver personne avec qui partir. C’est vraiment le point sur lequel j’aimerais trouver du répondant.

  6. Super article qui m’a beaucoup intéressée :) Je n’ai encore jamais voyagé seule comme cela, mais j’y pense beaucoup et cela me motive encore plus à le faire !
    J’avais une question, je suis tout aussi stressée que toi à l’idée d’aller seule dans un bar (dans un restaurant c’est moins intimidant je trouve du fait d’être occupé à manger ^^). Ma question est simple, que faisais-tu quand tu étais toute seule dans un bar ? Tu lisais ? Dessinais ? Ou essayais d’engager la conversation ?
    Merci pour ta réponse, et bonne route :)

    • Je le pose la même question également, car j’ai aussi ce problème, et ça m’a intrigué de savoir comment passer le temps seule dans un bar/café :)

  7. Coucou Victoria,
    Ton article résume tellement bien mes expériences de voyage solo! Je suis partie à 2 reprises seule pour des voyages de 4 à 5 nuits seule aussi: à Lisbonne et Amsterdam.
    Pour la grande timide mais aussi la fan de voyages que je suis, je savais que vouloir absolument visiter certains lieux et ne pas passer à côté de certaines expériences allait me forcer à me sortir de mon isolement souvent volontaire. Et ça n’a pas loupé, j’ai vraiment pu profiter de ces destinations sans me sentir frustrée et tout en étant fière d’avoir dépasser mes appréhensions/peurs. Maintenant je ressens le besoin au moins une fois par an de partir seule, c’est comme devenue une addiction^^ même si ce n’est que pour un weekend.
    Je comprends ce que tu dis pour les restaurants. J’avais peur de me restreindre aussi à ce niveau là mais adorant manger et la cuisine je savais aussi que je serai ultra déçue de ne pas oser aller manger dans tel lieu à cause de la peur du regard des autres ou de ma timidité. Mon astuce a été, lorsque je rêvais d’aller manger dans un lieu mais que je savais que ça serait compliqué pour moi, d’y aller d’abord dans l’après midi pour un café ou une patisserie par exemple, et puis d’y retourner un autre jour pour vraiment un repas. Ca me permettait de connaître déjà le lieu et d’y prendre déjà mes aises dans un contexte à la fois un peu différent d’un vrai repas mais j’ai remarqué que ça m’aidait bcp à y retourner par la suite seule pour un repas. Je fais ça à chaque fois maintenant et c’est la réussite assurée!!
    C’était un plaisir de te lire en tout cas, belle continuation :)

  8. Bonjour Victoria,
    Bravo pour ta première aventure en solo, ça ne doit pas être facile et tu peux être fière de toi car ce n’est pas à la portée de tout le monde d’oser ce genre d’aventure !
    Je ne suis jamais allée à Glasgow (j’ai «  » »aperçu » » » » Edimbourg le temps d’une journée lors d’une escale), cette ville est-elle belle et agréable à visiter ?
    Le peu que j’ai pu entendre laisse croire à une ville très industrielle dans laquelle il n’est pas forcément agréable de flâner et se promener … Qu’en penses-tu ?
    J’espère que tu auras la pêche pour retenter cette expérience et nous la faire découvrir !
    A bientôt,

    Sarah

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